Voila le troisième chapitre… J'aime bien car ça commence à avancer au niveau de l'histoire =P Je me suis bien creusé la tête XD
CHAPITRE 2 : PARANOÏA
Tout le monde se précipita en direction de la pièce principale. C'était vrai : le cadavre avait disparu.
« Comment a-t-il disparaître ?! » S'exclama le procureur, qui laissa, pour la première fois, apparaître son énervement.
« Nous n'avons aucune explication procureur Mikk… » Répondit le policier, paniqué.
« Moi j'en ai une d'explication ! » Commença le détective, comme il s'avança en direction des policiers, le regard plus noir que la suie, la voix froide et sévère. « Il se trouve que des incapables devaient surveiller à ce que personne n'entre dans cette pièce. Mais ces crétins ont relâché leur attention et le criminel est entré pour voler le corps, et peut être même qu'il effacé de probables indices ! Je me demande ce que l'on va pouvoir faire de vous. »
Pendant que le détective réprimandait sérieusement les officiers de police, Lavi se pencha avec plus d'attention sur la scène du crime, sous l'œil du procureur.
« Mr Mikk… Il y a des traces de sang ici. » Déclara l'étudiant comme il montra l'ancien emplacement du cadavre.
« Oui c'était là où il y avait le corps. Ce n'est pas étonnant. » Rétorqua sèchement le détective.
« Mais mon frère a été assassiné il y a une semaine. »
« Peut être est-ce le sang du meurtrier. » Déclara Tyki Mikk, avec un air sérieux sur son visage. A ce moment là, le rouquin ne put s'empêcher de se dire qu'il était très beau. Il rougit sous sa propre réflexion, et se maudit lui-même intérieurement.
« On va donc en prélever un peu et le faire analyser. » Dit le détective puis il s'adressa aux policiers avec mépris. « Et bien quoi ! Ne restez pas là vous deux et rendez vous utile ou je vous démonte. »
« Bien Mr Kanda. » Ils dirent en cœur comme ils s'empressèrent de prélever le sang.
« Yû Kanda est le chef de la section scientifique. » murmura doucement à l'oreille du rouquin le procureur. Le simple fait de savoir l'homme aux yeux d'or si près de lui le fit fortement rougir.
« Je… J'avais compris ! » Rétorqua le jeune homme comme il s'éloigna rapidement de l'homme aux cheveux couleur ébène. Celui-ci, d'ailleurs, le regarda sans un mot. Ce fut le même regard perçant qui avait mis mal à l'aise Lavi lorsqu'il était arrivé tout à l'heure.
« Je… Quoi ? » Demanda le rouquin, toujours rougissant.
« Rien. » Il répondit simplement, avec un regard brillant, comme celui d'un prédateur. Puis il eut un petit rire et commença à parler avec le détective.
« … C'était quoi ça ? » Pensa-t-il, toujours gêné.
« Hé, le rouquin ! » Déclara le détective, toujours sévèrement.
« … C'est à moi que tu parles ? » Demanda l'étudiant en arquant le sourcil.
« Viens avec moi. On va regarder aux alentours de l'immeuble s'il n'y a aucun indice. » Rétorqua le détective, comme il commença à quitter l'office, suivi du jeune homme, sous le regard de l'homme aux yeux d'or.
XXXX
« On ne surveille pas les alentours ? » Demanda l'étudiant. Lorsqu'il était descendu, le détective s'était adossé au mur et avait allumé une cigarette.
« Je voulais être seul avec toi pour t'interroger, sans que ce soit sous le regard du procureur Mikk. »
«… Je te demande pardon ? » Rétorqua le rouquin étonné.
« Le fait que tu ais découvert le corps et que tu sois le frère de la victime n'exclut pas le fait que tu ais suspect. » Répondit le japonais en fumant sa cigarette.
« C'est sûr que j'ai l'air d'un meurtrier. » Déclara l'autre homme en riant.
« Ne jamais se fier aux apparences est la règle numéro un : tout le monde est suspect, même tes proches. »
« C'est un peu dur, non ? » Demanda Lavi, toujours en riant.
« C'est ce qui distingue les nuls des experts… » Répliqua le brun, avec un sourire moqueur sur son visage.
