Hey ! :D

Voici le quatrième chapitre de cette fiction, qui est aussi le dernier à être complètement écrit, alors il y a de grandes chances pour que le cinquième soit plus long à venir, vous m'en voyez désolée.

Je remercie encore et toujours mon Alounet chéri pour nos passionnantes conversations qui durent "des heures et des kilomètres", pour m'avoir inspiré cette histoire que je prends un plaisir de dingue à écrire, et pour être lui, tout simplement. ;)

Je passe aussi un ch'ti coucou à mon Thibault préféré : j'espère que "l'anti-Fichelisme" de ce chapitre te plaira... :P


L'INSTANT PUB :

J'ai l'immense plaisir de vous annoncer que mon cher ami Alounet

- celui-là même qui m'a lancé le défi à l'origine de cette fic -

a décidé, lui aussi, d'écrire sur l'univers de "Ski Estival" ! :D

Il a commencé un recueil rassemblant toutes les scènes où nos chers personnages font des trucs pas pour les piti n'enfants, mais que je n'ai pas décrites explicitement dans ma fic. Sauf que lui, génie du lemon, bah il l'a fait ! Donc si ces passages "lemonisés" vous intéressent, n'hésitez pas !

"Ski Estival Les Scènes Censurées"

Par Alounet

Un recueil fantasmagorique qui a reçu toute mon approbation et mon soutien, et que je vous recommande vivement ! ;)

Sur ce, je vous laisse (enfin !) lire le chapitre 4 ! ^^


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Ski estival

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Chapitre 4 : Les chevaliers de la princesse

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L'aube pointait le bout de son nez, et un Sam plus ou moins réveillé décida de tirer du sommeil son irlandais préféré… à sa manière ! Il commença par déposer une nuée de baisers le long de son cou, obtenant quelques gémissements plutôt aigus de sa victime. Ravi de l'effet qu'il produisait, il glissa une de ses mains sur le flanc de son petit ami, caressant son ventre à travers le pyjama que Rory avait sans doute enfilé au milieu de la nuit, puisque Sam ne se souvenait pas qu'il se fût endormi avec. Remontant encore sa main jusqu'au torse du brun, Sam se heurta à quelque chose d'inattendu. Quelque chose qui n'avait définitivement pas sa place sur ce corps.

La première pensée qui lui vint à l'esprit fut « Tiens, je suis presque sûr que Rory n'avait pas de seins, avant… »


« Rachel, qu'est-ce que tu fous ? Il est 6h du mat' ! », grogna Mercedes quand la petite diva, après avoir inondé la pièce de lumière, se mit à quatre pattes pour explorer le dessous des meubles de leur chambre.

« Je cherche ! Il faut s'y prendre tôt si je ne veux pas qu'on me le vole encore ! »

« Qu'on te vole quoi ? »

« MON solo ! Bien que ta prestation d'hier aie été époustouflante, j'ai besoin de chanter et ce restaurant a besoin de ma voix ! »

Mercedes replongea sous ses couvertures en soupirant.

« Tu sais qu'il y a très peu de chances que ce fichu micro soit dans notre chambre. »

« Oh mais t'en fais pas, je vais faire tout le chalet. Je vérifie juste ici, et ensuite je fais évacuer les autres chambres et je passe tout au peigne fin. »

« Complètement folle… », fit Mercedes avant d'enfouir sa tête sous son oreiller.

Un couinement animal interrompit Rachel dans sa chasse au trésor.

« Tu vois que je suis pas la seule à être debout ! », remarqua-t-elle en poursuivant sa quête dans la salle de bains.


À quelques pas de là, une bruyante jeune fille venait d'être éjectée d'une chambre, et atterrit sans grâce sur son postérieur

« Hé, qu'est-ce qui te prend ?! », piaillait Sugar, avachie sur la moquette.

« Et c'est toi qui pose la question ? », s'indigna Sam qui apparut devant la porte. « Qu'est-ce que tu foutais dans mon lit ? »

« J'étais pas dans ton lit, mais dans celui de Rory ! », hurla-t-elle.

