Coucou !

Voilà enfin le chapitre 7, retardé par la reprise des cours qui empiète beaucoup trop sur mon temps libre… :(

La chanson de ce chapitre sera "Nothing's gonna change my love for you", de George Benson. Je vous conseille vivement de l'écouter au moment venu, je la trouve tout simplement parfaite pour la situation et le personnage qui la chante... *.* Bref, je n'en dis pas plus ! :P

Au passage, n'oubliez pas d'aller jeter un coup d'œil à "Ski Estival Les Scènes Censurées" de mon Alounet préféré, ce recueil vaut vraiment le détour ! ;)

Bref, bonne lecture à tous… ^^


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Ski estival

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Chapitre 7 : L'infidélité du beau blond

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Sue s'apprêtait à faire quelque chose qui lui était totalement étranger : frapper à une porte avant de l'ouvrir. Disons que quand on veut faire la morale à Sebastian Smythe, on y réfléchit à deux fois, même quand on s'appelle Sue Sylvester ! Mais bon, ce sale gosse avait des vues sur son Colgate Freedent, hors de question qu'elle en laisse un autre le torturer. Martinez était son punching-ball à elle, et rien qu'à elle !

L'esprit empli de ces douces pensées, elle s'apprêtait donc à donner à la porte du jeune homme ce qu'elle méritait en cognant bien fort dessus. Mais malheur ! Ce petit plaisir lui fut retiré au moment où la poignée tourna, entrouvrant la porte sans pour autant qu'elle ne s'ouvre.

Des éclats de voix se faisaient entendre, et Sue découvrit avec effarement qu'une engueulade avait lieu dans cette chambre. De quel droit osaient-ils se hurler dessus avec tant d'énergie sans même l'avoir conviée à la fête ? Mais quel manque de savoir-vivre !

« Je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi ! », cracha Sebastian avec mépris. « J'ai assez d'amour propre pour ne pas m'abaisser à faire ce genre de choses, moi ! »

« Pourtant je sais que tu le feras, Smythe », affirma l'écureuil friqué. « Tu aimes trop manipuler les autres pour refuser… »

Puis Sugar quitta la pièce, son sourire suffisant s'effaçant bien vite lorsqu'elle aperçut la coach.

« Eh ben, t'as pris ton temps, saleté d'écureuil ! », grogna Sue, une main déjà sur la porte. « Bon, à mon tour ! »

Une chose était sûre, la soirée du jeune Warbler avait vraiment mal commencé.


Pendant ce temps là, dans la chambre voisine...

« Je peux te parler ? », hésita Will, mal-à-l'aise, à l'entrée de la chambre de son collègue. « C'est à propos de Sebastian… »

« Entre », soupira David, assis sur son lit.

Ce dernier fixait le mur qui lui faisait face, arborant une expression contrariée. William prit place à ses côtés, posant une main encourageante sur son épaule.

« Même si tu m'as dit que tu te montrerais ferme avec cet élève qui avait des vues sur toi, je me doutais bien que le problème n'était pas réglé… », commença-t-il.

« Non, je n'ai jamais dit que… »

« Je sais bien que tu n'es pas un prof autoritaire », le coupa Will, « mais il est grand temps que tu fasses une petite exception. Surtout avec Sebastian, tu auras du mal à t'en défaire ! »

« Ce n'est pas que lui, il y a aussi… »

« Tu dois vraiment ne laisser aucune ambiguïté entre vous », poursuivit-il, inconscient de la tension grandissante qui habitait son ami. « Sinon il ne se privera pas pour recommencer ce qu'il a fait tout à l'heure… »

« Ce n'est pas entièrement sa faute non plus », tenta encore David, « j'ai ma part de… »

« Tu ne le connais pas ! Si les élèves le fuient comme la peste, c'est pour une bonne raison. Il faut que tu le repousses clairement, David. »

« Si je n'y arrive pas », essaya une fois de plus l'hispanique, « c'est parce que… »

« J'ai bien compris, tu as peur de lui faire de la peine, mais ne crois pas que… »

« Si tu me laissais en placer une, tu comprendrais que le plus gros problème n'est pas que Sebastian m'ait fait des avances, mais que moi je sois attiré par lui ! », hurla David, excédé par l'absence de perspicacité de son collègue.