« C'est ce que tu penses de moi ? » Questionna le plus jeune, un peu déçu.
« Non. Je ne pense rien de toi. Disons que tu es transparent. »
« C'est pas très gentil, Yû. » Dit le rouquin, avec un sourire naïf sur son visage. Soudainement, une aura froide et meurtrière entoura le japonais.
« Tu m'as appelé comment là ? »
« Tu m'appelles le rouquin alors je vais t'appeler Yû. » Répondit l'étudiant toujours en souriant.
« Je t'interdis de m'appeler comme ça. » Rétorqua le détective, froidement.
« Tiens… C'est étrange. » Dit Lavi, comme son sourire s'effaça de son visage.
« N'essaye pas de changer de sujet, imbécile ! » Répondit Kanda, toujours froidement.
« J'ai l'impression d'être observé. »
A cela, le japonais écrasa sa cigarette. « Ta journée est terminée. Tu peux rentrer chez toi. »
« Non. Je veux retrouver le corps de mon frère. » Répondit le rouquin, d'un air très sérieux.
« Je te raccompagne Lavi. » Dit une voix derrière eux. Le procureur était descendu les rejoindre. « En ce qui me concerne, je dois passer au tribunal. » Dit-il comme il prit dans la poche du manteau du détective une cigarette. Il commença à marcher en direction de la maison du rouquin, celui-ci, qui d'ailleurs, le rattrapa rapidement.
« Pourquoi ne pourrais-je pas venir au tribunal avec vous ? » Il demanda, avec une légère pointe d'inquiétude dans sa voix.
« Non. Ça va être chiant : un tas de paperasse et tout… » Répondit l'autre, comme il alluma sa cigarette et commença à la fumer.
« Vous en êtes sûr ? »
Le procureur le regarda un instant, un peu douteux.
« Tu es inquiet ? » Il demanda, sérieux.
« J'aimerais pouvoir aider au mieux… » Répondit l'autre, les joues un peu rosées. L'autre lui sourit, d'un air attendrit et lui ébouriffa les cheveux, affectueusement.
« Qu'est-ce que tu fais ?! » S'exclama le rouquin, toujours en rougissant.
« Retrouve moi au tribunal demain à huit heures. Sois à l'heure. »
Et le procureur partit, en lui faisant un léger signe de main : sans s'en rendre compte, le procureur l'avait amené devant chez lui. Il rentra donc chez lui.
A peine il entra dans sa maison qu'il fut parcourut d'un frisson : il se sentait observé. Il appela son grand-père mais il n'obtint aucune réponse : il avait oublié que son grand-père avait rendez vous au tribunal pour les affaires en rapport avec le crime. Le rendez vous de Mr Mikk au tribunal devait être avec lui. Un nouveau frisson le parcourut mais décida de ne pas en tenir compte. Il décida de prendre une douche.
Dans sa douche, il se souvint de tout ce qu'il avait vécut aujourd'hui. Il se rappela de sa discussion avec le détective, cet être si désagréable, la disparition du corps et du procureur.
Lorsqu'il pensa au procureur, les rougeurs se ré-emparèrent des joues du rouquin. Il aimait tout chez lui : sa voix, son visage, ses yeux... Il avait réellement un physique agréable. Soudainement, il se mit à rougir encore plus.
«… C'est quoi ça ? »
Il se calma quelques minutes et sortit de sa douche. Il enfila un pull vert émeraude, comme ses yeux, en col V et un jean. Cette sensation paranoïaque reprit possession de lui.
« Mais pourquoi est-ce que je ressens ça… »
Il avait l'impression de devenir paranoïaque. Il avait l'impression qu'on l'observait, qu'il était constamment en danger. Il n'y avait qu'auprès du procureur qu'il se sentait en sécurité… Peut être était-ce parce qu'il était un représentant de la justice…
Soudainement, tout devint noir.
XXXX
« Je vous remercie Monsieur d'avoir bien voulu répondre à mes questions. »
« Si je peux vous aider, faites moi signe. »
L'entretien du procureur avec le grand-père de Lavi venait de toucher à sa fin. Yû Kanda attendait dans le couloir, toujours avec ce même manteau beige et cet air irrité sur le visage.
