Hello ! :D

Mes excuses d'avance à mon merveilleux Alounet que j'ai fait attendre toute la journée ! ;)

Je complète le disclaimer en ajoutant que je ne suis propriétaire d'aucune marque de chewing-gum ou de dentifrice, des fois que certains se poseraient la question... :P


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Ski estival

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Chapitre 3 : Les fantasmes de Freedent

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« Debout, Freedent ! », hurla Sue quand, à 6h30, elle entra en trombe dans la chambre de David.

« Humpfr… C'était pas Colgate, plutôt ? », fit le prof, qui n'était apparemment pas en état s'assimiler quoi que ce soit d'autre.

« Non, ça c'était hier ! Faut te mettre à jour, mon vieux », fit la coach en ouvrant brusquement les rideaux.

Pas de Cheerios à torturer pendant toute une semaine, c'était trop lui demander. David serait son défouloir.

« Au fait, bonjour Sue », fit-il d'une voix pâteuse en se frottant les yeux.

« Bonjour à toi aussi, Freedent. Tu as une tête abominable, ça fait peur à voir. J'en connais un qui s'est paluché toute la nuit… »

« Quoi ?! »

« Oh mon dieu, tu commences déjà à devenir sourd… Je disais, J'EN CONNAIS UN QUI S'EST PALUCH… »

« C'est bon, j'ai entendu ! », l'interrompit David avec un regard inquiet vers la porte ouverte. « Et pourquoi aurais-je fait ça ? »

« Pourquoi, je ne sais pas, mais les preuves sont là », fit-elle en désignant le pantalon de l'homme.

David baissa les yeux et aperçut une mystérieuse tache blanche au niveau de son entrejambe.

« Mierda… »

« Comme tu dis ! Et je ne veux pas savoir à quelle jeune fille innocente tu pensais – sois dit en passant, ne lui souris jamais si tu ne veux pas la rendre aveugle… Sache que tu me déçois beaucoup, Freedent. »

« Je n'ai pas… fait ça. C'est juste… un rêve incontrôlable. »

« Et bruyant... »

« ... »

« ... »

« ... quoi ? Mais je croyais que le chalet était insonorisé ! »

« Oh, il l'est. J'ai glissé un micro dans ta veste hier, je voulais vérifier que tu ne te rendais pas coupable d'attouchements sur mineurs… »

« Mais tu es folle ?! »

« Prévoyante. Quel genre de prof chante du LMFAO avec des adolescents, tu peux me le dire ? »

« Un prof moderne… ? »

« Non, un pervers. Et tu es un pervers, David Colgate Freedent Martinez. Mais au moins, tu gardes tes mains et tes pensées sans doute immondes pour toi, donc je ne te poursuivrai pas en justice. Et je renonce à te mettre dans le même sac que Ryerson. Pour l'instant tu es indéterminé. Mais fais gaffe, je te surveille... »

Sur ces douces paroles absolument pas déstabilisantes, elle quitta la chambre, laissant à David tout le loisir de se changer. Alors qu'il assimilait avec difficulté cet échange des plus étranges, les rêves plutôt alléchants qui avaient peuplé sa nuit revinrent avec force dans son esprit. Ce n'était bien entendu pas la première fois qu'il se retrouvait dans cette situation, mais il ne s'était jamais senti si troublé par ses fantasmes coupables. Il faudrait qu'il en parle à William…


La première journée de ski démarra dans l'hilarité. Les New Directions se trouvaient dans la rue, attendant que leurs charmants professeurs sortent de la boutique de location. Ils en profitaient pour se familiariser – assez laborieusement – avec leurs équipements de ski fraîchement loués avant de s'attaquer aux grandes descentes. Et ce n'était pas plus mal ! Si certains étaient des habitués des pistes, la plupart n'avaient jamais skié de leur vie. Et ça s'avérait beaucoup moins facile que dans ces compétitions à la télé…

Mais si tester la neige en s'y vautrant sans la moindre grâce n'était pas hyper agréable, c'était des plus comiques. Il fallait dire aussi que Finn y était pour beaucoup. Au moins, il avait découvert un domaine où il galérait plus qu'en danse !

