Bonjour tout le mooooonde ! ^^

Me voilà enfin de retour avec le nouveau chapitre ! Je m'excuserais bien pour le retard, mais je n'ai jamais annoncé de régularité dans la publication, donc techniquement, je suis ponctuelle… :P

Cette fois-ci, je dépasse le record précédent avec un chapitre encore plus long : j'arrive juste au-dessus de la barre des 9000 mots ! Et je dois dire que c'est grâce à VOUS, et à toutes VOS REVIEWS, si enthousiastes et motivantes, que l'inspiration m'a submergée à ce point. MERCI INFINIMENT ! :')

Si vous êtes attentifs (et que vous les connaissez bien), vous trouverez dans ce chap des clins d'oeil à des écrits d'Alounet et MrBloodline... Promis, c'est pas du plagiat, mais vous m'inspirez tellement tous les deux... O:)

Je ne manque pas à mon Instant Pub habituel, en vous rappelant que mon cher Alounet (encore lui !) a posté ce week-end le lemon imaginaire Sam/Sebastian du chapitre 7, que vous pouvez retrouver dans son merveilleux recueil : Ski Estival Les Scènes Censurées !

Tant qu'à faire, si vous jetiez aussi un coup d'œil au MAG' sur les FanFictions, aussi ? Vous pouvez retrouver le lien de téléchargement (gratuit !) sur mon profil. Il y a notamment un article – made in Dark Roz – sur le couple inédit de cette fiction : le Smytinez !

Allez, je sens l'envie de lire, et la haine envers moi pour faire une note d'auteur si longue et barbante… Vous avez gagné, je vous libère !

Je m'excuse par avance pour la fin détestable que je vais encore vous servir, et vous souhaite toutefois une BONNE LECTURE ! :D


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Ski estival

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Chapitre 12 : Les flirts de Blaine

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Le lendemain, tôt dans la matinée, quelques coups hésitants retentirent contre la porte de David Martinez. Sebastian ne savait même pas ce qu'il faisait là. Ni ce qu'il comptait faire ou dire. En fait, il espérait que l'hispanique dormirait encore, comme ça il pourrait l'observer à sa guise et n'aurait pas à chercher des explications.

Devant l'absence de réponse, il poussa silencieusement le panneau de bois et entra.


À la table du petit déjeuner, les New Directions et William mangeaient dans un silence confortable. Même Santana et Puck ne semblaient pas disposés à mettre un peu d'animation dans cette tranquillité inhabituelle – voire franchement inquiétante…

Mais comme le calme n'était définitivement pas le maître mot de ce séjour, la perturbation finit par arriver. Sous la forme de Sue Sylvester, pour changer !

En effet, la coach déboula, hors d'elle, et tirant par l'oreille un Sebastian grimaçant.

« Sue, tu ne peux pas user de violence comme ça ! », démarra immédiatement Shuester.

« Bonjour à toi aussi, Tête de Fion. Pour la petite histoire, j'ai surpris ça en train de sortir de la chambre de Freedent. Après m'avoir enfermée dans ma salle de bains, bien sûr. Malheureusement pour lui j'ai été formée à la CIA, alors crocheter une serrure est un jeu d'enfant pour moi, même avec une brosse à récurer les chiottes pour seule arme… Allez, assieds-toi là et fais pas de vagues ! »

Elle libéra la pauvre oreille du jeune homme, qui s'assit sans discuter à la place désignée. C'est-à-dire à côté de Motta-la-garce-qu'il-avait-très-envie-d'écraser-contre la-table. Mais il se retint, ça risquait de faire des tâches sur sa chemise…

« C'est marrant, mais à voir ces deux-là côte à côte, on a presque envie de les marier », remarqua Sue.

Toute la tablée éclata de rire, à part William qui râlait encore, et les deux concernés qui se toisaient avec mépris et dégoût. Au moins, la bonne ambiance était revenue !

Indifférent aux conversations déjà bien animées qui venaient de débuter, Blaine fit glisser sa main de long de la cuisse de son copain, où il rencontra une main et… un portable ?

« Mais qu'est-ce que tu fais ? », s'étonna le bouclé qui essayait de voir ce qui était affiché sur l'écran lumineux.

« Rien d'important », paniqua Kurt en mettant le téléphone hors de son champ de vision.

Hélas pour lui, quelqu'un fut plus réactif que lui et l'objet disparut bientôt de ses mains, se retrouvant dans celles d'un Noah au sourire triomphal.

« Alors Hummel, on fait des petites cachotteries à son mec ? », commenta Super Sanny en se penchant par-dessus l'épaule de Puck. « Laisse-moi voir un peu, toi ! Si y a des détails croustillants, je veux pas manquer ça… »

Tous deux gardèrent un instant le regard fixé sur le portable, leurs visages se décomposant au fur et à mesure qu'ils lisaient les messages que Kurt avait échangés avec…

« Sam ?! », s'étrangla Santana.

Tous les regards se tournèrent vers le blond qui, ils ne remarquaient que maintenant, tenait lui aussi son téléphone dans sa main. Et arborait la même expression coupable que le châtain en face de lui.

« C'est bon, c'est pas mes affaires ! En fait, j'aurais préféré pas savoir… », s'inclina Puck en rendant son portable à Kurt.

Portable que Blaine s'empressa d'intercepter, évidemment. Et si les autres avaient eu l'air extrêmement déçus en lisant, lui était complètement dévasté.

« Kurt, ne me dis pas que… »

Le brun n'acheva jamais sa phrase, voir son petit-ami baisser honteusement les yeux semblant être une réponse suffisante.

« Mais qu'est-ce qui se passe, à la fin ?! », intervint Mercedes qui en avait franchement marre de ne rien comprendre.

Santana récupéra le téléphone maudit des mains d'un Blaine tétanisé, et lut à voix haute :

« "Kurt, arrête de te mordre la lèvre comme ça ! – Pourquoi ? – Parce que ça me provoque ! – C'est-à-dire… ? – Ça me rappelle cette fois-là, à Chicago. Et toutes les autres fois, aussi… – Raison de plus continuer à te provoquer, alors… – Sale petit allumeur ! – Ce midi, toilettes du restaurant, ça te va ? – Kurt… tu sais bien qu'avec toi c'est n'importe où, n'importe quand"… Bon, j'vous épargne la suite, ça parle essentiellement de comment Sam fait usage de sa Bouche de Mérou et des cris de jouissance de Lady Hummel… Beurk ! »

« Evans, dis-moi que c'est pas vrai ! », s'indigna Sebastian. « T'as pas voulu coucher avec moi, et en douce tu te tapes la Princesse des Papillons ?! T'es peut-être hétéro, finalement… »

« Ta gueule, le suricate ! », l'agressa l'hispanique. « Ouais, j'en avais marre de t'appeler Warbler Trou Duc', alors je t'ai trouvé un nouveau surnom. En plus, si on veut te marier avec l'écureuil, suricate ça correspond bien… »

« Mais vous faites chier, tous les deux ! », les coupa Puck. « Vous savez pas vous tenir, ou quoi ? Ça fait deux fois en même pas une semaine que mon Bébé Lutin se fait cocufier, et vous, vous pensez qu'à vous engueuler. Un peu de respect, merde ! »

« Stop ! », intervint monsieur Shuester en se levant, excédé. « Ça suffit maintenant ! Ces affaires sont personnelles, j'en ai assez que vous passiez votre temps à régler vos comptes en public, qui plus est dans un cadre scolaire ! »

« Z'avez qu'à sortir, si ça vous intéresse pas », suggéra Santana, pleine de bonne volonté.