Essoufflé, il écarquilla soudain les yeux, choqué par la bombe qu'il venait de lâcher.

Will, sonné lui aussi, finit par demander :

« Tu te rends compte de ce que ça implique ? »

« Bien sûr que oui… », soupira le brun en se prenant la tête dans les mains. « Je connais les risques et je n'ai aucune envie de perdre mon job. »

« Tu le lui as dit ? »

Le visage de David se fendit d'un petit sourire.

« Il n'est pas vraiment sensible à toute forme d'argumentation », ricana-t-il.

« Alors la prochaine fois qu'il tente quelque chose, ne le laisse pas faire. »

« Si ta Emma se jetait sur toi pour t'embrasser sauvagement, tu l'en empêcherais ? »

« C'est différent, Emma j'en suis amou… »

Il laissa sa phrase en suspens, dévisageant son collègue d'un air incrédule, puis reprit :

« David, ne me dis pas que tu as des sentiments pour lui ? »

« Honnêtement Will, je n'en sais rien. Mais ce dont je suis sûr, c'est que je serais incapable de lui résister… »

Il y eut un silence gêné, puis David se laissa tomber en arrière sur son lit, soupirant lourdement :

« C'est horrible, j'ai l'impression d'être une collégienne ! »

Shuester eut un petit rire avant de décréter :

« On s'arrangera pour l'empêcher de se retrouver seul avec toi, si tu préfères… »

« Merci William, vraiment. »

Ce dernier se dirigea vers la sortie et allait le laisser, quand David l'interpella :

« Au fait, tu peux ne rien dire à Sue à propos de… tout ça ? »

Son ami eut un sourire désolé.

« C'est un peu tard. Elle est assez observatrice pour avoir compris toute seule… »

Au même moment, des éclats de voix se firent entendre depuis le couloir :

« Mais vous vous prenez pour ma psy ou quoi ? Foutez-moi la paix, merde ! »

« Tu t'énerves parce que tu sais que j'ai raison ! »

« Non, je m'énerve parce que vous êtes folle ! »

« Tu ne peux pas le prouver… »

Une porte claqua et une Sue furax traversa le couloir, s'arrêtant en remarquant Shuester à l'entrée de la chambre de Martinez.

« Je retire tout ce que j'ai pu dire de gentil ou compatissant envers lui, ce sale gosse a vraiment rien dans le citron ! », tempêta la coach. « Au fait Freedent, j'ai décidé d'arrêter de te surveiller, toi et tes pratiques sexuelles déviantes ! Sens-toi libre de lui faire tout ce que tu veux, il mérite que ça… »

Voyant que William lui faisait les gros yeux, elle s'éclipsa :

« Bon, on se voit au dîner ! C'est l'heure de mes hormones bovines… »


« Arrête de stresser Quinn, Berry va venir… »

« Je ne suis pas stressée du tout ! »

« Alors tu peux me dire pourquoi ça fait cinq minutes que tu massacres cette pauvre serviette innocente ? »

Quinn croisa le regard moqueur de Santana et reposa sa serviette en papier – complètement déchiquetée – sur la table.

« Et si elle ne trouvait pas le micro ? »

« J'ai chargé Mercedes de la faire tomber dessus "par hasard"… », lui garantit son amie.

« Mais si jamais… »

« Elle arrive ! »

Le regard de Quinn se posa immédiatement sur l'entrée du restaurant, et elle y vit Rachel qui se dirigeait vers elle d'un pas empressé. La petite brune s'assit juste à côté d'elle et posa le micro doré sur la table.

