Coucou tout le monde ! Me voilà de retour après une longue absence, je tiens à m'en excuser. Pour me faire pardonner, un petit point de vue d'Edward rien que pour vous !
J'espère que la suite de l'histoire vous plaira.
Bonne lecture !
Disclamer : L'univers ainsi que les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer.
Chapitre 5
PDV Edward
Cette fille est incroyable. Plus je passe du temps avec elle et plus elle m'étonne et me fascine.
Je ne me doutais absolument pas rencontrer une telle personne quand elle s'est arrêtée pour me prendre. Il faut dire que j'étais un peu pommé, beaucoup déboussolé et presque désespéré... Sans le savoir, elle m'a donné un coup de fouet et m'a aidé à me reprendre. J'ai eu du mal à être de bonne compagnie dans les premiers temps, j'avais juste envi de m'enliser dans ma souffrance. La première nuit loin de chez moi à été dure, après un repas frugal, nous avons du camper dans la voiture ! Je n'en veux absolument pas à Bella, elle n'y est pour rien, et je pense même que cela fait un bout de temps qu'elle vit dans ces conditions faute de mieux. Se nourrir de repas lyophilisés et dormir sur une banquette dure comme du bois ça n'est tout juste pas possible !
Lorsque je me suis éloigné de la voiture avant de nous coucher je me suis enfin autorisé à craquer. J'ai laissé les traitres larmes couler sur mon visage, emmenant avec elle ma souffrance et mes regrets. Puis je me suis secoué et promis de ne plus me laisser aller, d'être fort comme il se doit.
Quand je suis retourné à la voiture, la fatigue m'a happé, et j'ai tout juste eu le temps de souhaiter bonne nuit à Bella, puis je me suis couché et me suis laissé glisser dans un sommeil lourd et sans rêves.
Ce sont des marmonnements incompréhensibles qui m'on réveillé le lendemain matin, je me suis relevé pour me rendre compte que c'étais Bella qui parlais dans son sommeil. En regardant plus attentivement je remarquais qu'elle avais mis un cadenas au volet, je le voyais au travers du volet qui séparais en deux cette étrange voiture. En même temps, je la comprenais, nous nous connaissons à peine et je pourrais être n'importe qui de dangereux, il faudrait que je tache de la rassurer si nous continuons à faire route ensemble.
Décidant que j'allais la laisser dormir et ne voulant pas la réveiller en faisant du bruit, je me recouchais pour passer un bon moment à penser à ce que j'aillais faire. La veille, Bella m'avais proposé de faire route avec elle jusqu'au Mexique, et j'avais accepté spontanément, sans réfléchir, encore sous le choc de ce que j'étais en train de faire… En y réfléchissant maintenant, à tête reposée, cela m'avais vraiment parut une bonne idée. Bella paraissait agréable à vivre. La veille, elle avait maintenu plus ou moins la conversation afin qu'il n'y ait pas de gêne, et surement aussi pour me changer les idées. Certes elle semble être une personne très torturée, mais qui ne l'est pas ? Et puis il faut dire qu'à présent je suis pour ainsi dire seul au monde, alors un peu de compagnie, agréable qui plus est n'est vraiment pas de refus !
Ma décision étais donc prise, réellement de faire route avec Bella, et je lui en parlerais au plus tôt. Une fois réveillés, j'avais vraiment adoré sa tête ahurie en me voyant derrière le volant de sa précieuse voiture. Elle pouvait être vraiment adorable quand son visage s'illuminait et que cette lueur de tristesse presque continuellement présente dans ses yeux disparaissait. Oui bon, je suis un homme quoi, et elle une plutôt jolie fille, normal que je le remarque…
Puis elle m'avait bluffé avec le policier. C'est à ce moment que j'ai compris que son « voyage » était minutieusement et depuis longtemps prévu. Elle n'avait rien laissé au hasard afin de ne jamais être retrouvée, et de ne jamais revenir d'où elle était partie. Pas comme moi qui étais partit en quatrième vitesse. De faux papiers, une assurance de celle qui à appris par cœur un texte lorsqu'elle ment, et certainement une fausse identité. Je ne doute pas qu'Isabella soit son vrai prénom, mais le nom de famille énoncé par le policier doit certainement être faux. Je n'ai pas souhaité être impoli en la questionnant sur le sujet, mais je reste quand même intrigué et curieux par son histoire.
J'avais décidé d'attendre le petit déjeuner pour lui parler de ce à quoi j'avais pensé durant la matinée, et puis il faut dire que je suis toujours de meilleure composition lorsque j'ai l'estomac plein !