« Je suis d'accord avec Sacs de Sable », appuya Sue. « Alors soit tu te tires, au risque qu'il y ait un bain de sang si t'es pas là pour surveiller, soit tu restes bien tranquillement ici et t'évites de l'ouvrir. »

Ne le voyant pas réagir, elle ajouta en soupirant :

« S'il te plaît, William… »

Sensible à l'effort surhumain qu'avait dû coûter ces mots à Sue, Will se rassit finalement. Non sans bougonner un peu pour la forme, bien sûr !

« Bon, on en était où ? Ah oui, Blaine Warbler qui apprend qu'il est cocu ! Kurtounette, qu'as-tu à dire pour ta défense ? »

« Santana, comment peux-tu être aussi insensible ?! », s'écria Tina, les larmes aux yeux à l'idée de voir le couple Klaine exploser sous ses yeux.

« Parce que c'est marrant », répondit tout naturellement l'hispanique.

« Ça alors, moi je trouve pas ça particulièrement marrant… », ironisa Blaine. « Pourquoi tu me fais ça, Kurt ? C'est parce que tu l'aimais déjà avant de me rencontrer ? Parce qu'il est plus drôle ? Plus musclé ? Parce qu'il est blond ? »

« Tu délires complètement là ! », s'énerva le châtain. « C'est à cause de toi que ça a commencé, entre Sam et moi. Il a été là quand j'allais mal, lui ! »

« Mais c'est vers moi que tu devais te tourner, Kurt ! »

« Comment j'aurais pu me tourner vers toi ? C'était le soir où tu m'as trompé avec mon propre frère ! »

Les yeux du bouclé s'écarquillèrent. La mâchoire de Finn se décrocha. Les autres retinrent leur respiration. Même Will semblait tout à coup captivé par la conversation.

« Mais c'est quoi ces conneries ?! J'ai jamais couché avec lui, moi ! », hurla Finn.

« Je suis parti avant que tu ne te réveilles… », murmura Blaine avec un air coupable.

« Oh mon Dieu, c'est pas possible ! », s'affola le grand brun. « J'ai couché avec le mec de mon frangin… »

Puck passa une main réconfortante dans son dos, tout en envoya des vagues de haine à son rival :

« Tu fais chier, Blaine Warbler de mes deux ! »

« C'était à la soirée de victoire des Nationales et… je sais que ça n'excuse rien, mais…on avait bu énormément, tous les deux… »

« Mais j'en ai rien à foutre de ça ! Tout c'que j'sais, c'est qu'tu lui as volé sa première fois avec un mec. Alors que ça aurait dû être moi, son initiateur ! MOI ! Tu comprends, ça ?! »

Le bouclé déglutit avec difficulté, mais ne dit pas un mot. À leur plus grand étonnement, ce fut Quinn qui sauva la situation.

« Blaine… Je ne suis pas sûre, mais… il se peut que tu n'aies jamais rien fait avec Finn… »

L'attention convergea vers la blonde.

« Faut que tu t'expliques, Fabray », remarqua Sebastian. « Parce qu'à ce niveau-là, même une intelligence suprême comme la mienne ne peut pas grand-chose… »

Ne relevant même pas, l'interpelée poursuivit à l'attention de Blaine :

« Tu étais ivre, c'est vrai. Mais il me semble que tu as passé toute la soirée avec Mike. Je vous ai souvent vus ensemble, en tout cas… »

L'asiatique confirma d'un hochement de tête.

« Parce que lui aussi, il savait ?! », vociféra Kurt.

« Tu n'y es pas du tout », lui répondit Mike, très calmement. « C'est juste que… Blaine m'a confié qu'il trouvait Finn très attirant… sans plus, hein ? Même complètement ivre, il se souvient que c'est toi qu'il aime. Mais il a fait un rêve assez… bruyant. Sur lui et Finn en train de… tu vois. C'est sûrement ça que tu as entendu et qui t'a fait croire qu'ils l'avaient fait. En réalité, ce n'était rien de plus qu'un fantas…»

Il s'interrompit en voyant les yeux de Blaine se remplir de larmes. S'il était soulagé de ne pas être infidèle, il n'en était pas moins désemparé à l'idée d'avoir été "trompé pour rien". Kurt, quant à lui, affichait un air horrifié.

« Mais il ne m'a jamais trompé, n'est-ce pas ? », termina le châtain d'une voix blanche.

« Non », confirma Mike.

« Oh mon dieu, qu'est-ce que j'ai fait ?! »

Kurt se prit la tête dans les mains et Blaine lui lança un regard empli de douleur et de déception.

« Si on communiquait un peu plus, toi et moi, tu m'aurais demandé des explications directement. Au lieu de ça, tu as préféré prendre ta petite vengeance minable sans savoir qu'il n'y avait rien dont tu devais te venger… »

« Je suis tellement désolé… »

« C'est trop tard. Tu m'as trahi, Kurt… Tu me dégoûtes ! »

Le bouclé quitta la table sous un silence de mort. Kurt et Sam, au centre de l'attention, avaient baissé le tête afin d'éviter de croiser un regard haineux. Même William était si affecté par la situation qu'il ne pensa pas à les réprimander. Finalement, le blond se leva à son tour, rapidement imité par Rory.

« Eh, où tu vas comme ça, Lutin ? », s'étonna Puck.

« Je… Je préfère être en privé pour… pour parler avec Sam de… tout ça… »

Son visage reflétait une infinie tristesse et sa voix était entrecoupée de sanglots. Il ne pleurait pas, en revanche. Etrange…

Puck allait dire quelque chose, mais Santana lui écrasa le pied sous la table et il s'abstint. Une fois que les deux garçons furent partis, le reste de la tablée commença à se disperser à travers le chalet.

Rachel voulut aller réconforter Kurt mais Quinn lui fit signe de ne rien faire, ce qui la surprit beaucoup. La blonde s'approcha ensuite de Mike, à qui elle chuchota quelque chose à l'oreille. L'asiatique regarda Sebastian, en train de se diriger avec un sourire carnassier vers le salon. Salon où Blaine se trouvait.

La brune ne comprenait strictement rien, et ça l'énervait au plus haut point. Après avoir murmuré quelques mots à Santana, Quinn revint auprès de sa petite amie. Cette dernière affichait un air contrarié tout simplement irrésistible, et la blonde lui vola un baiser avant de lui prendre la main pour l'emmener à l'étage – sous les protestations de Rachel, évidemment.

Une fois toutes deux dans l'intimité de leur chambre, elle explosa :

« Maintenant, je veux des explications ! »

La blonde la dévisagea, se mordant la lèvre inférieure.

« Quoi ? »

« Tu es vraiment craquante, quand tu fais cette tête-là… »

« Pas de ça avec moi, Quinn Fabray ! », s'emporta Rachel, qui était pourtant plus que troublée.