« On dort dans le même lit ! »

« Ouais mais t'étais pas censé être dedans, cette nuit ! T'aurais dû dormir avec…»

Elle s'interrompit.

« Quoi ?! »

« Rien, oublie. Et puis de quoi tu te plains ? T'en as bien profité pour me tripoter les seins, sale pervers ! »

« Quels seins ? Qu'est-ce qui se passe ? », demanda un Rory en caleçon qui apparut aux côté de Sam, se frottant les yeux.

« Oh, bonjour mon cœur », le salua Sam, d'une tendresse contrastant violemment avec le ton qu'il prenait pour s'adresser à Sugar. « Désolé de t'avoir réveillé, j'ai juste chassé cette folle de notre lit », poursuivit-il le plus simplement du monde, déposant un baiser sur son front.

« Et ton mec m'a pelotée ! », répéta la rousse.

« Accidentellement », précisa le blond. « Figure toi que j'avais pas prévu de te trouver dans notre lit, et c'était mon droit de vouloir réveiller comme il se doit mon petit ami ! »

Le brun rougit à l'idée du réveil, ô combien agréable, qu'il avait failli avoir.

« Au fait, il te va trop bien ce caleçon, Rory ! », s'extasia Sugar.

À la surprise générale, ce fut l'irlandais qui lui claqua la porte au nez. Il la verrouilla et, sous le regard interrogateur de Sam, retourna dans le lit. Après avoir plongé son regard dans celui du blond, il fit d'une toute petite voix :

« Maintenant, tu peux me réveiller comme il se doit… »


Avec toute cette animation, le retard de Puck et Finn au petit déjeuner passa totalement inaperçu. Nous dirons simplement que Puck avait eu plus ou moins la même idée que Sam pour réveiller Finn. À la différence près qu'aucune paire de seins n'était venue l'interrompre dans sa tâche. La thérapie « méthode Puckerman » avait officiellement commencé !

« L'est où, l'lait ? », demanda Finn, qui ne s'était cogné que trois fois en le cherchant dans la cuisine.

« Pas besoin », murmura Puck à son oreille, lui mettant une main aux fesses. « Je sais de source sûre que t'as déjà quelque chose de chaud dans le ventre. »

Le poing du brun fut évité de justesse par Puck, et vint se cogner dans une étagère.

« Putain de bordel de lait de merde ! », jura-t-il.

« Sa mère la vache, aussi ? », se moqua Puck, qui dut esquiver un nouveau coup de poing.

« Oh, calme-toi ! T'as changé, mec. T'es plus le même depuis que ton frère t'a fait découvrir l'existence du lait...

« Le lait ? », intervint Mercedes depuis la salle. « Demande à Rachel, elle a tout déplacé pour chercher son foutu micro doré… »

« Ok, elle est où ? »

« J'crois qu'elle fouille votre chambre, là… »

Tous deux se levèrent comme un seul homme. Une fois dans le couloir, ils lâchèrent d'une même voix :

« T'as nettoyé le lit ? »

« T'as enlevé les capotes du lavabo ? »

Il y eut un blanc.

« Non pour le lit. »

« Non pour les capotes. »

« Et je crois que le lubrifiant que t'as piqué à Kurt est toujours sur la table de nuit… »

« On est pas dans la merde ! »

Quand Rachel, qui faisait les cent pas devant leur porte, les vit approcher, elle les agressa immédiatement :

« Noah ! Finn ! Vous êtes vraiment dégueulasses ! »

Ils échangèrent un regard coupable.

« Rachel, tu crois pas que t'exagères un peu ? », tempéra Puck.

« Que j'exagère ?! Vingt minutes qu'elle est dans votre chambre, vous trouvez que j'exagère ? »

« Que… quoi ? Qui est dans notre chambre ? »

« Bah la femme de ménage ! Vous devez vraiment être deux porcs sans hygiène pour que ça lui prenne si longtemps, comment je fais pour chercher mon micro maintenant ? »

« Le micro ? », fit Puck. « Je l'ai vu dans la cuisine y a pas cinq minutes. J'serais toi je me dépêcherais, Kurt est déjà levé ! »

La brunette se jeta littéralement dans ses bras, murmurant avec émotion :

« Oh, merci Noah ! »

Puis elle détala en courant.