Comme elle avait été mignonne, à se mordre les lèvres devant son menu, ne sachant pas quoi choisir, et pensant certainement à ne pas me ruiner ! Ca devait faire un bon bout de temps qu'elle faisait attention à la moindre dépense pour se comporter de la sorte. Surtout qu'il n'y à aucunes raisons de s'inquiéter pour ça ! J'avais pris en liquide une bonne partie de l'argent que j'avais de coté, principalement destiné pour mes études. Pardon papa… Comme il sera déçu lorsqu'il le découvrira… Papa, maman… Non, ne pas penser à ça ou je vais encore flancher. Il faut penser à autre chose… Bella, penser à Bella.
Penser à la façon dont elle avait réagi lorsque je lui avais annoncé ma décision, réfléchie cette fois, de faire vraiment route avec elle, de participer aux dépenses. Lui confiant même que je n'étais pas dans le besoin financièrement. Elle avait marqué un temps d'arrêt, se mordant les lèvres, les yeux dans le vague, dans une énième discussion avec elle-même. J'avais remarqué cette manie qu'elle à de réfléchir avec attention pour chaque décisions, si petite soit elle. Pesant certainement le pour et le contre avant de se décider. La veille, elle avait du me faire cette proposition de faire route ensemble sans réfléchir. Tout comme moi j'avais répondu sans réfléchir. Elle était restée un petit moment sans parler. Puis j'avais été étonné de la détermination que j'avais lue dans ses yeux lorsqu'elle avait croisé de nouveau mon regard. Et je n'avais pas compris pourquoi je me sentais soudain plus léger lorsqu'elle avait acquiescé.
Je pense que je suis en train de m'attacher à cette fille. Et plus que je ne le devrais.
Durant le reste de la journée, la route ensemble s'est très bien passée. Mis à part le fait qu'elle à tenu à ce que nous mangions ses soupes lyophilisées le midi, faute de restaurant sur la route. Nous avons continué à faire connaissance, échangeant nos idées sur ce que nous aimions et ce que nous n'aimions pas. Même s'il faut admettre que j'ai parlé durant quatre vingt pourcent du temps ! J'apprends à connaître Bella, je découvre qu'elle est une jeune fille timide, réservée et qu'elle ne s'ouvre pas facilement. Je m'en contente pour le moment, je respecte son intimité ne souhaitant pas la brusquer. Donc je parle, une vraie pipelette ! Bella semble apprécier, il lui arrive même de rigoler à mes blagues pourries ! Je lui parle de la musique, que j'aime plus que tout, de la sensation qui parcourt mes doigts lorsque j'effleure les touches d'un piano. Je lui parle des livres qui me passionnent, de ceux que je n'aime pas. Bella s'anime lorsque nous parlons de livres, comme moi avec la musique. Je me promets de revenir sur ce sujet de conversation, afin de la voir s'illuminer de la sorte. Nous parlons de tout et de rien, mais jamais nous n'approchons de près ou de loin des sujets personnels, de nos vies, de nos familles… Des raisons pour lesquelles nous sommes ici, dans cette voiture, sur cette route perdue et inconnue et non pas dans nos foyers respectifs. C'est comme un accord tacite, bien que nous n'en n'ayons jamais parlé, nous n'abordons ni l'un ni l'autre ces sujets. Et pour le moment ça me convient bien.
La nuit commence à tomber et j'arrive à grandes peines à lui offrir une malheureuse pizza. C'est qu'elle est dure en affaires à ne pas vouloir que je dépense d'agent. Quelle tête de mule !
Maintenant, nous sommes devant un hôtel. Et Bella, les bras croisés sur sa poitrine, une moue mi boudeuse mi déterminée sur les lèvres refuse de sortir de la voiture.
- Non !
- S'il te plait Bella !
- Non !
- Allez ! Tu ne va pas rester ici toute seule, dans le froid !
- Fait ce que tu veux moi je dors ici, j'ai l'habitude, ça ne me dérange pas.
- Je ne vais surement pas aller me coucher tranquillement pendant que toi tu te gèle dans la voiture !
- M'en fiche, je ne bougerais pas.
- Bella, soit raisonnable !
- J'ai dis non Edward, inutile d'insister, ma décision est prise.
- Mais je ne suis pas un monstre ! Si j'avais voulu te faire du mal ça serais déjà fait depuis longtemps !
