Bonjour/Bonsoir ! ^^
Aujourd'hui, pas de blabla, juste de la PUB pour le 5ème chapitre de "Ski Estival Les Scènes Censurées", qui n'est autre que le Smytinez ! C'est toujours aussi fantasmagorique, et c'est toujours Alounet qui l'écrit. Allez-y, ça vaut vraiment le coup ! :D
Sur ce, voici le chapitre, 5000 mots délicieux à écrire…
Bonne lecture à tous ! ;)
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Ski estival
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Chapitre 9 : La lingerie de Berry
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Rachel fut la plus rapide à trouver son "ennemi". Enfin, ce fut plutôt l'ennemi de Rachel qui la trouva, l'agressant presque alors qu'elle le cherchait innocemment dans un couloir...
« Ecoute moi bien, Berry ! », l'interpela violemment Sebastian qui semblait fuir quelque chose. « Si tu lui dis que tu m'as vu, je te le ferai payer. Très cher ! »
Et sans plus d'explications, il ouvrit la porte la plus proche et s'engouffra dans la pièce. Avant que la brune ne puisse comprendre ce qu'il se passait, une deuxième agression survint. Rousse, cette fois-ci…
« Rachel, t'as vu Sebastian ? Ce traître refuse de m'aider à chercher mon Rory ! », s'indigna Sugar qui venait d'apparaître.
« Non, je ne l'ai pas vu », répondit prudemment la jeune fille. « Par contre il me semble que Rory discutait avec Finn tout à l'heure. Ils doivent être quelque part dans le coin… »
Folle de joie, la rouquine l'étouffa brièvement en guise de remerciement avant de poursuivre sa quête.
Bien, Rachel avait déjà isolé son adversaire ET guidé la cible de Finn vers ce dernier. Quelle championne, quand même !
Laissant son autosatisfaction de côté, elle entra à son tour dans la pièce où se trouvait Sebastian. Pièce qui s'avérait être sa propre chambre, d'ailleurs. Elle y trouva le Warbler en train de fixer avec dégoût l'amas de vêtements qui trônait au milieu du lit. Il était victorieusement surplombé de deux ensembles de sous-vêtements féminins jetés ici à la hâte. Et bien sûr, son cerveau imaginatif ne put s'empêcher de lui envoyer des images du pourquoi celles qui dormaient ici avaient eu besoin de se déshabiller si rapidement…
« Beurk ! C'est dans des moments comme ça que je suis soulagé de pas être hétéro… »
« Personne ne t'a forcé à entrer ! », l'attaqua Rachel.
Sebastian se tourna pour lui faire face, retrouvant soudain son sérieux.
« Pourquoi tu m'as pas balancé à l'autre furie ? Et pourquoi tu l'as envoyée à ton crétin de fiancé ? »
« Finn n'est PAS mon fiancé ! », s'énerva la brune.
« Je réitère ma question », fit le jeune homme avec un sourire narquois.
« Je ne t'ai pas balancé à Sugar parce ce ne serait assez cruel de simplement te l'envoyer », cracha-t-elle. « À la place, je vais m'occuper de toi personnellement… »
Elle verrouilla la porte derrière elle avant de se tourner à nouveau vers lui. Son regard de prédateur fit froid dans le dos au Warbler, qui se dissimula sous son habituelle provocation :
« Ecoute Berry, je sais que je suis hyper attirant, même pour une goudou, mais je dois décliner l'offre. T'es peut-être aussi plate qu'un mec, mais il te manque un truc entre les jambes pour attirer mon regard plus de deux secondes… »
« C'est pas comme ça que je compte te torturer. Tu viens de me donner une arme contre toi sans même t'en rendre compte… », répondit-elle en se dirigeant vers une commode dont elle ouvrit un tiroir.
Sebastian pâlit en découvrant son contenu. La seconde d'après, Rachel avait déjà commencé à le bombarder de sous-vêtements en dentelle… Le jeune homme se demanda vaguement combien de temps il tiendrait avant de rendre son dernier repas…
David s'assit lourdement sur le canapé du salon, complètement déprimé.
