Oui, je suppose que vous avez remarquer...je suis légèrement à court d'idée pour mes chat-pitres félins. L'inspiration reviendra...j'espère. Sinon, j'ai changé l'image de l'histoire, pour ceux n'ont pas remarqué. Je vous donne dans le mille, c'est Lizzie et Matagot. Je compte quand même en faire une autre mais j'avais pas envie de jouer avec Photoshop ce soir alors en attendant...
Merci encore à tous ceux qui laisse des commentaires, c'est gentil comme tout. Et comme d'habitude: bonne lecture.
Pein Pov
-A votre aise ! Mais à une condition. On joue aux questionnettes dans le salon et assis avec une tasse de thé et des biscuits.
J'haussais un sourcil surpris. C'est bien la première fois que je vois quelqu'un d'aussi détaché par rapport à une situation telle que celle que nous endurons en ce moment.
-Soit. Zetsu, débarrasse-nous du corps. Quant à toi, Hidan, tu vas…
-Nettoyer le hall, réparer les portes que t'as défoncées et mettre de l'ordre dans tout le merdier que t'as foutu. Me coupe la jeune femme en noir.
-Dit donc pétasse tu me prends pour la bonne ?
-Le problème, c'est que la bonne en question, tu l'as tué. Donc, tu la remplaces. C'est l'ordre logique des choses.
-Sauf que ce n'est pas toi qui décide, grognasse.
-L'idée me plait assez. A l'avenir tu réfléchiras à la conséquence de tes actes avant d'agir bêtement. Maintenant, venez dans le salon.
-Ouais, je vais préparer le thé.
Matagot s'en alla dans la cuisine nous laissant seul avec son amie, encore tremblante et en larme que Konan gardait sous son aile, loin d'Hidan.
-Il y a un cuisinier, non ? M'étonnais-je de voir l'adolescente préparer elle-même le thé.
-Il est partis refaire les provisions…murmura à mes côtés, la rouquine.
-Effectivement. D'ailleurs je vais lui téléphoner pour qu'il en fasse plus qu'à l'habitude, repris son amie, Après tout, on est un peu plus que deux, maintenant.
Au bout de dix minutes, tous mes membres et les deux jeunes filles se retrouvèrent dans le salon autour d'une tasse de thé. La rouquine semblait moyennement rassurée alors que sa compagne affichait un air clairement décontracté et je-m'en-foutiste. Un coup d'œil vers Tobi m'informa que Madara était pleinement aux aguets et je pouvais deviner sous son masque l'éclat rouge de son sharigan.
-Bien. Commençais-je en posant ma tasse de thé. Tout d'abord, où sommes-nous ?
-A quoi bon. Tout ce qu'on peut répondre à cette question c'est le nom d'une ville que vous ne connaissez pas dans une province que vous ne connaissez pas dans un pays que vous ne connaissez pas puisqu'au final vous êtes dans un monde que vous ne connaissez pas. Cela risque bien de ne pas vous avancer à grand-chose.
Ce fut Matagot, qui répondit, évidemment, aussi insolente qu'Hidan quoique plus polie.
-Tiens ta langue, gamine, si tu ne veux pas devenir mon art, hn.
-Primo, la gamine elle a le même âge que toi. Secundo, avec quelle argile tu comptes t'y prendre ?
Perdant face à la courte argumentation, Deidara se renfrogna sous le sourire moqueur de Sasori. Un soupir exaspéré franchis mes lèvres. Exaspéré par l'attitude de mes subordonnés, son attitude à elle et le fait qu'elle avait raison, ça nous fait tourner en rond.
-Bien, Matagot, Tu maitrises une technique de déplacement instantanée extrêmement puissante. Qui t'a appris ça ?
-Moi-même.
-Toute seule ?
-Yep ! Certaines personnes de notre monde possèdent une énergie comparable au chakra de votre monde à quelques différences près. Il n'a pas de réseau propre et emprunte le système sanguin, n'a pas besoin de mudra pour s'utiliser, ne permet pas des choses basique pour vous tel que marcher sur l'eau ou la tête en bas et semble se spécialiser dans une seule utilisation.
-Une seule utilisation ? Développe tes propos.
