Bonjour les gens !
Nous voici nous voila pour un nouveau chapitre !
Nous sommes désolées de l'immense retard, le prochain arrivera rapidement.
On en apprend peu sur Edward mais on espère qu'il vous plaira, d'ici là on vous dit à bientôt en espérant vous retrouver.
Bisous !
Réponse aux reviews anonymes :
Alice : Merci pour ta review ! C'est vraiment encourageant d'en recevoir ! :) Nous sommes vraiment désolées que le temps de publication entre chaque chapitre soit long. Comme nous l'avons expliqué à la fin du chapitre deux, nous préférons tout vérifier avant de poster un chapitre mauvais ou bourré d'erreurs. ;)
Guest : Ne t'inquiète pas l'inspiration est revenue et elle n'est pas prête de partir (enfin nous l'espérons ^^). Merci de ta visite !
Chapitre troisième : For the discover
Fatboy slim - Praise you
« Oh oui, on va papoter ! Où est ma tasse de thé ? » Edward Cullen
Dormir. Je voulais juste dormir. Il était midi passé et je n'étais toujours pas sortie du lit. Je savais que j'allais être en retard si je ne me bougeais pas maintenant. Mon premier rendez-vous commençait pile à treize heures. Rosalie n'allait sûrement pas tarder à rappliquer dans ma chambre. D'ailleurs j'étais étonnée qu'elle ne soit pas déjà là à me crier dessus comme si j'étais une petite fille de huit ans qui ne voulait pas aller à l'école. LAMENTABLE. J'étais lamentable. Tout ce cinéma pour rater le rendez-vous avec Cullen. Je m'énervais moi même, je n'étais pas lâche, je n'abandonnais pas juste parce qu'une certaine personne m'intimidait. Il fallait que je m'agite. J'étais décidée, alors avant que je ne change d'avis et me recouche, je me levais.
J'avais tout juste posé mes deux pieds au sol que je replongeais immédiatement dans mon lit. « Aucune motivation. »
-C'est bien ce que je pensais, tu n'es même pas sortie du lit !
Goodbye mon lit douillet et la grasse matinée prévue. Rosalie venait d'arriver dans ma chambre en arrachant (littéralement, je n'exagère pas) la porte, comme je l'avais présagé en attendant sa voix provenant du couloir. Pourquoi fallait-il qu'aujourd'hui elle ne travaille pas ? Le seul jour où je voulais être en retard, elle avait pris un jour de congé. Les Dieux sont contre moi ce matin.
Je détestais quand elle se comportait comme ça, nous avions à peine un an d'écart qu'elle se prenait pour ma mère. J'étais pourtant parfaitement capable de m'occuper de moi toute seule, néanmoins Rosalie ne devait sûrement pas penser la même chose.
-Aller, secoues toi un peu. Il est plus de midi.
-Bonjour à toi Rosalie, marmonnais-je ironiquement.
-Bouge tes petites fesses de sous les couettes, tu vas finir par être en retard B.
-C'est le but Rose, bougonnais-je.
Je m'enfonçais encore plus sous les draps pour qu'elle me laisse tranquille. Comment lui expliquer que je voulais à tout prix rester sous ma couette et attendre que la journée passe ? Elle ne comprendrait pas. Je n'en revenais pas moi même à cause de Cullen, que je n'avais côtoyé seulement une heure et demi, j'en arrivais jusqu'ici. Pourquoi une réaction aussi violente ?
Rose qui avait décidé de faire le travail du réveil, souleva ma couette. La lumière qui émanait de la pièce me brûla les yeux habitués à l'obscurité depuis trop longtemps. Je replongeais dans les profondeurs de mon oreiller pour oublier la présence de Rose. Bien décidée à me sortir du lit, elle me tira par mon hideux bas de jogging et m'entraîna dans la salle de bain.
-Non, je veux pas y aller… gémissais-je. Rosalie allait craquer c'est sûr, elle n'aimait pas me voir comme ça.
-Bella, explique moi. Qu'est ce qui te dérange ?
Je ne répondais pas, elle allait me trouver ridicule et se foutre de moi. Après tout, j'étais vraiment ridicule. Avoir peur d'un homme que je ne connaissais presque pas. Je me giflerais si je pouvais.
-Tu es malade ?
-Oui, je me sens pas très bien. J'ai presque pas dormi de la nuit et j'ai un peu mal à la tête, débitais-je d'une traite.
« Pas mal le mensonge, on voit le progrès ! Je commence à savoir mentir comme une pro. »
Bella : 1 - Rosalie : 0
Little Swanny mène le jeu.
Rose me regardait droit dans les yeux, suspicieuse. J'avais répondu beaucoup trop rapidement pour qu'elle me croit. Elle était beaucoup trop perspicace pour mon propre bien. Satanée intuition féminine.
-C'était bien essayer mais tu mens, affirma-t-elle en souriant.
Bella : 1 Rosalie : 20
Chute libre. Défaite cinglante. Victoire du camp ennemie.
-Même pas vrai, j'ai vraiment mal, m'entêtais-je en sachant pertinemment qu'elle allait de toute façon trouver quelque chose pour me prouver le contraire.