Il allait finir par croire que cette pièce était le refuge de la tristesse : Quinn deux nuits auparavant, Rory le matin même, et maintenant lui !
Au moins, l'endroit était tout trouvé pour cogiter en paix. Car il en avait vraiment besoin, en ce moment…
C'était comme si Sebastian s'était insinué dans son esprit pour l'empêcher de réfléchir et d'agir correctement. Et à cause de ça, il enchaînait connerie sur connerie.
Il avait déjà cédé trois fois au beau jeune homme : lorsqu'il s'était laissé embrasser sur le télésiège, quand Sebastian l'avait allumé de manière éhontée la nuit passée, et cet après-midi même, dans cette grotte brûlante au milieu des neiges.
Et David le savait, il céderait à nouveau ce soir s'il ne se sortait pas rapidement ce satané Warbler de la tête…
Plus facile à dire qu'à faire, il ne pensait qu'à lui ! À son regard envoûtant, à son sourire provocateur, à sa voix enjouée. Mais aussi à son caractère bien trempé, à sa réplique acide et sa personnalité hors du commun. Son côté doux et gentil qu'il savait si bien cacher mais que David avait su voir malgré tout. Sa mauvaise foi, aussi énervante qu'adorable. Tout chez le séduisait chez lui. Absolument tout. Et c'est bien ça qui lui faisait peur.
Mais outre les risques et la culpabilité que lui apportaient toute cette histoire, c'était surtout la tournure de leur relation qui déplaisait à David. Ou plutôt, l'absence de relation qui ne soit pas d'ordre sexuel. C'était peut-être un éternel romantique un peu trop idéaliste, mais il aspirait à l'amour. Et son amant actuel ne serait certainement pas la bonne personne pour ça, il le lui avait bien fait comprendre. Il était allé jusqu'à coucher avec un autre à peine sorti de sa chambre, on faisait difficilement plus clair comme message !
Alors pourquoi s'accrochait-il à ce point à Sebastian ? Et pourquoi ce gamin pourri gâté ne le laissait pas en paix ?
Il se sentait abusé, utilisé par cet enfoiré auquel il était incapable de résister, mais qui ne voyait que son corps et se fichait pas mal de ce qu'il pouvait ressentir. Il aurait voulu qu'il le comprenne, qu'il sache ce que ça faisait d'être à la merci d'un autre qui nous fait du mal sans s'en rendre compte. Il aurait voulu… il ne savait même pas ce qu'il voulait !
Ou plutôt si : il voulait Sebastian, et il le voulait tout entier. Pas juste l'aventure immature et clandestine dont le jeune homme semblait se satisfaire.
Si seulement ce garçon pouvait se mettre à sa place, ne serait-ce qu'un instant, comprendrait-il enfin ? Y aurait-il autre chose que de pénibles regrets au bout de leur chemin ?
Ses songes torturés furent interrompus par des bruits de discussion en provenance du couloir. Quinn et Sam, reconnut-il. Ne souhaitant pas être surpris dans cet état par ses élèves, David se leva du canapé et dans sa précipitation, fit tomber un coussin. Il le ramassa en vitesse et allait le reposer, quand il sentit un objet dur sous le tissu.
Voulant éviter que quelqu'un ne se fasse mal, il ouvrit la fermeture du coussin et en sortit le dernier objet auquel il se serait attendu.
Une idée perfide s'insinua dans son esprit. Une idée risquée qu'il avait très envie de tenter. Peut-être que la chance était de son côté, finalement…
« Santana, ouvre cette porte ! », hurla Puck en tambourinant violemment sur la planche de bois. « Et me fais pas croire que vous êtes en train de baiser, je sais que l'irlandais est avec vous ! »
Quelques secondes passèrent, puis l'hispanique lui ouvrit, ses yeux lançant des éclairs.
« Pas le temps de t'expliquer, je veux juste parler à Rory, c'est très urgent ! », fit le jeune homme dans la précipitation.
