Bonjour/bonsoir ! :D
Je vous propose aujourd'hui un cinquième chapitre un peu moins léger que les précédents, mais qui dévoile pas mal de réponses aux questions qui m'ont été posées ;)
Un petit coucou à mon motivator personnel, j'ai nommé Alounet, grâce à qui ce chapitre a été écrit et posté aussi rapidement ;)
L'INSTANT PUB :
(deuxième édition)
Vous voulez savoir comment Kurt s'assure que Blaine n'aille pas voir ailleurs ?
Comment Sam prouve à Rory que Sebastian n'est pas une menace ?
Retrouvez ces scènes lemonesques - et bientôt d'autres - dans :
"Ski Estival Les Scènes Censurées"
Par Alounet
Un recueil fantasmagorique qui a reçu toute mon approbation et mon soutien, et que je vous recommande vivement ! ;)
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Ski estival
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Chapitre 5 : Le cadeau du Farfadet
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Rachel ne comprit pas tout de suite ce qui se tramait dans son dos. Elle avait d'abord remarqué que Quinn était particulièrement apprêtée, ce soir. Elle était certes magnifique en toutes circonstances, mais ce soir, elle resplendissait.
La brune avait aussi constaté que beaucoup l'avaient ignorée pendant une bonne partie du repas et, à sa grande surprise, la blonde en faisait partie. Elle fit même semblant de ne pas l'entendre à chaque fois que la Berry lui adressait la parole. Cela la peinait beaucoup, mais l'intriguait surtout, elle qui avait passé tout ce début de séjour pratiquement scotchée à la blonde.
Qu'avait-elle bien pu faire pour l'offenser ? Ce n'était quand même pas cette histoire de micro qui la mettait en rogne ? Quinn la connaissait pourtant suffisamment pour savoir à quel point elle prenait au sérieux ce genre de sujet !
Déjà que Rachel n'aimait pas passer inaperçue, là elle se sentait carrément invisible : une Quinn imperturbable – du moins en apparence – mangeait calmement à ses côtés sans lui accorder un regard. On ne pouvait pas faire plus clair comme rejet !
Sugar apparut soudain derrière d'elles, une guitare à la main. Non, la guitare de Sam à la main. Et bizarrement, ce fut à Quinn qu'elle la tendit . Cette dernière leva un sourcil interrogatif.
« Sam ne me laisse plus l'approcher depuis qu'il m'a trouvée dans son lit », se justifia-t-elle.
La blonde se leva donc pour apporter l'instrument à son ami, qui lui offrit un sourire d'encouragement, puis se dirigea vers la scène.
Rachel s'apprêtait à attaquer le ''sale blond voleur de solo'' lorsqu'elle aperçut l'objet de tous les démons, non pas dans la main de Sam, mais dans celle de Quinn. Et quand cette dernière donna le micro doré à Sugar, l'expression de contrariété sur le visage de Rachel laissa immédiatement place à de a colère.
« Quoi ?! C'était toi qui l'avais ? Et tu m'as laissée chercher toute la journée ! », hurla-t-elle en se levant à son tour.
« Ta gueule, Berry ! », lança Santana. « On t'a dit d'arrêter plein de fois, non ? »
« Il fallait me dire que c'était Quinn qui avait le micro ! »
« Tu me l'aurais laissé ? », fit la blonde, perplexe.
« Bien sûr que non ! Il est pour moi ! »
Folle de rage, elle arracha le micro doré des mains de Sugar et fit un pas vers la scène. Presque immédiatement, une silhouette masculine lui barra la route. Elle leva les yeux vers un Mike à l'air préoccupé qui lui dit :
« S'il te plaît Rachel, ne rends pas la situation plus difficile pour elle… »
Serrant les poings, la brunette se résigna à faire demi-tour et demanda, presque calmement, à son amie :
« Pourquoi tu y tiens tant, à ce solo ? »
« Écoute, je te demande juste de me laisser chanter, je t'expliquerai après… »
« Mais pourquoi ?! », s'impatienta la petite diva en s'agrippant à son bras.