Puck éclata de rire à une énième chute du grand brun. Rire qu'il regretta bien vite. En effet, un Finn énervé et frustré est aussi un Finn trois fois plus maladroit. Et résulte d'un Finn qui, à peine relevé, s'effondre à nouveau, mais sur lui cette fois-ci ! Tous deux se retrouvèrent allongés dans la neige – Noah sur le dos, Finn au-dessus de lui – dans un entremêlement de jambes et de skis assez curieux. Incapables de bouger, ils se dévisagèrent un long moment avec une certaine intensité, avant que la gêne ne l'emporte et qu'ils ne commencent à se débattre, sans grand effet…

Finalement, Mercedes eut pitié d'eux, les voyant tous deux aux bords de la crise de nerfs, et les sauva… euh, détacha leurs skis pour qu'ils puissent enfin se relever. Noah retrouva son sourire narquois quand il remarqua le rougissement de son meilleur ami.

« Avoue tu l'as fait exprès ! Personne ne résiste à l'attraction de mon corps d'apollon… »

« Pff, t'es trop con », soupira le plus grand des deux.

Il eut cependant un rapide regard en direction de Rachel. Qui n'avait, heureusement, pas vu la position embarrassante dans laquelle ils se trouvaient quelques instant plus tôt. Bien sûr que non, elle ne l'avait pas vu, elle discutait encore avec Quinn. Comme à chaque instant depuis le début du voyage. Et contrairement à lui, elle semblait radieuse. Pas à un moment il ne l'avait surprise à observer dans sa direction, à chercher son regard à lui. Il soupira d'amertume à cette constatation…

« Hey mec, tu m'avais pas dit que c'était toi qui avais rompu ? », rappela Puck. « Ou alors, t'as pas eu les couilles d'avouer que c'est ma petite juive caractérielle qui t'a dégagé… »

« Non… », répondit distraitement Finn sans lâcher son ex-fiancée des yeux. « Non, c'est vraiment moi qui l'ai quittée. On aurait pas pu rester ensemble, de toute façon… Avec elle à New-York et moi en Georgie, ça aurait été intenable. »

Sa voix se brisa sur la fin de sa phrase.

« Merde… Toi t'as vraiment besoin qu'on t'change les idées ! J'connais un moyen très efficace, mais je sens que ça va pas te plaire. Méthode Puckerman, si tu vois ce que je veux dire… »

Le coup de reins que Puck effectua pour illustrer ses mots ne laissait pas de place au doute. Finn cessa enfin d'observer Rachel et tourna vers lui son visage choqué. Oh oui, il voyait très bien ce qu'il voulait dire...

« Tu veux dire… avec toi ?! »

« Si tu préfères, je peux aussi t'arranger un coup avec une domestique, y en a des vraiment canons. Surtout la brune là, Emily. Je suis sûr que je lui plais en plus, j'ai qu'à me la faire et après je te la refile. Mais bon, si c'est pas moi en personne, je peux pas te garantir la qualité... »

« Tu… tu veux dire que t'as déjà… », sa voix se bloqua, et il poursuivit moins fort, « tu l'as déjà fait avec un mec ?! »

Si Finn était ahuri et gêné, la curiosité l'emportait.

« Plusieurs fois. Au début, c'était juste dans des plans à plusieurs où il y avait des filles, et puis après… quand l'occasion s'est présentée, j'ai pas réfléchi, j'me suis lancé. Et j'te jure que ça valait le coup… »

« Je… Je crois qu'il faut que je m'asseye… »

« Détends toi, y a rien de mal à faire quelques expériences. Et puis t'aurais vu ta tronche tout à l'heure, en matant Rachel : je te donne même pas trois jours avant de te suicider si tu te changes pas vite les idées. En fait, je suis juste un super pote très concerné par ta survie… »

Finn ignora le clin d'œil de son ami et dirigea à nouveau son regard vers une petite brune dont il n'est pas nécessaire de préciser de qui il s'agit.