-Bien sûr, comme si j'allais te croire B. Ma grand-mère ment mieux que toi. Ouch ça fait mal, mon ego en prend un coup. Alors va te préparer. S'il te plaît, s'empressa-t-elle de rajouter.
Je marmonnais un vague oui en baissant la tête et me dirigeais en ruminant jusqu'au lavabo. Elle crut voir en ce geste mon abdication et retourna vaquer à ses occupations matinales.
Durant les quelques minutes passées dans la salle de bain à me préparer, j'essayais d'échafauder un plan pour me casser une jambe dans l'escalier de l'immeuble. Tentative veine, j'étais persuadée que Rose trouverait un moyen de n'empêcher de tomber où de réparer ma jambe. Cette fille n'est pas humaine.
Quand j'arrivais dans la cuisine, je trouvais Rosalie s'égosillant sur la chanson qui passait à la radio. Même dans un horrible pyjama et les cheveux en bataille elle était magnifique. Le refrain arriva et elle se lança dans une danse effrénée. Elle se mouvait sur le rythme de la musique, secouait la tête pour marquer la cadence et grattait une guitare invisible entre ses mains. Quand soudain un bruit sourd retentit et un juron s'échappa. Puis le silence.
Le sol de la cuisine était jonché d'innombrable bouts de cristal. Rosalie venait de casser l'affreux vase en cristal qu'Emmet lui avait offert l'année dernière pour Noël.
-Merde. Merde. Merde, pesta-t-elle.
-Ta journée commence bien, à ce que je vois, plaisantais-je.
-Emmet va m'en vouloir à mort. Le pauvre, il croyait vraiment que j'adorais ce vase.
Rosalie était paniquée. Il n'y avait pas de quoi en faire un drame. De toute façon le vase était cassé, point. En plus elle se plaignait tout le temps qu'il n'allait pas dans notre appartement qu'il était hideux et que jamais rien n'irait avec. Problème réglé. Nous étions enfin débarrassées de lui.
-Aller, Rosalie, c'est pas grave, on l'aimait pas ce vase ! Il manquera à personne.
-C'est vrai, Emmet n'en saura jamais rien, ajouta-t-elle malicieusement.
Plus rien n'indiquait le petit incident qui était survenu dans la cuisine. Un rapide coup de balais et Rose avait tout fait disparaître. Certes, on avait perdu un vase -paix à son âme- mais encore fallait-il qu'Emmet le remarque. Pendant que Rose rangeait le balais dans notre placard un peu trop encombré, je lui souhaitais une bonne journée. Pas la peine de déjeuner ni de manger, j'achèterais un sandwich entre deux rendez-vous. Je pris mes affaires au passage et sortais sur le palier tout en enfilant mon manteau. Un bout de papier collé sur les portes de l'ascenseur indiquait qu'il était hors-service. « C'est ma chance. »
L'unique solution : descendre les marches jusqu'en bas de l'immeuble. Je soufflais et commençais ma descente. Sur mon chemin je bousculais une personne. Elle râla, se plaignant de l'absence de politesse chez les jeunes. Je ne pris pas le temps de m'excuser j'avais reconnu la vieille dame aigrie qui logeait dans l'appartement d'en face. Elle avait toujours quelque chose à reprocher à ses voisins ou à tout l'immeuble. Un pantalon trop moulant, un enfant qui pleur trop souvent, pas assez de bonjours à son égard, des visites beaucoup trop fréquentes... Bien sûr quand il pleut et que la supérette n'a plus de lait c'est aussi notre faute.
Pour une fois, je prendrais le métro pour économiser du temps sinon j'allais vraiment arriver en retard. Je préférais de loin y aller à pied mais vingt minutes de marche me séparaient du cabinet et mon premier rendez-vous commençait dans à peine dix minutes.
Arrivée dans la station de métro et après avoir eu un mal de chien à trouver un guichet ouvert pour acheter un ticket, je m'apercevais que le trajet que je voulais prendre était hors service. Allez savoir pourquoi. Décidément, après l'ascenseur, voila le métro qui ne fonctionnait pas. A qui le tour ? Le panneaux d'affichage indiquait que le prochain métro n'était programmé que dans une demi heure le temps de faire les réparations nécessaires. Fait chier. Le temps passait trop vite, je ne pouvais pas attendre. Je m'éloignais de la station en sprintant, bon d'accord en marchant vite.
Par inadvertance, au coins de la rue je tapais mon pied dans quelque chose de dur et m'écroulais au sol. Je fixais l'objet de ma souffrance.
« Pourquoi faut-il que les lampadaires soient en métal, bordel ! ». Je devenais vulgaire quand j'étais de mauvaise humeur. Je compressais de ma main mon pied, tentant de calmer la douleur. Des passants me dévisageaient comme si j'étais folle. Un gros bleu allait sûrement prendre résidence sur mon pied. Je me redressais comme si de rien n'était et continuais mon chemin cette fois si en courant. Non, je vous assure, vraiment.
Il était treize heure vingt quand j'arrivais dans le cabinet. Jacob était revenu. Il discutait avec mon patient, M. Stanfield, ou plutôt il débattait avec entrain avec lui. Je les rejoignais, un peu gênée de mon retard.
