Que je suis gentille ! Je vous poste quasiment tout le même soir (oui, vous pouvez m'aduler). Le titre vient de Relax de Mika. Bonne lecture !


Chapter 4

I believe that we're in this together

- Pardon ?!

- Vous m'avez parfaitement bien entendu, Miss Granger. M. Malefoy va passer les deux mois des vacances scolaires chez vous.

- Mais enfin, mais pourquoi ? Et pourquoi lui ? Professeur, vous vous rendez compte que cela revient à introduire le loup dans la bergerie ?!

Hermione était hors d'elle. Comment le directeur osait-il suggérer que Malefoy devait passer les vacances chez elle ? Et quel besoin avait-il de passer ses vacances ailleurs que chez lui ? Après tout, il avait un beau petit manoir rempli d'autres Mangemorts pour jouer avec lui !

- Qu'est-ce que vous entendez par là, Miss Granger ? lui demanda le directeur, en la toisant par dessus ses lunettes.

Hermione jeta un furtif coup d'œil à Malefoy. Il observait le directeur, le regard aussi vide qu'à l'ordinaire même si Hermione cru apercevoir une lueur briller dans les deux orbes gris-bleus.

- Eh bien j'entends que je n'accepterais pas un Mangemort dans ma maison, avec ma famille ! Enfin, professeur, et si le Mage Noir arrivait jusque chez moi ? Et s'il lui prenait l'envie de tuer ma famille ? Vous pensez que je vais accepter de mettre en danger toute ma famille ? Et tout ça pour lui ? Pour un Serpentard vil et arrogant que je déteste ?

La Gryffondor n'arrivait plus à contenir sa colère. Des larmes de rages coulaient doucement sur ses joues rougies par l'émotion.

C'est alors que ledit Serpentard darda son regard sur elle. Si ses yeux avaient pu lancer des Avada, elle serait morte depuis bien longtemps déjà.

- Surtout, fais comme si je n'étais pas là, Granger, lui lança-t-il, le ton cassant et dur.

- Mais c'est ce que je fais, Malefoy. répliqua-t-elle en essuyant rageusement les larmes qui s'étaient échappées de ses yeux.

- On se calme ! Miss Granger, j'ai bien peur que vous n'ayez pas bien compris. Je ne vous demande pas votre avis. M. Malefoy m'a déjà largement fait part de son désaccord mais ni lui ni vous n'avez le choix. Les seules personnes ayant eu le choix ce sont vos parents, Miss Granger. Et ils ont accepté. Ce rendez-vous a donc un but seulement informatif pour vous, jeunes gens.

Dumbledore avait parlé d'un ton posé et calme, comme si le fait qu'un Malefoy passe ses vacances chez une née-Moldue était parfaitement normal. En l'écoutant, Hermione avait senti une colère sourde monter en elle. On allait lui imposer la présence de Malefoy pendant deux mois et on ne lui demandait pas son avis ? Eh bien elle n'allait pas se laisser faire !

- Je saurai convaincre mes parents de revenir sur leur décision, répliqua-t-elle, sûre d'elle et de son pouvoir de changer la situation.

- Malheureusement pour vous, il est trop tard pour cela. Toutes les mesures ont déjà été prises pour assurer la sécurité de M. Malefoy ainsi que celle de votre famille, Miss. Et j'ai bien peur que votre tentative n'ait de toute façon, servit à rien. Vos parents avaient l'air enchantés d'accueillir un camarade de leur fille, lui répondit Dumbledore sur un ton goguenard.

Il avait l'air particulièrement réjoui par la situation. Son envie de réunifier les maisons de son école ressortait clairement dans sa démarche quelque peu inhabituelle.

Mais Hermione n'y fit pas attention, interloquée par ce que venais de lui dire le directeur.

- Professeur, vous avez bien dit 'assurer la sécurité de Malefoy' ? Mais enfin, ce n'est pas lui qu'il faut protéger, c'est les miens, ma famille, du danger que lui représente, s'emporta-t-elle à nouveau.

Dans son emportement, elle s'était levée de son fauteuil et pointait le Serpentard du doigt. Son deuxième poing s'était, lui, serré à tel point que ses jointures blanchissaient à vue d'œil.

- Rasseyez-vous, Miss Granger. Vous devriez m'écouter jusqu'au bout avant de réagir ainsi.

Hermione obéit donc au directeur en rechignant, non sans se renfrogner ostensiblement.

- Bien. Laissez-moi maintenant vous expliquez la situation. Il se trouve que M. Malefoy ici présent a besoin d'un endroit sûr où passer ses vacances d'été. En effet, Lord Voldemort est, en ce moment-même j'en suis persuadé, en train de fulminer dans son coin parce que sa future recrue lui a - comment dire - faussé compagnie, si je puis me permettre, au mauvais moment.