-Pour ma part, j'agis sur l'espace en le déformant me permettant des téléportations. Je suis incapable de faire autre chose et toutes mes techniques sont basées uniquement sur cette déformation spatiale. Je connais quelqu'un qui a un don de voyance. Un autre peut agir sur la vitesse de déplacement des molécules et, par extension, la chaleur. Je connais quelqu'un qui peut influencer la vitesse de division et de différenciation des cellules. Nous n'avons qu'un pouvoir, qu'une seule capacité, c'est notre imagination à l'utiliser qui nous garantit la diversité des techniques.
-Tu déformes l'espace. Tu devrais alors pouvoir nous renvoyer dans notre monde.
-Hé ! On ne s'appelle pas tous dieux, hein ! Je suis flattée que vous me croyez si puissante et je suis navrée de vous décevoir sur ce point. Non, plus sérieusement, je vous téléporte à l'autre bout de la planète quand vous voulez et déjà ça ce n'est pas des plus simple. Mais là vous me demandez carrément de téléporter une dizaine de personnes dans une autre dimension où, même seule, je ne suis pas sure d'y arriver, je crois que vous visez un peu trop haut. Mais bon, en même temps, vous avez toujours visez trop haut. La paix dans le monde ? Pff, Utopique.
-Tu n'y crois pas ?
-Non, pas une seule seconde. Ça marchera peut être, au début. Mais, comme on dit chez nous, chassez le naturel, il revient au galop.
-Qu'importe. Téléporte-toi à Ame.
-Vous ne m'avez pas écouté, n'est-ce pas ?
-Essaye, c'est un ordre.
-Très bien, très bien. Mais je ne garantis rien.
Bon, au moins elle a un minimum d'obéissance. Elle disparait aussitôt me laissant l'occasion d'aborder un autre sujet avec son amie encore présente.
-Alors, je reprends, Elisabeth, Une question que je me pose depuis un certain temps. Es-tu la fille d'un daimyo ou un shomyo ?
-…Un quoi ? C'est quoi ça ?
-Je suppose que ça doit vouloir dire non. C'est ainsi qu'on nomme les seigneurs féodaux, pour ton information.
-Ah ! Mais la féodalité n'existe plus de nos jours.
-Vraiment ? Comment se passe la politique chez vous ?
-Ca varie d'un pays à l'autre. Il y a la démocratie et la monarchie. Le totalitarisme et l'autoritarisme ont hélas eu leurs heures de gloire, mais c'est terminé pour ces deux systèmes.
-Que tu crois. Y'en a toujours de ceux qui essaye, lui répondit Matagot qui venait de revenir.
-Alors ? Cette téléportation.
-Je suis tombé sur la personne la plus proche entre votre monde et le nôtre, mais pas à Ame.
-Que dois-je comprendre par-là ?
-Je me suis retrouvée dans le salon de Masashi Kishimoto, le dessinateur du manga.
-T'a demandé un autographe au moins ?
-Heu…non…j'y ai pas pensé sur le moment, trop occupée à m'excuser pour mon entrée…heu…surprise…Je lui ai fait renversé l'encre sur une des pages du prochain tome en arrivant tellement il a sursauté.
-Je suppose, dis-je en soupirant, que tu n'as pas non plus pensé à l'informé de ce qu'il se passe ici.
-Si, ça j'y ai pensé. Devinez quoi ! Il ne m'a pas cru…
-Qu'importe, nous tâcherons de trouver autre chose. Bon, revenons à notre sujet, Elisabeth. Que sont tes parents pour que tu vives seule dans un manoir tel que celui-ci ?
-Directeurs d'entreprises assez riches. Tous les deux. En ce moment ils sont au Japon pour voyage d'affaire.
-Matagot, et toi ? Que sont donc tes parents pour avoir aussi bien raté ton éducation.
-Oh ! J'ignorais que vous étiez capable de faire de l'ironie, Pein. Ils sont morts.
-C'est Pein-sama.
-Non merci ! Ces suffixes ne sont pas d'actualité en ce pays et ils ne renferment que fausses politesses et hypocrisie.
-Je me fiche de ce que tu penses, tu l'emploi !
-…C'est bien ce que je dis…hypocrisie.
-Tiens ta langue. Bien, si tu es orpheline, comment te débrouilles-tu pour avoir de l'argent et un logement ?