« T'as pas plutôt une baleine à déglinguer dans un recoin sombre ? », l'accueillit la brune d'un ton agressif.
« Putain Santana ! J'ai vraiment pas de temps à perdre alors fais pas chier ! »
« T'as intérêt à me parler autrement, toi ! », s'indigna-t-elle. « Le lutin veut voir personne, donc t'es gentil, tu nous laisses et t'arrête de gueuler comme un porc ! »
Un silence s'installa et Puck ne se départit pas de son expression sérieuse et contrariée.
« La vache, t'es flippant quand tu fais cette tête-là ! T'as presque l'air… intelligent. »
« S'il-te-plaît, j'adorerais m'engueuler avec toi mais je suis pressé. Pour une fois que j'veux faire un truc bien, fais-moi un peu confiance, merde ! »
Surprise, la jeune fille ne répondit pas et retourna dans sa chambre, permettant à Puck d'entrer à son tour. Il y vit Rory assis sur le lit, où Brittany le serrait tendrement dans ses bras en lui chuchotant des paroles réconfortantes. L'irlandais leva ses grands yeux étonnés vers lui, et Puck lui accorda une ébauche de sourire.
« Viens avec moi, j'ai un truc à te montrer », fit-il d'une voix étonnement douce. « Ça devrait t'intéresser… »
Le jeune homme regarda tour à tour Brittany et Santana, puis voyant qu'aucune d'elles ne semblait s'y opposer, décida qu'il ne risquait pas grand-chose en suivant le brun à crête.
Lorsque la porte se fut refermée sur eux, la blonde demanda :
« Il est en mission pour la Brigade des Licornes, pas vrai Sanny ? »
Santana sourit. Brittany avait toujours eu un talent inné pour résumer les situations les plus étranges…
« Je sais que tu sais où il est ! », hurla Sugar dès qu'elle aperçut Finn.
« Qui ? »
« Mon. Rory. »
« Heu, nan… Pourquoi j'saurais… »
« Tu mens ! Dis-moi juste où il est. »
« Mais je… »
Le regard insistant de la rousse le dissuada de poursuivre sa phrase. Elle était énervante aussi, elle lui faisait perdre du temps pour trouver… ah mais oui, c'est justement d'elle qu'il devait s'occuper ! Quelle coup de chance ! »
« Alors ? », fit la jeune fille, intransigeante.
« Il est parti dans cette direction ! », inventa le grand brun.
« Super ! Tu viens avec moi ! »
« Hé ! », protesta Finn alors qu'elle le tirait sans ménagement derrière elle.
« T'as pas le choix… »
Le jeune homme s'exécuta en soupirant. Il espérant sincèrement que les autres se débrouillaient mieux que lui de leur côté, parce qu'occuper Sugar Motta n'était pas vraiment ce qu'on pouvait appeler une tâche agréable…
« Puck, pourquoi tu m'as emmené dans la cuisine ? », demanda Rory, hésitant.
« Parce que personne viendra nous déranger ici à cet heure-là. À part Finn en temps normal, mais là il est occupé… »
« Et donc… Que voulais-tu me montrer ? »
« Un truc très important, mais… hé, c'est quoi ça ? »
Des bruits étouffés se faisaient entendre en provenance de l'autre extrémité de la cuisine. Puck se dirigea vers la porte de la réserve, qu'il ouvrit brusquement, pour découvrir deux jeunes hommes gênés qui cachaient comme ils pouvaient leurs corps dévêtus.
« Mais c'est pas possible ! Tout le monde baise comme des lapins dans cette baraque, ou quoi ?! », s'écria le brun à crête, qui ne prit même pas la peine de détourner le regard. « Grouillez-vous de vous rhabiller et cassez-vous de ma cuisine, l'irlandais et moi on est occupés ! »
Rory ne bougeait pas, tétanisé à l'idée de voir Sam et Sebastian sortir de la pièce. Mais ce ne furent que Kurt et Blaine, tête baissée et rhabillés à la va-vite, qui passèrent finalement la porte de la réserve.