-Bonjour, veuillez excuser mon retard Monsieur Stanfield. J'ai eu quelques problèmes avec le métro.
-Ne vous inquiétez pas, cela arrive à tout le monde, me rassura-t-il.
-Merci. J'espère que cela ne bouscule pas votre emplois du temps ? l'interrogeais-je en ouvrant la porte de ma salle.
De loin, je remerciais Jake d'avoir occupé M. Stanfield en mon absence. Malheureusement, le rendez vous suivant serait décalé. Je devrais même sacrifier ma pause et mon repas.
J'étais en pleine écoute de ce que me disait Monsieur Stanfield lorsque la porte s'ouvrit doucement dévoilant peu à peu Cullen qui croisait ses bras, son épaule droite s'appuyant contre le mur avec nonchalance. Derrière, je voyais Jacob me faisant signe qu'il n'avait pas réussi à le retenir. Mon patient s'était arrêté net, se demandant sûrement pourquoi cet homme venait d'entrer.
Ce dernier tapota sa Rolex en cuir de son index.
-Il est l'heure, se contenta-t-il de dire.
-Monsieur Cullen, pouvez-vous sortir, je vous prie ? Mon rendez vous ci-présent n'est pas encore terminé.
Pour seule réponse, il avança lentement jusqu'au fauteuil libre à côté de Stanfield, le tira, puis s'y assis.
-Mes séances commencent à quinze heures, dit-il d'une voix de velours, et comme vous le voyez il est quinze heure.
Mon patient ne cessait de gigoter sur sa chaise, mal à l'aise. Il ajusta le col de sa chemise à carreaux. Intimidé par l'imposante présence du nouvel arrivant, il se leva prestement.
-Je crois que je vais vous laisser, dit-il presque dans un chuchotement.
-Non, restez ! lui ordonnais-je. D'autre dirait plutôt en le suppliant.
-Oh oui, on va papoter ! Où est ma tasse de thé ? mima Cullen d'un ton méprisant tout en faisant des gestes de ses mains.
L'homme se mit à rougir furieusement et redoubla ses pas pour s'échapper d'ici au plus vite.
-Au revoir Bella.
La porte était déjà fermée, me laissant seule avec Cullen.
En face de moi, lui ne bougeait pas. La dernière fois il s'était installé à l'autre bout de la pièce donc c'était la première fois que je le voyais d'aussi près. Damner moi. Un homme aussi beau ne devrait pas exister. Il portait une chemise blanche et un costume noir accompagné d'une cravate qui ne devaient le quitter que très rarement.
-Alors Bellaaaa, fit-il en articulant bien sur mon prénom comme si j'étais une demeurée. Vous ne dites plus bonjour ? C'est bien Bellaaaa, c'est ça ? A moins que vous préférez Isaaaa ?
Je fermais mon carnet posé sur mon bureau avec un peu trop de force, faisant tournoyer quelques feuilles au passage. Je le scrutais sans ciller. Il ne m'impressionnait pas, c'était tellement immature.
-Vous êtes tout le temps comme ça ? demandais-je.
-Seulement avec vous.
-Vous ne devez pas avoir beaucoup d'amis.
-Je n'ai pas besoins d'amis.
-C'est vrai que la solitude c'est tellement mieux, ironisais-je.
-Au moins, je ne suis pas une minable psychologue qui écoute des gens se plaindre tout au long de la journée dans son bureau, déclara-t-il le sourire victorieux d'avoir trouvé une repartie qui ferait mouche sur moi.
-Vous faites parti des gens qui viennent se plaindre.
-Je ne me plains pas, asséna-t-il.
-Et si vous me disiez ce que vous faites là ?
-Je me pose moi même la question.
Voulant fuir son regard, je trouvais la première occupation. Ramasser les feuilles qui étaient tombées auparavant. Je me penchais et m'attelais à ma tâche quand des jambes finement moulées dans un pantalon sur mesure, rentrèrent dans mon champ de vision. Cullen était de dos et observait ce qui était à sa porté dans la pièce. Il fit un arrêt devant mes diplômes. Ces derniers rappelaient mes dures années de travail, ils étaient encadrés dans des cadres bleus au fin liseré doré. Il passa devant un vase où reposait une rose bénite offert par ma grand mère décédée. Elle qui avait l'habitude de déposer des coquelicots dans mon berceau, elle m'avait offert cette rose que je pourrais garder à jamais avec moi. Je remarquais de nouveau le pantalon noir de Cullen qui moulait aussi parfaitement ses fesses. Je les matais encore lorsqu'il se retourna.
-Personne ne vous a dit que c'était mal de reluquer les gens dans leur dos ? Mais je vous en prie continuez.
Je m'empourprais tandis que je baissais la tête. Je fermais les yeux. « Franchement Bella, c'est un patient, crétin et présomptueux en plus. Comment t'as pu t'arrêter sur ce détail ?! Magnifique détail qui vaut le détour. » Conscience à la noix ! Me relevant enfin, je posais l'amas de feuille dans un coin et me rasseyais.