« C'est toi, n'est-ce pas ? », demanda-t-elle à Quinn.

« Oui », admit la blonde. « Pour rattraper le solo que je t'ai volé hier. »

« Je refuse ! »

Une dizaine de regards choqués se posa sur elle. Rachel refusait un solo ?! La situation était grave…

« Pardon ? »

« Je ne veux pas de ce micro. »

So ton était ferme et sans appel. Quinn commençait vraiment à s'inquiéter :

« Rachel, tu es sûre que ça va ? »

« Hier, pourquoi as-tu choisi de m'avouer tes sentiments en chanson ? »

La blonde hésita un instant, puis se lança :

« Parce que je sais que c'est de cette manière que tu préfères t'exprimer. Surtout quand il s'agit de sentiments. »

La brune sembla satisfaite de cette réponse.

« Et bien aujourd'hui, je choisis d'exprimer mes sentiments en refusant de chanter. »

Elle jeta un regard ennuyé au micro et poursuivit :

« J'ai été tellement idiote, hier, Quinn », fit Rachel en saisissant la main de l'autre jeune fille. « Et j'espère que tu voudras bien me pardonner. Parce que j'ai enfin compris que le chant n'est pas ce qui compte le plus, à mes yeux… »

« Et qu'est-ce qui compte le plus ? », demanda Quinn en plongeant son regard dans celui de Rachel.

« Toi… »

Après quoi, la brune déposa tendrement ses lèvres contre celles de Quinn, initiant un baiser amoureux et passionné, sous les acclamations du reste de la tablée.

« Ça y est, c'est officiel ! », s'écria joyeusement Santana. « Les trois filles avec qui Hudson a couché sont lesbiennes, qu'on l'applaudisse bien fort ! »

Rachel sentit Quinn sourire contre ses lèvres, mais elle ne sut jamais si c'était à cause de la remarque de la latino, ou parce qu'elle venait d'enrouler ses bras autour de son cou, pressant leurs corps l'un contre l'autre. Et pour la première fois de sa vie, la petite diva était heureuse de ne pas avoir chanté.


« Hey, mec, tu vas pas faire la gueule toute la soirée quand même ? », attaqua Puck dès que la porte fut refermée.

Il avait bien remarqué à quel point son meilleur ami – voire un peu plus depuis quelques temps – était contrarié. Préférant ne pas avoir ce genre de conversation en public, Puck l'avait donc traîné derrière le restaurant, passant par la porte de service.

« Désolé, j'arrive pas à me faire l'idée qu'elles sont ensemble. Ça te fait rien à toi ? »

« C'est vrai que ça me fait bizarre. Mais si elles sont heureuses comme ça, alors moi je les soutiens totalement. »

« Mouais… »

« Et puis d'un autre côté, on est pas hyper clean non plus, dans cette histoire ! »

« J'sais bien mais... j'aime pas ça, c'est tout ! »

« Alors soit c'est ton côté homophobe qui ressort, ce qui s'rait vraiment con vu ce qu'on fait de nos nuits... »

« N'importe quoi ! », s'indigna Finn.

« … soit », poursuivit Puck en l'ignorant, « et je pense que c'est ça – t'es juste jaloux parce que t'es encore amoureux de Rachel… »

« Non mais ça va pas ? C'est avec toi que j'suis, maintenant ! »

Visiblement, Puck ne s'attendait pas à ça. Le profond étonnement qu'il affichait fit immédiatement regretter à Finn ces mots sortis trop vite.

« Enfin, c'est pas ce que j'voulais dire ! Et puis on est pas vraiment... »

Puck le coupa en l'embrassant. Ce ne fut pas long, ni sauvage contrairement aux à tous les baisers qu'ils avaient échangé jusque-là. Une simple pression, presque une caresse, de ses lèvres contre les siennes. C'était vraiment très différent. Mieux, d'une certaine manière.