« Merci d'essayer de me remonter le moral mais… j'ai pas la tête à ça. »

« Oooooookay. Tu sais où m'trouver, si jamais tu finis par avoir marre de ta déprime ''Rachel est mieux sans moi mais je pense qu'à elle''. », finit Puck avec un haussement de sourcils suggestif.

Son ami soupira une énième fois et décida de l'ignorer, blasé. Même s'il ne le regardait plus, Finn savait que Puck n'avait pas perdu ce sourire confiant et charmeur. Mais bizarrement, ça ne le dérangeait pas. Puck restait Puck ! Il s'y était fait depuis bien longtemps. Oui, cette offre n'était qu'une blague, ou une des nombreuses conneries comme il en sortait des dizaines chaque jour. Rien de plus qu'une blague… C'est en tout cas ce que Finn se répétait dans son esprit, les yeux toujours fixés sur Rachel.


« Je le sens pas trop… », hésita Finn quand, arrivé aux remontées mécaniques, il vit un télésiège kidnapper Brittany et Santana en les arrachant du sol, arrivant en traître par derrière.

« Mais non, c'est super simple, regarde je vais te montrer ! », gloussa Sugar.

Cette dernière se précipita sur la plateforme avec une grande facilité malgré ses skis, traînant derrière elle un Rory complètement perdu. Sam était sidéré ! Il lui avait lâché la main depuis même pas dix secondes que Sugar l'éloignait déjà de lui. Un dernier regard de détresse depuis le télésiège et l'irlandais était hors de son champ de vision.

« Dites, elle dure combien de temps cette remontée ? », demanda le blond.

« Dix minutes, d'après Sugar », répondit sa toute aussi blonde meilleure amie avant de s'avancer à son tour sur la plateforme en compagnie de Rachel.

Sam s'inquiétait déjà de l'état dans lequel il retrouverait son irlandais à l'arrivée. Perdu dans ses craintes plus que justifiées, il remarqua à peine Puck guider – ou plutôt traîner de force – Finn sur le siège suivant, et ne revint à la réalité que quand la douce coach Sylvester l'interpella avec gentillesse et compréhension.

« Barbie, on se bouge ! Félicitations, tu as gagné dix minutes de manège avec ton copain Smythe. »

« Que... Quoi ? »

« Et on dirait que t'as pas vraiment le choix, tous les autres sont partis, et il est hors de question que je partage mon siège avec un de vous, ça pourrait faire revenir mes nausées matinales... »

Et sans plus de cérémonie, l'enseignante grimpa sur un siège. Résigné, Sam s'avança sur la plateforme, bientôt suivi par Sebastian dans un silence pesant. Au bout d'une bonne minute de remontée, le Warbler ouvrit la bouche, coupé par Sam avant d'avoir prononcé le moindre mot :

« Que ce soit clair, j'me fiche qu'on soit à vingt mètres du sol, si tu tentes quoi que ce soit j'hésiterai pas à te balancer par-dessus bord… »

« Oh, doucement », répondit le brun avec un sourire. « Je voulais juste faire la conversation, tu sais, comme les gens civilisés… Mais si tu y tiens tant, on peut faire des choses bien plus intéressantes… »

« Je croyais avoir été clair, hier », soupira le blond d'un air lassé, indifférent à son sourire lubrique. « J'ai un copain que j'aime et aucune raison de le tromper, surtout avec toi. »

« Okay okay, je vérifiais juste… »

« T'étais pas sur Mike ? »

« C'est pas parce que je mange asiatique ce soir que je peux pas m'autoriser une petite bière blonde ce matin. »

« Pas intéressé. Et Mike non plus, tu peux me croire. »

« C'est ce qu'on verra… »

Un autre silence s'installa…

« Tu sais, ton mec il finira avec la piailleuse. Je l'aime pas particulièrement, mais les filles à papa comme elle ont l'habitude de toujours avoir ce qu'elles veulent. J'espère juste que tu te souviendras de moi quand elle t'aura piqué – ou acheté sûrement – ton irlandais que t'aimes tant. »

« C'est ce qu'on verra… »


« Dis, William, toi et moi on est amis, pas vrai ? »

« Bien sûr, pourquoi ? »

« Il y a quelque chose dont j'aimerais te parler, d'homme à homme… »

« Je t'écoute », répondit Shue avec son sourire ''je suis un prof gentil et compréhensif, dis-moi tout cher élève''.