« Il y en a d'autres planqués dans l'coin ? », s'enquit Puck avant qu'ils ne quittent la cuisine.
Kurt et Blaine se regardèrent un instant mais ne dirent rien. Être interrompus en pleine action était l'une des choses les plus désagréables qui soient, et ils ne souhaitaient ça à personne d'autre. Ils espéraient juste pour Mike et Tina que Noah n'irait pas fouiner du côté de la buanderie…
Une fois la porte refermée sur les deux amants pris en faute, Puck se tourna à nouveau vers Rory et lâcha de but en blanc :
« Tu vas te remettre avec Sam ! »
« Pardon ? », s'étonna le brun.
« Oui, exactement ! Tu vas le pardonner pour ce que cet enculé de Sebastian lui a fait, parce que ton blondinet il a sûrement beaucoup souffert cette nuit, et encore plus quand tu l'as largué… T'es vraiment qu'un égoïste ! »
Rory le fixa silencieusement, bouche bée, avant de s'énerver à son tour :
« De quel droit tu me dis ça, toi ? Tu crois que je souffre pas, peut-être ? »
De l'eau salée recommença à couler sur ses joues et il serra les poings. Même en passant pratiquement toute une journée à ne faire que ça, ses larmes ne s'étaient toujours pas taries ! Ni sa douleur…
« Tu l'aimes, pas vrai ? », affirma soudain Puck, sûr de lui.
« Bien sûr que je l'aime ! Pourquoi tu crois que je suis une loque depuis qu'on s'est séparés ? »
« Alors tu te fais du mal tout seul, et c'est vraiment con de ta part… »
« Mais je… je peux plus être avec lui… », fit Rory, sa voix se brisant.
« I don't want to live without you… », murmura Puck.
« Quoi ? »
« I'll never ask for more than your love… », continua-t-il.
« Mais qu'est-ce que tu racontes ?! »
« Nothing's gonna change my love for you… C'est bien ce que t'as chanté hier, non ? Toutes ces niaiseries comme quoi tu l'aimerais toujours, quoi qu'il arrive. Ça fait même pas une journée et tu trahis déjà ta chanson ! En fait c'est toi qu'es pas digne de lui… Si tu l'aimais tant que ça, tu enverrais ce connard de Smythe se faire foutre et tu sauterais dans les bras de Sam pour le consoler en lui dévorant sa Bouche de Mérou ! »
Puck se mit dos à l'évier, prenant appuis dessus avec ses mains pour retrouver son souffle. Il n'avait pas prévu de parler si longtemps ni si fort, et ses pauvres poumons le lui faisaient payer.
Rory, lui, le fixait de ses grands yeux surpris, et semblait réfléchir très sérieusement à ces paroles.
« Le consoler ? », répéta le brun, ce qui sembla mettre son interlocuteur mal à l'aise. « Pourquoi ce serait à moi de le consoler ? Qu'est-ce que tu me caches, Puck ? »
« Bah, tu vois… y a des choses que je sais et que je peux pas te dire, mais… c'est lui la victime dans l'histoire. »
« Comment ça tu peux rien me dire ? C'est quand même pas… oh mon dieu ! Qu'est-ce que Sebastian lui a fait ?! »
« Qu'on s'mette d'accord, je t'ai rien dit ! », répondit précipitamment Puck.
« Il faut que j'aille lui parler, que je… »
Rory fut coupé par la sonnerie du portable de Puck. Ce dernier décrocha immédiatement :
« Puck, c'est la merde ! », hurla Finn à l'autre bout du fil.
« Qu'est-ce que t'as encore fait ? »
« On vient de croiser Kurt et Blaine et… »
« Dis-moi pas que ces sales petits… »
« C'est pas leur faute, Sugar les a menacés de les castrer s'ils parlaient pas… Bref, elle est partie vers la cuisine ! »
Le brun à crête eut un moment de réflexion avant d'aviser un petit objet brillant sur une étagère.