« Bien joué, mec ! », souffla Finn une fois qu'ils furent seuls. « Y a pas à dire, t'es vraiment le roi de l'embrouille… »

« Le pire c'est que j'ai rien inventé, le micro était vraiment dans la cuisine. Mais t'en fais pas, Rachel l'aura pas, j'ai déjà dit où il était à quelqu'un d'autre… »

« Pourquoi tu l'as pas gardé pour toi ? »

« Déjà, pour pas que Kurt et Rachel me donnent en sacrifice à la déesse Barbra dans un rituel de divas sadiques, et surtout parce que entre attraper un bout de métal qui brille et attraper ton cul, bah j'ai pas choisi le micro. »

Il illustrait ses mots par le geste quand un toussotement se fit entendre derrière eux.

« C'est vous les occupants de cette chambre ? », demanda Emily, la domestique brune qu'ils avaient vue à leur arrivée.

Malgré l'heure matinale, elle semblait exténuée.

« Ouais c'est nous... », hésita Finn. « Mais on est pas homos, hein ! »

Son visage déconfit se fendit d'un sourire.

« Déjà que je n'aime pas particulièrement cette facette de mon métier, pourriez-vous s'il-vous-plaît éviter d'en mettre partout la prochaine fois ? »

« Euh, oui… Désolé », bafouilla le grand brun.

Elle passa sa main le long du torse de Puck :

« C'est vraiment dommage pour moi, je suis sûre que t'es un super coup… » Elle se tourna vers Finn « J'ai pas raison ? »

Malgré le regard insistant de son un-peu-plus-que-meilleur-ami, Finn se passa de tout commentaire.

Emily grommela un truc ressemblant à « font chier tous ces chanteurs, pas un hétéro dans le lot ! » avant de s'éloigner de sa démarche féline.

« Je t'avais dit que je lui plaisais ! », fanfaronna Puck.

Finn soupira. Avec toute cette histoire, il l'avait toujours pas eu, son "bordel de putain de lait de merde" !


À la table du petit déjeuner, l'ambiance était un peu plus calme. Joe venait de s'asseoir à côté de Quinn.

« Bonjour », fit la blonde avec un petit sourire, tournant distraitement une cuillère dans son bol. « La nuit a été bonne ? »

« Pourquoi tu me demandes ça ? », fit son ami, nerveux.

« Parce que je t'ai entendu sortir de la chambre, au milieu de la nuit », répondit-elle. « Alors ? »

« C'est pas... enfin, on a pas... Marissa est juste une amie ! »

« Tu es tout rouge... »

Le brun baissa les yeux.

« Je sais bien que je suis ridicule à lui courir après alors que je ne crois pas aux relations en dehors du mariage, mais... »

« Tu n'as pas à culpabiliser, c'est une très jolie fille... »

« Il n'y a pas que ça. On a beaucoup parlé, on a fait que ça, en fait, et... j'ai vraiment l'impression qu'elle me comprend. Je pense qu'elle m'aime bien... »

« Donc vous sortez ensemble ? »

« Je ne sais pas. Je crois que oui. Elle m'a donné son adresse pour qu'on s'écrive. Je crois même qu'on pourra se voir, elle habite près du domaine des Motta, à Lima. »

« Et elle n'a rien tenté d'autre ? », fit la blonde, étonnée. Elle même se devait d'avouer que malgré sa foi, elle n'aurait pas supporté les contraintes que s'imposait Joe.

« Non. Elle connait mes convictions religieuses, et elle a dit que ça la changerait de tous ces lourds qui qui ne voyaient que son corps. »

« Il se pourrait que tu aies vraiment trouvé la bonne... », marmonna Quinn d'une voix presque inaudible.