Finn ne savait pas trop ce qu'il devait en penser. Mais quand il vit le sourire de son ami, il sourit à son tour. Et il n'eut pas l'impression de faire semblant. Il n'avait jamais eu à faire semblant, avec Puck.

Quinn et Rachel pouvaient bien faire ce qu'elles voulaient ! Au fond, il s'en fichait…


« Kurt, Tina, pas touche ! », couina Sugar lorsqu'elle vit les vit lorgner avec envie le micro doré, toujours au milieu de la table.

« Rachel n'en veut pas », se défendit le châtain.

« On a qu'à lui demander à qui elle offre son solo ! », proposa Tina, pleine d'espoir.

Tous deux se tournèrent vers la diva en question, toujours étroitement serrée contre sa désormais petite-amie, et toujours en train de lui dévorer les lèvres.

« Rachel n'étant pas en état de choisir, je décide que le micro revient à Rory, vu que c'est lui qui l'avait au départ », décida-t-elle avec un regard plein de reproches dirigé vers lui.

« Je suis vraiment obligé ? », demanda l'irlandais.

« Oui ! Et n'oublie pas : interdiction de dédier ta chanson à Sam ! Allez, dépêche-toi, on t'attend sur scène !»

Le blond la regarda avec tout le mépris dont il était capable mais elle ne le remarqua même pas, poussant son Rory vers la fameuse scène.

Le brun sembla hésiter, l'air concentré, puis son visage se fendit d'un petit sourire. Il dit quelques mots au pianiste avant de s'approcher enfin du micro, sous les gloussements excités d'une certaine rousse.

« Bonsoir », salua-t-il en ancrant son regard dans celui de son petit-ami. « Je voudrais dédier cette chanson à la personne que j'aime, qui se reconnaîtra je pense. »

Le pianiste commença à jouer et le visage de Sam s'illumina.

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If I had to live my life without you near me

The days would all be empty

The nights would seem so long

With you I see forever, oh so clearly

I might have been in love before

But it never felt this strong

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Le regard de Rory se posa sur Sugar lorsqu'il chanta la fin du couplet et la rousse semblait en extase, passant totalement à côté du message qu'il voulait transmettre : oui, il l'avait aimée, mais ce qu'il avait éprouvé pour elle n'était en rien comparable à tout l'amour qui le liait aujourd'hui à Sam. Et ça, le blond l'avait bien compris, vu l'immense sourire qui apparut sur son visage.

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Our dreams are young and we both know

They'll take us where we want to go

Hold me now, touch me now

I don't want to live without you

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Nothing's gonna change my love for you

You ought to know by now how much I love you

One thing you can be sure of

I'll never ask for more than your love

Nothing's gonna change my love for you

You ought to know by now how much I love you

You'll only change my whole life through

But nothing's gonna change my love for you…

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Alors que la voix de velours de Rory chantait cette déclaration d'amour rien que pour lui, Sam se souvint des paroles de sa meilleure amie, le matin même. « Toi aussi, tu as beaucoup de chance d'être tombé sur quelqu'un comme lui. » Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle avait vu juste, même si le blond n'en avait pas douté une seconde. Sam était tellement heureux qu'il ne remarqua pas l'hystérie de Sugar, qui était pourtant juste à côté de lui. En cet instant, seul Rory existait dans son monde.

L'irlandais prononça bientôt l'ultime "Nothing's gonna change my love for you", et ce fut sous les acclamations émues du public qu'il descendit de la scène et fila tout droit dans les bras de son petit ami. Bien sûr, ce dernier ne se gêna pas pour lui montrer, à l'aide de ses lèvres, combien il avait aimé son solo.

« Hé, lâche-le espèce de… espèce de blond ! », s'indigna Sugar, pleine d'éloquence. « C'est à MOI qu'il a dédié sa prestation ! »

« Dios mío, qu'elle est conne ! », ricana une certaine hispanique. « Quand il disait "la personne que j'aime", il parlait de Bouche de Mérou, pas de toi ! »

« C'est n'importe quoi ! Dis-leur, Rory. »

« Mmmmmh… », répondit vaguement celui-ci, les lèvres comme soudées à celles de Sam.

