Hello tout le monde ! :)

Voici enfin le chapitre 6 tant attendu ! Désormais, je posterai sûrement un jour sur deux (voire un jour sur trois) plutôt que tous les jours, c'est plus facile à suivre pour moi ^^'

Je remercie mon cher ami Alounet et ses menaces qu'il ne met pas à exécution : t'as vu, j'ai réussi à le finir ! :P


L'INSTANT PUB :

(troisième édition)

Un Klaine torride et intriguant,

Un Sory magique et touchant,

Un Pinn hot à couper le souffle,

Un Tike sauvage et provocateur...

Retrouvez ces quatre lemons - et bientôt d'autres - dans :

"Ski Estival Les Scènes Censurées"

Par Alounet

Un recueil fantasmagorique que je vous recommande vivement ! ;)


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Ski estival

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Chapitre 6 : Le plan de Super Sanny

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Comme elle s'y attendait, Quinn n'eut pas une journée des plus joyeuses. Non seulement, Rachel suivait son conseil – son ordre – et restait loin d'elle, mais en plus, le manque de sommeil se faisait sentir lorsqu'elle skiait. Elle dut encore une fois rester à l'arrière, soutenue, non par Sam et Mike, comme on s'y attendrait, mais par Santana et Brittany. La brune avait abandonné son envie de vitesse pour lui tenir compagnie, et Quinn devait reconnaitre que son franc parler et son humour perçant étaient très bénéfiques pour son moral. Brittany, quant à elle, restait fidèle à elle-même :

« ... et grâce aux caméras que Sanny m'a aidée à mettre, je sais que Lord Tubbington ne pourra pas me mentir sur ce qu'il a fait pendant mon absence ! Quinn, tu m'écoutes ? »

« Oh, non désolée », s'excusa la blonde, détournant rapidement le regard de Rachel.

« Quinn, arrête, tu te fais du mal pour rien », lui conseilla la latino, pas dupe. « Tu veux que j'aille chercher Finnocence pour me foutre de sa gueule ? »

« C'est gentil Santana, mais tu as déjà passé la matinée à le décrire dans toute son imperfection, je ne crois pas que je pourrais en supporter plus… », fit Quinn avec une expression dégoûtée.

« Pourtant j'ai fait que le portrait physique, attends un peu que je m'attaque à l'immensité de sa connerie… »

« Pourquoi vous êtes si méchantes avec lui ? », intervint l'innocente Brittany.

« Parce que ce trou du cul sur pattes a encore des vues sur la propriété de Quinn », expliqua Santana, le plus naturellement du monde.

« Rachel n'est pas ma propriété. »

« Pas encore, mais attend de voir… », affirma la brune avec un sourire entendu.

« En fait », commença Brittany avec un air concentré, « ce qu'il faudrait, c'est que Finn sorte avec quelqu'un d'autre, comme ça il empêchera plus la corne de Rachel de pousser… »

« Sa corne ? », l'interrogea Quinn qui avait du mal à suivre.

« Oui, pour qu'elle devienne une vraie licorne comme nous ! », s'exclama-elle joyeusement.

« Licorne veut dire gay », chuchota Santana à l'oreille de son amie.

« Oh, bien sûr ! », fit Quinn, amusée.

« Mais », contra Santana, « le problème est : quelle fille serait assez conne pour vouloir de lui ? »

« Tu es consciente que tu nous insultes toutes les deux en disant ça ? », signala Quinn.

« Je veux dire, quelle fille n'ayant jamais goûté à l'horreur qu'est baiser avec Finn voudrait de lui ? »

« Pourquoi une fille ? Sa corne a déjà poussé ! », contra Brittany. « Quoi, vous la voyez pas ? », s'étonna-t-elle lorsqu'elle vit leurs visages choqués.

« Tu es sérieuse ? », hésita Quinn. « Tu penses vraiment qu'il est… enfin, qu'il a une corne ? »

« Bien sûr ! J'avoue, moi non plus je la vois pas trop bien parce qu'elle est encore floue. Attendez, je vais lui demander de se mettre à côté de Puck, c'est là qu'on la voit le mieux. Je sais pas pourquoi d'ailleurs, ça doit être sa crête qui capte mieux les ondes licornes... »

Quinn et Santana se regardèrent, sonnées. Puis la brune s'exclama fièrement :

« J'ai toujours dit que ma Brit était un vrai génie ! »

« Mes trois tas de cellulite préférés, on se bouge là ! », les interpela Sue, pleine de poésie.