-Vous avez interrompu ma séance, alors ayez au moins l'obligeance de venir vous asseoir, réclamais-je essayant de retrouver un semblant d'autorité face à lui.
Il m'ignora complètement et continua ses recherches, ouvrant des tiroirs et les refermant après les avoir fouillés du regard.
-Je ne laisse pas les femmes indifférentes, se moqua-t-il.
Je ne lui répondis pas, préférant ne pas rentrer dans cette discussion.
Continuant son chemin, il me frôla le dos à plusieurs reprises. Pourtant il fini pas se stopper et se pencher au dessus de mon épaule. Je pouvais sentir son souffle chaud me caresser la nuque. Il pointa son doigt vers une photo de moi et Rose prise pendant les vacances d'été.
-Votre sœur ? me questionna-t-il pour une fois sans arrières pensées ou double sens caches dans sa phrase.
-Seulement une amie.
-J'aurais du y penser, vous ne vous ressemblez pas du tout.
Il revint s'asseoir le sourire aux lèvres, fière des conneries qu'il débitait à la minute.
Animé par je ne sais quelle idée, il repoussa du revers de sa main les documents encombrant mon bureau, et y posa gracieusement ses pieds, tout à son aise. Je remarquais alors ses chaussettes délavées où était représentées d'un jaunes criard Bart Simpsons. Je ne pus m'empêcher de rire intérieurement. Monsieur se croyait le plus beau, n'empêche qu'il portait des chaussettes d'adolescent à peine pubère.
Il fouilla l'intérieur de sa veste et en sortie ce qui me semblait être un portable dernier cri. Il le tripota quelques secondes puis des sons résonnèrent dans la salle. Moi, je me contentais de l'observer du coin de l'œil, intriguée.
-Que faites vous ?
-Un Tetris.
Je poussais un soupir devant un tel stade de gaminerie. Je n'étais pas du genre violente, mais la seule pensée qui traversait mon esprit quand je le considérais du regard était de le frapper.
-Alors tout vas bien, vous avez tout ce qu'il vous faut ? le questionnais-je d'un froidement.
-Le sarcasme ne vous va pas mais un café ne serait pas de refus.
« Une gifle, une gifle ! ». Il releva sa tête de son jeu si passionnant et daigna me regarder. Il se mît debout lentement et parti en sautillant en direction de la sortie. Il ne se rendait pas très loin, sa veste était toujours étendue sur son fauteuil. Mais où diable allait-il donc ?
Après quelques secondes de réflexion, je pris l'initiative de le suivre, ou du moins de trouver où il était passé.
Ma recherche fut courte et efficace puisque qu'il revint, café à la main, alors que j'étais toujours sur le pas de la porte prête à sortir. Il me contourna subtilement en me frôlant légèrement de son avant-bras gauche puis reprit sa place initiale.
-Vous comptez rester debout toute la journée ?
-En quoi ça peut vous intéresser... marmonnais-je tout bas en le rejoignant à mon bureau découragée par son attitude. Bon, passons. Huum, qu'avez vous fait depuis vendredi dernier ? le sollicitais-je le plus gentiment possible, en essayant de garder tout mon self-contrôle pour ne pas lui sauter à la gorge.
-Voyons, j'ai travaillé, travaillé et travaillé.
-Il ne vous arrive jamais de vous détendre, de vous amuser ? Vous voyez se que je veux dire ? je le provoquais un peu, c'était le seul moyen de le faire parler.
-Je laisse ce privilège pour les gens peu cultivés, sous-entendit-il.
-Chacune de nos séances vont ressembler à celle la ? Un affrontement continuel. Vous n'en avez pas marre ?
-La vie est un jeu, il y a des perdants et des gagnants. Il faut juste choisir son clan avec tact et objectivité. Vous avez fait le mauvais choix, sans doute. Assumez maintenant.
-Arrêtez de me provoquer.
-Vous avez commencé, je ne fais que répondre à vos questions le plus honnêtement possible. Vous ne pouvez pas me reprocher ma franchise.
Je pris une longue inspiration pour essayer de me calmer. Tentative vaine. Cet homme avait réponse à tout. Il savait se défendre et plaider sa cause parfaitement, cela lui permettait de trouver une faille pour l'exploiter plus tard et mieux attaquer. Je décidais de changer complètement le sujet de conversation. Pas question qu'il trouve ma brèche pour me manipuler. Un psychologue doit avoir quand même un minimum de respect et d'autorité sur ses patients.
-Pourquoi êtes vous ici ? demandais-je déterminée à recevoir une réponse qui me ferait progresser dans l'épaisse brume que formait sa personne.
J'espérais à croire qu'il se comportait ainsi pour cacher sa vrai nature. Je pense qu'il faisait tout pour s'en éloigner le plus possible. Au final, lorsque je m'approchais d'un peu trop près du problème, il se renfermait et devenait d'autant plus agressif et cassant.
-Ne vous hasardez à me déchiffrer et à interpréter mon comportement. Vous n'avez rien à m'apprendre de nouveau, essayez d'assimiler tout ça une bonne fois.
Il avait mit ses mains à plat sur le bureau, avançant de quelques millimètres sa carrure imposante vers moi.
-Je vous comprend. Raconter sa vie à une simple inconnue peut paraître déroutant.