« Rachel, s'il-te-plaît… », supplia presque Quinn. « … ne me fais pas regretter ce que je m'apprête à faire. »
« Mais faire quoi ? Quinn ?! »
Sugar signala à la blonde, d'une part, que la scène l'attendait, et d'autre part, qu'aucun client du restaurant ne perdait une miette de leur dispute.
« Rachel, lâche-moi », s'impatienta-t-elle en réalisant que la brune l'empêchait d'y aller.
« Non ! »
Quinn sembla soudain en proie à un conflit intérieur. Elle poussa un soupir énervé avant de lâcher :
« Très bien ! J'aurais préféré faire les choses dans l'ordre, mais tu ne me laisse pas le choix… »
Elle passa sa main libre derrière la nuque de Rachel et déposa tendrement ses lèvres sur les siennes, savourant ce baiser si désiré, et pourtant teinté d'une certaine tristesse. Si l'autre jeune fille ne répondait pas, elle ne fit pas le moindre geste pour la repousser.
Quinn finit par se reculer, le petit sourire satisfait sur ses lèvres dissimulant assez mal toute la tension qui l'habitait.
« Veux-tu bien me rendre mon bras ? », demanda-t-elle en le retirant d'elle-même, ce à quoi Rachel n'opposa aucune résistance, bien trop ébahie.
« Merci. Maintenant, tu te rassois et tu me regarde te déclarer mon amour sans intervenir. »
Rachel s'exécuta par automatisme, dans un état second.
Quinn monta enfin sur la scène tant convoitée, échangea un autre sourire avec Sam et s'approcha du micro.
« Bonsoir», commença-t-elle. « Je voudrais tout d'abord saluer mon amie Rachel, que vous avez sans doute remarquée. »
Quelques rires s'élevèrent dans la salle, et Quinn plongea son regard dans celui, captivé, de la jeune fille avant de poursuivre :
« Rachel, tu es vraiment la personne la plus énervante que je connaisse. Mais tu es aussi celle qui fait battre mon cœur, alors cette chanson est pour toi. »
Sam, légèrement en retrait, commença à gratter sa guitare et une douce mélodie se fit entendre. Puis la voix cristalline de Quinn s'éleva dans la salle, et cette-dernière ne regarda plus Rachel pour se concentrer sur la chanson et uniquement la chanson.
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Well you done done me and you bet I felt it
I tried to be chill but you're so hot that I melted
I fell right through the cracks, now I'm trying to get back
Before the cool done run out, I'll be giving it my bestest
And nothing's going to stop me but divine intervention
I reckon it's again my turn to win some or learn some
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But I won't hesitate no more, no more
It cannot wait, I'm yours
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Ne pouvant s'en empêcher, la chanteuse avait posé ses yeux sur Rachel avant de prononcer ces deux vers, y mettant tout son cœur et toute son âme.
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Well open up your mind and see like me
Open up your plans and damn you're free
Look into your heart and you'll find love, love, love, love
Listen to the music of the moment people dance and sing
We're just one big family
And It's our God-forsaken right to be loved love loved love loved
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Elle ressentait désormais avec force chaque mot qu'elle prononçait, et priait pour que cette chanson ne finisse jamais, qu'elle puisse rester éternellement dans cette bulle d'illusion.
Mais bien trop vite à son goût, elle entendit les ultimes paroles s'échapper de ses lèvres d'une voix chargée d'émotion.
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This is, this is, this is our fate
I'm yours
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Ce ne fut qu'en lâchant le micro que Quinn remarqua qu'elle s'y était agrippée. Et fortement, si elle en croyait sa main endolorie.
Les clients se levèrent pour l'applaudir, souriants et émus.
Sauf Rachel.
La brune n'avait pas bougé d'un millimètre depuis le début de la prestation, et arborait désormais un regard vide de toute émotion, si ce n'est une profonde confusion. Elle semblait au cœur d'une réflexion intense, et la blonde aurait donné n'importe quoi pour entendre ses pensées en cet instant précis.