Face à l'absence de réaction de sa petite-amie, la brune lâcha d'une traite :

« Si tu ne m'expliques pas ce qu'il se passe tout de suite, je me re-fiance avec Finn ! »

Quinn grimaça. Et nota mentalement qu'il était risqué, voire très dangereux, de cacher des choses à Rachel Berry.

« Tu as gagné mais, je t'en supplie, ne fais jamais une chose pareille ! »

Sa copine eut un immense sourire :

« Comme si j'en étais capable… »


Mike et Kurt étaient les seuls à être restés dans la salle à manger. Et ils discutaient innocemment, comme si une tornade ne venait pas de submerger la vie du châtain…

« Tu es sûr que tu n'en veux pas un peu, de ce micro ? », plaisantait l'asiatique.

« Honnêtement, j'ai plus important en tête, aujourd'hui. Tu sais ce que je pense de ce plan… »

« Kurt, c'était la seule solution. »

« La seule solution d'après Quinn ! »

« Fais lui un peu confiance. Ça lui tenait vraiment à cœur… »

« Oui mais pourquoi il a fallu que ce soit Blaine ? Pourquoi pas Sam ? Ou toi ? »

« Sam ne pouvait pas, vis-à-vis de Rory. Et moi, je ne sais pas mentir. »

« C'est ça… »

Le châtain croisa les bras, boudeur.

« Mais est-ce qu'on peut au moins… ? »

« Non Kurt, tu restes ici. Tu ne pourras pas t'empêcher d'intervenir. »

« Mais c'est mon petit-ami ! Le savoir à la merci de ce… de cet espèce de… »

« Suricate sournois ? », suggéra Quinn qui, accompagnée de Santana, venait d'entrer dans la pièce.

« Vous avez prévenu Rachel ? », demanda immédiatement Mike.

« Oui, elle avait des soupçons de toute manière », confirma la blonde.

« Tu es sûre qu'elle ne va pas nous trahir ? », s'inquiéta Kurt. « Qu'on n'ait pas fait tout ça pour rien… »

« T'inquiètes, Berry aura pas droit à un seul faux pas », assura Santana. « Là on l'a laissée devant la chambre de l'écureuil, poste de surveillance. »

« Surveillance de quoi ? », demanda innocemment le châtain.

« Des indiscrets qui pourraient surprendre Sam et Rory », fit évasivement Quinn.

« C'est vrai qu'un couple séparé, c'est pas censé explorer le Kama Sûtra juste après le p'tit déj… »

« Santana… », soupirèrent d'une même voix Kurt et Quinn, blasés.

« Dites », intervint Mike. « Si Sam est avec Rory, que Rachel fait le guet et que nous sommes tous là… qui surveille Sebastian ? »


Blaine se sentait affreusement mal. D'accord, tout ça n'était qu'une atroce mise en scène. D'accord, Santana avait mentionné quelque chose à propos de lames de rasoir et de testicule manquant s'il n'obéissait pas. Mais ce n'était pas une raison !

Ça avait été tout simplement horrible de rompre avec Kurt, même pour de faux. Et la suite ne s'annonçait pas plus agréable, d'ailleurs…

« Alors, on est enfin débarrassé de sa copine Hummel ? », railla une voix bien connue derrière lui.

« Sebastian, c'est pas le moment », souffla-t-il alors que le Warbler prenait place sur le canapé, son corps vraiment très très proche du sien.

« C'est toujours le moment, pour une bonne dose de Sexy Smythe… »

Le bouclé partit d'un rire sans joie, avant de commencer son monologue dramatique, qu'il connaissait maintenant sur le bout des doigts :

« En fait, t'as peut-être raison de n'attacher d'importance à rien. J'aime Kurt comme un fou et jusqu'ici, ça m'a plus fait souffrir qu'autre chose… C'est ça le pire, je crois : je suis toujours raide dingue amoureux de lui, même après ce qu'il m'a fait ! Si seulement je pouvais le détester, tout serait plus simple… Mais là, j'ai juste envie de le prendre dans mes bras et de le pardonner. Et je l'aime tellement que c'est sûrement ce qui va se passer dès que je vais croiser son regard désolé… »

« Niais, niais, niais… », ricana Sebastian.

« Je sais… »

« D'un autre côté j'ai peut-être une solution pour toi, Anderson. »

Blaine le regarda avec un air faussement ingénu.

« Au point où j'en suis, je t'écoute. »

Le Warbler eut un petit sourire satisfait.

« Tu sais, ça m'arrache la gueule de l'avouer, mais c'est une bonne idée qu'il a eu, Hummel. Te tromper parce que toi tu l'avais trompé… »

« Sauf que je ne l'ai pas trompé ! »

« C'est là que j'interviens… »

Face à l'air dubitatif du bouclé, il poursuivit :

« Tu l'aimes, mais tu t'en veux de lui pardonner si facilement, pas vrai ? Tu voudrais bien lui faire ce qu'il t'a fait ? Le faire souffrir comme il t'a fait souffrir ? Le tromper comme il t'a trompé ? »

« Sebastian Smythe, tu me proposes de coucher avec toi ? »

« Quelle perspicacité ! Comme ça vous serez quittes et vous pourrez retourner ensemble dans votre petit monde de guimauve enchantée. Et moi, j'aurais enfin goûté à ton petit cul serré de Sainte-Nitouche ! »

« Vue comme ça, ta proposition est plus répugnante qu'autre chose… »

« Tu veux que je la rende plus attrayante ? », proposa Sebastian en faisant glisser sa main le long du torse de Blaine.

Ce dernier lutta très fort contre son réflexe premier, qui aurait été de repousser violemment le Warbler en l'insultant copieusement. À la place, les consignes de Santana martelèrent son esprit :

« Qu'il ne voie surtout pas que tu te forces… C'est toi qui dois tester ses limites, pas l'inverse ! »

Rassemblant toute sa volonté, il lâcha les mots qui laisseraient un goût amer sur sa langue :

« J'accepte ! Depuis le temps que j'ai envie de toi… »

Et sans laisser à Sebastian le temps de réagir, il se mit à l'embrasser furieusement, tâchant de donner l'impression qu'il y prenait du plaisir. Il devait bien se débrouiller, car sa victime répondit ardemment au baiser, nichant ses mains sur les hanches du brun, qui venait de se mettre à califourchon sur ses genoux.

Sebastian était plus qu'étonné qu'il ait cédé aussi facilement, mais il était si sûr de son charme qu'il ne remarqua pas le jeu d'acteur – pourtant très approximatif – de Blaine. Ni l'un ni l'autre ne virent non plus les quatre espions qui venaient d'apparaître à la porte du salon.

Le Warbler profitait énormément de cet échange. Il voulait Blaine depuis si longtemps, rien que l'idée de l'avoir enfin à sa merci était jouissive ! Oui, il n'était qu'un gamin capricieux, et alors ? S'il voyait la vie comme un jeu, c'était avant tout parce qu'il avait l'habitude de gagner !

Hélas pour lui, ces pensées victorieuses lui ramenèrent en mémoire des paroles bien moins agréables.

« Arrête de jouer avec moi… »

« J'ai déjà trop cédé à tes caprices… »

Argh, saleté de Professeur Beau Gosse ! Pourquoi avait-il fallu qu'il pense à lui maintenant ?!