« T'as déjà eu des problèmes… relationnels avec tes élèves ? »

« Relationnels ? »

« Tu vois, quand le rapport prof/élève est un peu… brouillé ? Tu sais comment j'enseigne, je ne suis pas vraiment un prof conventionnel, mais tant que mes élèves étaient des adultes, ça se passait pas trop mal. Mais avec des ados c'est… »

« Oh, je vois ! Oui, ça m'est déjà arrivé deux fois. »

« Comment tu as géré la situation ? »

« J'ai ramé à chaque fois. Les jeunes filles sont fragiles, il faut se montrer clair sur le fait que tu es leur prof et ne sera jamais rien d'autre, mais sans les brusquer. Surtout ne pas les brusquer. »

Will grimaça au souvenir de l'incident Suzie Pepper.

« Mais… avant de se montrer clair avec elles, tu t'es jamais demandé si toi, tu voulais être… autre chose que leur prof ? »

« David Martinez, qu'es-tu en train de suggérer ? »

« Qui sait… »

Il y eut un silence pesant. Puis William, touché par la franchise de son ami, décida de jouer cartes sur table.

« Si, je me suis posé la question. Mais quelle que soit ma réponse à ce moment-là, ça ne changeait rien à la situation. J'étais marié et quand bien même mon ex était un dragon sanguinaire, je n'avais pas envie de me retrouver en prison. Trouve simplement un moyen d'être ferme sans créer de drame. »

« Ouais, t'as sûrement raison… », conclut David en passant une main nerveuse derrière sa tête.

Il n'avait pas osé dire à Will que pour une fois, ce n'était pas l'élève qui avait flashé sur le prof, mais bien l'inverse. Tant pis, il appliquerait tout de même le conseil de son collègue : il serait ferme avec lui-même !


L'arrivée en haut des pistes fut sous le signe du soulagement.

L'humeur morose de la plupart des garçons vola en éclats quand Rory trébucha en courant vers Sam et l'entraîna dans sa chute, comme Finn et Puck un peu plus tôt. Sauf que là, les deux jeunes hommes ne se gênaient pas pour afficher qu'ils étaient bien plus qu'amis, et pour une fois ce fut l'irlandais qui s'empara des lèvres de son amant, au plus grand plaisir de ce dernier.

Beaucoup détournèrent le regard de ce spectacle, notamment David Martinez qui le regretta bien vite quand il rencontra une paire d'yeux trop envoûtants pour son propre bien.

« Bien, les jeunes, un peu de sérieux ! », lança-t-il pour chasser ses pensées indécentes, peu importe à quel point il se sentit vieux et rabat-joie en prononçant ces mots.

Sam et Rory se relevèrent avant que leur échange ne frôle l'indécence, et David se jura de faire plus attention à sur qui il poserait son regard.

Alors qu'un moniteur tout de rouge vêtu commençait à donner ses instructions, Sam lança à Sebastian un sourire signifiant clairement « T'as vu ? Tu t'es planté connard ! », ne remarquant même pas Sugar qui fulminait juste à côté.

« … bien, vous avez des questions ? », terminait le moniteur.

Devant leur absence de réponse, il poursuivit :

« Alors tout schuss ! »

Sur ces belles paroles, il s'élança sur la piste en attendant que les jeunes le suivent. Le temps que Finn comprenne que le moniteur ne venait pas de se suicider, il ne restait presque personne autour de lui. Quinn choisit ce moment pour faire une crise de panique, craignant de retourner dans son fauteuil.