-Ce n'est pas vous qui êtes dans l'obligation de venir ici. Vous ne faites qu'écouter ce que les autres vous racontes en faignant d'être intéressée par leurs problèmes. Votre supérieur ne menace pas de vous licencier si quelqu'un ne signe pas un foutu papier qui vous dit apte à reprendre votre job. Je ne ressent pas le besoin de me confier, alors pourquoi me forcer à parler ? Je peux très bien vivre ma vie avec quelques complications.
-Parler vous libérera, tentais-je.
-Je crois que c'est trop tard.
-Pourquoi ?
-La séance est finie, fit-il en se levant et en enfilant sa veste d'un mouvement habile.
Il ne me regarda pas une seule fois de plus et il partit sans un mot. Vraiment étrange.
Je ne lui étais pas bénéfique et d'aucune aide. Il avait réussi à me miner le moral. Comment avoir l'impression de ne servir à rien, d'être une merde et inutile ? Suffit de partager une simple conversation avec Edward Cullen.
Pendant un long moment, je restais sans rien dire et faire, repensant à notre dernier échange. En une semaine, rien n'avait changer. Normal en quelque sorte, mais les quinze séances ne seraient jamais suffisantes dans son cas. Je me voyais mal demander quelques heures de plus, pas avec lui ! Surtout pas avec lui.
La pochette orangée face à moi attendait d'être ouverte. Prenant un crayon à ma porté, je commençais enfin l'étude de son cas. Cullen était jeune, j'en avais reçu très peu à cet âge la. La plupart de mes patients avaient dans l'ordre d'une quarantaine d'année, confrontés à des problèmes de base comme le divorce. Jasper récoltait le cas des plus jeunes, en difficulté scolaire ou mal adapté dans leur lycée. Écouter les problèmes d'adolescents n'étaient pas pour moi. Les entendre geindre sur leur "misérable vie" m'horripilait. Les gamines de quatorze ans qui se vantaient de tout connaître de la vie et de l'amour ? Sans moi. Je ne leur aurais pas été d'une grande aide, ma vie sentimentale et sociale s'apparentant au néant.
Les personnes de vingt quatre ans comme Cullen se croyaient en général assez fortes pour affronter leurs problèmes seul, menant parfois au désastre. Mettons les choses au clair. Son poste d'avocat avait un lien avec le problème. Ou un collègue ? Peut être trop de pression ? Tellement de possibilités. Je pouvais retirer ce dernier, il n'avait pas l'air vraiment oppressé, du moins en apparence. Prisonnier de son poste d'avocat, je décelais en lui une certaine vulnérabilité vis à vis de son métier Une sorte de dépendance. Une bouée de sauvetage à laquelle il se rattachait pour oublier. Mais oublier quoi ?
A moins qu'il ne soit mêlé à une affaire pas très nette. J'imaginais bien des scénarios avec dealers et trafiquants, mais je devais l'admettre, il paraissait trop propre sur lui. Le collègue était une idée envisageable. Malheureusement la seule potable qu'il me restait. Je revenais au même point. Le brouillard. Il me restait treize séances au planning pour découvrir ses secrets et le faire avancer.
Cullen était sortit si précipitamment, comme si il était fautif de quelque chose. Je pourrais demander directement à son employeur, encore fallait-il qu'il accepte de me le dire. Non, idée stupide. Je perdrais sa confiance et ma crédibilité. En plus il n'était pas dans l'habitude des psychologues de se renseigner auprès de l'entourage. Je n'irais pas violer son intimité. Si il devait me raconter quelques choses, c'était à lui de le faire et à personne d'autre. J'écrivis alors sur ma feuille les mots « renfermé », « acharné », « puéril », « solitaire », « buté », « orgueilleux », « directe », « confiant ». Etait-ce vraiment lui et pas seulement un masque forgé par le temps et les blessures ? Un toussotement me fit sursauter.
-Tu lui a sauté dessus ou quoi ? ria-Jacob. J'ai bien cru qu'il allait me bouffer avant de sortir !
Je levais les yeux au ciel.
-Il l'aurait fait si il pouvait, lui répondis-je d'un ton las. Je ne comprend décidément rien à cet homme.
-En tout cas c'est pas le plus joyeux des patients !
Je lui répondis par un haussement d'épaule. Je n'allais pas m'épancher sur ce sujet. Je sortais d'une séance avec lui, laissons moi le temps de m'en remettre.
-Je suis morte de fatigue.
Je détachais mon chignon laissant mes cheveux s'éparpiller sur mon dos. La fin de journée est imminente.
-Quelle dure vie. Arriver en retard et ne pas travailler ce matin, vraiment injuste, pouffa-t-il.
-Te moque pas de moi Jacob, j'ai besoin de sommeil. En arrivant, direct au lit !
-Bella, tu parles comme une veille fille ! Aller, bouge toi. Ça fait combien de temps que tu t'es pas fait une bonne partie de jambe en l'air ?
Je réfléchissais. Les paroles de Jake, me rappelaient celles de Rosalie vendredi dernier. Bien sûr qu'il m'arrivait de sortir. Je ne suis pas une Hermite comme tout le monde à l'air de le penser.