Alors que la blonde descendait prudemment de la scène, Rachel se leva brusquement et quitta le restaurant, non sans un dernier regard vers Quinn. Cette dernière s'empressa de la suivre, laissant derrière elle ses amis et enseignants sidérés.
« Et ben ! C'est toujours aussi animé, chez vous ? », plaisanta Sebastian.
« Toi, ta gueule ! », firent en chœur plusieurs personnes.
« Rachel, attends ! », appela Quinn en la poursuivant dans la rue enneigée. « Ecoute-moi, au moins… »
La brune s'arrêta et se retourna pour lui faire face.
« Pourquoi, Quinn ? Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi maintenant ? »
« C'est bien toi qui clamait qu'il fallait être sincère avec soi-même et avec les autres, non ? Quand tu as dit à Finn que tu ne l'aimais plus, tu savais qu'il risquait de souffrir, mais tu l'as fait quand même. Parce que tu lui devais la vérité. Alors je fais pareil, je te dois la vérité. Et ma vérité, c'est que… je t'aime, Rachel Berry. »
Sa voix trembla lorsqu'elle prononça ces dernières paroles, mais elle maintint son regard ancré dans le sien. Elle vit ses yeux chocolat s'embuer de larmes, mais son amie ne prononça pas un mot.
« S'il te plait, dis quelque chose… »
« Je suis désolée, Quinn. Je tiens énormément à toi mais… je ne peux pas être plus que ton amie. Je viens à peine de rompre avec Finn, tout ça va beaucoup trop vite… »
« Finn ?! Tu penses encore à lui, c'est ça ! »
« Mais non, pas du tout, c'est juste que… »
« C'est bon, j'ai compris ! », lâcha la blonde d'un ton glacial, commençant à s'éloigner d'un pas pressé.
« Attends ! », hurla Rachel en lui agrippant le bras.
« Ne me touche pas ! », s'énerva Quinn, le visage arborant une expression qui lui fit froid dans le dos.
La brune se sentit affreusement mal lorsqu'elle vit ce regard empli de haine dirigé vers elle. Devant elle se tenait une Quinn qu'elle n'avait pas vue depuis longtemps, une Quinn qu'elle espérait disparue pour toujours.
La meneuse des cheerleaders. La petite amie du quaterback. La reine du lycée, celle que tout le monde admire, que tout le monde craint. Et surtout, celle qui n'éprouvait pour elle que de la haine et du mépris.
Et à travers ce masque épouvantable, aucune trace de Quinn, l'amie franche et souriante à qui elle tenait tant.
« Je ne veux pas te perdre », supplia Rachel qui sentait pourtant qu'elle l'avait déjà perdue. « J'ai besoin de ma meilleure amie. »
« Moi, c'est de ça dont j'ai besoin… »
Et pour la deuxième fois de la soirée, Quinn s'empara des lèvres de la brune.
Des flocons glacés commencèrent à tomber, mais Rachel ne sentait que la brûlure du baiser sur ses lèvres. Si elle était totalement sincère, elle aurait avoué que ça ne lui déplaisait pas que Quinn l'embrasse. Ce qui la dérangeait, c'est qu'elle l'embrasse comme ça. Il n'y avait plus aucune tendresse, cette fois-ci. Rien que de la rage et de la douleur.
Ce fut uniquement quand la langue de la blonde voulut forcer la barrière de ses lèvres que Rachel tenta de la repousser. Mais Quinn faisait preuve d'une force insoupçonnée, et elle dût se résigner à abandonner la lutte, attendant sagement que son amie la libère.
Au bout d'une éternité, Quinn se recula, le souffle erratique et le regard obscur. Mais si ses traits s'étaient adoucis, sa voix demeurait hostile lorsqu'elle asséna :
« Maintenant si tu as un tant soit peu de respect pour ce que je ressens, garde tes distances. »
Et en un claquement de doigts, Rachel se retrouva seule au milieu de la rue enneigée.
Mike ne parvenait pas à dormir. Il avait passé une partie de la nuit auprès de Quinn, lui et Sam se relayant pour lui tenir compagnie alors qu'elle fixait le feu de la cheminée, le regard vide et des larmes silencieuses dévorant ses joues.