-Je travaille comme tueuse à gage au service de mon grand-père qui est un chef de famille Yakuza.
-Yakuza ?
-La mafia japonaise.
-La Mafia ?
-Organisation criminelle spécialisée dans les trafics de drogues, prostitution, corruption d'entreprise, jeux d'argent, blanchiment d'argent et tout un tas d'autres trucs qui rapporte bien mais parfaitement illégal et immoraux.
-Immoraux...au moins tu t'en rends comptes.
-Vous êtes mal placé pour faire des commentaires.
-Ce n'est pas pour mon profit personnel que cette organisation a vu le jour et tu le sais.
-Et ce n'est pas par choix que je fais partie de la mafia. On échange nos rôles quand vous voulez, histoire de voir comment vous vous débrouillez à ma place.
-On a toujours le choix.
-Pas sur tout. Vous avez choisi la mort de vos parents ? Non, que je sache. L'ambiance ce plombe, changeons de sujet.
-C'est quoi une bombe atomique ?
Ce fut Tobi qui prit la parole. Intrigué par ce monde, Madara se servait de l'innocence de Tobi pour combler son manque de connaissance.
-Où diable as-tu entendu ça, Tobi, Hn.
-Tobi a entendu Matagot en parler. Tobi pensait que ce sujet intéresserait Deidara-sempai. Et puis Matagot-chan voulais parler d'autre chose de plus joyeux.
-Ouais…joyeux n'est pas vraiment l'adjectif adéquat, Tobi.
Dans un soupir, elle s'exécuta et raconta un récit sombre, macabre mais passionnant. Avec l'aide de son amie et de son étrange appareil qu'elles nommaient « ordinateur portable » et nous fournissait toutes les informations nécessaires à notre soif de connaissance sur cet univers si étrange à nos yeux. De la bombe atomique, elles dérivèrent vers la guerre froide qui insuffla en moi un espoir et une assurance renouvelés sur la justesse de notre cause. La peur engendre la paix, ce monde en a vu la preuve. Mais leur arme n'était pas assez dévastatrice et seul deux pays en craignaient le souffle, bien trop peu pour en si grand monde. Ils utilisaient alors d'autre pays plus faibles pour qu'ils s'entretuent à leur place. C'est comme si deux dieux se disputaient une partie de shogi. Je dois à tout prix éviter ça, que tous me craigne.
Les Etats-Unis, le Japon, Hiroshima, Fukushima, les centrales nucléaires, les sujets défilaient autant que les heures. Nous abordions les moyens de communications et d'informations quand une forte odeur de nourriture remonta des cuisines. C'est à table que le sujet se termina sur internet.
-Et donc, c'est une base de données mondialement accessible.
-En effet.
-Crois-tu qu'on puisse obtenir des informations quant à notre présence ici et comment repartir ?
-Ca m'étonnerait, en théorie vous êtes des personnages de fiction. Rétorqua Elizabeth en jouant avec une feuille de salade. Et les histoires de plans parallèles relèvent un peu du mythe, comme Nessie.
-Comme qui ?
-Sans grande importance. Mais je viens de penser à quelque chose, aborda Matagot, si en ce monde les plan parallèle relève du mythe, il me semble qu'en le vôtre ce n'est pas vraiment le cas.
-C'est assez complexe, mais en effet c'est le cas. Les invocations dont nous avons quelque fois recourt au combat viennent de plans parallèle. Mais nos deux plans sont si proches qu'ils se confondent par endroit.
-Comme le mont Myuoboku ?
-C'est un exemple, en effet.
-Je suppose alors, repris Matagot, que notre monde est également sur un plan parallèle au votre juste…plus éloigné.
-C'est en effet une possibilité mais ça ne nous avance pas à grand-chose.
-Ben…vous pouvez peut être essayé une espèce d'invocation inverse, non ? C'est l'une de vos spécialités ?
-Il me semblait que vous connaissiez notre monde. Vous auriez dû savoir qu'un pacte de sang est nécessaire pour invoquer et Je ne suis pas à ce point lié à mes subordonnés.
-Oui, bon, ça va, hein. Je n'ai jamais vu l'utilité de retenir ça par cœur. Il n'était pas prévu que vous débarquiez ici.
-Putain mais quelle grande gueule.
-Et c'est toi qui dis ça, Hidan ?