Rachel et Mike essayaient tant bien que mal à la rassurer, passant en revue ses exploits de danse aux nationales et sa rééducation couronnée de succès et désormais achevée.

« Vous voulez que je vous reconduise en bas ? », proposa David, le seul enseignant restant.

Mike regarda Quinn, qui hocha négativement la tête et respira un bon coup.

« Non, je sais que je peux le faire », fit la jolie blonde avec conviction. « Mais vous feriez mieux de partir devant, je risque d'être plus lente que les autres, ça fait longtemps que je n'ai pas skié… »

« Je reste près de toi, juste au cas où », décida Rachel en faisant signe à Mike de partir devant, ce qu'il finit par faire.

« Dans ce cas… Finn, après toi. »

« Quoi, moi ? »

Il y eut un blanc, puis le grand brun réalisa qu'il avait de fortes chances de se vautrer au moindre mouvement, vu qu'il n'avait pas écouté un mot des consignes.

« Attends, je vais te montrer », fit l'enseignant avec son éternelle bienveillance.

Et alors que le bel hispanique saisissait ses bras et ses jambes pour le mettre dans la position adéquate, Finn se fit la réflexion que ce n'était pas désagréable.

« Prêt ? », demanda David en plaçant ses mains sur les hanches du jeune homme.

« Qu… qu'est-ce que vous faites ? »

« Je prends ça pour un oui. »

Et sans plus de cérémonie, il le poussa vers la pente que Finn commença à dévaler à une vitesse folle, avant de s'y élancer à sa suite. Sentant le vent fouetter son visage qui, par miracle, n'était pas encore enfoncé dans la neige, Finn eut un sentiment grisant de puissance qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps. Il ne pensait à rien, jusqu'à ce que…

« Ecartez-vous ! Que personne n'ose entraver le chemin de l'aPUCKinable homme des neiges ! »

Finn n'aurait jamais cru que ce soit possible, mais il éclata de rire au beau milieu de la descente.


« Non, il l'a vraiment fait ? », demanda Mercedes en essuyant les larmes provoquées par son fou rire.

« Si, je te jure ! Mes yeux en brûlent encore… », répondit Rachel qui partageait son hilarité. Comment j'ai pu sortir avec lui ? »

« Comment j'ai pu coucher avec lui ? », surenchérit Quinn.

« Qu'est-ce que Puck a encore fait ? », demanda Tina alors qu'elle et Mike s'asseyaient à leurs côtés dans le salon principal.

« Joe a eu le malheur de lui dire que l'abominable homme des neiges n'était qu'une superstition païenne. Evidemment, Puck a voulu lui prouver le contraire », expliqua la blonde.

« Quand Finn et moi sommes rentrés dans sa chambre, on l'a trouvé entièrement nu, avec la peau d'ours polaire qui sert de tapis sur la tête et le dos. Il a dit que l'aPUCKinable homme des neiges ne se laisserait pas insulter de la sorte, et il a poursuivi Joe à travers tout le chalet. »

Une nouvelle vague de fous rires les gagna, avant que Tina ne souligne :

« Mais au fait, pourquoi tu allais avec Finn dans sa chambre ? »

Quelqu'un retint sa respiration à cette remarque.

« Pour pouvoir discuter tranquillement. J'ai bien vu qu'il était malheureux depuis qu'on est ici, et il y a quelques semaines à peine on était censés se marier et… »

« Tu l'aimes toujours ! », décréta Mercedes.

« Non ! Enfin si, je tiens énormément à lui, mais… il faut que je lui dise clairement de ne pas m'attendre. Je lui dois bien la vérité, même si je ne suis plus amoureuse de lui… »

Rachel aurait dû remarquer avant que le silence de ses amis était suspect. Elle releva les yeux et ne comprit que trop tard son erreur. À l'entrée du salon, un Finn au visage décomposé la fixait en silence. Et naturellement, il n'avait pas perdu une miette des dernières paroles de la brune. Cette dernière eut à peine le temps de se lever qu'il avait disparu.