« Quoi ? »

« Oh, rien, je me parlais à moi-même. »

Elle n'eut pas le temps de s'expliquer plus car Santana leva brusquement la tête se son bol, les yeux plissés.

« Je sens que les emmerdes approchent », murmura-t-elle avec un air concentré.

« Bonjour Lopez, t'as une tronche de rat crevé ce matin… », lança joyeusement Sebastian en s'installant à côté d'elle – exprès pour la faire chier, naturellement.

« Quand on parle du trou du cul, on en voit l'emballage qui débarque », fit-elle, philosophe.

« Bon, vous êtes très mignons et très inventifs tous les deux, mais vous pourriez ralentir sur les métaphores ? », intervint Mercedes. « J'ai pas énormément envie d'entendre parler de rats crevés et autres trous du cul pendant mon petit déj' ! »

« Ça sent les emmerdes », répéta la latino en se tournant vers Sebastian. « Toi ! ça fait deux jours que tu tapes l'incruste et personne n'est encore mort ou à l'hôpital. Aucun couple n'a été brisé – à part Finchel qui a re-rompu mais qu'est-ce qu'on s'en branle ! – et tu as même arrêté d'harceler Blaine, Sam, et Mike. C'est pour ça que je m'inquiète. Où est l'embrouille ? »

« Déjà, je suis toujours sur Mike, c'est sa chienne de garde qui m'empêche toute approche... » Il fit un clin d'oeil à Mike, ignorant toujours superbement sa petite-amie qui fulminait. « Et ensuite Lopez, ne t'es-tu pas demandée si j'avais abandonné l'idée de foutre la merde dans votre petit groupe minable ? »

« Bizarrement, non ! Cette idée ne m'aurait même pas effleurée… »

« Normale, pour avoir des idées, un cerveau est nécessaire. »

« Couvrez-vous ! », cria Mercedes. « Offensive imminente ! »

Comme en réaction à cette annonce, Santana attrapa Sebastian par le col de sa chemise et se jeta sur lui, les projetant tous deux au sol et renversant leurs deux chaises.

Elle jurait en espagnol et secouait violemment le jeune Smythe quand les enseignants descendirent enfin, alertés par tout ce vacarme.

Sue fut la première à réagir, tirant la brune hystérique en arrière et la portant, tel un gracieux sac de pommes de terre, à l'extrémité opposée de Sebastian.

« Je vais le buter, je vous le jure que je vais le buter ! », tempêtait-elle en martelant le dos de sa coach de ses poings inefficaces.

« Tu me déçois, beaucoup, S. », marmonna Sue quand elle fut sûre que personne d'autre ne l'entendait. « Je te croyais assez maligne pour ne pas faire ça en public. La prochaine fois, arrange toi pour que ça passe pour un accident… »

« Il m'a énervée… », dit-elle comme si c'était la meilleure des excuses.

« Et alors, Will Tête-de-chou-ster m'énerve à presque chaque seconde que je passe en sa présence, et s'il n'en tenait qu'à moi, je lui aurait grillé la touffe au chalumeau depuis belle lurette ! »

« Hé ! », lança l'intéressé.

« Mais », poursuivit la coach, « je sais me contenir parce que je suis une personne civilisée. Alors à l'avenir, maitrise-toi. »

Puis elle poursuivit plus bas : « À moins, bien sûr, qu'il n'y ait pas de témoins ! »

Du côté opposé de la pièce, les autres s'assuraient que Sebastian était encore en vie. Ce dernier était ravi d'avoir fait craquer si facilement les nerfs de l'hispanique. Maintenant, c'était lui la victime et elle l'agresseur, quelle situation jubilatoire !

« Tu te sens bien ? », demanda David, la seule personne réellement inquiète de la pièce.

« Ça dépend… si je me sens mal, Chang jouera au docteur avec moi ? »

« Il va trèèèèès bien ! », décréta Kurt, retournant à son petit déjeuner.

Les autres l'imitèrent et bientôt, une atmosphère calme régnait dans la salle. Enfin, presque…

« Kurt, sale traître, c'est toi qui as MON micro ?! », hurla Rachel en déboulant comme une furie.

