Matagot, une tueuse à gage? Ca en a surpris quelques uns et j'en suis ravie.
A Chocapik: je penses qu'il est plus exacte de dire que c'est le monde shinobi qui est confronté au monde moderne, et pas l'inverse ^^.
xxxloveItasasu: il y je pense une différence entre être fan d'un criminel fictif et être fan d'un criminel bien réel. Crois moi, j'ai beau être dingue de l'akatsuki, dont Deidara, je ne ferais jamais les louanges d'un kamikaze de notre monde mais je te fais celle de Dei-Dei quand tu veux. Et merci à toi de me rappeler que j'ai une fic à entretenir car en ce moment c'est plus mon blog que je chouchoute. (bas oui, pas trop d'idée pour mes histoires, ça arrive.)
Beaucoup trouve que l'aCATsuki c'est original mais je vous assure que c'est très banal quand ont vois le nombre d'histoire de ce genre du coté anglophone. Problème: on attendance à oublier que ces mignons petits chats sont des criminels en puissances. Si je tombe dans ce travers, merci de me faire des grand signe avec des panneau où il est mis "/!\ OOC! " ce serais sympa.
Sur ce, à tous bonne lecture et voici la suite...et la réaction de Lizzie.
« Mon grand-père est le chef des Yamaguchi-gumi. C'est…des yakuza. La plus grande famille, pour être précise.
- Mais…les Yakuza…c'est…
- La mafia Japonaise. Je travaille pour eux…Je suis tueuse à gage. »
Lizzie me regarda, sans dire un mot. Son expression reste figée. Plutôt rare la concernant. Habituellement, elle est toujours souriante. Ce stoïcisme soudain n'annonce rien de bon. Mes craintes se confirment lorsqu'elle se lève de son lit pour faire les cent pas dans sa chambre, en passant sa main dans les cheveux, visiblement ennuyée. Je préfère me taire. Pour l'instant. Je crains que tenter de justifier mes actes passés n'aggrave ma situation. Mieux vaut les garder en contre argument au cas où une joute verbale ne pointe son nez.
- Donc…reprends mon amie après un lourd silence, tu tues des gens en échange d'argent.
- C'est la définition d'un tueur à gage, oui.
- Tu pourrais au moins faire semblant de te défendre ! Continue-t-elle, des larmes (de tristesse ou de colère ?) pointant aux yeux. Tu tues des gens, merde ! Tu pourrais au moins faire preuve de…regret ou un truc du genre ! Tu sais que les gens que tu tues ont des amis…u …une famille…et…et peut-être des gosses !
Je sais ! Je sais ! Je sais ! J'en fais même des cauchemars la nuit si tu veux tout savoir ! Lizzie, Lizzie, Lizzie…Je n'ai vraiment pas besoin qu'on remue le couteau dans la plaie. C'est moi qui devrais pleurer.
- Quand je pense que tu m'as mentis ! Que tout ce temps j'offrais l'asile à une mafieuse. Combien de présidents as-tu tué pour t'offrir tasuper bagnole, hein ? Combien ?
- Aucun…Ce sont principalement des patrons de sociétés importantes qui refusent de payer les dîmes aux Yakuzas. On m'envoi aussi pour des règlements de comptes entre les différentes mafias.
- Des chefs d'entreprises…Mais…Mes parents…Ils sont partis au Japon. Il faut que je les prévienne. Et s'ils veulent étendre leur entreprise là ?
- Lizzie…
- Ils sont en danger je dois leur dire que…
- Lizzie ! Calme-toi ! Tes parents sont au courant. La mafia Japonaise ne se cache pas. Ses actions sont mondialement connues. Ne t'inquiète pas. S'ils installent leur société là il qu'ils paient la taxe demandé par les yakuza, ils ne risquent rien. Au contraire, nous accordons notre protection à tous ceux qui se plie à nos volontés.
- « Nos », « Nous », tu ne travailles pas que pour eux. T'es carrément l'un des leurs…Tu me dégoute !
- Ecoute, Lizzie, je…
- Tais-toi. Ne dit plus rien. Prends tes affaires et part. Je ne veux pas me rendre complice de tes meurtres.
- Mais…
- Part je te dis !