Ses lèvres tremblent à mes derniers mots, son visage se crispe et ses yeux deviennent légèrement humides.
Et merde, j'ai encore foutu les deux pieds dans le plat.
Depuis que j'ai réservé la seule et unique chambre de cet hôtel, je suis revenu cherché Bella à la voiture, et nous sommes comme deux idiots sur le parking, elle du coté conducteur, la vitre ouverte, et moi penché vers elle. Je contourne donc la voiture, ouvre la portière passager, m'installe à coté d'elle puis grâce à la banquette qui n'est que d'un seul bloc me tourne vers elle passant une de mes jambes sous l'autre.
- Ecoute Bella.
- Fout moi la paix.
- Je suis désolé.
Elle marque un temps de pause, puis tourne la tête vers moi. Elle se mord les lèvres. Bordel qu'elle est mignonne quand elle fait ça ! C'est pas le moment ! Reprend toi !
- Je ne veux surtout pas te forcer ou te brusquer. C'est juste que je ne supporterais pas de te voir dormir une nuit de plus dans ces conditions. C'est juste pas possible.
- Edward, je…
- Je sais bien que tu t'en fiche, que tu as l'habitude. Mais à mon sens ça n'est pas une raison.
Elle baisse la tête et ne réponds pas. Bon ben quand faut y aller… Je ne trouve pas d'autres mots pour la convaincre alors…
Je me tourne vers le pare brise et fixe les ténèbres quelques secondes.
- Tu sais, mon père m'a toujours enseigné les bonnes manières, c'est pour lui des plus important d'être un véritable gentleman avec les femmes. Tu t'es étonnée aujourd'hui de me voir t'ouvrir la portière. Et bien ça viens de lui. J'ai été élevé dans le respect des autres, le respect des femmes c'est naturel pour moi.
Je marque un silence. Elle ne parle pas non plus, mais je sais qu'elle m'écoute.
- Bella, je te jure sur tout ce que j'ai de plus cher au monde que jamais je ne ferais rien de déplacé à ton encontre. Je ne te veux absolument aucun mal, je t'en prie n'ai pas peur de moi. Je trouve juste tout simplement insupportable que tu dormes dans la voiture alors que j'ai les moyens de nous payer un minimum de confort… La chambre que j'ai louée est la dernière, je ne peux donc pas en louer une pour chacun. Si c'étais possible, je le ferais de bon cœur. Mais il y à deux lits séparés. Tu sais, si tu le souhaite je préfère encore que ça soit moi qui dorme dans la voiture, mais je t'en prie ne t'inflige pas cela si tu peux l'éviter.
Je cesse de parler. Bella ne répond toujours rien, elle à les yeux fixés sur ses mains et n'esquisse pas un mouvement.
Au bout de ce qui me parait être une éternité, elle relève la tête et me regarde dans les yeux, cette lueur déterminée que j'aime dans le regard.
- D'accord, allons voir cette fichue chambre.
Je suis soulagé, je n'en rajoute dons pas plus et m'empare de nos affaires, lui laissant verrouiller la voiture.
La chambre est simple mais propre. Deux lits simples, un bureau, une télévision. Deux portes, l'une menant aux toilettes et l'autre à une salle de bain équipée d'une douche. J'entre le premier et laisse à Bella le loisir de fermer ou non à clé, afin qu'elle ne se sente pas piégée. Je dépose ses affaires sur son lit et les miennes sur le mien. J'attrape ma trousse de toilette et me dirige vers la salle de bain.
- J'y vais en premier, ça ne te dérange pas ?
- Non.
Je me dirige vers la salle de bain et entreprend de me débarbouiller puis de me laver les dents. La douche attendra demain, je suis trop épuisé !
Une fois sortit, je laisse la place à Bella qui s'y enferme. J'entends la douche couler, elle à eu plus de courage que moi ! Je me déshabille gardant mon caleçon et mon t-shirt et me glisse avec bonheur entre les draps frais, la couette remontée jusqu'au menton.
Je décide d'attendre Bella afin de lui souhaiter bonne nuit, mais mes yeux se ferment d'eux-mêmes après cette longue journée, et je ne peux résister à l'appel de Morphée.
Je m'endors donc en entendant le bruit de l'eau qui coule.
Alors, qu'en avez-vous pensé ? Ce chapitre vous à t'il plu ? Que pensez-vous de la façon de voir les choses d'Edward ? Aimez-vous que j'expose les deux points de vue ?
N'hésitez pas à me donner vos impressions !
