Bonsoir ! Je fais mon petit come back (enfin) ! :D Pas taper svp ;)
J'avais, malheureusement, une semaine d'examens et vu que nous sommes en vacances, j'ai pu écrire la fameuse suite de cette toute nouvelle fiction !
J'espère que vous ne m'en voulez pas trop...
Bon, alors, reprenons :
Titre : Si le loup est las, il vous mangera...
Rating : M (c'est un peu étrange mais cela ne concerne pas le sexe)
Notes Importantes : Les personnages et la base de cette histoire reviennent à la splendide JK ROWLING évidemment ! :)
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et n'oubliez pas : pas de reviews, pas de suite ! ^^
D'ailleurs, je tiens à remercier ceux/celles qui m'ont laissé des reviews !
Chapitre 2 :
Avais-je rêvé ? Pourtant tout m'avait paru réel.
Je me remémorais, petit à petit, ma peur et la mort de ma mère. Elle n'était, alors, pas une incapable qui idolâtrait le Seigneur des Ténèbres. Je l'avais mal jugée durant toute mon enfance. Je sentais mes larmes venir doucement mais assurément, elle était ma mère après tout et elle m'avait offert sa vie. Je lui devais tellement.
Je recommençais à me laisser envahir par mes souvenirs qui me rappelèrent une toute autre douleur, plus concrète, elle se répandait dans une partie de mon corps bien plus rapidement que mes larmes. Il était vrai que je n'avais pas seulement perdu ma mère, j'avais perdu mon bras. Il était, certes, moins important que ma génitrice mais il m'était d'une grande utilité. J'étais droitier et il avait fallu que ce soit mon bras droit qui se fasse arracher. J'avais de plus en plus mal. J'avais faim et cela accentuait ma douleur. Il fallait que je me réveille totalement. Mon évanouissement m'avait fait perdre une trop grande quantité de sang. Il était temps que je me soigne. Je m'asseyais tant bien que mal avec comme seule aide mon bras gauche. Je cherchais des yeux ma baguette, ma seule amie désormais. Elle traînait à quelques mètres de moi. Je me penchais pour l'attraper mais mon cerveau analysa un problème. Je pris une bonne minute avant de me rendre compte qu'elle était retenue par mon bras démembré. Mon ancienne amie ne voulait pas relâcher ma précieuse baguette. Plus je m'efforçais de la tirer vers moi, plus une envie de vomir augmentait ma faiblesse. Je ne supportais pas la vue de mon bras droit, glissant sur l'herbe rougie par mon propre sang, blanc comme un membre mort. Plus j'arrivais à l'approcher et plus il me punissait de l'avoir abandonné en me montrant des spectacles plus abominables les uns que les autres : ses ongles étaient noirs de terre, sa peau était transparente et je devinais des asticots qui dévoraient mes muscles. Il ne fallait pas que je regarde mais je n'arrivais pas à détourner mon regard. Il était tout simplement répugnant d'observer son propre bras se faire grignoter. J'arrivais enfin à récupérer ma baguette. J'étais soulagé, je pouvais me détourner de ce monstrueux repas mais il fallut que je tombe sur mon épaule droite d'où pendait le reste de mes organes. Je ne voulais pas vivre l'expérience des asticots dans mon corps encore vivant, c'est pourquoi je lançais un sort qui désinfecta ma chair puis un autre pour protéger ma blessure d'un bandage qui me recouvrait tout le torse ou du moins la plus grande partie. J'avais toujours aussi mal.
Il fallait que je me trouve un endroit où dormir puis de la nourriture. J'avais besoin de viande. Au moment où cette idée prit place dans mon esprit, je sentis comme un grognement en moi. Tout me revînt alors, j'étais maintenant un loup-garou. Comment avais-je pu oublier cela ? C'était pourtant essentiel. C'était la raison pour laquelle j'étais toujours en vie. Voldemort m'avait bien eu sur ce coup. J'aurais préféré mourir. Un autre grognement retentit en moi, plus fort cette fois-ci. Je me disais que ma part de bête se révoltait de ma façon de penser. Je m'en fichais, j'avais toujours été dégoûté par ces monstres sanguinaires, il était hors de question que je me transforme en ceci.
J'entendis soudainement un craquement. Mon sixième sens me dit qu'il s'agissait d'une biche égarée. Je ne voulais pas que ce loup en moi m'aide. J'étais décidé à lutter bien que je sentais mon corps qui désirait une transformation. Je me battrais contre cette moitié animale en moi, j'en étais bien décidé. Je resserrais ma prise sur ma baguette puis murmurais, tout en pointant l'animal, un sortilège qui porta directement un coup fatal en pleine poitrine. J'allais enfin pouvoir manger. Lorsque je m'agenouillais devant la biche, je mis de côté toutes mes bonnes manières en me jetant comme un affamé, que j'étais, sur ma proie. J'avais l'impression de laisser la bête en moi prendre le dessus. C'est pourquoi, je m'arrêtais immédiatement et, d'un revers de manche déchirée, je m'essuyais ma bouche d'où dégoulinait le sang encore chaud de la biche. Je pris un silex qui reposait près de moi, le purifiais d'un sort, puis m'en servis pour découper de fines tranches de viande. J'en mangeais une grande partie. Après avoir terminé mon repas, je pris des grandes feuilles et les utilisais pour garder au frais mes morceaux de viande non touchés.