Trop distraite part ces évènements, j'ai baissé ma garde. En même temps…je ne pensais pas qu'elle ferait ça. Qu'elle irait jusqu'à me jeter une des bibelots qui décors sa chambre. Et au vu de la tête qu'elle tire, je pense qu'elle non plus n'a pas vu son propre coup partir. L'objet frappa violemment mon arcanne sourcilière. Je sens que la plaie est assez importante puisque mon sang commence doucement à couler. Tout comme mes larmes. Mais j'essaye tant bien que mal de rester calme.
- Très bien. Je pars. J'ai mon téléphone…si tu changes d'avis.
Je me téléportai. Hô, pas bien loin. Dans le parc de la ville la plus proche. Ce sera moins fatiguant de retourner au manoir si je suis plus proche. Elle va me demander de revenir, de toute manière. Crois-tu ce que tu dis ? Elle a du mal à l'accepter, mais ça passera. Et si c'était définitif ? Ensuite, tout sera comme avant. Rien ne sera plus jamais pareil.
Sombre pensées que sont les miennes en ce moment. J'attends désespérément un appel qui ne viendra sans doute jamais. Mon sang a cessé de couler depuis longtemps. Mes larmes aussi. Et pourtant ma peine n'est pas moins grande. Lizzie. Mon amie. L'élue de mon cœur. Même si elle l'ignore. Ça aussi je devrais lui dire un jour, tout de même. Si elle me laisse la revoir. Quitte à faire des révélations, j'aurais dû commencer par celle-là, non ? Si mon grand-père apprends que je suis amoureuse d'elle, d'une femme, de quelqu'un du même sexe que moi…Ha, je me marre rien qu'en imaginant sa tête. Il me considère déjà comme le plus grand déshonneur de sa famille, et ça ne risque pas d'arranger les choses. Qu'il me dégoûte, cet homme.
Un bruissement de feuilles attire mon attention et me sort de mes réflexions maussade. Personne ? Bizarre, j'étais persuadée avoir vu du mouvement… J'ai intérêt à aller vérifier. Ça ne coute rien. Quand on est fille de la mafia et recherchée par Interpol, mieux vaut rester sur ses gardes. Au mieux, c'est un gosse qui joue à cache-cache.
- Excusez-moi, mademoiselle ? m'appel quelqu'un, me forçant à détourner mon attention des buissons.
Allons, bon ! Qui vient donc me déranger ? Un homme en costard. Son visage m'es vaguement familier et pourtant je ne saurais dire où je l'ai vu. Il ne peut pas faire comme les autres lui ? M'éviter à la vue du sang sur mon visage.
- Qu'est-ce que vous voulez ?
Tant pis pour la politesse. Je lâche ça sur le ton le plus acerbe possible. Au moins, le message est clair : tu me fais chier mon gars.
- Auriez-vous l'heure par hasard ?
Sans dec' ? C'est pour ça que t'es là. Sur toutes les mères souriantes et visiblement très gentilles qui jouent avec leurs gosses dans le sable, c'est à moi qui ai le visage en sang que tu vas demander l'heure ? Je sais bien qu'il ne faut pas juger sur les apparences, mais tout de même… Bon allez, que je lui donne l'heure à ce con, au moins il me foutra la paix.
- Il est onzAÏE ! Qu'est-ce que…
Je porte ma main à mon épaule droite où une vive douleur s'est présentée pour y trouver une fléchette à poison. Merde ! Je me suis faite piégée ! Un homme sort de derrière des buissons que j'ai entendu plus tôt, en costar également et au visage également familier. Il tient toujours son pistolet à fléchette.
- Bordel !
- Rasseyez-vous, mademoiselle. Dans votre état, cela vaut mieux
- Sans dec', je réponds alors que des tache noires papillonnent devant mes yeux, vous êtes des laquais de Dame Heboshi, je me trompe ?
- Non, mademoiselle, c'est exacte.
- Dans la fléchette… C'était…quoi ? Je demande alors que mon esprit s'engourdis.
- Un simple sédatif ne …ous …iété …as… …ame …shi…ou…ler…
Joie. Mon ouïe fait grève. Ma vue a rendu l'âme également. Heboshi va m'entendre….