Soudain énervé, il dévoila sa colère à travers son baiser, qui se fit plus urgent, plus rageur contre les lèvres de Blaine. Il avait l'air d'apprécier, en plus, la petite prude ! Oh, tu vas voir toi… Gare à tes fesses Anderson, celle-là tu vas la sentir passer !

« Je vais te faire crier », haleta-t-il contre les lèvres du bouclé. « Je vais te faire tellement de bien que t'en auras mal ! Et tu vas aimer ça… »

Blaine gémit, mais le Warbler n'entendait plus que les mots irritants de David résonner dans son esprit brumeux…

« Il y a un autre Sebastian derrière ton masque d'enfoiré… »

Et plus cette phrase le hantait, plus il se montrait pressant et violent avec Blaine, comme pour monter à cet abruti de Martinez qu'il avait tort. Qu'il était bel et bien un enfoiré. Qu'il n'y avait rien d'autre derrière ce fichu masque !

Le pire dans tout ça, c'est qu'il n'avait même pas envie de Blaine. L'idée de se faire enfin celui qu'il convoitait depuis des mois l'avait excité, c'est vrai, mais pas le jeune homme en lui-même… Il avait vraiment l'impression de se forcer. Tout ça rien que pour se prouver qu'il n'avait pas changé, qu'il se fichait du monde et n'aimait que le sexe…

« Mais fais un effort, merde ! T'es pas excitant du tout, là… », grogna-t-il en rompant brusquement leur baiser.

Pourtant, s'il était objectif, Blaine – pendu à son cou, le souffle court et le regard brillant – n'avait jamais été aussi excitant qu'en cet instant. Mais quelque chose clochait. Quelque chose qui faisait que cette figure de la débauche assise sur Sebastian ne l'attirait pas du tout.

L'idée le traversa que Blaine serait beaucoup plus séduisant avec des yeux d'un noir profond, un sourire éclatant et un début de barbe. Et pourquoi pas des tatouages sur les bras et une petite quinzaine d'années en plus… Oui, là il serait carrément parfait !

Sebastian se donna des sueurs froides en réalisant ce qu'il venait de penser…

« T'en as pas envie ? », hésita Blaine d'une voix faussement déçue qui reflétait en réalité beaucoup d'espoir.

Surtout que maintenant qu'il avait vu Kurt à la porte du salon, il n'avait pas envie que Smythe l'embrasse à nouveau.

« Pas trop, non… Et c'est pas dans mes habitudes de faire des choses que j'ai pas envie de faire... »

Pour le coup, Blaine était sidéré. Devant son absence de réaction, Sebastian s'énerva encore un peu plus :

« Je l'avais jamais remarqué avant, mais t'es vraiment un thon… Allez, dégage de mes genoux, tu m'écrases avec ce gros cul ! »

Piqué au vif, le brun se leva et Sebastian s'empressa de quitter les lieux.

À peine se fut-il éloigné qu'un châtain hystérique déboula dans la pièce et se jeta sur Blaine pour l'embrasser à pleine bouche.

« Qu'est-ce que tu fais ?! », s'étonna le bouclé alors que Kurt venait de le plaquer contre le canapé, s'allongeant sur lui.

« Je nettoie tes lèvres ! Il est urgent que j'efface tous ses baisers avec les miens. Et il ne doit rien rester ! »

Blaine se contenta de sourire, et n'interrompit plus son petit ami dans son "processus de nettoyage"…


Mike et Quinn s'étaient éclipsés discrètement, affichant tous deux un sourire victorieux. Ils parcouraient le couloir de l'étage dans un silence confortable, savourant le calme après la tempête.

« Au fait, où est Santana ? », s'enquit soudain l'asiatique.

« Partie dès que Blaine a embrassé Sebastian. Elle avait peur de vomir et trahir ainsi notre position, si elle avait "ce truc dégueu" trop longtemps sous les yeux… »

« N'empêche, ton plan était génial ! », la félicita le jeune homme.

« J'avais de très bons acolytes », reconnut la blonde.

« Putain de connard d'espagnol de merde ! », entendirent-ils Sebastian hurler depuis un couloir proche du leur, cognant dans ce qui devait être un vase. Enfin, le cadavre d'un vase, désormais…

« Bien joué, acolyte ! », chuchota Mike en levant sa main droite.

Quinn entra dans son jeu et lui tapa dans la main.

« Bien joué toi aussi, acolyte ! »

Après ce high five des plus constructifs, les deux complices poursuivirent leur quête.


« Alors Berry, ton compte-rendu ? », demanda presque poliment Santana en s'approchant de la brune, Brittany à ses côtés.

« Sugar a essayé d'entrer dans sa chambre, mais je lui ai dit que vous l'aviez réquisitionnée, toutes les deux. Elle ne vous a pas vues, au moins ? »

« Brit est restée dans notre chambre pendant la mission Seblaine, et moi j'ai pas croisé l'écureuil, donc ça devrait aller », confirma l'hispanique en approchant sa main de la poignée de la porte.

« Santana, non ! », s'interposa la brunette. « Ils sont vraiment en train de… »

« Je le sais, figure-toi. C'est là tout l'intérêt de la chose… »

Sur ce, elle entrouvrit très légèrement la porte et, prise d'une vague de prévenance, eut la bonté de les avertir :

« Bouche de Mérou ! Lutin Magique ! Soyez présentables parce que j'eeeeeeentre… MAINTENANT ! »

Rachel détourna le regard, et Brittany se contenta de remarquer :

« Ah, alors c'est comme ça que les garçons font pour coucher ensemble ?! Je croyais qu'un des deux devait rétracter son pénis pour que ça marche… »

Sa petite amie sourit avant de reporter son attention sur les deux jeunes hommes, qui cachaient tout ce qu'ils pouvaient avec des coussins…

« Santana, tu pourrais frapper ! », s'indigna Sam, frustré.

« Je vous ai dit d'être présentables ! De toute manière, il n'y a rien que je n'ai déjà vu, te concernant… Quoique… Elle est peut-être un peu plus grosse qu'à l'époque… bien que j'ai du mal à voir en quoi ton bouffeur de trèfles est plus excitant que moi ! »

Rory semblait s'étouffer avec sa propre salive :

« Vous êtes sortis ensemble ?! »

« Ouais. Je l'ai dépucelé d'ailleurs, parce que Fabray-la-prude était trop frigide pour le faire… »

« Quinn n'est pas frigide ! », hurla Rachel, révoltée.

Comme par hasard, sa blonde bien aimée et son ami asiatique débarquèrent à ce moment-là.

« Merci de le souligner, mon cœur », sourit Quinn en déposant un baiser sur la tempe de sa petite amie. « Que me vaut ce compliment ? »

« On parlait de ton immense connerie d'avoir refusé la bite de Bouche de Mérou, vu que t'as bien accepté celle d'Hudson la Baleine… Quitte à choisir, j'préfère encore Sam et son six sur dix au pieu ! »

« Six, seulement ? », lâcha innocemment l'irlandais.

« La première fois, on est toujours à chier. Six, c'est tout à fait honorable. Finn lui, il était à moins quinze, c'est pour dire ! »

Quinn et Rachel grimacèrent à cet horrible souvenir, tandis que Mike se demandait ce qu'il faisait là.