Lorsqu'elle avait finalement exprimé le besoin d'être seule, ils étaient tous deux partis se coucher, mais cela n'empêchait pas l'asiatique d'être inquiet. Et il était certain qu'il en était de même pour le blond.
Incapable de se replonger dans son sommeil, il s'extirpa prudemment des couvertures afin de ne pas réveiller Tina, et decendit jusqu'au salon. Il y trouva Quinn, endormie inconfortablement dans un fauteuil. À l'image du feu qui était pratiquement éteint, ses larmes semblaient s'être taries.
Mike la souleva de son fauteuil et l'allongea sur le canapé, prenant bien garde à ne pas la réveiller.
Il profita ensuite du fait d'être descendu pour aller se chercher un verre d'eau aux cuisines. Alors qu'il posait son verre dans l'égouttoir après l'avoir lavé, il sentit un souffle contre son cou et une voix murmura :
« Alors Chang ? On attend que la marâtre s'endorme, et on file tout droit entre les griffes du grand méchant loup ! »
« Sebastian… », soupira Mike en se retournant, se retrouvant ainsi coincé entre le Warbler et l'évier.
« Mmmmh… », fit le jeune homme en se frottant contre lui. « J'adore quand tu murmures mon prénom comme ça, hésite pas à continuer pendant qu'on le fera. Et même après, si tu veux… »
Sentant quelque chose de dur pressé contre sa cuisse, l'asiatique se dégagea habilement de cette étreinte, mal-à-l'aise.
« S'il te plait… Je sais que pour toi, le sexe n'est qu'un jeu où les sentiments sont superflus. Mais je ne vois pas les choses de cette manière. J'aime Tina et je n'ai pas l'intention de la tromper. »
« Pourtant tu en as envie », opposa l'autre garçon. « Et puis si elle le sait pas, ça lui fera rien à ta Tina… »
Sebastian commença à déposer une nuée de baisers dans le cou de Mike, dont le cerveau lui hurlait de le repousser. Mais son corps ne répondait plus, et il ne bougea pas d'un poil lorsque le plus jeune commença à déboutonner sa chemise, savourant le contact de ses doigts sur sa peau.
« T'as pas idée de l'effet que tu me fais », prononça Sebastian, les lèvres toujours pressées contre son cou. « Je suis tellement excité que j'ai envie de m'agenouiller devant toi et te faire jouir de plaisir… »
Une main se posa brusquement sur son entrejambe et ce fut le déclic. Mike agrippa Sebastian par les épaules, le repoussa violemment, et se précipita vers la porte qui, comble de l'horreur, était verrouillée.
« C'est fermé de l'extérieur. Et le seul moyen de sortir depuis l'intérieur, c'est cette clé », le nargua Sebastian en agitant sournoisement l'objet métallique, avant de le glisser dans son pantalon sous l'œil effaré de Mike. « Viens chercher ! »
« Non ! Je… je ne sais pas exactement ce qui vient de se passer, mais je vais tout faire pour que ça ne se reproduise plus », asséna l'asiatique en reboutonnant rapidement sa chemise de pyjama.
« Tous les mecs ont un gay refoulé enfouit en eux. Laisse le tien sortir… », insista le jeune Smythe, s'approchant à nouveau de Mike et le coinçant contre la porte, cette fois-ci.
Porte qui émit un léger bruit avant de s'ouvrir, les faisant tomber l'un sur l'autre sur le sol. Mike se releva précipitamment, gêné d'avoir été surpris dans cette situation. Sebastian, quant à lui, maudissait l'indésirable qui avait eu la malheur de l'interrompre.
« Fabray, quelle bonne surprise ! », s'exclama-t-il avec son plus beau sourire hypocrite, indifférent à ses yeux rougis. « Maintenant si tu veux bien m'excuser, Chang et moi avons deux-trois trucs à faire dans ma chambre… »
Mike se recula avant même qu'il ne pose sa main sur son bras, déterminé.
« Hors de question ! »
« Oh, il a l'air très consentant ! », railla la blonde.