Vexée, Sugar partit se faire pendre ailleurs.


« Hey, Sam ! », héla Puck quelques minutes plus tard.

« Ouais ? »

« Shuester et la coach s'engueulent, et Martinez est rentré au chalet. C'est le moment parfait… »

« Parfait pour quoi ? », s'immisça Santana.

« Arroser la soirée ! », fanfaronna Puck en sortant de petites bouteilles d'eau de sous sa chaise.

« Tu te fous de ma gueule ? », fit la brune.

« Renifle, avant de râler », lui conseilla Sam.

La jeune fille déboucha une des bouteilles et approcha le goulot de son nez, qui se plissa sous l'odeur.

« Vodka ? Bien joué, Puckerman ! »

« Allez, tout le monde à l'eau », fit joyeusement le brun à crête qui distribuait ses bouteilles à tout va.

« J'imagine qu'on fête la naissance du Faberry… », supposa Santana.

« Ce serait bête de fêter ça sans elles », remarqua Sam.

Les regards se tournèrent vers les chaises qu'occupaient Rachel et Quinn, encore quelques minutes auparavant.

« Oh, croyez-moi, elles aussi, elles sont sûrement en train de le fêter à leur manière, quelque part dans le chalet… », comprit Santana.

« Alors, au Faberry ! », fit Puck en levant sa bouteille.

« Au Faberry ! »


Toc toc toc

« Entrez ! », baragouina David, avachi sur son lit.

La porte s'ouvrit sur un Sebastian tout sourire, ce qui arracha un soupir au professeur.

« Tu n'abandonnes jamais, toi... »

« Pas quand je sais que j'ai déjà gagné ! »

David le regarda droit dans les yeux et, de sa voix la plus sévère, asséna :

« Tu n'as pas gagné. Quels que soient tes projets, je ne te laisserai pas faire. Maintenant veux-tu bien sortir de ma chambre, s'il te plait ? »

Sebastian le dévisagea, l'air songeur, puis avança lentement vers l'homme jusqu'à ce que leurs corps se touchent presque. Cette proximité était plus que gênante pour David, surtout si on considère l'expression concentrée qu'arborait le visage angélique du jeune homme. L'homme le trouva si craquant qu'il ne pensait pas résister bien longtemps…

Sebastian plongea son regard profondément dans le sien, et David le soupçonna de chercher à y lire ses pensées. Il s'éloigna au bout de quelques secondes, l'air satisfait.

« Vous mentez », déclara le Warbler d'un ton très calme. « Vous êtes très convaincant, mais je sais que vous mentez. Vous êtes même sur le point de craquer… »

« Qu'est-ce qui te fait dire ça ? », demanda David d'une voix nettement moins assurée.

« Vous préférez la réponse romantique ou la vérité ? »

Le regard noir que l'homme lui jeta contenait plus de désir que de colère, mais Sebastian l'ignora et poursuivit :

« Je vous dis quand même la romantique au passage : j'ai lu le mensonge dans vos yeux. C'est beau, non ? J'en suis très fier, en tout cas. Et la vérité, c'est simple : votre pantalon est très moulant. Et très gonflé au niveau de l'entrejambe, je suis flatté de vous exciter à ce point-là, vraiment… »

Profitant du silence gêné de l'autre homme, Sebastian commença à déboutonner rapidement sa propre chemise, qu'il jeta au sol avant de s'attaquer à sa boucle de ceinture.

« Arrête ça ! », s'écria enfin David, interrompant le geste du plus jeune.

