Disclamer : L'univers ainsi que les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer.

Apple : Et oui, papy Jo, on en saura un peu plus sur lui plus tard.

Pour ce qui est de Bella et se confier… Faut lui laisser du temps ! Voilà la suite, en espérant que ça te plaise.

Encore merci pour vos commentaires !

Bonne lecture.

Chapitre 7

PDV Bella.

Les yeux grands ouverts. Je n'arrive pas à me rendormir. Comment pourrais-je ? Comment pourrais-je me rendormir après le cauchemar que je viens de faire, et la situation dans laquelle le dit cauchemar m'a mise…

Si Edward ne me prenais pas déjà pour une folle, je pense que c'est maintenant sur. Voilà encore une raison pour laquelle je n'aurais du ne pas finir par accepter de dormir dans la même pièce que lui. Bon, maintenant c'est fait et je ne peux pas nier le fait qu'il s'est comporté en parfait gentleman.

Quoi qu'il en soit je me suis quand même ridiculisée comme une gamine de cinq ans en le réveillant avec mes cauchemars.

Celui là à été encore plus violent que les précédents, me laissant tremblante et avec un gout métallique dans la bouche. Ces terreurs nocturnes me laissent à chaque fois perdue et apeurée.

Je n'en peux plus. Vraiment.

Mais je n'ai pas de moyen de faire cesser tout ça. Alors je serre les dents et supporte tant bien que mal. Comme je l'ai toujours fait.

A présent, je pense qu'Edward s'est rendormi, voilà plus d'une heure que je fixe le plafond et sa respiration à fini par s'apaiser et devenir régulière. Je n'en peux plus de rester allongée comme ça, il faut que je bouge ou bien je vais devenir folle.

Je me lève donc sans bruit, attrape mon sac posé près de mon lit et me rend le plus silencieusement possible dans la salle de bain.

En m'observant dans le miroir, je constate que je fais peur à voir. La peau encore plus pale qu'à l'ordinaire, les yeux cernés de noir, le regard éteint…

Je me lave le visage afin de faire disparaître la fatigue puis m'habille avec les seuls vêtements propres qu'il me reste. Une lessive devient vitale. Voilà donc une bonne raison de me bouger afin de ne pas tourner en rond à penser à mes cauchemars.

Le plus silencieusement possible, je sors de la salle de bain. Dans la pénombre de la chambre, je constate qu'Edward dors toujours à point fermé. Il est paisible et rien ne semble troubler son sommeil. Tout aussi silencieusement, j'attrape mes affaires sales, puis sort de la chambre en quête d'une laverie. Je laisse sciemment les clés de la voiture sur le bureau de la chambre, m'accrochant toujours à ma décision de faire confiance à Edward, mais aussi pour ne pas qu'il croit que je me suis enfuie en le laissant là s'il venait à se réveiller pendant mon absence.

En sortant de la chambre je m'aperçois que le jour commence à se lever, et je me perds dans la contemplation du ciel qui se teinte de couleurs rose tout en cherchant une laverie. Nous avons à présent laissé derrière nous le climat plus que pluvieux de l'état de Washington et ne plus voir de nuages gris obscurcir le ciel bleu me donne du baume au cœur et me permet d'éloigner mes sombres pensées, au moins pour un moment.

Malheureusement, comme toujours, mes démons reviennent me hanter au galop. Que vais-je devenir ? Ou aller ? Que faire ?... Et surtout, voilà maintenant trois semaines que je suis partie, et trois semaines que je n'ai pas été inquiétée ? Cela va-il durer ? Et si non, combien de temps de liberté me reste-il ?

J'ai peur, vraiment peur, mais je ne peux plus reculer, au point où je suis il n'y à pas de retour en arrière possible. Ou bien j'en mourrais.

Finalement, le soleil levant et les oiseaux qui chantent ne m'auront pas divertie bien longtemps, et c'est l'esprit morose que je rentre dans la première laverie qui se trouve sur ma route.

Ressassant encore et encore mes problèmes, je fourre mes vêtements dans deux machines puis me retrouve de nouveau désœuvrée. J'aurais du prendre un livre, une des seules choses qui me permette de m'évader. Hélas je les ai laissés dans la voiture. Et comme je n'ai pas pris mes clés…

De toute façon je sens que je vais passer une mauvaise journée, c'est toujours le cas quand je passe une nuit comme celle que je viens de passer. Les cauchemars de plus en plus réalistes n'amènent que sombres pensées et morosité. Je ne peux y échapper alors autant m'y résoudre.