« Kanda ? Qu'est-ce que vous faites ici ? » Demanda l'homme aux yeux d'or, surpris de le voir.
« J'ai un peu fouillé la scène du crime pendant que les officiers de police sont sur la scène du corps. »
« Et ? » Il demanda comme il salua une dernière fois le grand-père.
« On a trouvé ça. » Kanda sortit de sa poche un pistolet. « Il était caché dans le tiroir de son bureau. »
« Pourquoi avait-il ça… ? »Il demanda comme il observa le pistolet.
« On a questionné le voisinage et certain nous ont dit que parfois il se sentait observé. »
FlashBack
« Bonjour Inspecteur Kanda. Vous ne devez pas être sans savoir le meurtre de l'avocat Dick Bookman, il y a une semaine de cela. »
Une jeune fille brune, avec les cheveux descendant jusqu'aux épaules et semblant être d'origine asiatique se tenait devant lui. Elle avait un haut blanc et une jupe plissée noire. Elle portait aussi un petit foulard de couleur rose.
« Oui… Je le connaissais bien. » Répondit la jeune femme, avec un jolie sourire sur son visage.
« D'où le connaissiez vous ? »
« C'était mon ancien petit ami. On avait rompu un mois avant ce tragique incident… » Dit-elle, avec un peu de tristesse sur son visage.
« Pourquoi avez-vous rompu ? »
« Vous ne manquez pas d'air en tout cas… » Déclara-t-elle avec un petit rire. « Disons qu'il m'inquiétait. »
« Comment cela ? »
« Et bien il était souvent énervé et il disait qu'il se sentait épié. » Répondit-elle avec un air sérieux sur son visage. « Mais le pire c'est que, un jour je l'ai rejoint dans son bureau et… Je l'ai ressenti… »
« Vous l'avez ressenti ? »
« Oui… Cette impression ! Je l'ai ressenti aussi. C'est aussi pourquoi j'ai rompu avec lui : je ne me sentais pas en sécurité avec lui… Mais si j'avais su pour ce meurtre… »
Fin du FlashBack
« Il se sentait épié… Voila qui explique la présence du pistolet. » Déclara le procureur, tout en réfléchissant. « Et quelques mois après, il est mort. »
« Mais ce n'est pas le plus inquiétant. » Continua le japonais, toujours sérieux. « Le rouquin… »
« Il se sentait épié aussi… » Compléta le représentant de la justice, les yeux écarquillé. « Merde… »
Tyki Mikk sortit en précipitation son portable et composa le numéro de l'étudiant. Il sonna, pendant plusieurs secondes lorsque quelqu'un décrocha. Une voix inconnue.
« Qui est au téléphone ? »
C'était une voix grave, d'homme. Le procureur fronça les sourcils.
« Qui êtes vous et où est Lavi Bookman ? » Il demanda, avec une froideur inhabituelle.
« C'est pas une façon de se présenter ça. » dit la voix au téléphone avec un petit rire.
« Le temps n'est pas aux présentations. Répondez à ma question : pourquoi êtes vous en la possession du portable de Lavi Bookman ? » Rétorqua-t-il, toujours de la même manière.
« Il n'était pas en état de répondre alors j'ai décroché. ~~ »
« Qu'est-ce que vous lui avez fait ? » Il demanda, comme il cogna le mur du couloir avec son poing, sous le coup de l'énervement
« C'est un secret. ~~ » Dit-il, toujours avec une voix enjouée. « Mais je viens d'avoir une bonne idée. Pour le retrouver vous allez devoir vous livrer à un petit jeu… Pour cela, vous me retrouverez dans une heure près de la maison Bookman. On s'arrangera là-bas. Bye ~~ » Il raccrocha par la suite le téléphone.
« C'est quoi ce taré… » Déclara l'autre, encore plus énervé qu'avant.
« On fait quoi ? » Demanda le détective.
« Je vais aller à ce rendez vous » Dit-il, comme il retourna dans son bureau et sortit un pistolet d'un tiroir de la commode. « Et toi, tu commences à réunir des effectifs. Y a un fou furieux qui se balade dans la ville. »
Dites moi ce que vous en pensez !
A la prochaine pour un nouveau chapitre. =)