Rory chuchota quelque chose à l'oreille de Sam, et le visage de ce dernier s'illumina d'un sourire.

« Mère-Grand, que vous avez une graaaaande bouche », parodia l'hispanique. « Surtout avec cet énorme sourire qui fait peur. Qu'est-ce qui se passe ? »

« Apparemment, ma note a augmenté, depuis… », répondit évasivement le blond, ce qui fit lever les yeux à Santana.

« Et moi, je suis à combien ? », fit Brittany avec une réelle curiosité.

« Toi je te note pas, le compteur a pas assez de nombres pour ton niveau… »

La blonde sourit grandement avant de lui sauter au cou pour l'embrasser.

Entre Sam et Rory nus sous une montagne de coussins, Santana et Brittany partageant un baiser passionné au milieu de la chambre, et Rachel et Quinn tendrement enlacées à l'entrée de la pièce, la scène ressemblait affreusement à un début de film porno. Et par ce fait, Mike se sentit affreusement mal à l'aise.

« Bon, je devrais peut-être y aller… »

« Minute, Chang, on a encore besoin de toi », l'interpela Santana en se détachant de sa petite amie. « Jusqu'où t'es prêt à te dessaper pour la bonne cause ? »

« Euh… »

« Super ! Viens avec moi, on va s'occuper de ça. Quinn, tu t'charges de nous amener le suricate. Fais comme tu veux, mais je le veux dans la chambre des bouffeurs de riz dans moins de dix minutes. »

« Bien. Ne sois pas trop cruelle avec Mike, hein… »

La blonde commençait déjà à s'éloigner, sous le regard désemparé de son ami.

« Parfait ! Brit Brit, tu veux bien aller distraire Tina ? Vaudrait mieux pas qu'elle me surprenne avec son mec à poil, elle est presque aussi hargneuse que moi… »

« Cool ! À tout à l'heure Sanny ! », se réjouit a jeune fille qui partit à son tour.

« Et moi dans tout ça ?! », protesta Rachel. « Ne me dis pas que je vais encore faire le guet ! »

« Hum… À quoi tu pourrais bien servir, Berry ? Oh, je sais ! Trouve Puck. »

« Quoi, c'est tout ? »

« Je précise : trouve Puck avant qu'il trouve Blaine et le décapite pour avoir osé avoir des vues sur sa Baleine adorée. En fait, la vie de Mister Jelly est entre tes mains. C'est une mission assez valorisante pour toi, Berry ? »

La brunette se contenta de sourire, puis détala elle aussi. Déterminée, Santana agrippa fermement le bras de Mike et commença à le tirer dehors quand…

« Hé ! », intervint Sam. « Pendant que chacun est à son poste, on fait quoi, nous ? »

« Oh, vous êtes toujours là ? », remarqua l'hispanique. « Bah rien, votre rôle est terminé, en fait… »

« Quoi ?! Mais alors pourquoi t'as tenu notre réunion ici ? De toute évidence, on était trèèèèès occupés ? »

« Mais pour le plaisir de faire chier, bien sûr ! »


Quinn venait enfin d'apercevoir Sebastian, négligemment adossé contre un mur, le regard dans le vague. La blonde réfléchissait au meilleur moyen de l'aborder sans avoir l'air louche quand il lui coupa l'herbe sous le pied :

« J'aurais bien continué à faire comme si je t'avais pas vue, Fabray, mais je sens que t'as un truc chiant à dire, alors parle qu'on en finisse… »

D'abord hésitante, la jeune fille finit par s'appuyer elle aussi sur le mur, pas trop près du Warbler, cependant.

« C'est à propos de Professeur Beau Gosse, pas vrai ? »

« Dans le mille… »

« Quoi que tu veuilles me dire à propos de lui, fais gaffe à toi parce que j'pourrais vite m'énerver… »

« Pourquoi ça t'énerverait si tu te fiches autant de lui que te le prétends ? », remarqua Quinn.

« Mais je t'emmerde, sale blondasse ! »

« Sujet sensible, on dirait… », constata-t-elle simplement, sans se démonter.

« Sensible à cause de qui ? C'est toi qui m'as foutue dans son lit, j'te rappelle ! »

« Pas tout à fait. Je t'ai conseillé d'accorder un peu plus d'attention à ceux qui t'entourent si tu voulais en trouver qui t'appréciaient vraiment. Jamais je ne t'ai dit de sortir avec monsieur Martinez, encore moins de coucher avec lui. »

« Pourtant c'est le seul type de relation que je recherche, et c'est pas un secret ! Mais bon, je t'en veux pas, sous tes airs de garce, t'es une niaise comme tous les autres. Et puis son cul est très accueillant, merci de m'avoir poussé à le visiter ! »

Et c'était le retour du grand Sebastian Smythe ! Sourire lubrique et répliques salaces à volonté, y a pas à dire, il maîtrisait le personnage. Pourtant, le jeune homme avait dans la voix une certaine intensité vraiment inattendue, pour quelqu'un qui ne parlait que d'une bonne baise… Quinn le remarqua parfaitement, et s'apprêtait à le souligner lorsque son portable se mit à sonner.

« Oui ? », répondit-elle immédiatement, portant l'objet à son oreille.

« Quinn ?! Quinn, dieu merci, tu es là ! Personne répondait, c'était horrible ! », hurlait la voix paniquée de Mike, parfaitement audible pour Sebastian même sans le haut-parleur. « Elle est folle ! Elle est dangereuse ! T'aurais jamais dû me laisser seul avec elle, Quinn, cette fille est un monstre ! »

« Qu'est-ce que Santana a encore fait ? », soupira la blonde, faisant mine d'ignorer le Warbler à côté d'elle.

« Eh bien… tu vois le placard du premier étage, à côté de la buanderie ? »

« Oui. »

« Je suis dedans. C'est fermé de l'extérieur et… »

« Et… ? »

« Et mes vêtements doivent être éparpillés un peu partout dans le couloir. »

« Non, elle a pas fait ça ?! »

« Je suis désolé, j'ai pas pu l'empêcher de… »

« Ne te fatigue pas, cette fille obtiendrait n'importe quoi de n'importe qui. Je file dans ta chambre te chercher des vêtements, ne bouge pas surtout ! »

« Très drôle… »

Alors que Quinn se précipitait vers l'étage, Sebastian partit dans la direction opposée. Il était pourtant certain d'arriver avant la blonde au fameux placard : quelques jours plus tôt, Sugar l'avait briefé sur les raccourcis et autres passages secrets que renfermait le chalet.

Dans les escaliers se tenait une blonde au grand sourire, le téléphone toujours scotché à l'oreille.

« Alors ? »

« Alors il a marché. Tiens-toi prêt… »


Malheureusement pour lui, et surtout pour ses hormones, Sebastian n'atteignit jamais le fameux placard aux merveilles. À la place, il croisa la route d'un truc moche et énervant…

« Qu'est-ce que tu viens de dire ?! », s'indigna monsieur Shuester, qui n'avait même pas adressé un mot au Warbler.