Assise sur un sèche linge, je regarde distraitement les lèves tôt passer dans la rue. Nous sommes dans une petite ville et il n'y à pas foule. Un jogger, un vieil homme qui promène un chien, un couple de jeunes revenants surement d'une soirée. Une fois de plus je détourne les yeux face à ces gens normaux vivants sereinement leurs vies. Pas facile à voir alors qu'on se sent aussi misérable que moi.

Mon regard tombe alors sur une boulangerie ouverte et je me lève spontanément afin de nous acheter un petit déjeuner à Edward et moi.

Une fois revenue dans la laverie, je m'assoie dans un coin en grignotant un croissant.

PDV Edward.

J'ouvre les yeux.

La clarté dans la chambre me fait me rendre compte que je me suis endormi, et pas que cinq minutes !

Merde ! Moi qui voulais veiller sur Bella ! Je me relève brusquement et me tourne vers son lit. Pour la découvrir assise en tailleur au milieu du lit, habillée, et avec un sourire triste sur le visage.

- Hey ! Bonjour dormeur.

- Bonjour. Désolé, je ne pensais pas dormir autant. Ca fait longtemps que tu es réveillée ?

- Et bien… Disons que j'ai eu le temps d'aller faire une lessive. Et d'aller chercher le petit déjeuner !

Dit-elle en me tendant une poche de viennoiseries et un gobelet de café.

- Je ne sais pas ce que le café vaut, je l'ai acheté au bar de l'hôtel.

- Merci beaucoup Bella, tu n'aurais pas du. Je suis vraiment désolé d'avoir dormi si longtemps.

- Pas grave, il est à peine huit heures. Et puis c'est que tu devais en avoir besoin.

- Peut-être… Tu ne mange pas ?

- Non, j'ai déjà mangé en attendant que mon linge soit propre. Mais vas-y, je t'en prie.

- Ok. Encore merci.

Elle me fait encore ce petit sourire triste.

Je dois avouer qu'elle me gâte, petit déjeuner au lit ! Mais son attitude me dérange quelque peux. Elle est très silencieuse et ses sourires sont légèrement forcés. Surement des séquelles de son cauchemar de la nuit dernière.

Je décide de ne pas la brusquer pour le moment mais espère bien lui redonner le sourire durant la journée.

Une fois mon petit déjeuner terminé, je me rends dans la salle de bain afin de me débarbouiller, puis nous rassemblons nos affaires afin de reprendre la route. J'ai déjà payé la chambre hier, donc nous repartons sans plus attendre.

Durant la matinée, Bella est toujours aussi morose. Je peine à lui arracher quelques mots, et quand je lui demande si elle va bien elle se contente de me répondre d'un léger hochement de tête et d'un petit sourire forcé.

Je n'ai pas mesuré l'ampleur de son mal-être ce matin, et je ne sais pas quoi faire pour la sortir de sa bulle. J'accepte même de manger une de ses soupes lyophilisées à midi afin de lui faire plaisir. Je balance quelques blagues débiles, je tente de faire la conversation… Sans résultats.

En milieu d'après midi, alors qu'un silence pesant plane sur nous depuis presque une heure, je l'observe et m'aperçoit qu'elle se mord les lèvres, la mâchoire crispée et les yeux légèrement embués. Elle est sur le point de pleurer.

Un besoin presque instinctif me saisi et je souhaite vivement la prendre dans mes bras, la consoler, la délester de cette immense tristesse qui l'habite depuis ce matin.

Evidement je n'en fais rien, elle ne réagirait surement pas bien.

Au lieu de ça je fais mine de m'étirer, évitant soigneusement de la regarder.

- Dis Bella, ça ne te dérangerais pas qu'on s'arrête cinq minutes ? J'ai besoin de me dégourdir les jambes.

- Bien sur, pas de soucis.

Sa voix n'est qu'un murmure et mon cœur se serre un peu plus.

Quelques secondes plus tard elle se gare sur le bas coté et je sors de la voiture tout en m'étirant.

Au bout de quelques minutes, alors que Bella est aussi sorti faire quelques pas, je m'approche d'elle l'air de rien.

