Pein POV

La fille s'est isolée sur la terrasse. Elle possède vraiment une propriété gigantesque. Je doute néanmoins que ce soit à elle, elle est trop jeune. Sans doute est-ce la fille d'un noble. Je me demande, en ce cas, où sont ses parents. Peut-être sont-ils à la tête d'un village ou d'une ville. Si c'est le cas, cela pourra nous être utile dans l'avenir.

Je fais un signe à Konan et une feuille de papier se détache de son corps pour se replier en papillon. La gamine ne le remarque pas, plongée dans un livre. Je demande à Konan d'insister. Son papillon finis par se poser sur la page que la jeune fille parcours. Troublée dans sa lecture, elle lance un regard curieux à l'insecte…qui deviens bien vite profondément étonné.

- Hein ?...Qu'est-ce que…

Nous n'avons pas le temps de conclure nos observations qu'une sonnerie aiguë retentis, nous faisant sursauter ainsi que la jeune fille. Après une brève hésitation, elle se lève de son transat et va vers la source sonore : un petit appareil noir munis de touche, d'un écran ainsi que d'un écouteur et un micro. Une espèce de récepteur-émetteur radio sans doute.

- Allô ?

-

- C'est toi Matagot ? Je suis contente de t'entendre. Quand sauras-tu venir ?

-

- Super ! J'ai recueilli des chats, il faut que tu les voies. Ils sont un peu bizarres par moment, mais ils sont magnifiques.

-

- Devant ma porte, dans une caisse, les pauvres étaient mal en point. Le vétérinaire les a remis sur pieds.

-

- Dix.

-

- Oui, je sais c'est beaucoup. Ce n'est pas la place qui manque ici, ni l'argent, donc ça va.

-

- Je sais. Dit, tu sais quoi ? Tu ne vas pas me croire. Y'en a un qui a des rinnegans.

-

- Quoi ? Mais non ! Arrête de te foutre de moi !

-

- Mais je sais que ce n'est pas censé exister ! Mais je te jure que je les ai vus ! Bas t'as qu'à pas me croire ! Tu verras bien de toutes manières.

-

- Oui, a ce soir.

-

- Mais non ! Je n'abuse pas de la télévision ! T'avais dit que t'arrêtait de te moquer de moi.

-

- Méchante.

-

- Oui, salut.

Elle reposa l'appareil sur son support et parti en toute hâte vers les cuisines. J'allais continuer mon enquête sur cette étrange adolescente lorsque mon amie m'appela.

- Pein.

- Que se passe-t-il ?

- Viens voir.

Perchée sur le transat ou se trouvait l'enfant, Konan posait ses deux m…Pattes avant sur le livre qu'elle feuilletait.

- Regarde donc ce livre, il pourrait expliquer beaucoup de chose.

Vraiment ? Je vois mal comment un livre pourrait nous venir en aide vu notre situation. Sauf bien sur un livre de ninjustu mais je doute que ce genre de littérature aie cours ici. Et même si c'était le cas, je vois mal la gamine lire ce genre d'ouvrage, elle est fragile, maigre et n'a aucune souplesse, elle est loin d'être une combattante.

Sur la couverture se tenait deux personnages, assis devant une échoppe de rame à manger. L'un était vêtu d'orange et il l'identifia sans mal comme étant le jinchuriki de kyubi bien qu'il ait l'air plus jeune que selon ses information. L'autre, il ne le reconnaissait pas, c'était un ninja de Konoha aux cheveux noirs avec une cicatrice au niveau du nez. Un « Naruto » écrit en orange vif barrait le bas de la couverture

- Qu'est-ce que …?

- Un livre. Sur la vie du jinchuriki de Kyubi apparemment. Je l'ai un peu feuilleté et on y voit Kisame et Itachi, lors de leur première tentative à capturer le bijuu il y a un peu plus d'un an.

- Je vois … Notre monde ne serait donc qu'une histoire pour enfant, ici. Toutes les guerres, la douleur et la souffrance que notre monde endure, tout notre travail, la mort de Yahiko, les efforts de l'akatsuki, sont réduits à une simple histoire pour les gosses !

- Pein…

- Bien, qu'il en soit ainsi, nous ne pouvons rien faire à ce propos. Par contre nous pourrons peut-être utiliser cela à notre avantage.

- Que veux-tu dire ?

- Ce livre est le tome 16, apparemment, il doit y en avoir d'autre. S'il raconte la vie du porteur des neuf queues, nous pouvons peut être en apprendre suffisamment sur lui aux travers de ces livres. Peut-être même l'histoire remonte-t-elle jusqu'à l'instant présent, nous pourrons ainsi trouver quelques indices sur la raison de notre condition. Il faut trouver la bibliothèque où l'enfant range ses livres.

- Oui, allons-y.