« Et merde… Désolé m'sieur, il se pourrait bien que j'ai pensé à voix haute ! »

« Parle-moi autrement, je te prie. Ce n'est pas parce que tu n'es pas un de mes élèves que tu ne me dois pas le respect ! »

« Qu'est-ce qu'il se passe ? », railla la coach Sylvester, qui avait vraiment le don pour arriver à l'improviste. « Il t'a traité de truc moche et énervant, et alors ? Je ne vois pas grand-chose de faux là-dedans… »

« Sue ! »

« Pas le temps pour tes gamineries, William. On a un problème plus urgent sur les bras… »

« Je t'écoute. »

« Mon dentifrice a disparu ! »

Le temps que Shuester comprenne le sens de cette phrase, Sue avait déjà reporté son attention sur Sebastian.

« Et je suis sûre que c'est notre petit suricate qui est derrière tout ça. Alors gamin, où t'as planqué mon Colgate ? »

« Si vous parlez vraiment de votre dentifrice, je sais pas où il est mais retrouvez-le vite, vous puez de la gueule ! »

« Sale petit… »

« Et si vous parlez de Martinez, il doit être quelque part dans la montagne en train de chialer sur la nullité de sa vie… »

Cette fois-ci, il n'y avait plus aucune trace d'humour, ni même de raillerie dans sa voix.

« Pardon ?! », s'écrièrent en chœur les deux collègues.

Le jeune homme sortit un petit mot de sa poche et le leur tendit. L'écriture soignée de David leur annonçait qu'il était parti skier seul, très tôt dans la matinée, et qu'il était bien désolé de les laisser tomber pour la journée, mais il avait vraiment besoin de solitude pour faire le point.

Le morceau de papier était tout froissé et corné tant il avait été, déplié, replié, lu et relu, mais surtout pressé dans le poing rageur de Sebastian.

« Ce mot nous est destiné. Comment se fait-il que c'est toi qui l'aies ? », demanda Will avec un semblant de calme.

« Trouvé dans sa chambre ce matin. Mais il était déjà parti… »

« Et que comptais-tu faire dans sa chambre ? »

« William, je t'en prie ! Ça te va très bien de jouer au con, mais tu te doutes bien qu'il était pas là-bas pour admirer la déco… »

« Tu es bien placée pour me faire la morale, toi qui étais censée le surveiller… »

« Et c'est ce que j'ai fait ! Son oreille est encore rouge et gonflée, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. Toi, par contre… »

« Qu'est-ce que tu insinues ? »

« Mais je n'insinue rien, "Môssieur je m'engage à protéger Freedent des assauts du suricate" : j'affirme que tu es un total incompétent ! Non seulement tu les as pas empêchés de se déglinguer mutuellement la rondelle, mais en plus t'as même réussi à faire disparaître Martinez du chalet ! Je sais pas c'qui te faut… »

« Aaaaaaaaah ! »

Tout occupés qu'ils étaient à dialoguer si poliment, les deux enseignants n'avaient pas vu Sebastian s'éloigner pour ouvrir le placard derrière eux. En revanche, ils avaient bien vu, et surtout entendu, le contenu dudit placard chuter au sol.

« Mike ?! », s'étrangla mister Shue. « Qu'est-ce que tu faisais là-dedans ? Et qu'est-ce que cette tenue ? »

Le pauvre asiatique était étalé de tout son long sur la moquette du couloir, vêtu en tout et pour tout d'un string rouge microscopique. On précise que le jeune homme était étendu sur le ventre, ce qui offrait donc une magnifique vue à nos trois spectateurs.

« Wow, joli cul ! », commenta Sebastian, presque distraitement. « Mais je dois dire que je suis un peu déçu, j'espérais pouvoir vérifier la rumeur sur les mecs asiatiques… Tant pis ! »

Sur ce, il s'éloigna de sa démarche nonchalante.

Les deux adultes restants échangèrent un regard de pur effarement.

« C'est moi ou il a presque été… correct ? », hésita William.

« Je dirais même respectueux », confirma Sue avec le même air sidéré. « Un peu plus et il rentre dans les ordres. »

« Oh mon dieu, Mike ! », s'écria soudain Quinn qui venait d'arriver, les bras chargés de vêtements. « Elle a quand même pas… »

« Si… », soupira le jeune homme, toujours avachi sur la moquette. « Je peux déjà m'estimer heureux d'avoir réussi à négocier le string… »

La blonde jeta la pile d'habit directement sur les fesses exposées de son ami, extrêmement gênée.

« Merci… »

« Je serais toi, je me dépêcherais de m'habiller avant que… »

« Michael Robert Chang, je veux des explications, et je les veux maintenant ! »


Finalement, et malgré les sondages et paris lancés, Mike survécut. Tina avait été véritablement hors d'elle lorsque Santana s'était vantée des tortures perpétrées sur son mec. Et le retrouver presque nu au milieu du couloir, avec la si belle si louche Quinn Fabray, n'avait pas été pour arranger la situation.

Mais il était toujours en vie. C'était donc une parfaite réussite !

Après quelques rhabillages plutôt nécessaires – Mike, Sam et Rory – un déscotchage de bouches ventousées l'une à l'autre – Kurt et Blaine – et le renoncement de Sue à chercher quelqu'un qui n'était pas là – David – notre joyeux groupe était enfin parti pour une belle journée de ski !

Journée qui s'avérerait extrêmement courte, mais ça, ils ne le savaient pas encore…

« Salut mec… J'peux me mettre avec toi ? »

Si on considère qu'ils étaient arrivés à la borne de départ du télésiège, cette question semblait tout à fait normale. Pourtant, elle ne l'était pas.

« Euh… ouais, si tu veux… », accepta Blaine en suivant Finn sur la plateforme, inconscient du regard haineux que Kurt lançait à son frère.

Regard haineux bientôt rejoint par un deuxième. Et ce deuxième regard haineux avait une crête, lui…

« Sales traîtres, vous allez me le payer ! », hurla Puck lorsqu'il vit leur siège s'éloigner.

Temporairement protégés de la vengeance de leurs petits amis respectifs, Finn et Blaine soupirèrent de soulagement.

« Il me déteste, pas vrai ? », demanda le plus jeune.

« Je dirais pas ça, mais… reste à une distance raisonnable de lui si t'as pas envie de souffrir. »

« Merci du conseil… Alors, pourquoi tu voulais prendre le télésiège avec moi ? »

« Oh, juste comme ça… »

« Finn, tu es un menteur médiocre », se moqua gentiment Blaine.

« Bon, d'accord ! Rachel nous a dit pour le plan », avoua-t-il.

« Vraiment ? », douta le jeune homme, qui soupçonnait son ami de prêcher le faux pour savoir le vrai.

« Ouais vraiment ! », s'empressa-t-il de répondre. « 'Fin, elle l'a dit à Puck, qui me l'a dit. Mais j'ai pas tout compris, il t'insultait à presque toutes les phrases alors c'était pas très clair… Une histoire de "Smile Tea Niaise" où tous les mecs que Sebastian a essayé de se faire font semblant d'être célibataires, et ensuite ils le draguent pour qu'ce soit lui qui refuse. C'est ça ? »

« À peu près… », confirma l'ancien Warbler avec un petit sourire. « Qu'est-ce que tu veux savoir ? »

« À propos du fant… de ton rêve érot… du truc, là ! »

Finn peinait à trouver ses mots, vraiment gêné. Blaine n'était pas plus à l'aise, d'ailleurs, ayant tout de suite compris où son ami voulait en venir :

« Tu veux savoir si c'est juste une invention tordue de Santana ou si j'ai vraiment rêvé de ça ? »

« Bah ouais… », répondit le grand en se passant une main dans le cou.