Dumbledore affichait, en disant ces mots, un petit sourire en coin et ses yeux brillaient d'excitation.

- Mais...alors, cela voudrait dire que... commença Hermione, qui commençait à comprendre ce que le professeur voulait lui dire.

- Je pense que vous avez compris, Miss, reprit le directeur, que M. Malefoy n'est pas un Mangemort et je l'espère, ne le sera jamais. Vous comprenez sûrement maintenant pourquoi il a besoin d'un lieu sûr pour cet été. Et vous pourrez dire à M. Potter que ses soupçons sont infondés.

Hermione se sentit rougir. Elle s'en voulait de s'être emportée et de s'être ridiculisée par la même occasion. Et elle culpabilisait aussi un peu pour avoir cru Harry sans aucune preuve concrète. Lui qui avait tant essayé de découvrir la vérité à propos des nouveaux Mangemorts dans les rangs du Mage Noir !

- Mais professeur, pourquoi chez moi ?

Bien qu'elle comprenne mieux la situation, Hermione ne voyait toujours pas pourquoi c'était à elle de supporter le Serpentard deux mois entiers.

- Réfléchissez Miss Granger. M. Malefoy est issue d'une famille, désolé de dire cela M. Malefoy, connue pour son inimité avec les né-Moldus. Pensez-vous alors que Lord Voldemort viendrait le chercher chez vous ? De plus, cela concorde avec mon projet de rapprocher les maisons de cette école. Et puis, si mes informations sont correctes, votre 'nouvelle situation' si je puis dire, vous permet largement d'accueillir quelqu'un pendant ces deux mois.

Ma nouvelle situation ?! Il est même au courant de ça ?

- Je suppose que je n'ai pas le choix...

- Non, en effet, vous ne l'avez pas, Miss. Ni vous M. Malefoy, ajouta le directeur, voyant que Drago s'apprêtait à dire quelque chose.

Hermione s'efforçait de retenir les larmes qui commençaient à perler aux coins de ses yeux.

- Dernière chose : je demanderais une autorisation spéciale du ministère pour que vous puissiez utiliser la magie, M. Malefoy, puisque vous n'avez pas encore 17 ans. Sur ce, jeunes gens, je vous libère. Vous pouvez retourner vaquer à vos occupations.

Hermione ne se fit pas prier : elle se jeta sur la porte, l'ouvrit violemment et dévala les escaliers à toute vitesse, laissant libre cours à ses larmes. Arrivée au bas des marches, elle se mit dos au mur jouxtant la gargouille et se mis à sangloter.

Pourquoi ça doit m'arriver à moi ? Les deux seuls mois de l'année où je peux profiter de ma famille sans avoir à me soucier d'un quelconque Voldemort ou n'importe qui qui nous voudrait du mal ! Et je vais devoir héberger Malefoy ?! Si mes parents avaient su...

Alors que la Gryffondor s'apitoyait sur son sort, Drago se planta devant elle et la toisa de toute sa hauteur.

- Ça ne va rien arranger de pleurnicher comme une gamine, commença-t-il, méprisant comme à son habitude.

- Je t'ai rien demandé Malefoy. Et je ne vois pas pourquoi tu gaspilles ta salive à me parler, répliqua Hermione qui tentait de dissimuler ses larmes en se frottant les yeux.

- Je ne suis pas plus enchanté que toi à l'idée de passer deux mois dans une maison de Moldus, avec toi en prime. Alors ne te prends pas pour le centre du monde, Granger.

A ces mots, Hermione se releva brusquement et le toisa, furieuse.

- Me prendre pour le centre du monde ?! Non mais tu t'es regardé Malefoy ?! Avec tes grands airs et tes 'je suis un Sang-Pur' ! Tu te crois supérieur à tout le monde, tu voudrais que le monde entier soit à tes pieds et c'est moi qui me prends pour le centre du monde ? On aura tout vu !

Furieuse contre Malefoy, elle le dépassa et sortit vivement du couloir en direction de la bibliothèque. Si elle n'avait pas été perdue dans des pensées où 'Malefoy' et 'sale fouine' étaient les principales idées, elle aurait pu entendre la réponse de Malefoy.

- Tu ne me connais pas Granger...et tu ne comprends pas non plus.

Il avait soufflé ces mots bien qu'elle fut déjà partie. Quel idiot il faisait ! Pourquoi avait-il décidé d'en parler au vieux fou qui était encore directeur de cette école ? Voilà qu'il allait se retrouver coincé avec cette fille pendant deux mois.