« Tu l'aurais vu toute à l'heure… », fit Sebastian sans se départir de son sourire.
« Ecoute Sebastian », commença Mike, qui se força à prendre un ton ferme malgré son malaise. « J'ai eu un moment d'égarement et je le regrette. Je suis amoureux et fidèle, alors ne tente plus quoi que ce soit, tu n'obtiendras rien de moi. »
Le sourire du Warbler s'effaça et il se tourna vers Quinn.
« T'es contente de toi ? J'avais réussi à le faire flancher ! »
« Tu es vraiment con », lâcha-t-elle.
Un silence s'installa. Mike était sidéré. Quinn devait vraiment aller très mal pour s'exprimer ainsi…
« Pardon ? », demanda finalement Sebastian qui ne s'y attendait pas du tout.
« J'ai dit que tu étais con », répéta la blonde. « Tu n'es pas gentil, généreux, j'imagine que tu n'as pas beaucoup d'amis, et toutes tes réussites sont bâties sur ton physique ou ta fortune. Mais je pensais qu'au moins, tu étais intelligent. Tu viens de me prouver que cette qualité aussi, elle t'échappe. »
« Qu'est-ce qui te fais dire ça, Fabray ? », l'interrogea son vis-à-vis, plus intrigué qu'offensé.
« Si tu étais intelligent », poursuivit-elle, « tu arrêterais de harceler des personnes qui ne s'intéresseront jamais à toi ou regretteront leur passage dans ton lit. C'est égoïste, et détruire des couples ne va pas te faire avancer dans la vie. »
« Tu sais, c'est pas parce que miss Rachel je-suis-toujours-amoureuse-de-Finn Berry t'a envoyée sur les roses que tu dois te venger sur moi… »
« Dis encore que Rachel aime toujours Finn et je t'émascule, compris ?! »
« Je touche un point sensible, on dirait… et non merci, j'ai pas envie d'avoir une deuxième Santana Lopez sur le dos. Mais pour en revenir au sujet initial, je suis curieux : qu'est-ce qui va me faire avancer dans la vie, ô, grande sage Fabray ? »
« Déjà arrêtes de considérer les hommes comme des morceaux de viande, mais surtout ouvre les yeux sur qui autour de toi t'apprécie réellement… »
« Personne, je le sais. Et ça me va très bien comme ça ! »
« Personne, vraiment ? », fit-elle avant de tourner les talons, Mike s'empressant de la suivre
« Où veux-tu en venir ? »
« Réfléchis avec ton cerveau, pour changer… », conclut-elle avant de refermer la porte.
Une fois qu'ils furent seuls dans le salon, Mike explosa :
« Quinn, je te jure qu'il ne s'est presque rien passé et… »
« Ne te fatigue pas », l'interrompit son amie. « Je sais comment sont les types comme Sebastian, ça peut arriver à tout le monde d'être troublé. Si tu culpabilises alors qu'il ne s'est rien – presque rien passé, tu n'as vraiment rien à te reprocher. Allez, remonte dans ta chambre avant que Tina ne se réveille… »
« Et toi ? »
« Je vais déprimer encore un peu ici et demain, tout sera oublié. »
Mike savait qu'elle mentait – et assez mal, d'ailleurs – mais fit comme si il ne l'avait pas remarqué. C'était bien Quinn de garder tout ce qu'elle ressentait à l'intérieur ! Mais si c'était ce qu'elle souhaitait, il n'irait pas à l'encontre de sa volonté.
Il la serra un instant dans ses bras, et elle murmura un « merci » étouffé contre son épaule avant qu'il ne la laisse seule comme elle le lui avait demandé.
Le lendemain matin, alors que la blonde rejoignait sa chambre pour éviter de croiser Rachel au petit déjeuner, elle percuta quelqu'un.
« Non mais tu peux pas regarder où tu marches espèce de… oh, c'est toi. Désolée, c'est ma faute. »
Quinn manqua de s'étrangler en entendant ces mots. Santana Lopez, LA Santana Lopez, sa rivale de toujours, venait de s'excuser alors que c'était elle qui lui était rentrée dedans ! Mais dans quel univers parallèle avait-elle atterri ?