Après un silence des plus inconfortables et une forte dose de courage, Blaine se lança :

« C'était vrai ! Enfin, j'ai vraiment fait ce rêve. Mais j'te jure qu'on devait pas s'en servir dans la mise en scène, c'est Kurt qui a sorti ça au milieu de l'improvisation, et je savais même pas qu'il était au courant ! »

Finn déglutit, assimilant difficilement l'information.

« Tu m'en veux ? », s'enquit finalement le bouclé.

« Ben non ! », rétorqua l'autre comme si c'était une évidence. « T'en as pas fait exprès, j'suis sûr. Et puis c'est plutôt flatteur… »

« Non c'est pas flatteur ! J'ai fait un rêve traumatisant, une seule fois, en était bourré… Et quand j'y ai repensé en me réveillant, mon premier réflexe a été de vomir ! »

Finn grimaça, mais finit par lâcher la question qui lui brûlait les lèvres :

« J'étais si mauvais que ça ? »

Blaine faillit s'étouffer tellement il ne s'y attendait pas.

« Pardon ?! »

« Quoi ? Juste pour savoir ! Tu s'rais pas curieux, à ma place ? »

Le jeune homme réfléchit un moment et, réalisant l'immense effort que devait faire Finn pour tenir cette conversation, décida de se montrer franc avec lui.

« T'étais très bien. Dans mon rêve, j'veux dire ! Vraiment très bien mais… j'ai aussi eu droit à la fin où Kurt découvre la vérité et nous sort tous les deux de sa vie. Et ni toi ni moi ne voulons ça. »

« Non, bien sûr ! J'ai jamais eu l'intention de… c'était juste pour savoir, je t'ai dit ! »

« J'avais compris », murmura Blaine. « Mais merci d'être quand même venu m'en parler, j'étais pas trop à l'aise là-dessus… »

« T'inquiètes mec, j'suis cool avec ça… Et puis ça m'est d'jà arrivé aussi ! »

Cette fois, seule la barre de protection empêcha Blaine de tomber dans le vide :

« Quoooiiii ?! »

« Oh merde ! J'l'ai dit à voix haute, c'est ça ? », paniqua Finn.

« À ton avis… »

Et la situation était tout à coup inversée, un Blaine curieux fixant intensément un Finn honteux.

« Alors ? »

« Ecoute mec, j'suis désolé, hein… J'ai pas fait exprès de vous surprendre ! Et puis vous pouvez pas faire ça au milieu du salon sans vous attendre à ce que quelqu'un débarque ! »

« Ah mon dieu, c'est pas possible ! », se lamenta Blaine qui s'agrippait à la poignée du télésiège pour ne pas mourir de honte. « C'était quand ? »

« Attends, tu veux dire que vous l'avez pas fait qu'une fois dans le salon ?! », s'indigna Finn, en pensant à toutes fois où il s'était assis sur ce canapé.

Au regard insistant de Blaine, il se résigna à simplement répondre à la question :

« La semaine des auditions pour NYADA. Enfin, je crois. En tout cas, Kurt portait ce pantalon doré bizarre. Même si sur le moment, il le portait plus… »

« C'est pas vrai, je veux mourir… »

Un silence pesant s'installa, seulement rompu par le bruit de Blaine se tapant frénétiquement la tête contre le métal froid de la barre de protection. Finn crut que le sujet déplaisant était clos, quand le petit brun sembla réaliser quelque chose :

« Minute, qu'est-ce que t'as dit ?! »

« Moi ? Rien ! », se défendit le quater-back.

« Non, tout à l'heure. T'as dit que toi aussi t'avais déjà eu… ce genre de pensées… pour moi… »

« Ah, ça… C'est juste parce que quand j'vous ai vu, tu faisais à Kurt une… un truc que Rachel a jamais voulu me faire… et j'me suis dit que si j'avais été gay, j'voudrais bien coucher avec toi… »

« C'est le genre d'information que j'aurais préféré ignorer », admit Blaine, pâle comme un linge. « Mais attends… si tu avais été gay ? »

« Bon, d'accord, j'suis p'tête un peu gay… Mais juste un peu, hein ! »

Blaine fit la moue. La naïveté de Finn était sans doute sa seule échappatoire à une mort par humiliation…

« C'est Puck qui va être content de l'apprendre… »

« Ouais… d'ailleurs s'il te d'mande, tu lui dis que c't'histoire de rêve sur moi faisait juste partie de votre plan, okay ? J'voudrais pas avoir un beau-frère mutilé… »

« Merci, je suis touché… », plaisanta le bouclé. « Il est très jaloux, pas vrai ? »

« J'crois, ouais… », soupira-t-il avec un regard rêveur. « J'sais pas pourquoi, mais j'trouve ça cool. Avec Rachel, ça m'énervait juste, mais là… »

« T'as vraiment l'impression que c'est parce qu'il tient à toi », termina Blaine, qui n'avait jamais vu Finn aussi sincère. Ni aussi heureux.

Un énième silence s'installa, mais toute gêne s'était envolée. Comme cette fois-là, où Blaine avait craqué pendant les répètes des Communales : ils avaient crevé l'abcès, n'en parlons plus, et vive mon beau-frère préféré !

« Dis, Finn… », reprit Blaine au bout d'un moment.

« Mmmh… ? »

« Panique pas, hein, mais il se peut que quand on descendra du télésiège, on se fasse agresser… »

Finn regarda brusquement Blaine, qui avait les yeux posés sur le télésiège juste derrière le leur. Depuis lequel Kurt et Puck les fixaient d'un air mauvais, sans doute en train de partager leur jalousie et de préparer leur vengeance.

« Okay, j'ai une idée : tu m'protèges de ton mec et j'te protège du mien ! », suggéra Finn en tendant son poing.

Blaine sourit avant de cogner son poing contre le sien.

« Marché conclu. »

Ce qu'ils ignoraient, c'est qu'ils n'auraient pas le temps de mettre leur plan en application. Et qu'un problème autrement plus grave les attendrait à l'arrivée…


« Tiens, des oumpaloumpas géants de la montagne ! », s'écria joyeusement Brittany en voyant deux moniteurs de ski, vêtus de leur éternelle combinaison rouge, les accueillir sur la plateforme du télésiège.

« On a de mauvaises nouvelles pour vous », dit simplement l'un d'eux, blasé.

Pour éviter de se répéter, ils attendirent que tout le groupe soit là, tassé à l'arrivée du télésiège, pour faire leur annonce.

« Bon, c'est quand qu'on skie, là ?! », s'indigna Mercedes, qui en avait assez d'attendre.

« Pas de ski aujourd'hui, jeunes gens », répondit simplement un moniteur. « Je ne sais pas si vous avez vu, mais le soleil est de sortie aujourd'hui… »

« On est en été, en même temps », nota Mike.

« Oui mais habituellement, il ne fait pas aussi chaud dans cette région… Quoi qu'il en soit, vous pouvez dès maintenant redescendre via les télésièges… »

« Et si on veut skier quand même ? », tenta Puck.