-…Je ne peux vraiment pas la tuer ?
-Reste là où tu es, fanatique stupide. Je n'ai pas encore envie de perdre mon temps à te remettre sur pied, le menaça Kakuzu.
-Mais essaye donc, Hidan, j'ai des tas d'endroit que je rêve de te faire visiter, le nargua la jeune femme, comme…le fleuve Amazone, par exemple.
-…Et, il a quoi de particulier ce fleuve que tu veules y envoyer Hidan, hn ?
-C'est simple, Dei-dei, il est rempli de poissons…très, très voraces, les poissons.
-Comment as-tu osé m'appeler, hn ?
-Du calme Dei-dei-sempai, le tempéra Madara en rigolant sous son masque.
-Ta gueule, Tobi, hn. Attendez un peu que je retrouve mon argile, hn. Vous rigolerez moins, hn.
-Tu sais Dei-dei-chan, repris Matagot visiblement d'humeur très provocatrice, je viens de comprendre pourquoi Tobi t'ennuie tout le temps, c'est jouissif de te voir t'énerver.
-C'est toi que je ferais exploser en premier, hn !
-Je serais bien loin en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « katsu ».
-Eh bien moi je…
-Suffit ! Cessez ces enfantillages !
Deidara retourna à son assiette en ruminant sa colère tandis que Matagot continuait de le regarder un sourire hautain sur les lèvres. J'ignore combien de temps je pourrais supporter cela.
-Matagot, je reprends en attirant son attention, tu as intérêt à répondre à cette question sinon je te tue ici et maintenant. As-tu la moindre idée d'où commencer les recherches pour nous ramener chez nous ?
-Hé bien, en supposant que votre arrivée est effectivement dû à quelqu'un ou quelque chose de notre monde, et pas du votre, et que cela a été fait intentionnellement, je ferais des recherche du côté des labos scientifiques, de la NASA, la Cia et autre truc du genre. Problème, ce sont des organisations puissantes, riches et dont l'accessibilité, aussi bien aux bâtiments qu'aux données, est franchement limitée.
-Par chance, nous sommes des ninjas accomplis, ça ne devrait pas trop poser de problèmes.
-Pour les bâtiments, en effet, pour les données, rien n'est moins sure.
-Ha oui, je suppose que le support papier n'est plus en vogue avec votre inter...truc.
-Plus trop non. Mais avec l'apparition des machines sont apparus un nouveau type de criminel et j'ai quelques amis qui travaillent dans ces domaines.
-Quel type de criminel ?
-On les appelle cybers criminels ou pirates informatiques. Leur spécialité : détourner l'argent virtuel et voler des données tops secrètes via internet.
-Parfait.
-Matagot-chan, Tobi a encore une question. C'est qui Nessie ?
Et c'est donc ainsi que ce termina le repas, sur les différents mythes et légendes de cet univers.
Matagot POV
Ça c'est plutôt bien passé. Aussi bien ma révélation à Lizzie que la première journée avec l'Akatsuki. Heureusement pour eux, le manoir possédait juste suffisamment de chambre pour tous. Il a juste fallu retransformer la salle des chats en chambre. Cette fois, j'ai bien pris soin de fermer ma porte à clé et de dormir avec une arme à portée de main. Pein a décidé de s'installer juste à côté de la Chambre de Lizzie. Il m'a assuré que c'était pour la protéger d'une visite nocturne d'un quelconque Hidan. Tobi, donc Madara, a choisi la chambre à côté de la mienne. Il m'a dit que c'était « parce que Tobi aime Matagot-chan et que Tobi veut protéger onesan» mais ça m'étonnerais franchement. Ah, oui. Ce con a décidé de m'appeler Onesan, soit Grande sœur, pour faire croire à tout le monde qu'il m'aime beaucoup. Quoique personne n'est berné et tout le monde se dit que c'est pour me faire chier, ce qui est vrai. Ben rien que pour ça, j'ai envie de lui casser la gueule.