« C'est vrai qu'habituellement j'aurais pris mon temps, mais là je peux plus tenir ! Toi aussi tu me fais énormément d'effet… »

Il prononça ces derniers mots d'une voix sensuelle, avant de saisir brusquement la main de l'autre homme pour la placer sur une zone stratégique de son anatomie. Zone vraiment bien réveillée.

David retira sa main comme s'il avait été électrocuté, détournant le regard de ce débauché à moitié nu en face de lui.

« Sebastian, rhabille-toi et sors d'ici tout de suite ! »

« Sinon quoi, Professeur Beau Gosse ? », le provoqua Sebastian en promenant un doit taquin le long de son bras.

« Sinon tu vas le regretter. »

« Au contraire, j'attends que ça ! », affirma le jeune homme, avant de coller son torse dénudé contre le sien, agrippant fermement ses épaules. « Et toi aussi. Ta voix me demande de partir, mais ton corps me supplie de rester… »

« Sebastian, je… »

Le jeune homme l'interrompit en donnant un coup de reins bien placé, ce qui les fit gémir tous les deux.

« Toujours envie que je parte ? »

Pour toute réponse, David se jeta sauvagement sur ses lèvres, libérant enfin tout ce désir qui le torturait depuis des jours. Sebastian savourait cette victoire, et répondit avec ardeur au baiser tandis qu'il les dirigeait vers le lit, toujours enlacés.

David en était sûr et certain, il allait amèrement regretter cette folie qu'était céder à Sebastian Smythe ! Mais il était décidément incapable de lui résister…


« Je peux… hic… Je peux dormir ici ? », bafouilla Mercedes qui avançait en titubant à travers la chambre de Joe.

« Je t'avais bien dit de ne pas toucher aux bouteilles de Puck », soupira le jeune homme.

Il l'aida à s'asseoir sur le lit de Quinn sans s'effondrer, puis l'interrogea :

« Pourquoi tu veux dormir ici ? »

« Parce que Rach – hic – Rachel m'a foutue dehors. »

« Quoi ? Pourquoi elle a fait une chose pareille ? »

« Elle voulait être tranquille pour prendre sa douche… »

« Mais… elle ne devait pas passer la soirée avec Quinn ? »

« Bah si ! Mais justement, Quinn aussi elle – hic – elle est en train de prendre sa douche… »

« Vous avec deux salles de bains dans votre chambre, pas vrai ? », demanda Joe d'un ton presque suppliant.

« Non non non ! Elle est bizarre ta question, une seule c'est déjà assez bruyant comme ça ! En plus y a même plus d'eau chaude, ça doit être pour ça qu'elles arrêtent pas de crier… »

« Aaaaaah ! », hurla le Teen Jesus en se bouchant les oreilles. « Non, pardon mon Dieu ! Je n'ai pas fait exprès d'avoir cette image satanique en tête, je vous le promets ! »

Mercedes se contenta de pouffer. Trouvant ce spectacle très à son goût, la jeune fille passa la demi-heure qui suivit à répéter « Y a Quinn et Rachel qui crient dans la salle de bains ! C'est péché et c'est pas bieeeeeen ! ».

Cette nuit-là, Joe se demanda plusieurs fois à quel point Dieu lui en voudrait s'il tuait Mercedes.


Aux alentours de quatre heures du matin, Sebastian ouvrit les yeux et eut la désagréable surprise de découvrir qu'on le fixait dans son sommeil. Et qu'on passait tendrement une main dans ses cheveux…

« Beurk ! Me regarde pas comme ça, c'est romantique et répugnant ! », grogna le jeune homme.

David détourna le regard et ramena sa main sous la couverture. Au bout d'un court instant, Sebastian reprit :

« Hey, Professeur Beau Gosse… »

« Mmmh ? »

« Je te l'avais bien dit que tu finirais par craquer ! »

David ne savait pas si son sourire satisfait lui donnait envie de le frapper ou de l'embrasser. Il choisit la deuxième option.