Ho ma tête ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Ah ! Oui, je me souviens. Les deux valets d'Heboshi. C'est quoi cette chose humide et froide sur mon visage ? On dirait…Une éponge ? Non. Une serviette.
- Ne bouger pas Mademoiselle, j'ai bientôt finis de nettoyer cette plaie.
Ne bougez pas. Haha. Très drôle. Je saurais difficilement bouger si j'en juge par le fait que…vous m'avez attaché les poignets, abrutis !
- Mais fichez-moi la paix, sous-fifres ! Et où suis-je ?
- Dans ma limousine, très chère Matagot, garée quelque part dans les bas-fonds de cette pitoyable ville, me répond une voix de femme, suave et enrouée par le tabac.
Effectivement, maintenant que mes yeux s'habituent à l'obscurité ambiante, je peux distinguer les contours des banquettes de la voiture. En face de moi, je distingue la propriétaire de cette voix, qui n'est autre que dame Heboshi en personne. Sa silhouette grasse est avachie dans le siège de velours. Porte cigarette au bec, le mégot rougit par intermittence, au rythme de son inspiration, pour qu'à chaque souffle, elle recrache de ses poumons la fumée âcre de ces herbes. A l'odeur, je peux affirmer avec certitude qu'il n'y a pas que du tabac, là-dedans.
Damme Heboshi, de son vrai nom, Carmela Amuso, est italienne. Hô, pardon ! Si elle m'entendait penser, elle aurait vite fait de m'étriper. Je me corrige : elle est sicilienne. D'origine, tout du moins. Et en fait c'est également mon cas. Si on veut précisez, je ne suis non pas mi japonaise, mi italienne mais bien mi japonaise, mi sicilienne. Et qui dit Sicile, dit berceau de la mafia. Ô joie. Pourquoi précisai-je d'origine ? Car Actuellement, Dame Heboshi habite aux Etats-Unis. Elle remplace présentement son frère, qui est en prison depuis 1991, à la tête de la famille mafieuse Lucchese. Et, accessoirement, elle est ma tante. Youpie pour moi. Je suis dans cette merde profonde depuis ma naissance. Je vous dis pas la gueule des réunions de famille…Par ailleurs, comme tous les membres de ma famille, je ne suis absolument pas heureuse de la voir.
- Bonjour ma tante, que me vaut cette visite ?
- J'ai appris que ton cher grand-père avec quelque projet d'avenir très inquiétant pour l'avenir de ma petite entreprise. Pour la petite entreprise de tout le monde même.
- Laissez-moi devinez, vous voulez que je vous en dise plus, c'est ça ? Vous savez très bien que je ne sais rien dire.
- Mon enfant, nous sommes du même sang, tu peux me tutoyer. Je ne suis pas comme ces idiots de japonais qui font passer l'honneur avant toute chose. L'honneur ne sert à rien quand on est mort. Ce n'est pas l'honneur qui vient pleurer sur ta tombe et honore ta mémoire. C'est la famille ! Les amis. Les amours…Tu l'aimes n'est-ce pas ?
- …Ce n'est pas vos affaires…
- Mon frère s'arracherait les cheveux s'il savait ça. Une homosexuelle dans la famille. Ah ! Sois heureuse, j'ai l'esprit plus ouvert et plus tolérant que lui et d'où il est, il ne peut rien te faire. Revenons au côté souillé de ton sang, ton grand-père. Concernant les pions de son stratagème, ils sont chez elle, n'est-ce pas ?
- …Oui.
- Oh ! Le maléfice ne t'empêche donc pas de me répondre ?
- Restez vague et vous pouvez le tromper.
- Je sais très bien quel sortilège te lie à ce rapace de Yakuza. Le briser n'est hélas pas dans mes cordes. Mais parmi ces « pions » se cache un cavalier, lui saura quoi faire. Fait-en un allié.
- C'est mal barré. Est-ce là toutes vos questions ?
- Sur ce sujet, ce m'est amplement suffisant. Mon don m'apportera le reste. C'est de notre sang que tu tires toutes tes capacités.
- Votre souffle est moins développer que le miens, ce qui me porte à croire que ce sont les deux sangs, aussi bien Sicilien que Japonais.