L'expression attristée sur le visage de la brune la fit immédiatement redescendre sur Terre.
« Génial ! Même toi tu as pitié de moi. Je fais si peine à voir que ça ? »
« Non, c'est pas ça, c'est juste que je sais ce que tu vis. Je suis déjà passée par là, et je sais aussi ce que c'est que d'être rejetée pour un mec… »
« Attends, d'où tu sors ça, toi ? »
« Mais de toi. Je suis passée te voir cette nuit, quand tes deux gugusses ont arrêté de monter la garde. Tu parlais dans ton sommeil et tu as dit… »
Santana s'interrompit, ne pouvant réprimer un sourire à ce souvenir.
« J'ai dit… ? »
« Tu as dit que tu céderais pas ta petite diva d'amour à cet enculé de Finn. Et ensuite, t'as dit un truc comme quoi il baisait tellement mal que t'avais même pas besoin d'une bite pour faire mieux que lui… »
Il y eut un blanc. Santana tenta de réprimer son amusement et à sa grande surprise, Quinn fut la première à éclater de rire, rapidement suivie par la latino. C'était peut-être un rire nerveux dû à un manque de sommeil et à un délire nocturne, mais qu'est-ce que ça faisait du bien !
Finn et Puck choisirent ce moment pour sortir de leur chambre, le plus grand regardant d'un air curieux les deux jeunes filles hilares.
« Un problème, la baleine ? », attaqua Santana qui l'avait vu la première.
La blonde cessa immédiatement de rire. Finn, devenu plus ou moins imperméable face aux piques de la brune, préféra continuer son chemin mais Santana ne le lâcha pas.
« Tu connais pas la dernière ? Quinn aussi trouve que tu sais pas baiser ! », asséna-t-elle, déclenchant le rire tonitruant de Puck. « Et elle te traites d'enculé dans son sommeil. Tu devrais envisager cette possibilité, d'ailleurs ! Quand deux des trois filles avec qui t'as couché – voire p'tête les trois – virent lesbiennes, on est en droit de se poser des questions… »
Sur ce, elle les planta là, trainant à sa suite une Quinn rouge de honte. Toutes deux étaient bien loin de se douter que Finn avait déjà bien plus qu'envisagé cette possibilité.
« Bonjour Quinn », la salua Rory lorsque la blonde vint frapper à la porte de sa chambre. « Entre. »
Il ne lui demanda pas si elle allait bien et elle lui en fut reconnaissante. De toute façon, elle savait que ses yeux encore gonflés et rougis parlaient pour elle.
« Bonjour. Sam n'est pas là ? Pourtant, Santana m'a dit que vous vouliez me parler… »
« Il prend sa douche », expliqua l'irlandais. « Mais c'est moi qui voulais te parler, en fait. J'ai quelque chose pour toi. »
Il se pencha pour ouvrir un tiroir de sa commode, et Quinn sentit son cœur se serrer en le voyant en sortir un micro doré.
« Sugar m'a pratiquement forcé à le prendre », expliqua-t-il en s'asseyant sur son lit, indiquant à la jeune fille de faire de même. « Elle veut que je lui dédie une ballade ou un truc du genre. C'était ça ou elle me chantait son amour éternel devant tout le restaurant, ce soir. »
« Ça pourrait être amusant », fit Quinn, dont l'humour ressemblait plus à de l'ironie, ce jour-là. « Et pourquoi veux-tu me le donner ? »
« Pour que tu le donnes à Rachel. On sait tous que chanter, c'est toute sa vie, mais elle le fait tellement souvent que plus personne n'a envie de l'entendre. Si tu lui fais comprendre que toi, tu as envie de la voir chanter, ça donnera peut-être plus de sens – pour elle – à ce que tu lui as dit hier. »
Quinn le fixa un instant avant de saisir le micro d'une main tremblante. Cette histoire l'avait tellement faite souffrir qu'elle crut voir l'objet luire d'une aura maléfique. Puis elle releva les yeux vers Rory et murmura un remerciement enroué, surprise et touchée par son initiative.