- Je pourrais conduire si tu es d'accord, tu n'a pas beaucoup dormi et tu conduis depuis ce matin.

- Si tu veux.

Merde ! Ou est passé Bella la furie qui m'a découvert hier derrière le volant de sa précieuse voiture ?

Nous reprenons la route, moi au volant, et Bella se tourne vers la vitre, légèrement recroquevillée sur elle-même.

Dieu qu'elle semble fragile !

Une fois de plus, je ne dis rien, ne sachant quels mots la réconforterais, et nous nous enfermons de nouveau dans le silence.

Voilà maintenant plus d'une heure que je roule. Bella est toujours tourné vers la vitre et n'a pas prononcé un seul mot. Je pense qu'elle dort.

J'approche en vue d'une ville, je n'ai même pas fait attention au nom du bled dans lequel nous sommes tant mes pensées sont tournées vers Bella. Il est dix sept heures et je pense qu'il serait raisonnable de passer la nuit ici.

Nous sommes dimanche et il est dix sept heures. A présent ils doivent commencer à s'inquiéter de mon absence. Mon excuse bidon de passer le week-end chez un ami arrive à sa fin.

Mon estomac se tord de douleur à la pensée de l'état dans lequel ma disparition va les mettre. Je me sens tellement coupable… Mais il n'y avait pas d'autre moyen, c'étais la seul solution pour qu'elles soient en sécurité.

- Ou sommes-nous ?

Tiens, le retour de Bella.

- Et bien… Je suis désolé, je ne suis pas aussi bon que toi pour savoir ou nous sommes et retenir les lieux par lesquels nous passons.

- Pas grave.

- Je pense qu'il serait plus sage de passer la nuit ici, plutôt que de continuer à conduire.

- Ok.

Bon. Le retour de Bella, certes, mais le retour de la Bella morose. Je sens qu'elle souffre et je ne sais pas pourquoi mais ça me rend dingue de la voir comme ça. Surement mon côté protecteur. Mais je ne sais pas comment faire pour l'apaiser et lui changer les idées.

Que faire ? Comment l'occuper afin de la sortir de cet état quasi dépressif ? Un ciné peut être ?... Mouais, pas top de rester en silence pendant une à deux heures dans une salle noire quand on veut se changer les idées. Ou alors aller boire un verre en ville ? Peut-être que voir du monde lui fera du bien.

Arrêté à un feu, j'en suis encore à me creuser la tête pour trouver un moyen de divertir Bella quand mes yeux se posent sur une affichette.

- Bella ! Il y à une fête foraine en ville ! Ca te dit d'y aller ?

Ca serait parfait.

- Une fête foraine ?

- Oui ! Des manèges, de la musique, plein de cochonneries à manger ! Ca serait bien tu ne crois pas ?

- Je ne sais pas.

- Allez, on va juste faire un petit tour.

- Edward, c'est pas que je ne sais pas si je veux y aller.

- Bah quoi alors ?

- C'est que je ne sais pas si ça serais bien d'y aller.

- Comment ça ?

- Et bien… Je… Je ne suis jamais allée dans une fête foraine.

Elle rougit légèrement en me disant ça. Je la trouve vraiment mignonne.

- Sérieusement ?

- Oui…

Et la voilà qui rougit de plus belle !

Je sens que faire rougir Bella va devenir mon passe temps favori.

- Dans ce cas, mademoiselle, je me vois dans le devoir de t'enlever et de t'obliger à aller à la fête foraine avec moi. Ah ! Et bien sur tu es également obligée de t'amuser.

Bella plante ses yeux dans les miens et un vrai sourire, timide certes, mais un sourire quand même illumine son visage et contamine enfin ses yeux.

Sorti de ma contemplation par les automobilistes derrière moi qui me klaxonnent pour que j'avance, je me concentre sur la route.

Mais je me sens bizarre. Je ne comprends pas ce sentiment qui contracte mon estomac et me serre la gorge.

Bon sang qu'est-ce qu'il m'arrive ?

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Voilà pour aujourd'hui, on avance petit à petit dans la vie et les pensées de d'Edward et Bella.

Dans le prochain chapitre la fête foraine bien sûr, et une petite dispute !

Melinette qui à hâte de lire vos commentaires !