« C'est même pas vrai ! », s'indigna Brittany. « Avec Santana, on a fait du sport de chambre toute la nuit, c'est impossible qu'on ait de la cellulite. »

Les trois jeunes filles mirent fin à cette étrange discussion pour se concentrer sur le ski, mais cela n'empêcha pas Quinn de jeter fréquemment des coups d'œil à Finn.


« Kurt, il faut qu'on parle ! C'est une urgence ! »

Le jeune homme soupira et se résigna à détourner les yeux du regard envoûtant de son petit-ami. Le groupe était redescendu dans un bar de la station pour déjeuner, et Rachel avait eu la bonne idée de débouler comme une furie à sa table.

« Laisse-moi deviner, tu as besoin d'un gay-versation et tu t'es dit que mon déjeuner en tête-à-tête avec Blaine serait le meilleur moment… »

« Kurt, s'il te plaaaaiiiiit... »

Elle lui fit ses meilleurs yeux de chat potté, et le châtain se demanda ce qui lui avait pris de devenir ami avec cette manipulatrice diabolique.

« D'accord, je t'écoute… »

La jeune fille s'assit et commença, mal à l'aise :

« Est-ce que si Quinn me manque horriblement, ça veut dire que je suis peut-être amoureuse d'elle ? »

« C'est ta meilleure amie, c'est normal qu'elle te manque, ça ne veut pas forcément dire que tu l'aimes… », opposa Kurt.

« Oui mais comment je peux savoir, moi ? »

« J'ai une idée », proposa Blaine, « On va te poser des questions, essaie de ne pas réfléchir avant de répondre… »

« D'accord. »

« Bien », commença Blaine. « Qu'est-ce qui te manque le plus chez elle ? »

« Son sourire», répondit aussitôt Rachel. « Quand elle me souriait, j'avais vraiment l'impression, que… je ne sais pas, que j'étais spéciale… »

Kurt eut un moment d'arrêt.

« Tu es spéciale, Rachel. Tout le monde se tue à te le dire, tu devrais le savoir depuis le temps. »

« Je le sais. Mais là c'était différent, je le sentais. »

« Je vois… Bien, deuxième question », enchaîna Kurt. « Qu'as-tu ressenti quand elle t'a embrassée, hier. »

« J'ai pas eu le temps d'y penser, j'étais juste choquée, je crois… »

« Et la deuxième fois ? »

« La deuxième… quoi ? Vous avez… »

« Le restaurant a une vitrine transparente », se justifia le châtain. « Même Sam et Mike étaient trop inquiets pour détourner le regard… »

« Grmpfrh… »

« Alors, qu'as-tu ressenti la deuxième fois ? »

« Que c'était… pas désagréable… Mais j'aurais préféré qu'elle ne m'embrasse pas… pas comme ça… »

« Comment ? »

« Pas de force. »

Kurt et Blaine échangèrent un regard. Le bouclé poursuivit :

« Si elle t'avait laissé le choix, tu l'aurais repoussée ? »

« … »

« Rachel ? »

« Je… je ne crois pas. »

« Pour ne pas la blesser ? », s'enquit Kurt. « Ou parce que tu en avais réellement envie ? »

Pour toute réponse, la brune porta une main à ses lèvres, ayant soudain l'impression de sentir à nouveau ses lèvres contre les siennes.

« J'ai une dernière question », se lança Blaine au bout d'un moment. « Si aujourd'hui, Quinn venait vers toi et demandait que vous vous réconciliiez, est-ce que tu pourrais redevenir sa meilleure amie ? »

Elle sembla réfléchir.

« Non », avoua-t-elle finalement. « De toute façon, elle ne veut plus de moi maintenant. Elle doit me détester… »

Sans qu'elle ne l'ai vu venir, une larme se mit à couler sur sa joue.

« Rachel, mais tu es aveugle ma parole ?! », l'agressa presque Kurt. « Elle t'aime, et elle croit que toi, tu aimes Finn. C'est la seule raison pour laquelle elle rejette ton amitié. »

« Quoi ?! Mais c'est n'importe quoi ! », s'écria la brune, se levant brusquement de sa chaise. « Il faut que je lui dise, elle ne peut pas… »

« Rachel, rassieds-toi, ce n'est pas le moment », fit Kurt d'une voix très calme qui la fit obéir.