Sans réfléchir, elle lâcha sa tasse et quitta la pièce de son habituelle allure théâtrale.

Alors que Mercedes fouillait sous le canapé, ramassant les morceaux de porcelaine de la tasse que Rachel venait d'assassiner, elle s'écria :

« Des volontaires pour maintenir Rachel quand je lui annoncerai que je viens de trouver le micro doré ? »


« Finn, s'il te plaît, écoute-moi ! », s'époumonait Rachel qui avait enfin rattrapé Finn dans ce dédale de couloirs.

« Pour entendre quoi Rachel ? Que tu ne m'aimes plus ? Je suis peut être le dernier des abrutis, mais je l'ai compris ! »

« J'aurais préféré que tu l'apprennes autrement… »

« Comme ça ou autrement, tu voulais me le dire, non ? Au moins, la situation est claire ! »

Rachel ne put empêcher une larme de couler sur sa joue face à la peine du garçon.

« Quand je t'ai quittée », reprit-il d'un ton plus calme, « c'est vrai que je t'ai dit de ne pas m'attendre mais au fond de moi, j'espérais que tu le ferais quand même. Maintenant, je vais peut-être enfin pouvoir passer à autre chose. »

« Désolée », fit simplement la brune.

Après un long silence lourd de sens, Finn commença à s'éloigner.

« Bon, j'y vais, à la base je devais rattraper Puck pour l'enfermer… »

Au même moment, la créature dévêtue – qui cette fois arborait une magnifique tête de coq empaillée et toujours sur son support de trophée de chasse – déboula en hurlant :

« Cot cot cot, je suis Joe-la-poule-mouillée et j'ai peur des hommes nus, ils représentent le péché et le maaaaaaaaaaal ! »

Finn songea vaguement qu'il s'était engagé à stopper son crétin de meilleur ami, mais n'esquissa pas un geste pour le faire. Cela faisait longtemps que lui et Rachel n'avaient pas autant ri ensemble.


Finn était allongé et observait l'occupant du lit voisin, qui ne dormait pas non plus, trop occupé à décrire avec précision le visage de chacun quand il avait déboulé dans le salon en « Joe-la-poule ».

« Puck ? », hésita Finn quand il eut enfin fini son passionnant récit.

« Ouais… »

« Quand les filles que t'aimaient t'ont quitté, comment t'as fait pour les oublier ? »

« Je les ai pas oubliées », répondit son ami d'un ton soudain très sérieux. « Et j'ai pas envie de les oublier. Je crois que j'pourrais pas, de toute façon. Faut dire aussi que j'suis toujours tombé sur de sacrées femmes ! »

« C'est clair, elles t'ont pas fait de cadeaux… », remarqua Finn avec l'image mentale d'un coeur orné d'une crête brune que Quinn, Lauren et Shelby se succédaient pour piétiner. Il secoua brusquement la tête pour chasser cette horrible vision.

« Tu sais, toi aussi tu vas t'y faire », reprit Noah. « Rachel, tu seras toujours un peu amoureux d'elle, mais avec le temps ça fera de moins en moins mal, et puis un beau jour tu vas te réveiller dans une chambre remplie de nanas et te dire qu'en fait, ta vie elle craint pas tant que ça ! »

« C'est comme ça que ça s'est passé pour toi ? »

« À peu près… Bon j'avoue, la chambre était pas pleine de nanas et j'étais pas le seul mec mais… l'important, c'est que je me suis pas apitoyé sur mon sort et que je me suis changé les idées. C'est pour ça que je t'ai proposé ça, ce matin. En toute amitié, bien sûr. Thérapie par la baise, c'est ce qui marche le mieux ! »

« Ça marche ! »

Puck cessa de fixer le plafond et dévisagea Finn.

« Quoi ? »

« Ta proposition. J'accepte. »

Et avant que Puck ait le temps de réagir, Finn s'était déjà endormi.


À suivre...


Alors alors aloooooors ? O:)