La porte de la salle de bains s'ouvrit soudain sur un Sam vêtu en tout et pour tout d'une serviette éponge autour de la taille.
« Oh, salut Quinn », se réjouit ce dernier en la voyant. Avait-il rêvé ou son amie était bel et bien en train de sourire ? Il s'approcha du lit avant de réaliser que la situation devait être gênante pour elle. « Oh, et… désolé pour la tenue, je savais pas que tu serais là… »
« C'est bon, j'allais partir de toute façon », le rassura-t-elle en se levant.
La main sur la poignée, elle se retourna pour faire face au blond :
« Tu sais Sam, j'ai toujours pensé que c'était Rory qui avait de la chance de t'avoir. C'est vrai, bien sûr, mais je viens de comprendre que toi aussi, tu as beaucoup de chance d'être tombé sur quelqu'un comme lui. »
Elle lui accorda un vrai sourire, qu'il savait ne pas avoir rêvé, cette fois, et quitta la pièce.
« Quel vœu mon Farfadet préféré a-t-il exaucé, aujourd'hui ? »
Sebastian songeait sérieusement à faire une liste des mecs potables de New Directions. Déjà, pour chercher sa prochaine cible maintenant que Mike était hors course, mais surtout pour trouver lequel d'entre eux pourrait éprouver autre chose que du mépris à son égard. Il était bien conscient que sa présence ici était seulement due à l'insistance de Sugar, et que beaucoup des habitants du chalet adoreraient brandir sa tête au bout d'une pique... Mais jusqu'à hier, ça ne l'avait pas dérangé plus que ça. Et puis il avait fallu que la blondasse déprimée vienne lui faire la leçon et lui mette toutes ces conneries en tête ! Mais pour qui elle se prenait, celle-là ?
L'arrivée de Joe dans le salon désert le sortit de ses pensées perturbantes. Tiens, il était pas mal du tout, Tête de Poulpe ! Et gentil avec tout le monde, en plus. Se pourrait-il que…
« Salut toi », l'aborda Sebastian, son visage exprimant clairement ''je suis en manque et tu seras ma proie.''
« Bonjour », répondit Joe, surpris que le Warbler lui adresse la parole.
« Ça te dit, une pipe avant le petit déj' ? »
« Oh, non merci, je ne fume pas. »
Sebastian faillit s'étouffer avec sa propre salive. Mais il sortait d'où, celui-là ?
« Tu te fous de ma gueule ? »
« Quoi ? Non, pourquoi tu dis ça ? »
« Laisse tomber. En fait, arrête carrément de parler et laisse-moi faire. »
Il posa directement sa main sur la cuisse de Joe et se mit à la caresser, remontant dangereusement.
« Hé, qu'est-ce que tu fais ? »
« Ça se voit pas ? »
« Tu ne peux pas faire ça ! »
Le brun à dreads se décala, la main de Sebastian retombant mollement sur le canapé.
« Tu devrais me remercier, je te propose de t'instruire. Allez viens-là, j'en ai pas fini avec toi. »
« Non, je veux pas ! », s'affola Joe qui quitta précipitamment la pièce, percutant apparemment quelqu'un.
« Hé, doucement mon grand, tu pourrais blesser quelqu'un », fit une voix chaleureuse. « Sebastian, tu viens ? Le petit-déjeuner est prêt. »
L'interpelé se leva et croisa le regard pétillant de monsieur Martinez, le gentil prof de la bande d'après ce qu'il avait compris. Ce dernier sourit et lui fit signe de le suivre vers la salle.
Sebastian s'exécuta, mais alors qu'il marchait à la suite du bel enseignant, les paroles de Fabray se mirent à résonner désagréablement dans son esprit :
« Ouvre les yeux sur qui autour de toi t'apprécie réellement… »
À suivre...
Je précise au cas où que la chanson de Quinn est "I'm yours", de Jason Mraz. Je sais pas vous, mais moi j'ai hyper envie d'entendre la voix de Dianna Agron dessus... *.*
Allez, une ch'tite riviou pour la route ? O:)