« Mais où elle est allée chercher ça ? »

« Je ne sais pas, mais j'ai entendu Santana dire à Quinn que tu étais vraiment idiote de lui préférer Finn. »

« Pardon ? »

« Bon, c'est vrai, elle ne l'a pas dit en ces termes… »

« Je pense que Quinn s'accroche comme elle peut », suggéra Blaine. « C'est plus facile pour elle de se dire que tu la rejettes parce que tu en aimes un autre plutôt que d'admettre que tu n'aurais pas eu de sentiments pour elle, de toute manière… »

« Mais c'est faux, bien sûr que je l'ai… »

Rachel plaqua ses deux mains sur a bouche en se rendant compte de ce qu'elle allait dire, les yeux écarquillés. Blaine semblait satisfait de ce qu'il avait réussi à lui faire admettre, et Kurt le regardait avec admiration.

« Il y a des vérités qui nous échappent au moment où on s'y attend le moins », fit simplement le bouclé.

« Mais c'est pas possible », s'affola Rachel. « On ne peut quand même pas tomber amoureux en moins de vingt-quatre heures ! »

« Bien sûr, qu'on peut ! Moi je suis tombé amoureux en une fraction de secondes », répondit Kurt en adressant un petit sourire à Blaine. « Dès que j'ai croisé son regard pour la première fois… »

Son petit ami s'empara de sa main en lui rendant son sourire.

« Oui mais pas de quelqu'un qu'on connait depuis toujours », contesta la brune. « Je ne la voyais que comme une amie et d'un coup, boum, j'en tomberais amoureuse ? »

« Je n'aurais jamais pensé dire ça un jour, mais je crois que tu as un peu abusé des comédies musicales… »

« Je ne suis pas d'accord », intervint Blaine. « Il ne s'agit pas de tomber amoureux d'un coup, comme tu dis. On peut très bien aimer quelqu'un depuis très longtemps sans le savoir. Et puis à un certain moment, je ne sais pas, en voyant cette personne chanter Blackbird par exemple, on se rend compte des sentiments qu'on éprouvait depuis tout ce temps… »

Le regard de Kurt se mit à pétiller et Rachel en eut marre de tenir la chandelle.

« Hé, je vous rappelle qu'à la base, c'est moi que vous devez aider ! »

« Et bien tu es amoureuse de Quinn, c'est génial, et on et très contents pour toi », lâcha Kurt sans quitter son petit ami des yeux.

« Mais comment je lui dis ? »

« Désolé Rachel, mais on en a déjà assez fait. C'est toi qui lui as brisé le cœur, à toi de réparer tes erreurs. »


Sebastian était seul à sa table devant une assiette à laquelle il n'avait pas touché, le regard fixé sur la table des professeurs. Pour être plus précis, sur un prof en particulier. Et pour être encore plus précis, sur les fesses de ce fameux professeur.

Si Colgate Freedent Martinez était célèbre pour son sourire, le jeune homme constatait à présent que son cul non plus n'était pas désagréable à regarder !

De plus, cet intérêt soudain pour le bel hispanique lui avait permis de faire une découverte intéressante : Martinez n'avait d'yeux que pour lui ! Il avait cessé de compter le nombre de fois où il l'avait surpris en train de l'observer, et ne se lassait pas de le voir rougir puis détourner rapidement le regard. Et dire qu'il venait seulement de s'en rendre compte !

À sa place, beaucoup n'auraient vu qu'un vieux pervers intéressé par un petit jeune. Sebastian, lui, voyait un homme diablement sexy même après avoir passé la trentaine, et surtout facile à mettre dans son lit. N'en déplaise à Fabray, ce mec était comme beau morceau de viande qu'on lui servait sur un plateau d'argent. Et il n'allait pas se priver pour se servir, encore et encore.

« Ce soir, Martinez », pensait-il il triomphalement. « Ce soir, on va se régaler, toi et moi… »


« On ne peut pas la laisser dans cet état ! », décréta Santana.

Après avoir vu le télésiège de Quinn et Sam s'éloigner et chargé Brittany d'occuper Rachel, la brune venait de former un petit conciliabule avec les autres membres des New Directions.