Elisabeth POV (peu après le coup de téléphone)

Youhou ! Je suis trop contente ! Matagot, mon amie, va venir ce soir ! Elle a enfin des congés. Pour l'instant, direction la cuisine, histoire d'avertir Miguel de l'arrivé d'un invité.

- Miguel ?

- Je suis ici.

- Ha. Matagot va venir passer quelques jours à la maison, elle arrivera dans la soirée.

- Merci de me prévenir. Dit moi, tu saurais reprendre ces deux-là ?, dit-il en désignant Domino et Byakuya, L'orange et noir n'arrête pas de se frotter à moi et l'autre m'a déjà dévoré un gigot entier. Je me demande comment il a réussi à l'avoir par ailleurs, je l'avais mis suffisamment haut pour ne pas qu'il l'atteigne pourtant. A croire qu'il sait marcher sur les murs.

Marcher sur les murs ? Comme dans Naruto. Non, Il ne faut pas que je pense à ça. Les rinnegans, le papillon origami et maintenant ça, je deviens folle. Matagot a peut-être raison après tout, j'abuse légèrement des jeux vidéo et des mangas. Non, non et non. Il doit y avoir une explication logique à tout ça. Et qu'on repousse loin dans mon cerveau la petite voix qui n'a cessé de murmurer à mon oreille une réponse impossible. Matagot est intelligente, elle saura expliquer tout ça de manière logique et rationnel, j'en suis sûre.

Bon, inutile de s'acharner là-dessus, Je prends les deux chats et les sorts de la cuisine. Byakuya finis par se libérer de mon emprise et Domino reste dans mes bras à ronronner.

- Domino, tu veux voir ma chambre ?

Le chat miaule en retour pour ensuite se remettre à ronronner. Eh bien, je suppose que c'est un oui. Depuis que les chats sont là, je ferme ma porte à clé, Falun m'a montré qu'il connaissait le fonctionnement des portes, et je ne tiens pas à retrouver ma chambre sans dessus-dessous à cause d'un félin qui aurait décidé d'en faire son territoire. Au premier abord, Domino semble assez surpris de ma décoration. Je suis loin d'être une grande sportive mais avouons-le, je suis pas mal doué dans toute les expressions de l'art : Je suis des cours de chant, harpe et violon, je fais pas mal de dessins et manie aussi bien l'aquarelle que la peinture à l'huile ou l'acrylique. J'ai par contre pas mal de difficulté avec ce qui relève de la troisième dimension. Je veux dire par là que la sculpture que ce soit avec de l'argile, de la plasticine ou autre chose, ce n'est vraiment pas mon fort. Bref, tout ça pour dire qu'il n'y a aucun papier peint au mur mais bien mes peintures à moi avec mes personnages de manga favoris, autrement dit : l'akatsuki au grand complet ainsi que la team Hebi. Même Yahiko y a sa place…un mur complet, même. Il m'a fallu des jours entiers pour faire une tel œuvre, raison pour laquelle je ne laisse pas entrer n'importe qui ou n'importe quoi dans cette pièce.

- Alors mon chaton, qu'en penses-tu ?

Avez-vous déjà vu un chat bouche bée ? Jusqu'à présent, non, j'ignorais même qu'ils en étaient capable mais Domino viens de me prouver le contraire.

- Heu…on ne va pas s'éterniser sur les murs tu veux ? Je vais te montrer mon jeu préféré :Naruto Shippūden: Ultimate Ninja Storm 2

Bon, j'admets qu'avec la série d'évènements bizarres qui s'est enchainée, ce n'est pas le meilleur jeu pour me changer les idées mais bon, ce n'est pas mon jeu favori pour rien. Par ailleurs, je prends également mon personnage favori : Tobi. Les deux artistes ne sont pas mes favoris, et non, Deidara n'est qu'en deuxième position et Sasori en troisième. Après quelque minute de combat, je passe à mon moment favori : l' « éveil » de Tobi, la personnalité de Madara qui ressort. Je n'aime pas trop Madara, c'est vraiment le Tobi que j'aime, celui qui est enfantin, le moins coincé de la bande, Madara, je ne l'aime pas. Je finis vite fait le combat et regarde le chat qui a toujours les yeux rivés vers l'écran…les griffes dans le parquet et…les poils hérissés. La télé l'effraie à ce point ? Ou peut-être que le fait d'avoir mis le volume à fond n'était pas la meilleure idée. Le pauvre, il a l'air épouvanté.

- Pauvre chou, j'ai mis le son trop fort ? Ça t'a fait peur ?

Je le prends prudemment dans mes bras et après quelques caresses il se remet à ronronner et je retrouve le chat adorable et joueur que j'aime tant. Laissons tomber les jeux vidéo, si le chat a peur, on ne va pas le traumatiser tout de même. De toute manière j'ai pris du retard sur mes cours de violon.