« Puck, t'es toujours là ? »
« Tout va très bien, je gère ! Viens aussi, tu seras pas d'trop. Quand je te f'rais signe, t'attraperas la rouquine, okay ? »
« Mais qu'est-ce que tu… »
Puck raccrocha. Désolé Finn, pas le temps !
Il s'empara de l'objet qui lui avait donné son idée et le mit dans sa poche, puis se tourna vers Rory, avec sur le visage une expression sérieuse des plus terrifiantes.
« Ecoute-moi bien, toi ! Ta rouquine va arriver, elle va comprendre que je t'ait parlé et elle va se venger sur moi. Vu que je me démène pour réparer ton couple, j'pense que tu m'en dois une… »
« Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? »
« J'ai un plan pour me disculper et distraire ta folle en même temps. J'te demande juste de me laisser faire et de pas me donner de coup de genou dans les couilles… »
« Pourquoi je… »
Rory fut coupé par les lèvres de Puck s'écrasant violemment sur les lèvres. Il fut d'abord tétanisé, tenta ensuite de se dégager, et finit par se laisser faire comme il le lui avait demandé, incapable de s'échapper de la poigne de fer du plus âgé.
Si Rory n'avait pas été forcé à accepter ce baiser, il aurait pu vérifier que la réputation de tombeur de Puckerman n'était pas volée, et qu'il embrassait vraiment très bien… Pas aussi bien que Sam, ne put s'empêcher de remarquer l'irlandais, qui de toute façon n'avait jamais eu envie d'embrasser qui que ce soit d'autre que son blondinet.
Là, c'était pour de faux, comme un baiser de cinéma. Puck lui dévorait avidement les lèvres et Rory n'avait qu'une envie : que Sugar arrive enfin pour que ça s'arrête !
Quelques secondes – qui lui parurent interminables – plus tard, son vœu s'exauça et une Sugar hystérique déboula dans la cuisine, un Finn désemparé sur les talons. Et ils semblaient aussi indignés l'un que l'autre par la vision qui s'offrait à eux.
« Mais Puck, qu'est-ce que tu fous ?! », hurla Finn d'un ton plein de rage.
« Lâche-le ! Lâche mon Rory ! », piailla Sugar.
Puck s'exécuta, adressant un sourire satisfait aux deux nouveaux arrivants, ainsi qu'un clin s'œil à Finn qui se calma un peu.
Après un coup d'œil vers Rory pour vérifier que ce dernier respirait à nouveau, il s'empara de la main de l'irlandais et courut vers la porte.
« Maintenant ! », indiqua-t-il à Finn, qui saisit Sugar par les deux bras avant qu'elle ne les poursuive.
Le temps que tout le monde comprenne ce qu'il s'était passé, Puck avait déjà sorti la petite clé argentée de sa poche et verrouillé la porte de la cuisine, y enfermant Finn et Sugar sous les beuglements révoltés de cette dernière.
« Maintenant, on passe à Sam ? », proposa gentiment Puck.
Rory hocha simplement la tête et le suivit jusqu'au salon. Il n'était pas préparé à ce qu'il y verrait…
Quinn se sentait de plus en plus mal. Après avoir accepté sans hésitation les excuses de Sam pour ce qu'il lui avait dit le matin-même, la blonde lui avait dit qu'elle était là s'il souhaitait parler. Et il avait parlé.
Il avait longuement ressassé ses remords pour ce qu'il avait fait, son désespoir à l'idée d'avoir trahi Rory, sa douleur depuis qu'il l'avait rejeté.
Quinn l'avait écouté en silence, comprenant mieux que quiconque ce qu'il ressentait, et Sam avait fini par éclater en sanglots dans ses bras.
La jeune fille le serrait toujours contre elle, lui frottant tendrement le dos en répétant que ça irait, que tout allait s'arranger, et d'autres paroles apaisantes auxquelles on ne croit jamais dans ces moments-là, mais qui font quand même du bien à entendre. Elle-même luttait contre ses propres larmes, émue pas la détresse de son ami.