- Blasphème.
- Pensez ce que vous voulez, je n'en ai rien à foutre.
- Tiens ta langue, impertinente, car je pourrais très bien te la faire couper.
- Je me téléporterai avant que vous n'ayez pu poser la main sur moi.
- Non. Et sais-tu pourquoi ? Parce que la fumée que tu respires est issue de la combustion d'un petit cocktail de mon invention. Le souffle s'appelle ainsi car il se stocke dans les poumons. C'est dans ces mêmes poumons que cette fumée rentre. Elle a vite fait d'alterner le souffle et de le rendre inutilisable. Ça, c'est la première raison. La deuxième, c'est que si tu restes, j'ai quelques révélations alléchantes à te faire sur ton amie Elizabeth.
- Gardez-les pour vous ! Je n'ai pas à me mêler de ses secrets. Elle me les dira si elle estime que j'en ai le droit.
- Pour peu qu'elle accepte de te revoir, menteuse.
- Taisez-vous !
- Aurais-je touché à la corde sensible ? Ne t'inquiète pas, elle t'a déjà pardonné.
- Qu'en savez-vous ?
- Allons, tu connais très bien les capacités que me donne mon souffle. Voir. Tout voir. Voir l'âme et l'esprit. Le présent où qu'il ait lieu et même l'avenir. J'ai vu qu'elle t'a déjà pardonné. Son âme est pure, une colombe sans tâche. Elle n'aurait su t'en vouloir. Revenons à nos petites révélations.
- Je vous ai dit de les garder pour vous.
- Hé bien, tu n'as qu'à te boucher les oreilles, si tu refuses de les écouter. Ho mais suis-je bête, tes mains sont liées, tu ne peux pas.
- Et après on s'étonne que je n'aime pas ma famille…
- Bien, Lizzie va bientôt avoir Dix-huit ans, l'âge de la maturité. Ce sera une adulte. Et comme toute adulte, elle saura se débrouiller dans cette vallée de larmes qu'est la vie.
- Où voulez-vous en venir ?
- A dix-huit ans, ses parents vont verser une somme d'argent conséquentes sur son compte.
- Et alors ? Vous voulez que je cambriole la banque ou quoi ?
- Non. Ensuite ils vont la mettre à la porte. Elle devra se débrouiller seule.
- Mais…Mais elle n'a même pas finis ses études. Ils sont tarés ? Somme conséquentes d'accord, mais je doute que ce soit suffisant pour lui payer un loyer et des études pour plusieurs années.
- Tu n'auras qu'à l'héberger. Et pour ce qui est de l'argent, je paie bien.
- Je vous interdis de l'approcher. Que lui voulez-vous ?
- J'ai beaucoup entendu sa voix dans mes rêves. Ils sont prémonitoires, comme tu le sais. Je la voyais chanter et danser pour moi. Une jeune femme magnifique. Je comprends que tu sois sous son charme. Je lui paierais ses études et ses cours de chants et de danses.
- Ce n'est pas un canari ! Vous ne pouvez pas la mettre dans une cage, aussi dorée soit-elle !
- Mais elle ne sera pas prisonnière. Elle viendra de son plein gré, je l'ai vu. Maintenant, mes hommes vont te détacher. Tu vas sortir de la voiture et respirer profondément pour débarrasser tes poumons des dernières traces de fumée. Une fois que tu es apte à te téléporter, rends-toi immédiatement chez ton amie.
- Elle ne veut plus me voir.
- Elle t'a pardonné.
- Mais je lui ai dit qu'elle pouvait me téléphoner si elle changeait d'avis.
- Son portable est cassé et elle ne peut pas atteindre le téléphone fixe.
- Mais pourquoi pas ?
Dame Heboshi me darda intensément de ses yeux dorés. Je déteste quand elle fait ça, j'ai l'impression d'être lue comme un livre. Elle avala goulûment une bouffée de sa cigarette avant de l'écraser dans le cendrier à côté. Elle me fait languir, comme je déteste ça. Et le pire c'est qu'elle le sait très bien.
- Cela se résume en un seul nom, reprends-t-elle en soufflant sa fumée, Hidan. Et non, je ne parle pas du chat.
- Merde !