Ce matin, j'ai été réveillée vers 6 heure par des bruits de pas dans l'escalier. En soit, vu le nombre de personne désormais présente dans le manoir, il n'est pas étonnant qu'il y ait un lève tôt. Sauf que j'ai reconnu ces pas, ceux de Lizzie, et sachant qu'elle est une lève tard, la savoir debout à cette heure m'inquiéta. La chaleur nocturne de l'été m'avait forcé à dormir nue car je ne supportais pas d'ouvrir la fenêtre à cause des moustiques. Il me fallut donc le temps de retrouver mon kimono de nuit, un vêtement léger et court fait de soie noire, et de l'enfiler avant de sortir. A peine j'eus fermé ma porte que je me retrouvai nez à nez avec un masque orange dont l'unique trou laissait entrevoir un éclat rougeâtre.
-Bonjour, Matagot-chan, me salua la voix grave et amusée de Madara, Tobi espère que Onesan a passé une bonne nuit.
-Bouge-toi de mon chemin, lui dis-je en le poussant de côté, plus inquiète par l'état de santé d'Elisabeth que la présence de ce psychopathe.
Ne l'entendant pas de cette oreille, Madara me rattrapa avant que je puisse m'éloigner et je frissonnai quand son bras m'attrapa aux hanches pour me retenir avec lui.
-Ho que non, Tobi veux que Matagot reste avec lui et…
Je ne m'offris pas le loisir d'entendre la suite de son monologue. Agacée par son comportement, je me téléportai dans le hall d'entrée et fit le tour des pièces du rez-de-chaussée afin de tenter de retrouver mon amie. Au travers de la baie vitrée du salon, je vis Elizabeth assise sur le bord de l'étang de sa mère où barbotais les Koys. Elle ne m'entendit pas arriver et sursauta quand je m'assis auprès d'elle.
-Ho, ce n'est que toi, murmura-t-elle.
-Tu as un souci ? Tu veux en parler ?
-Je…je sais pas si…
-Allez, je veux juste t'aider et puis, on est amie, non ?
-Tout…tout est de ma faute ! Me dit Elisabeth en fondant en larme. C'est à cause de moi que l'Akatsuki est là, c'est à cause de moi qu'ils ont repris forme humaine, c'est à cause de moi que la bonne est morte et c'est…
-Suffit ! Calme-toi. Tu n'aurais jamais pu prévoir que ces chats étaient des criminels, personne n'auraient pu. Lui dis-je en la prenant dans mes bras.
Elisabeth me rendis mon étreinte et sa tête se nicha dans le creux de mon épaule pour y laisser couler sa peine sous forme de larme froide. Mon cœur manqua un battement.
-Le seul responsable pour la mort de cette femme, c'est ce crétin d'Hidan, pas toi et puis…je ne vois pas comment tu aurais pu leur rendre forme humaine, ce fus sans doute une coïncidence.
-Non…quand tu es partie…je… j'ai pleuré…je… je regrette tellement. Et puis …Hidan, le chat est venu. J'ai…j'ai voulu le prendre pour…pour le caresser et, une fois sur mes genoux, il a …il a repris forme humaine. J'ai …j'ai pas compris au début… lui non plus… il lui a fallu un temps de réaction qui m'a permis de fuir. Puis quand tu te battais … quand tu étais repartie, j'ai compris. Je pleurais et…j'ai vu… j'ai vu Tobi reprendre forme humaine quand une de mes larmes le toucha… Et toutes l'Akatsuki …ce… ce fus pareil…c'est ma faute.
Ses larmes ? Etrange. Interloquée je regardais mon épaule où Lizzie pleurait sans retenue. Elle me semble normale, moi, ses larmes. Par curiosité, je touchais l'une des trainées humides du bout des doigts. Dans un premier temps, tous sembla normal. Puis les larmes sur mes doigts prirent une teinte rouge. Le liquide rouge coula sur mes doigts et alla dans la paume de ma main. Paniquée, j'essayais de m'en débarrasser mais je ne réussis qu'à en mettre sur mon autre main. S'étonnant de mon agitation soudaine Lizzie releva la tête et retins de justesse un cri quand elle vit mes mains d'où coulais désormais en abondance un liquide rouge et poisseux.
-Matagot ! Tes mains c'est…Tu t'es blessée ?
-Non…c'est pas…mon sang…j'ai les mains rouge sang…comme dans mes cauchemars…
Au bord des larmes et de l'hystérie, je lançai un regard paniqué à Elisabeth qui se leva brusquement et fis trois pas en arrière.
-Lizzie…c'est quoi ces putains de larmes ?