Ce fut un baiser radicalement différent de tous ceux qu'ils avaient échangés jusque-là. Lent, innocent, plein de douceur et de tendresse. Tout ce que Sebastian détestait, en somme ! Et il ne tarda pas à le faire savoir, avec toute la poésie dont il était capable :

« Merde ! C'est t'envoyer en l'air qui t'a transformé en guimauve humaine ? Ou c'est le septième round qui t'a tellement épuisé que tu sais plus embrasser correctement ? »

« Pourquoi tu es toujours agressif comme ça ? », répondit l'hispanique.

« Ça avait pas l'air de te déranger plus que ça, tout à l'heure ? », ricana Sebastian avec une expression lubrique. « Alors garde ces baisers-là pour la personne que tu aimeras, pas une simple partie de baise – torride, vu que c'était avec moi – mais simple partie de baise quand même… »

« Pourquoi tu dis ça ? »

« Franchement David ? Le but de ta vie est presque écrit sur ta face ! Tu vas tomber amoureux d'un mec tout mignon et niais comme toi, et vous vivrez heureux pour toujours avec deux alliances, une grande maison, un chien, des gosses, un monospace et des vacances tarif famille… Brrr, j'en ai des frissons rien que d'y penser ! »

« Je ne vois pas le mal qu'i vouloir ce genre de vie… »

« Pfff… », soupira Sebastian en se levant.

Nu comme un ver, il parcourut la chambre en quête de ses vêtements qu'il enfilait à la hâte.

« Tu pars déjà ? », s'étonna le professeur.

« Bah ouais, j'ai un truc à faire, j'suis même en retard… P'tain, où t'as envoyé mon caleçon ? »

« En-dessous du rideau. Mais tu es sûr que tu ne veux pas rester un peu ? »

« Et mes pompes, elles sont où ? »

« Sebastian, tu m'écoutes ? »

« C'est toi qui m'écoutes pas, je t'ai dit que j'avais un truc de prévu ! Et je t'ai posé une question. »

« Une accrochée au porte-manteau et l'autre sur le bureau. »

« Quoi ? »

« Tes chaussures. »

« Ah ouais… merci. »

Une fois entièrement rhabillé, il se tourna vers David :

« C'était vraiment très bon. Et je dirai rien à personne, t'inquiète pas pour ça. Bonne nuit, Professeur Beau Gosse. »

Sebastian lui fit un clin d'œil, et il se retrouva bientôt seul dans sa chambre.

Il avait bien eu raison, à propos du fait qu'il regretterait d'avoir cédé à Sebastian Smythe. Mais il ne pensait pas que ça arriverait si tôt. Ni que ça ferait si mal.


Le lendemain matin, il y en eut un autre à éprouver des regrets. Des regrets concernant essentiellement tout l'alcool qu'il avait ingurgité la veille, qui lui apportaient aujourd'hui une gueule de bois monumentale ainsi qu'un trou noir d'environ dix heures.

Son esprit embrouillé lui donnait l'impression irritante d'avoir oublié quelque chose. Quelque chose d'important.

Contrarié, Sam bougea un peu dans son lit, faisant s'agiter un Rory tout aussi dénudé que lui, d'après la peau qu'il sentait contre la sienne.

Ah, c'était donc ça ! Le blond s'en voulait d'avoir tellement bu qu'il ne se souvenait plus de la nuit sans doute torride qu'ils avaient passé. Et lui qui souhaitait n'oublier aucun des moments magiques qu'il vivrait en compagnie de son petit-ami ! Raté…

L'autre jeune homme semblait endormi si paisiblement contre son torse que Sam renonça à se lever, n'ouvrant même pas les yeux, profitant simplement de l'instant. Il entendit soudain un bruit de porte qu'on ouvre, mais pas le moindre mot. Sam crut d'abord que cette personne était repartie en voyant qu'elle dérangeait, mais il entendit une respiration saccadée qui lui prouva le contraire.