Prise d'un envie soudaine, je me redressais de mon siège où j'étais auparavant avachie.
-Tu fais quoi ce soir ?
-Je comptais voir Julian, pourq...
-Super, emmène le. Bowling ? le coupais-je.
-Ouhh, Bella qui se lâche. J'aime.
-Alors partant ?
-Toujours, ma belle !
-Super, Rosalie et Emmet seront sûrement là.
-Mon vieux pote Em' ! Ça fait longtemps que je l'ai pas vu celui la, d'ailleurs il me doit trente dollars ce couillon.
-Un pari je suppose ?
Jake et Emmett aimaient les paris. Au grand daim de Rosalie qui voyait le porte feuille de son copain désemplir à vue d'œil.
-Tu supposes bien. J'ai eu raison de parier sur son incapacité à manger vingt hot-dog à suivre sans gerber après. Ce mec à quand même essayer, quel boulet.
Jacob rigolait en se remémorant ce souvenir plus que compromettant envers Emmy. Cette info se rajoutait dans ma longue liste des conneries à utiliser contre lui.
-Sinon, dix neuf heures au bowling, ça te va ?
-Yep. Bon, j'y vais Rose va s'inquiéter si elle ne me voit pas rentrer. Elle n'arrive pas à comprendre que j'ai passé l'âge des couvre-feu.
Nous nous quittions rieurs.
Lorsque je passais la porte de l'appartement, Rosalie, allongée sur son tapis de yoga, feuilletait un magazine. Je passais devant elle et elle se mit à crier, me faisant crier à mon tour.
-Mais t'es malade ? souffla-t-elle. Préviens quand tu arrives, j'ai failli te sauter dessus.
Elle retira ses écouteurs -que je n'avais pas vu- et se leva.
-C'est comme ça que tu fais du yoga ? la narguai-je gentiment.
-Une petite pause ça ne fait pas de mal, rigola-t-elle.
Rosalie avait découvert le yoga dans un magasine. C'était sa toute nouvelle passion. Quelques fois elle me faisait un peu penser à ma mère, avec leurs passe-temps éphémères. Le yoga restait quand même une activité habituelle pour Rose, elle aimait prendre soin de son corps. Je ne comptais plus les heures qu'elle passait en salle de sport et à la natation pour avoir un corps aussi parfait que le sien.
-Je vais au bowling avec Jake ce soir, tu viens ?
-Évidemment, il faut bien un vainqueur ! dit-elle fièrement.
-Bien sur ! Dis moi combien de parties tu as déjà gagné ?
-Je vais appeler Emmet ! fit-elle pour détourner la question.
Je retirais mes chaussures et jouais avec mes pauvres doigts de pied endoloris par les talons.
-Le bowling habituel ? cria-t-elle de sa chambre.
-Ouais, je pense. Dit lui qu'on se retrouve directement l'intérieur.
Une soirée entre amis allait nous faire du bien. Ça changerait des soirées passées devant la télévision.
-Il vient ! chantonna-t-elle après avoir raccroché et m'avoir rejoins dans le salon. Je vais me changer, tu ferais mieux de faire pareil.
J'avais donc enfilé un simple jean brut avec un top en dentelle blanc, fermé au dos par des boutons or. Je dois dire que je faisais des efforts vestimentaires depuis que je connaissais Rosalie. Elle ne m'aurait jamais laissé sortir avec un sweat, qui est je cite : « le TRUC qui donne envie de te vomir dessus ». Je n'avais plus qu'à mettre un manteau. J'envoyais une message à Jacob pour confirmer la venue de Rosalie et Emmet. Sa réponse ne tarda pas.
« Cool. Julian à hâte de te rencontrer ! »
« Oui moi aussi ! »
Une fois prêtes, nous prîmes le métro pour nous rendre au bowling. Nous étions en retard, comme d'habitude. Jacob, Emmet et, je pense, Julian jouaient déjà au billard en attendant notre arrivé.
Julian était un homme assez chétif. Avec ses cheveux roux écarlate et sa peau blanche parsemée de tâche de rousseurs, il ne passait pas inaperçus. Je connaissais trop bien Emmet pour savoir qu'il avait déjà dû sortir toutes les vannes miteuses qu'il connaissait sur les roux.
-Hey, les mecs ! Ça va ? salua naturellement Rosalie quand nous fûmes arrivées à leur hauteur.
Elle alla directement dans les bras d'Emmet pour l'embrasser. Des vrais pots de colle les deux là ! Jacob vînt jusqu'à moi accompagné de Julian.
-Salut, Bella. Alors comme convenus voilà Julian.
-Voila enfin le fameux Julian ! Je me tournais vers l'intéressé et lui souris. Bonsoir, je suis Bella, me présentais-je en acceptant sa poignée de main.
-Oh oui, l'hermite ? sourit-il.
-Je vois que Jacob ne t'a rien épargné, riais-je
-Bon. On la commence cette partie ? s'enjoua Emmet en me faisant la bise.