« Je ne vois pas ce qu'on peut faire », hésita Tina. « On ne sait même pas si Rachel est amoureuse d'elle… »

« Oh, elle l'est ! », certifia Kurt. « Elle a eu du mal à l'admettre, mais elle l'est. »

« Mais nous connaissons aussi son don inné pour tout faire foirer », enchaîna Mercedes. « Donc la question est : comment fait-on pour les mettre dans les bras l'une de l'autre ? »

« Mais bien sûr ! », s'écria Santana. « Mercedes, tu es un génie ! »

« Ah bon ? Qu'est-ce que j'ai dit ? »

« On va les mettre dans les bras l'une de l'autre. Au sens propre de terme. Je ne sais pas vous, mais moi je peux jamais m'empêcher de sauter sur Brit si elle est pressée contre moi. Donc on en prend une, on la jette sur l'autre, et on attend que ça prenne ! »

« Heu… c'est pas un peu dangeureux ? », hésita Mike.

« Ne contredis pas mon plan parfait, toi ! », l'agressa la latino. « D'après ce que t'as fait hier soir, t'es plutôt mal placé pour critiquer les bienfaits du corps à corps ! »

« Quoi ?! », s'affolèrent les deux asiatiques.

« Le chambres sont peut-être insonorisées, mais pas la bibliothèque… », fanfaronna la brune.

Tina baissa le regard, rougissante, mais ne put s'empêcher de sourire malgré tout. Mike lui avait offert une nuit merveilleuse qui valait largement toute l'inquiétude que lui avait apportée l'affaire Sebastian. Affaire définitivement terminée, et tant mieux pour son couple !

« Bon, on oublie un peu monsieur et madame riz cantonné, et on se concentre sur mon plan, s'il vous plait ! Qui me suit ? »

Silence de mort.

« Très bien, dans ce cas… Démonstration ! »

Sans prévenir, Santana se glissa derrière Kurt et, d'un violent coup dans le dos, le projeta sur Blaine. Seuls les réflexes de ce dernier les empêchèrent de s'effondrer tous deux sur le sol. En effet, le brun avait fermement agrippé les hanches de son petit-ami, dont les bras étaient enroulés autour de son cou. Leurs corps étaient comme soudés l'un à l'autre, leurs lèvres se touchant presque. Et pour une fois, Kurt fut le premier à céder et rompit l'infime distance qui les séparait, embrassant fiévreusement le garçon qui le serrait dans ses bras.

« Alors ? », les nargua Santana. « Efficace, non ? »

Le silence admiratif qui suivit fut bientôt interrompu...

« Aaaaaaah ! »

Tous se tournèrent vers l'origine du cri, à savoir Sugar, qui était étalée de tout son long dans la neige sous le regard désolé d'un certain irlandais.

« Rory, pourquoi t'as reculé ? », couina-t-elle.

« J'oubliais de préciser », ajouta Santana. « Ça ne marche que si l'autre personne vous aime assez pour vous rattraper… »

« Y en a un qui va m'entendre ! », tempêta la rousse qui s'était relevée, se dirigeant d'un pas énervé vers Sebastian.

« J'aurais jamais cru dire ça », soupira Tina, « mais en cet instant, je le plains sincèrement… »


À l'arrivée du télésiège, Santana et Brittany se jetèrent sur Quinn, sous le regard médusé de Sam.

« Hé, doucement ! », les héla ce dernier en voyant que les deux jeunes filles trainaient sans ménagement sa meilleure amie.

« Fais nous un peu confiance et va plutôt surveiller ton irlandais ! Sugar aime bien se jeter dans ses bras quand t'es pas là… »

Le blond lâcha le morceau face à cet argument choc.

« Les filles, où est-ce que vous m'emmenez ? », s'inquiéta Quinn, qui n'était pas très rassurée non plus.

« Je m'excuse d'avance pour ce que je m'apprête à faire », commença Santana. « Ça va pas te plaire mais crois-moi, c'est pour ton bien. »

« J'adore quand elle parle comme ça », raconta Brittany à une Quinn qui se faisait toujours trainer dans la neige, ses skis l'empêchant de riposter. « Parce que ça veut dire qu'elle se transforme en Super Sanny, et qu'elle va botter les fesses des méchants ou aider des gentils… »

« Qu'est-ce que... ? »

La blonde s'interrompit quand elle comprit que ses deux amies la dirigeaient vers Rachel. Cette dernière lui tournait le dos, discutant innocemment avec Mercedes.

« Santana, arrête ça tout de suite ! », paniqua Quinn.

« Mercedes, maintenant ! », hurla la latino.