L'interpelé posa calmement sa cuillère avant de lever les yeux.

« Bonjour Rachel. Oui, je vais très bien, merci. Et toi ? »

« Mon. Micro. », prononça-t-elle avec une rage non dissimulée.

« Je ne l'ai pas trouvé aujourd'hui. »

« Mais où est-il, alors ? »

« Franchement Rachel, ta gueule », dit Santana avec le calme d'un professeur de yoga. Il fallait dire aussi qu'avec Brittany sur ses genoux, la main dans la sienne, pas de danger qu'une autre attaque se produise. Du moins, pas maintenant.

« Pardon ? », s'indigna Rachel.

« On en a marre d'entendre toujours parler de toi, de Broadway, de toi, de la NYADA, de toi, de Finchel, de toi, de Barbra, de toi, de tes solos et… ai-je mentionné, de toi ? Alors maintenant, merci d'arrêter de faire chier le monde avec ta petite personne. Et ton micro, si tu le trouves, tu pourras te le mettre où je pense. »

Rachel ramassa le peu de dignité qu'il lui restait et sortit avec son habituelle théâtralité, laissant la pièce plongée dans un silence de mort.

« Oh mon Dieu ! », s'écria Sebastian avec horreur, « je viens de penser que Lopez était brillante, beurk ! Vite, une pensée encore plus abominable… je sais, Kurt en string ! Ah, bien dégueulasse... ça y est, ça va mieux ! »

Si les yeux de Kurt avaient été des armes à feu, Sebastian ressemblerait à du gruyère.

« Kurt est très sexy en string », dit Blaine avec un naturel déconcertant, avant de quitter la table main dans la main avec un Kurt écarlate.

« Veuillez m'excuser, je vais vomir », fit Sebastian et sortant lui aussi de la pièce.

« Est-ce qu'on va avoir une journée normale ici, merde ? », se la menta Mercedes.

Pour toute réponse à cette remarque, un Rory cherchant à empêcher Sugar de lui faire du pied tomba de sa chaise.

« Apparemment non », soupira Quinn.


Aussi surprenant que cela puisse paraître, le reste de la journée se passa sans le moindre incident. Enfin, Finn tomba un nombre incalculable de fois, Sebastian lançait pique sur pique à Kurt et Santana, et Sam servit de bouclier humain à Rory dès que Sugar approchait, mais ces évènements sont si banals qu'on peut considérer qu'il n'y eut aucun incident. Du moins, jusqu'à leur retour au chalet, qui marquait aussi la reprise de la chasse au micro. Tandis que Rachel fouillait rageusement chaque centimètre carré de la demeure, les New Directions étaient réunis dans le salon en attendant le dîner.

« C'est bizarre qu'elle ne l'ait toujours pas trouvé », fit remarquer Rory, blotti dans les bras possessifs de son petit-ami. « Sugar a dû oublier de le cacher aujourd'hui. »

« Je ne crois pas », opposa Sam avec un regard appuyé en direction de sa meilleure amie.

« Qui ? Moi ? », fit Quinn dans une parfaite imitation de la blanche colombe. À un détail près. Un détail doré qui dépassait de son sac.

« Je croyais que Rachel était ta meilleure amie ? », souligna Mercedes, intriguée.

« Elle l'est. Mais dès qu'il est question de musique et de solos, elle devient complètement hystérique, et je ne vois pas pourquoi ça devrait nous empêcher de vivre et de chanter, nous aussi. »

« Praise ! »

« Donc s'il vous plait, pas un mot à Rachel avant ce soir, elle va m'étriper. »

« Elle le fera, même si elle ne l'apprend qu'en te voyant monter sur scène », nota Mike.

« Peut-être, mais elle aura bien d'autres raisons de le faire… »

Sam et Mike échangèrent un regard. Etant les deux plus proches amis de la blonde en dehors de Rachel, ils venaient de comprendre quelque chose qui échappait aux autres. Et bien sûr, il était de leur devoir de s'en charger. Embrassant d'abord leur moitié respective, les deux jeunes hommes furent rapidement debout, indiquant à Quinn de les suivre jusqu'à la chambre de cette dernière.