Mais il avait eu peur. Quand il était revenu à Poudlard, il s'était vraiment senti en sécurité et s'était dit que tout pourrait éventuellement s'arranger. Il avait gardé espoir. Mais plus les jours passaient, plus cet espoir s'amenuisait, pour finalement ne laisser place qu'à l'abattement. En sept mois, il n'avait eu aucune nouvelle de l'extérieur. Ni de ses parents, ni du Lord. Rien. Un jour de mars, il avait décidé d'en parler au directeur de l'école, pensant que c'était une bonne idée. Pensant qu'il pourrait l'aider. Tout ce qu'il avait répondu c'était qu'il avait toujours su qu'il saurait prendre son Destin en main et qu'il n'avait jamais douté de lui. Drago était bien avancé avec ces mots.

Puis Dumbledore l'avait convoqué pour lui faire part de ce qu'il avait dit être une idée brillante. Idée qui s'était révélée catastrophique aux yeux du Serpentard : il ne pouvait décemment pas passer deux mois entiers chez des Moldus, sous prétexte que leur fille était à Poudlard ! Et encore moins si cette fille était Hermione Granger, meilleure amie du Survivant ! Mais il avait bien dû reconnaitre que cela s'avérait être une bonne idée, le directeur l'ayant mis au défi d'en trouver une meilleure et ayant pris un malin plaisir à trouver des défauts à toutes celles que le Serpentard proposait. S'avouant vaincu, le Vert et Argent avait donc dû se rendre à l'évidence que l'idée du vieux directeur était la meilleure.

Il chassa ces souvenirs et se demanda depuis combien de temps il était resté là, devant ce mur. Cela n'avait pas d'importance. Rien n'en avait. Plus rien n'en avait. Il détacha son regard des pierres polies par le temps et se dirigea à grandes enjambées vers les cachots. Une fois arrivé devant le mur cachant l'entrée de la salle commune des Verts et Argent, il prononça le mot de passe et s'engouffra dans la pièce, priant pour qu'elle soit vide. Il voulait être au calme et ne voir personne. Par chance, personne ne se trouvait dans la pièce. Il en fut soulagé et se dirigea vers une armoire où se trouvaient quelques bouteilles de Whisky Pur Feu, vestiges d'une des soirées Serpentard, soirées où l'alcool coulait à flots et où les couples les plus improbables se formaient. Une bouteille et un verre à la main, il alla s'asseoir dans le plus large fauteuil, juste à côté de la cheminée où brûlait toujours un grand feu, été comme hiver. Il se versa une rasade de Whisky et sirota le breuvage en observant la salle commune.

Depuis sa première année, il avait toujours apprécié cet endroit. Les reflets verts et bleus, dus au fait que le lac était juste au-dessus, étaient apaisants et bien que nombre de Gryffondors affirmaient le contraire, le lieu n'était en rien obscur ni hostile. Intimidant peut-être, avec ses hautes sculptures et le fait que cette pièce se trouvait au sous-sol. Mais une fois la première impression passée, l'endroit se révélait être plutôt chaleureux.

Puis le regard de Drago se perdit dans les flammes dansant dans l'âtre en face de lui. Dans une semaine, il allait quitter le château pour un monde qu'il ne connaissait absolument pas. Le monde moldu. Il n'avait pas peur, non – un Malefoy ne pouvait pas avoir peur – mais cela le mettait mal à l'aise de se retrouver dans un environnement qu'il ne connaissait pas et qui lui serait sûrement hostile. Comment les parents de Granger allaient-ils réagir ? Après tout, ils avaient donné leur accord pour son séjour, mais savaient-ils vraiment à quoi ils s'engageaient ? Il était persuadé que ce cher directeur avait omis certains détails, comme le fait qu'il ne pouvait pas voir cette Miss-Je-Sais-Tout de Granger et que c'était largement réciproque. D'ailleurs, ses parents étaient-ils au courant de tout ce qu'il avait fait ou dit à leur fille ? Il n'espérait pas, sinon ces deux mois allaient vraiment être un enfer. Les moldus sont-ils rancuniers ? Mais après réflexion, il conclut que les parents de Granger devaient tout ignorer de lui : ils n'auraient jamais accepté d'avoir un des pires ennemis de leur fille sous leur toit.

Puis il pensa à Granger. Bien qu'il ne l'appréciât pas – c'était le moins que l'on puisse dire – il se dit qu'il la plaignait, en un sens : il n'aurait personnellement pas plus apprécié qu'elle vienne passer deux mois chez lui si les rôles avaient été inversés.