Grâce à lui nous avons évité un silence gênant. Il avait apporté son sac de bowling avec sa propre boule qu'il ne quittait jamais. Il la détenait de son propre père qui lui avait légué avant qu'Emmet parte à l'université. Elle était rouge et ornée d'une signature au marqueur noir fait par un ancien champion. Comme chaque fois qu'on venait ici, il commença à faire un cri de guerre en tournant autour de "Budy", sa boule qui envoyait du rêve selon lui. C'était son petit rituel. Plus bizarre, tu meurs. Des personnes se retournaient, ne comprenant rien à la situation. Rosalie leur fit signe de la main qu'ils n'avaient pas à s'en faire, que Choubaka ne venait pas de se réincarner. J'essayais tant bien que mal de me cacher derrière Jake pour cacher ma gêne et mes joues rougissantes. Emmet ne pouvait pas s'empêcher de nous mettre dans l'embarras.
-Pfffiou ! souffla-t-il. C'est bon je suis prêt !
Nous prîmes place sur des banquettes en cuir juste devants les pistes. J'enlevais mon manteau et le posais sur le dossier du siège.
-Honneur aux perdants ! sollicita Emmet en me lorgnant du regard.
Je me lançais. Pas si mal pour un premier tour. Il n'en restait que trois. Ce n'était sûrement qu'un coup de chance. Mon score au bowling n'était jamais élevé, je suis une piètre joueuse.
S'ensuivit le tour de Jake puis de Julian. Ce dernier avait fait un strike, faisant naître l'ébahissement d'Emmet.
-Eh ! Il se défend le petit, pour un roux !
Rosalie lui frappa doucement la tête. La partie avançais, Julian était très à l'aise avec nous, c'était agréable. Il venait de l'état de Géorgie, où il avait vécu avec ses deux frères et sa sœur. Ses parents étaient professeurs. Ils avaient toujours voulu qu'il le devienne lui aussi mais il avait décidé de devenir pilote. C'est ce qu'il exerçait maintenant, et ses parents étaient fière de lui malgré leur mécontentement lorsqu'il leur avait annoncé. Il se serait très bien entendu avec Jasper. Il me faisait penser à lui en quelque sorte. Pas que Jaz soit gay bien sur, mais il avait une manière de parler et avait vécu tellement de chose, que le lien s'était tout de suite fait dans ma tête.
-Mon Dieu, Bella, matte moi ça ! s'écria Rosalie soudainement.
Je me retournais et ne voyais qu'un papy, un doigt dans le nez. Joyeux.
-Rosalie ! C'est répugnant !
-Non Bella, à côté ! s'empressa-t-elle de rajouter.
Mon regard se posa sur un homme grand aux cheveux blonds, avec des yeux vifs d'un bleu éclatant. Pas vilain je dois dire. Il remarqua notre regard sur lui et nous observa l'épier. Décidément j'avais croisé plus de canon ces jours ci que dans toute ma vie. D'abord Cullen puis le pompier et maintenant lui.
-C'est lui !
-Qui ? demandais-je.
-Celui avec qui tu vas te lâcher !
Je m'étouffais.
-Pardon ? m'exclamais-je.
-Bell's ! C'est à toi !
Je remerciais Emmet intérieurement de couper court à la conversation. Mon tour arriva. Prenant la boule verte à mes côtés, j'essayais de ne pas penser à ce que venait de dire Rose. Pour qui me prenait-elle, je n'étais pas une fille qui allait voir partout ! Il n'y avait pas écrit sur mon front "servez vous". Enfin, elle n'avait pas tort, j'avais besoin de me lâcher un bon coup. Je fis taire le petit démon dans ma tête, à chaque fois que je suivais les plans foireux de Rosalie je finissais bourrée. Prenant une grande inspiration, je m'avançais rapidement vers la piste et lançais ma boule. Ce qui n'était pas prévu, c'était que je parte avec la boule. Donc je me retrouvais quelques secondes après mon lancé avachie sur la piste, en priant pour que personne n'est vu ma chute. Peine perdue.
-Bella, tu m'entends ?
-Tu vas bien ?
J'ouvris les yeux péniblement, décidément j'attirais toute sorte de situation, toutes plus catastrophiques les unes des autres. J'avais un de ces mal de tête. Rosalie se tenait debout en face de moi, une petite ride d'inquiétude tintait son visage. Un public inconnu s'était rassembler autour de moi formant un cercle. Je tentais de ne pas remarquer le blond dont parlait Rosalie tout à l'heure.
-Oui, je crois que je vais bien...
Emmet me tenait par la taille et me remit sur pied, faisant attention avant de me lâcher.
-Je vois bien ton petit jeu. Tu essayais de tricher c'est ça ? Désolé de te le dire, ça ne compte pas ! se moqua gentiment l'ours.
Je regardais les quilles, ou du moins l'absence de quilles. Ma chute m'avait permis de faire un strike. Il fallait que je tombe pour pouvoir en faire un. Bella Swan en action...
-Allez sois gentil, c'est mon premier strike ! le suppliais-je.
-Non, non, non. Dans les règles tu n'as pas le droit de toucher la piste.
-Je n'ai même pas fait exprès !
-Tu ne m'auras pas aussi facilement Little Swanny ! C'est la loi du plus fort.