Tout se passa alors très vite. Mercedes retourna brusquement Rachel, et cette dernière eut tout juste le temps d'apercevoir Quinn que sa blonde fonçait droit sur elle, incapable de s'arrêter vu la force avec laquelle Santana venait de la pousser. Sans surprise, Rachel la rattrapa à temps, extrêmement troublée par la proximité de leurs corps et de leurs lèvres. Son regard se plongea dans les magnifiques yeux verts de l'autre jeune fille, et soudain plus rien n'existait autour d'elles. Leurs visages se rapprochaient, lentement mais sûrement, et le baiser était imminent quand Rachel se mit soudain à grimacer, passant une main sur l'arrière de sa tête.

Ce fut suffisant pour les ramener toutes deux sur terre. Quinn en profita pour se dégager de son étreinte et aussi soudainement qu'elle y était apparue, la blonde s'était échappée de ses bras. Elle fut vite rattrapée par Santana et Brittany, trop subjuguée pour leur reprocher cette vaine tentative de rapprochement.

« Elle m'a regardé avec… avec ses yeux… C'était tellement… »

« C'est pas une légende, l'amour ça défonce vraiment le cerveau ! », ricana ''Super Sanny''.

« Hé ! », s'indigna sa petite amie.

« Sauf pour nous, Brit'. Toi, tu m'as rendue plus intelligente… », répondit la brune en l'embrassant sur le front.

Rachel, de son côté, se tourna rageusement vers l'origine de cette interruption, à savoir une boule de neige qu'elle s'était prise en pleine tête. Quand elle découvrit l'identité du lanceur, sa colère augmenta d'un cran et elle s'écria :

« Finn Hudson, sale con, tu peux pas faire attention, merde ?! »

Ce ton et ce langage qui ne lui ressemblaient pas rappelèrent immédiatement à Quinn la manière dont elle-même s'était adressée à Sebastian la veille. Elle aurait presque pu en sourire, mais pour ça il aurait fallu qu'elle ne soit pas en train d'assassiner du regard le ''sale con'' susmentionné.

« Désolé, j'ai pas fait exprès ! Je visais Puck mais il a esquivé… », s'empressa-t-il de répondre, déstabilisé par la dizaine de regards meurtriers posés sur lui.

« Dis que c'est ma faute, aussi ! », se défendit Puck. « J'allais quand même pas m'la prendre en pleine face pour t'faire plaisir ! »

« Peut-être bien qu'y a une autre substance blanche que tu préfèrerais te prendre en pleine face pour lui faire plaisir... », insinua Santana d'un ton plein de sous-entendus.

« Hé, doucement les jeunes ! », intervint monsieur Shuester, rappelant à tous qu'il était là et qu'à la base, il devait servir à quelque chose. « Rachel, tu es blessée ? »

« Non, mais… »

« Alors tout va bien ! Finn, fais plus attention la prochaine fois… Allez tout le monde, il faut commencer la descente maintenant si nous ne voulons pas être surpris par la nuit... »

« Je suis vraiment navré que ce soit à moi de le signaler, monsieur », intervint Sebastian d'un ton moqueur, « mais je crois bien qu'il vous manque deux élèves… »

Il y eut un silence, puis…

« Merde ! », s'écria Santana. « On a oublié de décoller Kurt et Blaine ! »

« Et où sont-ils ? »

« Au départ du télésiège », expliqua la brune.

« Ils vont sûrement nous rejoindre dès qu'ils verront que nous sommes partis », supposa William.

« S'ils font toujours ce qu'ils faisaient quand on les as laissés, on peut les attendre encore longtemps ! », railla Santana.

« T'as qu'à commencer la descente avec eux Will », proposa monsieur Martinez. « Je vais les chercher. »

« Vous voulez que je vienne avec vous ? », demanda Sebastian avec une voix aimable qui choqua tout le monde. « Juste pour vous montrer où ils sont. »

« Mais c'est impossible de les manquer, ils sont juste en... aïe ! », tenta Mike, interrompu par un coup de genou de sa chère et tendre, ce qu'elle nierait plus tard, évidemment.

De toute manière, le télésiège redescendant David et Sebastian était déjà parti, non sans un joyeux « Pas d'abus sexuels sur mineurs, hein, Freedent ! », lancé par cette chère Sue. Idéal pour détendre l'atmosphère !


Quelques minutes après leur départ, ils furent surpris de croiser Kurt et Blaine, assis sur un télésiège de la file en sens inverse. Et toujours en train de s'embrasser...

« Bon, j'imagine qu'on est partis pour un aller-retour inutile », soupira le prof.

« J'ai envie de faire comme eux, tout à coup », lâcha Sebastian avec son sourire de prédateur.