Ami qu'elle avait honteusement manipulé pour le faire parler, à la demande de ce crétin de Puck qui n'avait toujours pas rempli son rôle dans ce plan débile !
Sa culpabilité allait laisser place à de la colère quand elle crut entendre des pas approcher du salon. Mais avant qu'elle ne puisse vérifier l'entrée de la pièce, Sam se retira de son étreinte et elle reporta son attention sur lui.
Il ne pleurait plus, semblant trop fatigué pour ça.
« Alors ? », fit enfin la jeune fille, hésitante.
« Merci d'être là… », répondit son meilleur ami avec une tentative de sourire.
La honte de Quinn monta d'un cran et une larme solitaire brilla sur sa joue. Sam le remarqua et l'imita bien vite, prouvant qu'il avait encore des réserves malgré toute l'eau salée qu'il avait déjà versée.
Ils avaient l'air malins, en larmes, face à face sur le canapé.
« Allez, viens là », soupira Sam en étreignant à son tour son amie.
« Je suis désolée », murmura la blonde contre son cou. « C'est moi qui devrait te réconforter… »
« Dis pas de conneries. C'est moi, j'aurais pas dû t'imposer ça ! »
« Tu ne m'as rien imposé du tout », contesta-t-elle. « Et puis tu avais besoin de parler de Rory… »
Sam se tendit dans ses bras à la mention de ce nom, et elle se frappa mentalement pour ces mots malheureux.
« Je l'aime tellement, Quinn. Si tu savais comme je l'aime… »
« Je sais, oui… »
« Sam ? »
Le blond se retrouva douze heures en arrière, quand la voix enrouée de Rory prononçant son nom l'avait confronté à la dure réalité, quand ses yeux pleins de larmes l'avaient fixé avec tant d'émotion.
Et c'était bien Rory qui se trouvait là, devant la porte du salon, venant d'appeler le blond avec la même intensité. Et qui, bien sûr, avait parfaitement entendu les derniers mots de Sam.
Ce dernier se dégagea de l'étreinte de Quinn et se leva, faisant face au jeune homme le plus dignement possible. L'irlandais semblait ne plus savoir quoi faire, restant planté là en silence jusqu'à ce que Puck ne le fasse avancer. Sam et Quinn n'avaient même pas réalisé qu'il était là !
Le brun à crête, tout sourire, posa ses mains sur les épaules de Rory et le poussa vers l'avant, jusqu'à ce qu'il se retrouve en face de Sam.
« Puck, à quoi tu joues ? », demanda Sam, passablement agacé par l'indifférence de son ami.
« Je répare vos conneries », répondit l'intéressé. « Allez Rory, fais pas ton timide ! Répète à Bouche de Mérou ce que tu m'as dit tout à l'heure… »
« Je… je… », bafouilla le plus jeune, perdu.
« Qu'est-ce que tu lui as fait ?! », hurla Sam.
« Mais rien, j'te jure ! », se défendit Puck.
« Si j'apprends que… »
« C'est bon… », commença Rory, toujours hésitant. « Sam, je… »
« Putain, laisse-moi espèce de folle ! », hurla l'abruti qui choisit cet instant pour débouler à grands cris dans le salon.
La créature avait une forme humaine, mais était entièrement recouverte de lingerie féminine. Et vu comment le jeune homme – car c'était un jeune homme – se débattait sous l'amas de soie et de dentelle, ce n'était pas l'expérience la plus agréable de sa vie.
Alors qu'il se luttait contre le soutien-gorge qui lui barrait la vue, Rachel rejoignit l'homme-lingerie, les bras chargés de petites culottes.
« C'est quoi, ça ?! », résuma Puck avec pertinence.
« Désolée, j'ai tenu le plus longtemps que j'ai pu », s'excusa la brune en tentant de ceinturer, ce qui était plutôt difficile vu l'énergie qu'il mettait à gigoter dans tous les sens.