Le blond ouvrit donc les yeux, immédiatement aveuglé la lumière environnante. Il grogna quelques paroles incompréhensibles et referma ses yeux ensommeillés.

« Sam ? »

Le jeune homme reçut comme une décharge électrique en reconnaissant cette voix, toute fatigue disparaissant d'un coup. Il s'assit brusquement dans le lit, renversant au passage celui qui dormait sur son torse même si ça n'avait plus aucune importance. Plus rien n'avait d'importance, si ce n'était Rory. Rory en larmes sur le pas de la porte. Rory qui le fixait silencieusement. Rory dont le visage reflétait toute la peine du monde. Rory qui l'aimait tant et qu'il avait trahi.

Même avec une gueule de bois comme la sienne, il ne fallut pas longtemps à Sam pour additionner deux et deux…

« Oh mon dieu ! », hurla-t-il, horrifié. « Si tu es là, avec qui est-ce que j'ai… »

Ne finissant même pas sa phrase, il se tourna lentement vers l'autre occupant du lit, tétanisé. Le jeune homme brun, qui émergeait à peine du sommeil, lui adressa un sourire lubrique dont lui seul avait le secret.

« Bien dormi, beau blond ? »

Le beau blond en question avait du mal à respirer. Rory s'enfuit en claquant la porte et Sam ne lui courut même pas après. Il ne se sentait pas digne d'implorer son pardon. En fait, il ne se sentait plus digne de rien. Il se dégoûtait, tout simplement.

L'abominable vérité avait fait son chemin à travers son esprit parfaitement réveillé, désormais.

Il l'avait trompé. Il avait trompé son Rory. Avec Sebastian Smythe.


À suivre…


Je sais ce que vous pensez tous : "je vais trouver où elle habite et je vais la tuuuuueeeeeer, la sale gaaaarceuh !" Ce que je ne peux qu'approuver, je suis fière de mon coup en plus ! :P

À part ça, vous savez quoi ? Avec ce chapitre, je viens officiellement de terminer ce défi. Par-là, j'entends que j'ai enfin rempli toutes les contraintes que m'avait imposées mon Alounet d'amour. Contraintes que je peux désormais vous donner, comme promis…


* David Martinez devra craquer pour UN élève : Inutile de préciser de quel élève il s'agit… ^^

* Quinn et Mike très amis : Magnifique amitié sur laquelle j'ai adoré écrire :D

* Sebastian DOIT coucher avec un personnage : Vous voyez, rien ne m'interdit de le faire coucher avec PLUSIEURS personnages ! O:)

* Sory doit être mentionné ou apparaître : Je pense avoir largement rempli mon quota, vu que les mentionner aurait suffi… :P

* Sam doit faire 3 références à des films : Le Secret de Brockeback Mountain + Hunger Games + Pirates des Caraïbes. Mission accomplie ! ;)

* Brittany doit être persuadée que des extra-terrestres l'ont kidnappé : Mais oui, ils enlèvent les gens qui se font des massages, c'est bien connu ! xD

* Quelqu'un doit dire "Je suis tellement excité que j'ai envie de m'agenouiller devant toi et te faire jouir de plaisir" : « Cette réplique est pour moi ! » déclara Sebastian en lisant le scénario que je venais de lui donner. « Dark Roz, donne-moi cette réplique tout de suite ! » Ne m'en voulez pas, chers lecteurs, mais j'avais envie de lui faire plaisir... =D


Donc en théorie, à tout moment à partir de maintenant, je peux décréter que cette fiction est terminée. Mais rassurez-vous, je ne suis pas sadique à ce point ! ;)

Je continuerai donc de poster, moins souvent vu que j'ai repris les cours depuis aujourd'hui, mais l'aventure de nos ND au ski n'est pas encore terminée.

Sinon, vous connaissez un excellent moyen de faire venir plus rapidement la suite ? Moi j'en connais un : Ça commence par "re" et ça finit par "view" ! :P