Je lui assénais un coup de poing dans l'épaule en passant devant lui. Ma réaction lui fit plus rire que mal. Il ébouriffa mes cheveux comme si j'étais une gamine de six ans et parti attraper sa boule pour pouvoir jouer. Il la lança avec une facilité déconcertante, faisant tomber toute les quilles sur son passage. « Pfff, crâneur ». Je revenais à notre table pour m'asseoir un peu. Le choc m'avait étourdit mais je me sentais déjà mieux. Rosalie et Julian y étaient déjà assis, sirotant le peu d'alcool qu'il restait dans leur verre.
-Bella, ma chérie, tu peux aller nous chercher d'autres boissons ? me questionna Rosalie.
-Je viens de faire un vol plané. Demande à ton copain.
-Tu vois bien qu'il est occupé. S'il te plaît, pour moi.
-D'accord, j'y vais. Vous voulez quoi ?
-Surprends nous ! Dépêche toi !
Rosalie avait vraiment une attitude étrange. Pourquoi insistait elle autant ? Lorsque j'arrivais au bar je compris tout de suite pourquoi. Une envie de faire demi tour me submergea, je luttais. Je n'allais pas montrer à Rosalie à qu'elle point j'étais une handicapé des relations. Je m'avançais tranquillement vers le bar, Rose m'épiait sûrement.
-Cinq mojitos, s'il vous plaît, demandais-je poliment au serveur.
Il hocha de la tête, prit des verres et commença à préparer les boissons. Je m'accoudais au bar et lançais un coup d'œil discret sur le côté, je ne m'étais pas trompé c'était bien le garçon de tout à l'heure. Il buvait un cocktail doucement, il avait l'air perdu dans ses pensées. J'attendais toujours que le serveur finisse de préparer les boissons quand une vois retentit.
-Sacré vol plané, tout à l'heure !
Cette fois ci je me retournais complètement vers mon voisin. Il était encore plus beau de près. Ses cheveux blond. soyeux prenaient des reflets roux au contacte de la lumière que propageait. Ses yeux bleus me fixaient toujours. Je n'avais toujours pas répondu, il attendait une quelconque réponse de ma part.
-C'est un compliment ou vous vous moquer ? le questionnais-je malicieuse.
-Je n'oserais pas me moquer. Il me sourit. Voyez le bon côté, vous avez fait un strike
-Selon un de mes amis, il ne devrait pas compter.
Pourquoi je racontais ma vie comme ça ? Il devait n'en avoir rien à faire. Je sentais l'afflux de sang monter à mes joues. Etre aussi rouge qu'une tomate, je coche.
-Il est juste jaloux.
-J'aimerais beaucoup mais que je triche ou pas il gagnera quand même. Le jour ou je le battrais je serais la plus heureuse des joueuses.
-Alors je vous souhaite bonne chance ! m'encouragea-t-il.
-Vous dites cela comme si je n'étais pas douée au bowling ? l'interrogeais-je inquisitrice.
-Je n'ai pas dit ça.
-Vous l'avez pensé, avouez le ! m'exclamais-je.
Il se mit à rigoler. J'étais fière de moi, j'avais réussi à lui parler. Prends en de la graine Rosalie. J'allais répliquer lorsque le serveur me tendis les mojitos commandés un peu plus tôt. J'étais déçue de ne plus avoir d'excuse pour rester parler avec lui.
-Je vais aller rejoindre mes amis, sinon ils vont se dessécher sans leur dose d'alcool ! Je fais parti d'une bande d'alcoolique.
-Non, restez, je vous offre un verre.
Ce n'était pas une question, mais une affirmation.
Je n'eus même pas le temps d'accepter qu'il avait déjà commandé deux cocktails au serveur.
-Vos amis vont bien pouvoir se passer de vous quelques temps, non ?
Je m'assis sur un des tabourets qui encerclaient le bar.
-Vous avez raison.
-Tant mieux. Je m'appelle Andrew. Et vous ?
-Isabella mais Bella suffira.
-Enchanté, Bella.
Le ton enjôleur qu'il essayait de prendre masquait très peu ses intentions. Il voulait me mettre dans son lit, rien de plus clair. Je lui souris quand même. Les mec étaient tous les même, je n'allais pas les changer. En plus cela me faisait plaisir qu'il m'avait remarquée et abordée. Cela me donnait confiance en moi, et j'en avais besoins. Je ne pus que lui sourire encore plus. Il fallait vite que ce jeu de sourire prenne fin, car si Emmet me voyait, il me charrierait durant toute ma longue vie. Mon regard s'égara quelques instants sur le serveur occupé à nettoyer son plan de travail avec un torchon. Cela me rappela mes amis qui devaient attendre impatiemment mon retour. Je m'inclinais de plusieurs centimètres pour pouvoir observer mes amis dans le dos d'Andrew. Ils étaient tous là, à me regarder plutôt à m'espionner. Chacun une expression différente sur le visage. Rosalie m'incitait à me retourner et à continuer de parler pendant qu'Emmet et Jacob se tripotaient en gémissant bruyamment devant les yeux rieurs de Julian. Le message était passé.
N'hésitez pas à commenter ! Ça fait toujours plaisir :)