Il fut interrompu dans sa réflexion par l'arrivée de Pansy. Quelles qu'aient été les rumeurs, ils ne se détestaient pas, loin de là. Ils étaient ce qui pouvaient, chez les Serpentards, s'apparenter le plus à des amis : il leur arrivait de coucher ensemble quand l'envie les en prenait mais en général, ils se contentaient de beaucoup parler, d'échanger leurs idées et leurs opinions. Pansy était loin de la fille superficielle qu'elle semblait être au premier abord. Elle était en réalité d'une intelligence vive et parler avec elle se révélait être très intéressant voire instructif.

- Eh bien, on boit seul, beau blond ? l'accosta-t-elle en s'asseyant près de lui. Ça n'a pas l'air d'aller... ajouta-t-elle en voyant sa mine renfrognée.

- Il nous a convoqués et elle sait.

- Ah. Je vois. Je vais essayer d'arranger les choses, puisque je suppose qu'elle ne l'a pas bien pris...

- Quel esprit de déduction hors pair ! railla le blond.

- Oh ça va hein ! Je te laisse à ta mauvaise humeur, je reviendrai quand on pourra avoir une discussion civilisée avec toi, répliqua la brune en se levant du fauteuil.

Drago la regarda partir et franchir la porte de la salle commune avec un petit pincement au cœur. Il aurait voulu la retenir et parler avec elle, pour se changer les idées, mais comme d'habitude, il n'avait pas trouvé les mots adéquats et sa seule réponse avait été la moquerie. Il posa son verre et prit sa tête entre ses mains. Quel idiot il faisait ! Il soupira, se laissa aller contre le dossier du fauteuil et ferma les yeux. Il se demanda où pouvait bien être allée Pansy...

Hermione, après son altercation avec Malefoy, avait trouvé refuge à la bibliothèque, comme bien souvent quand quelque chose n'allait pas. Elle s'était enfoncée dans les rayons recouverts de vieux manuscrits et avait laissé sa main glisser le long des couvertures en cuir. Elle aimait la sensation du cuir vieilli contre sa paume : c'était doux et un peu rugueux à la fois. En touchant ces ouvrages, elle avait presque l'impression de converser avec tous les anciens élèves de l'école passés avant elle, qui avaient ouvert ces livres, travaillé à partir de ces écrits et sûrement vécu des choses tellement différentes de ce qu'elle avait vécu. Avec un soupir, elle saisit un livre au hasard et se dirigea vers une table située juste en dessous d'une large fenêtre donnant sur le parc. Elle posa le livre sur la table et observa les oiseaux faire des allées et venues entre les grands arbres. Elle aurait beaucoup aimé être un oiseau en cet instant. Pouvoir s'envoler sans contrainte, n'avoir pas d'obligation, être libre comme l'air, sentir le vent caresser ses ailes et se laisser porter par lui, jouant avec les courants d'air.

Se tournant vers le livre, elle chassa ces pensées fantaisistes et l'ouvrit, commençant à lire la première page.

- Qu'est-ce que tu lis ?

La voix avait interrompu Hermione dans sa lecture. Elle releva la tête et fut surprise de voir Pansy assise en face d'elle.

- Je ne sais même pas, je n'y ai pas fait vraiment attention. Quelque chose sur la métamorphose je crois. Mais ce n'est pas intéressant et je n'ai pas la tête à ma lecture.

- Alors tu sais...

La voix de Pansy avait sonné comme fataliste. Hermione ne put s'empêcher de s'énerver :

- Oui je sais ! ENFIN ! Ce que vous m'avez caché pendant la moitié de l'année, je l'ai appris ! Et crois-moi, ça ne me fait pas plaisir le moins du monde ! Malefoy n'a pas voulu suivre Papa Mangemort ?! Tant mieux pour lui et pour nous, ça nous fait quelqu'un en moins à tuer ! Mais que môsieur se sente mal, je m'en fous, tu entends ! JE M'EN FOUS ! Ce n'est pas mon problème !

Pansy l'avait écouté sans rien dire, attendant que sa colère soit retombée. Elle ne pouvait pas comprendre ce qu'éprouvait Hermione, n'ayant jamais vécu la même chose, mais elle voulait aider celle qui au fil de l'année était devenue son amie.