« On ne vous laissera pas faire. La hausse brutale des températures a entraîné un fort risque d'avalanche, même un skieur confirmé ne se risquerait pas là-dedans… Nous sommes vraiment désolés et… »

« David ! »

Tous se retournèrent vers Sebastian qui venait d'hurler ce nom.

« Quoi, David ? », s'étonna Santana, qui ne savait pas si le plus choquant était cet air affolé sur son visage, ou le fait qu'il l'ait appelé par son prénom.

« Dav- Martinez ! Il est parti skier avant l'avertissement ! Il faut qu'on aille le chercher ! »

« Désolé bonhomme, mais c'est hors de question », contra un moniteur. « Mais dites-nous où votre ami est allé, qu'on envoie une équipe d'urgence sur place… »

« La grotte ! La grotte dans la falaise ! Je suis sûr qu'il est là-bas ! »

« Quelle grotte ? », demanda le premier moniteur.

« Quelle falaise ? », surenchérit le second.

« Putain, vous êtes vraiment nuls à chier… Tant pis, j'y vais moi-même ! »

« Je ne crois pas, non », intervint Mister Combi Rouge Numéro Un en le maintenant par les bras pour l'empêcher de faire un pas de plus.

« Pourquoi ?! Je sais où il est et je skie mieux qu'vous deux réunis ! »

« S'il te plaît gamin, laisse faire les professionnels… », essaya Numéro Deux qui vint prêter main forte à son collège, Sebastian se débattant de plus en plus violemment.

« Sûrement pas ! Vous êtes qu'une bonne d'incompétents ! Le temps qu'vous le trouviez, il aura tout le temps de crever dans cette montagne de merde ! Mais lâchez-moi, bordel ! »

« Crie moins fort petit, ou c'est toi qui va la provoquer cette avalanche… »

« D'accord. J'laisse tomber. Mais enlevez vos sales pattes d'incompétents de moi avant que j'me mette à gerber… »

Les deux moniteurs le lâchèrent doucement, rassurés par son calme apparemment retrouvé. Mais alors qu'ils reportaient leur attention sur le reste du groupe…

« Merci, bande de couillons ! »

Le temps que tous réalisent ce qu'il s'était passé, le Warber s'était déjà élancé sur la pente à une vitesse folle.

« Mais il est fou ?! », s'écria William. « Faites quelque chose, vous ! »

« Non, laissez-le faire… Je n'aime pas beaucoup ce suricate, mais c'est le mieux placé pour intervenir… »

« Sue, as-tu perdu la tête ! »

« Non, je pense à Freedent ! T'as vu cette bande de bras cassés ?! Smythe saura le retrouver, lui… »

« Et après ? »

« Après, faisons leur un peu confiance… je sais de source sûre que mon dentifrice préféré est entre de bonnes mains… »

Elle jeta un bref regard à Quinn et Santana, sidérées.

« Pas mal, votre intervention de ce matin, les filles ! Et oui, mes micros et mes caméras sont toujours en place, je sais tout… Merci de vous inquiéter autant pour le petit cœur de notre gentil Colgate… »

« Sue, mais qu'est-ce que tu racontes ? »

« Rendors-toi, William… Allez, sacs de cellulite ambulants, on retourne dans le télésiège ! »

Elle se tourna ensuite vers les moniteurs :

« Et vous, z'avez plutôt intérêt à me les ramener en un seul morceau ! Sinon, je peux vous assurer que la montagne sera très bientôt repeinte avec vos tripes. Sur ce, bonne journée messieurs ! »

Elle grimpa à son tour dans le télésiège, laissant les deux hommes avec les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte d'un poisson suffocant. Peut-être devraient-ils se mettre à chercher, maintenant. Ouais, ce serait une bonne idée…


« Putain, tu fais vraiment chier… », haleta Sebastian lorsqu'il arriva enfin devant la grotte, apercevant les skis de Martinez juste devant.

L'homme leva vers lui un regard peiné et… rougi ?

« Qu'est-ce que tu veux, Sebastian ?! », cracha-t-il en se relevant brusquement, chaussant à nouveau ses skis.

« Hé, calme-toi ! J'suis déjà sympa de m'être cassé le cul à te retrouver, tu pourrais m'accueillir autrement ! »

« J'en ai marre, Sebastian… Vraiment marre… », soupira l'hispanique en se passant la main sur le front, par contrariété. « Tu m'as demandé de rester loin de toi, ce que je fais. Pourtant tu te permets de revenir me torturer une fois de plus, et tu vas repartir en me laissant encore plus brisé que la dernière fois. C'est pas comme ça que ça marche, tu sais… »

« Pour hier, c'est toi qui m'a énervé avec tes remarques bizarres… », se justifia le Warbler, que leur conversation de la veille troublait toujours. « Mais c'est pas pareil, là j'suis venu te voir à cause de… »

« Je ne veux pas savoir », le coupa le professeur. « ¡ Déjame, mierda ! »

Même sans parler un mot d'espagnol, Sebastian comprit sans mal où David voulait en venir. Tout comme il comprit que le laisser skier le long de cette falaise, prêt à retourner sur la piste, n'était pas la meilleure des idées…

« Martinez, attends, il y a… »

« LAISSE-MOI ! », tonna l'homme en continuant son chemin, fébrile.

« Mais y a un putain de RISQUE D'AVALANCHE ! », s'égosilla Sebastian.

Presque aussitôt, le monde autour d'eux se mit à trembler. Les mots du Warbler résonnaient encore dans l'esprit de l'hispanique quand il s'aperçut qu'une partie de la montagne venait de s'effondrer, et dévalait à pleine vitesse la pente sur laquelle il allait s'engager. Un pas de plus et il aurait été enseveli !

Hélas, la neige ne fut pas la seule manifestation de ce séisme dévastateur…

Sebastian comprit le premier ce qui allait se passer. La falaise au pied de laquelle ils se trouvaient était elle aussi enneigée. Et quand la neige gelée est soudée à la roche, que se passe-t-il en cas d'avalanche ? La roche aussi s'effondre, bien sûr !

Et – hasard cruel ou sale coup du destin – Martinez se trouvait juste en dessous de l'éboulement de rochers qui venait tout juste de se détacher de la falaise !

« DAVID ! », s'époumona le jeune homme.

À partir de là, tout ce passa très vite.

David comprit qu'il était sur le point d'être compressé sous une cascade de pierres.

Cet abruti trop lent ne réagit pas assez vite.

Sebastian, toujours sur ses skis, fonça droit sur lui.

Il le percuta.

Tous deux furent violemment projetés sur l'épais tapis de neige.

Le calme sembla un instant régner à nouveau.

Puis le silence fut rompu.

Par le hurlement de douleur de Sebastian.


À suivre…


Par pitié, ne me faites pas mourir dans d'atroces souffrances ! Mon décès est incompatible avec l'écriture de la suite, n'oubliez pas ! :'(

J'espère que vous avez quand même aimé ce chapitre, malgré la fin des plus sadiques que je vous propose… O:)

Quoi qu'il en soit, que vous souhaitiez déverser votre haine sur moi ou donner un avis un peu plus constructif, n'hésitez pas ! Les reviews sont là pour ça… :P