« Mais qu'est-ce qui t'a pris ?! », s'écria Quinn, rouge pivoine depuis qu'elle avait reconnu certaines des pièces de tissu comme lui appartenant.
« La meilleure arme contre lui devait être quelque chose qu'il ne connaissait pas », se justifia Rachel. « J'avais raison de penser qu'en tant que gay, il ne saurait pas dégrafer un soutien-gorge ! Mais j'en reviens toujours pas qu'il ait quand même réussi à s'enfuir… »
La créature se débarrassa enfin du soutien-gorge enroulé autour de sa tête, dévoilant le visage grimaçant de Sebastian.
Le sang de Rory ne fit qu'un tour. Sebastian. Le Sebastian !
Comme un automate, l'irlandais s'approcha lentement du Warbler, le visage neutre, puis le coup tomba. Le poing de Rory partit de lui-même s'écraser contre la mâchoire de Sebastian qui ne cilla même pas. Rory, par contre, gémit en serrant son poing douloureux dans sa main valide.
Puis il parla. Non, hurla. Sa voix tremblait d'une rage insoupçonnée qui choqua l'assemblée, mais pas autant que les mots qu'il prononça.
« Me pourrir la vie en couchant avec mon petit-ami t'a pas suffi, il faut en plus que tu viennes me faire chier au moment où on est sur le point de se remettre ensemble ?! T'es vraiment qu'un sale enculé ! »
Un silence lourd de sens suivit cette réplique, rapidement rompu par le rire tonitruant de Puck.
« Ha ha ! Mon bébé lutin est devenu un homme ! », se réjouit le brun à crête, ému de voir son élève marcher sur ses traces.
Alors que tous affichaient des visages sidérés, Sam se précipita sur Rory, inquiet.
« Tu t'es fait mal ? », s'affola-t-il en voyant qu'il tenait toujours sa main droite.
« Ça va, t'en fais pas… Sam… ? »
« Oui ? »
« Je suis désolé, j'avais tort sur toute la ligne… Je pensais que je souffrirais trop en restant avec toi, mais… mais c'est mille fois pire d'être sans toi ! Je suis même pas capable de tenir une journée ! »
« Tu veux dire que… ? », commença le blond, qui ne voulait pas y croire.
« Je t'aime, Sam ! Je t'aime et c'est ce qui me donnera la force d'oublier. J'ai pas le droit de laisser ce connard gagner ! »
Il échangea un regard avec Quinn, qui lui avait dit plus ou moins la même chose le matin-même. Il la vit lui sourire, puis reporta son attention celui qui était à nouveau son petit-ami.
« Sam ? »
Ce dernier le regarda avec tellement de tendresse que l'irlandais se sentit fondre.
« Oui Rory… »
« Tu peux te pencher ? T'es trop grand, j'arrive pas à t'embrasser… »
Après un sourire à couper le souffle, le blond s'exécuta et Rory s'empara de ses lèvres, sous les acclamations des trois autres New Directions et l'indifférence de Sebastian.
Quinn aida sa petite amie à libérer le Warbler des sous-vêtements qui le ligotaient, et tous finirent par s'éclipser, laissant un peu d'intimité au couple.
Alors que Puck, Rachel et Quinn se dirigeaient tranquillement vers leurs chambres, le jeune homme s'écria :
« Merde ! J'ai oublié Finn avec Sugar ! »
Nulle part. Ils n'étaient nulle part. Puck avait constaté que la cuisine était vide, ouverte depuis l'extérieur avec la clé qu'il avait eu la bêtise de laisser dans la serrure. Aidé de ses deux fidèles ex-copines, les Soldates Berry et Fabray, il avait passé la demeure au peigne fin, n'y trouvant pas âme qui vive. Résignés, ils retournèrent dans la dernière pièce où ils avaient croisé des êtres vivants : le salon !
Et ils y trouvèrent enfin de la vie. Beaucoup de vie. Trop, peut-être.
Tous les occupants du chalet y étaient réunis. William et Sue semblaient engueuler un Finn désemparé, Sugar tentait de tirer sur Rory qui était toujours scotché à Sam, et les autres élèves ainsi que David étaient assis sur le canapé, profitant du spectacle.