- Calme-toi Hermione, ça ne va rien arranger de crier comme ça, juste à nous faire virer de la bibliothèque. Chut, n'ajoute rien ! Ecoute-moi... Drago n'a pas eu une période facile depuis les vacances de Noël, mais ça, tu l'avais déjà remarqué. J'avais ordre de ne rien te dire. Quand tu m'as posé la question un lundi matin, j'étais vraiment frustrée de ne pas pouvoir te répondre, mais ce n'était pas encore le moment. Il faut que tu comprennes que certains d'entre nous ont changés. Drago est celui qui a eu le plus à souffrir de sa décision. Ses parents l'ont soutenu mais personne ne sait s'ils sont encore en vie. Ne fais pas cette tête Hermione. Les parents de Drago sont des gens beaucoup plus sympathiques qu'ils n'en ont l'air. Quant à moi, j'ai purement et simplement été reniée. Mais c'est aussi bien comme ça. Il y a Blaise aussi, mais lui c'est un peu différent... Enfin, tu vois, nous sommes de votre côté maintenant, si l'on peut dire. Je sais pertinemment que tu n'apprécies pas Malefoy, j'avoue qu'aucun de nous n'a été très courtois avec vous ces dernières années, mais tu ne sais pas ce que c'est que de vivre dans une famille avec des idées arrêtées telles que les nôtres. Depuis notre enfance, on nous bourre le crâne avec les mêmes conneries. Imagine qu'on t'ait dit depuis que tu es toute petite que les sorciers sont des gens qui ne méritent pas de vivre ? Comment aurais-tu réagit ? Non, ne répond pas et pense-y. Je sais que tu penses que c'est injuste que Drago se retrouve chez toi, mais il a besoin de se changer les idées. C'est l'idée de Dumbledore et je suis plutôt d'accord avec lui. Faites des efforts chacun de votre côté et je suis sûre que tu te rendras compte que c'est seulement un masque qu'il porte...

Hermion avait écouté Pansy jusqu'au bout, sans l'interrompre. Elle se rendait compte que sa réaction avait été excessive. Elle était égoïste, elle n'avait pas voulu voir que cela ne la concernait pas qu'elle. Malefoy avait raison, elle s'était prise pour le centre du monde.

- Je...je suis vraiment désolée de t'avoir crié dessus, Pansy...mais ça fait un peu trop pour moi. Tu vois, j'ai surtout peur pour ma famille. Ils représentent tout pour moi, et je veux les protéger à tout prix.

- Ne t'inquiète pas, tu es toute excusée. Juste un dernier conseil : essaye de parler un peu à Malefoy.

Sur ces mots, elle se leva de sa chaise et se dirigea vers la sortie, laissant Hermione plantée devant son livre, l'esprit visiblement ailleurs. Puis elle prit sa décision et se leva précipitamment, avant de rattraper Pansy.

- Pansy ! Dis-moi, où...où est-ce que je peux trouver Malefoy ?

- Viens avec moi, répondit la brune en souriant, il est dans la salle commune des Serpentards.

La Verte et Argent se dirigea alors vers les cachots, suivie de la Gryffondor, curieuse de voir à quoi ressemblait la salle commune de l'autre maison. Arrivées devant le mur, Pansy souffla le mot de passe et s'écarta, laissant la Rouge et Or passer devant. Hermione retint sa respiration sans vraiment s'en rendre compte tandis qu'elle mettait les pieds pour la première fois sur le territoire ennemi. Elle se raidit en apercevant Malefoy, allongé dans un des canapés, le bras sur le visage. Pansy posa sa main sur l'épaule d'Hermione et elles s'approchèrent du Prince des Serpentards.

- Drago ? commença Pansy.

A ces mots, le Serpentard souleva son bras et regarda les deux jeunes femmes.

- Quoi ? Pourquoi elle est là, elle ?

Pansy s'apprêtait à répondre mais Hermione la devança.

- Je suis là parce que je n'ai pas l'intention de passer deux mois de vacances exécrables. Je souhaite donc qu'on fasse une trêve, ou qu'on enterre la hache de guerre, appelle ça comme tu veux...

Tandis qu'il l'écoutait, il s'était redressé sur le canapé et avait attrapé un verre rempli d'un liquide ambré. Il la regarda bizarrement : elle ne sut pas comment interpréter son regard, qui n'était ni particulièrement amical mais pas non plus agressif. Il but une gorgée avant de lui répondre.

- Très bien. 'Enterrons la hache de guerre'. De toute façon, je crois qu'on est dans le même bateau maintenant...


Concernant les reviews, je réponds (presque) toujours par MP aux personnes qui ont un compte ou en introduction de chapitre pour les lecteurs anonymes. Si jamais je ne vous ai pas répondu, c'est sûrement que je n'ai pas encore eu le temps mais ça viendra ! Il n'y a rien de plus enrichissant à mes yeux que de discuter avec ses lecteurs. A très vite pour le chapitre 5.
Levanah.