À peine eut-il refermé la porte que Sam attaqua :

« Lucy Quinn Fabray, as-tu réellement l'intention de faire ce que nous pensons que tu vas faire ? »

« Et pas de mensonges », crut bon de préciser Mike.

« Oui », fit simplement la blonde après un court silence. « Je peux savoir comment vous l'avez su ? »

« On te connait bien, Quinn », répondit Mike. « On ne pouvait pas ne pas le remarquer. »

« Tu es sûre que c'est le bon moment ? », poursuivit Sam.

« Non, pas du tout », répondit la blonde avec son fameux sourire ironique. « Mais si je ne me lance pas maintenant, je n'en aurai jamais le courage… Rachel m'a inspirée en jouant cartes sur table avec Finn. Il y a des risques que je souffre dans l'histoire, mais je ne supporte plus d'être dans le doute. »

« Quoi qu'il arrive, on sera avec toi », assura Mike.

« Promis. »

S'en suivit un câlin collectif dans les règles, et Quinn était fin prête pour mettre le feu à la scène.


Alors que leur princesse se préparait pour une soirée qui promettait d'être riche en émotion, deux preux chevaliers s'étaient donné pour mission de s'assurer que tout se passe bien…

« Si j'étais toi, je ne perdrais pas mon temps à chercher ce micro », fit évasivement Mike à Rachel qui fouillait pour la énième fois tous les vases d'un couloir.

S'arrêtant net, elle pointa un regard avide et menaçant vers lui.

« Quel est ton prix ? »

« Je t'arrête tout de suite, ce n'est pas moi qui l'ai… »

« C'est qui ? »

« J'ai promis de ne pas divulguer cette information. Je te conseille de te faire une raison et d'aller te préparer pour ce soir. »

« Qu'est-ce qu'il se passe ce soir ? »

Mike sourit puis s'éloigna sans l'ombre d'une réponse.


Alors que Puck et Finn étaient en pleine séance de thérapie, un indésirable eut la bonne idée de venir frapper à leur porte. Un Puck débraillé ouvrit à Sam, qui entra sans se départir de son sourire.

« Salut les mecs, qu'est-ce que vous faisiez ? »

« Qu'est-ce que tu veux ?! », répondit aimablement Puck, un chouïa énervé. Il remarqua soudain que sa braguette était restée ouverte et la referma dans un geste qu'il crut discret.

« Quinn m'a dit que c'est toi qui lui passé le micro doré. »

« Bah ouais, c'est moi. Et alors ? »

« Tu l'as dit à quelqu'un ? »

« Prends-moi pour un con, aussi ! »

« Super ! Tu peux t'arranger pour que personne ne sache que c'est elle qui l'a ? Du moins, jusqu'à ce qu'elle monte sur scène… »

« Ouh là, c'est pas clair ton truc. »

« Puck, s'il-te-plaît. C'est très important pour Quinn… »

« Ok. Mais tu sais, ça changera pas grand-chose », souligna le brun à crête. « Rachel sera énervée pareil, qu'elle l'apprenne maintenant ou après. En fait, elle le sera encore plus si on le lui cache. Ce micro, c'est comme un trésor pour elle… »

« Tous les trésors ne sont pas d'argent et d'or… », fit Sam d'un ton se voulant philosophique.

« C'est de quel poète, ça ? »

« Jack Sparrow », répondit le blond, parfaitement sérieux. « Bon j'y vais, désolé pour le dérangement. »

« C'est ça ! »

Alors qu'il allait partir, sa tête se glissa par l'entrebâillement de la porte et il ajouta :

« Oh, et Finn ! Change de tee-shirt avant de venir à table, c'est pas super classe la tache blanche au milieu ! »

Alors que Puck se vautrait sur son lit en soupirant, Finn demanda :

« Attends, Jack Sparrow, c'était vraiment un poète ? »


À suivre...