« C'est pas bientôt fini, ce bordel ?! », hurla Puck, mettant fin à l'insupportable capharnaüm qui régnait ici. « Qu'est-ce qui se passe à la fin ? »
« Ta baleine a essayé de se faire l'écureuil, il la plaquait contre le mur quand on est intervenus… », expliqua Santana le plus simplement du monde. « C'est répugnant, il faut jamais mélanger les différentes espèces d'animaux ! Ni les êtres humains avec les baleines, d'ailleurs… »
« J'ai rien fait ! », s'indigna Finn. « Je vous jure que j'ai rien fait ! J'essayais juste de la retenir… »
« Et pourquoi ça ? », l'accusa la coach.
« Parce que je lui avait demandé de le faire », intervint Puck, volant à son secours.
Tous les regards convergèrent vers lui, y compris ceux de Sam et Rory, qui venaient de se décoller l'un de l'autre.
« Bon, je vais tout expliquer, personne s'énerve, okay ? Avec Finn, Rachel et Quinn, on s'est ligués contre Sebastian et Sugar pour avoir séparés notre Sory bien aimé, et du coup on a essayé de les remettre ensemble – Sam et Rory, hein, pas Smythe et Sugar ! Bref, je m'occupais de convaincre l'irlandais, Quinn consolait Bouche de Mérou, Rachel étranglait le Warbler avec des culottes et Finn devait empêcher l'écu… Sugar de venir tout faire foirer. Une fois notre mission achevée, j'ai… comment dire… oublié que Finn était enfermé dans la cuisine avec l'autre folle, et quand j'y suis r'tourné, y avait plus personne. »
Il y eut un bref silence, puis Santana finit par applaudir, bluffée :
« Franchement, bravo Puckerman ! », fit-elle sans une pointe d'ironie. « J'pensais pas qu'un cerveau comme le tien pourrait être si efficace… »
« En fait c'était l'idée de Finn. C'est grâce à lui que Sam et Rory sont revenus ensemble. »
Si les ND avaient eu l'air choqués auparavant, ce n'était rien comparé à l'effarement qui suivit cette annonce.
Sugar profita du silence pour se manifester :
« Alors tout ça, c'était juste pour remettre mon Rory avec lui ?! »
« Ben, ouais », fit Puck, tout sourire.
« Mais c'est dégueulasse ! »
« Attends… Sugar, il n'a pas essayé de… d'avoir une conduite déplacée ? », l'interrogea Shuester.
« Bien sûr que non ! Il m'a empêchée de rejoindre Rory, c'est encore pire ! »
Elle fut à son tour la cible des regards choqués, puis Finn fut libéré et tous se désintéressèrent de cette affaire sordide…
Mais en voyant que Rory et Sam s'apprêtaient à quitter la pièce, main dans la main, elle eut une dernière tentative désespérée :
« Il a couché avec Sebastian ! Il devrait te dégoûter ! », s'indigna-t-elle.
« Ça n'a pas d'importance », mentit Rory dont la voix était empreinte de chagrin. « J'arriverai à oublier. Sam en vaut la peine… »
Il tenta un sourire, mais cela ne convainquit personne. Sugar venait de rouvrir une plaie récente et qui n'était pas prête de se refermer dans le cœur du jeune irlandais. Cette vision affecta tous les occupants de la pièce, et ce fut Finn qui craqua le premier :
« Ils n'ont pas couché ensemble ! »
« Ah bon ? », s'étonna Sam.
Tout le monde retint son souffle devant ce revirement dramatique, certains se servant dans les pots de pop-corn qu'on avaient installés sur la table du salon.
Y a pas à dire, être dans les New Directions, c'était une aventure au quotidien !
À suivre…
Pas taper ! Si je vous torture, c'est juste parce que je vous aime, chers lecteurs ! :P
J'implore donc votre patience, vous retrouverez la suite dans le prochain épisode ! xD