« Pardon ?! », s'étrangla David qui pensait avoir mal entendu.

« Vous avez très bien compris », rétorqua le Warbler, qui le dévorait du regard. « Pour ma défense, vos lèvres me supplient de les embrasser. »

« Sebastian, tu as perdu la tête ! », s'écria l'enseignant, rougissant.

« Oh, jouez pas les vierges effarouchées avec moi, je sais que vous en crevez d'envie aussi », fit le jeune homme en se rapprochant dangereusement. « Et je dois dire que c'est très agréable de sentir votre regard constamment sur moi... »

L'homme détourna les yeux, honteux que ce garçon ait découvert l'attirance coupable qu'il éprouvait pour lui.

« Peu importe que j'en aie envie ou non », finit-il par dire, « l'important c'est que je n'en ai pas le droit. J'ai au moins le double de ton âge, et surtout je pourrais perdre mon emploi.»

« Vous être trop mignon », soupira Sebastian sans se départir de son sourire. « Et puis vous avez quoi ? Trente-cinq ans à tout casser ! J'me suis déjà fait plus vieux que ça… »

David posa sur lui un regard estomaqué, mais il poursuivit :

« Je comprends parfaitement ce que vous dites, mais il n'y a risque que s'il y a témoin. »

« Je ne veux même pas penser à ce que tu es en train de proposer ! », s'énerva David dont les nerfs commençaient à lâcher face à l'insistance du beau jeune homme à côté de lui. « J'aime trop enseigner pour prendre un tel risque… Alors désolé, mais c'est non ! »

« Qui a dit que je vous laisserais le choix ? »

Et sans plus de cérémonie, Sebastian se jeta sur les lèvres si tentantes de l'hispanique, qui répondit malgré lui à ce baiser sauvage et impatient. Ses lèvres expertes étaient chaudes et douces contre les siennes, et David se sentit presque fondre sous leurs baisers.

Puis il se rendit soudain compte de ce qu'il était en train de faire et le repoussa, mais il était trop tard. Le mal était fait. Et le sourire satisfait du jeune homme assis à ses côtés lui renvoyait sa faute en pleine face.

« Il ne s'est rien passé ! », s'empressa-t-il de dire.

« C'est ça, et moi je suis toujours puceau ! », se moqua Sebastian.

« Tu es complètement irréfléchi ! Imagine si on nous avait vus ! »

« Vu quoi ? Je croyais qu'il ne s'était rien passé… », lui ressortit Sebastian. « De toute façon, il y a pas grand monde qui aurait pu nous voir, là où on est. »

« On est presque arrivés », contesta David.

« Déjà ?! C'est dingue comme le temps passe vite quand on s'amuse avec Professeur Beau Gosse ! »

« Sebastian, s'il te plait… »

« D'accord, mais on continuera cette conversation ce soir dans ma chambre… »

« Hors de question ! »

« Vous avez peur de craquer, c'est ça ? »

« Pas du tout ! Cette conversation ne devrait même pas avoir eu lieu. »

« Hou là ! Et moi qui croyais que vous étiez le prof cool de la bande… »

« Et moi qui croyais que tu étais un simple adolescent seul et perdu… »

« Ah j'avoue, je vous ai bien couillonné sur ce coup là ! »

Il se prit un regard noir.

« Un dernier baiser avant l'arrivée ? »

« Sûrement pas ! »

Sebastian allait laisser tomber pour cette fois, mais il ne put s'empêcher de trouver l'enseignant adorable, avec son expression de gamin boudeur.

« Tant pis, je me sers ! »

Il l'embrassa rapidement juste avant qu'ils n'atteignent la plateforme du télésiège et en descendent.

Ils ne trouvèrent pas Kurt et Blaine comme ils s'y attendaient. En revanche, Will était toujours là. Et vu l'air contrarié qu'il affichait, il n'avait pas manqué le baiser que Sebastian venait de voler à David.

« On parlera de ça plus tard », fit-il discrètement à son collègue avant de se lancer sur la piste.

« Après toi », indiqua David au jeune Smythe.

« Cette nuit aussi, vous comptez venir après moi ? »

Remarquant que le professeur était au bord de l'explosion, Sebastian se dit que c'était peut-être la provocation de trop. Oh allez, une petite dernière pour la route…

« Vu que vous serez derrière moi, vous gênez surtout pas pour mater mon cul. Il demande que ça ! »


À suivre...