La nuit commençait à tomber et je devais me trouver un abris. Je n'étais pas dans n'importe quelle forêt après tout, j'étais dans la forêt interdite. Il fallait que je me protège des bêtes sauvages et surtout de celle que j'abritais en moi. Si par malheur je me retrouvais devant un animal aussi puissant que mon loup, je ne pourrais pas lutter contre une transformation. De plus, cette part en moi se ferait une joie de prendre possession de mon corps pour tuer bien plus qu'un simple adversaire. J'étais vraiment maudit. J'étais réduit à fuir une partie de moi-même. Voilà ce qui arrivait quand on voulait échapper à une marque sur son bras, elle vient poser sa marque d'une façon plus douloureuse encore…
Je cherchais un endroit fiable parmi les arbres. Je sentais mon cœur battre de plus en plus rapidement, la nuit venait de prendre le dessus sur le jour. Je me sentais mal, très mal. Je me demandais si la biche n'était pas malade quand je pris le temps d'observer la lune. Elle était, malheureusement, pleine. Mais qu'avais-je fait pour mériter cela ? Voldemort avait assez de partisans. Pourquoi m'avait-il autant puni ? Je n'étais qu'un pauvre adolescent qui voulait juste terminer sa scolarité en paix. Hogwarts me manquait. Certains élèves aussi d'ailleurs. Blaise pour commencer, c'était grâce à lui que j'avais pu soigner ma blessure. Théo aussi était un passionné de médecine. En fait, j'étais le seul d'entre nous qui était fasciné par l'astrologie. Je sentais bien que je les ennuyais quand je me mettais à parler sur les étoiles. Il avait fallu que le Mage Noir me fasse haïr en une journée ce que j'avais adoré depuis tout petit : la lune. Elle n'allait m'apporter que misère et faiblesse. J'avais entendu dire que Granger possédait un livre sur cet astre et les effets qu'elle produisait sur les loups-garous. Peut-être le lisait-elle justement. Ce serait d'un mauvais goût pour moi. Mais comment pouvais-je penser à cette fille dans un moment pareil ? Je n'allais pas non plus me mettre à rêvasser sur Weasley ou pire, sur Potter. Il n'empêche qu'il allait me manquer. Enfin, nos disputes plutôt. J'étais condamné à vivre seul dans cette forêt désormais.
J'entendis alors un autre bruit, plus inquiétant car il ne faisait pas partie de mon corps. Qui était là ? J'espérais que ce ne soit pas un monstre. Mon cœur battait très rapidement. Trop rapidement même. Ma vue devenait floue. Je tournais ma tête dans tous les sens possibles afin de voir ce qui m'avait sorti de mes pensées. Je le vis enfin. C'était un autre loup et garou qui plus est. J'étais vraiment le roi de la malchance. Je ne savais pas comment réagir. J'avais pourtant lu plusieurs bouquins sur ces monstres. Il fallait que je me souvienne et vite. Ma part de bête voulait prendre le dessus, il était difficile de lutter. Je ne pouvais pas rester sans bouger devant cette bête, j'en étais sûr. Peut-être ne m'avait-il pas vu ? Impossible, il venait de tourner la tête vers moi. Son regard me transperçait, j'étais fini. J'avais une chance de m'en sortir mais je ne voulais pas me servir de celle-là. La lune, ce loup maintenant, je ne pouvais pas continuer à résister. Pourquoi ne m'attaquait-il pas ? Peut-être sentait-il le loup en moi. Non, j'étais trop faible pour avoir une bête très puissante en moi. Ou alors était-ce l'odeur de Greyback qui l'impressionnait, là je pouvais comprendre. Il était un des loups les plus puissants et même, sans doute, le plus puissant. Je regardais toujours dans sa direction et lui non plus ne lâchait pas mon regard. Il sentait ma douleur, j'en suis sûr. Je sentais ma sueur dégouliner sur mon corps. Je sentais mon corps réclamer une chose que je ne voulais pas lui offrir. Je m'étais promis de ne pas faillir. Une douleur me prit soudainement dans tout mon squelette. Non ! Jamais ! Je regardais rapidement la lune, elle brillait parfaitement, aucun nuage ne la protégeait. J'étais perdu. Ma transformation avait commencé. Je souffrais atrocement et la bête ne bougeait pas. Je sentais mon corps s'allonger difficilement. Ma mâchoire en fit de même. Des crocs me poussèrent en même temps que des griffes. J'avais si mal. Des poils m'apparaissaient de partout. Je me souviens qu'ils étaient blonds comme moi. C'était abominable, je ne voulais pas revivre cela. J'avais encore toute ma tête dans un corps de monstre. C'était étrange. D'un coup, je perçus un mouvement sur ma droite, j'avais oublié l'autre loup. Il voulait sûrement s'attaquer à mon flanc droit car il était déjà salement amoché. Je voyais tous ses gestes. J'arrivais à tous les maîtriser. C'était une sensation bizarre. Dans mes livres, il était dit que l'on ne savait pas ce qui se passait dans notre corps durant toute la durée d'une transformation. Pourtant, j'arrivais à faire la part des choses entre ce que mon cerveau enregistrait et ce que mes membres faisaient en conséquence. Je me battais avec acharnement contre cet autre animal. Il essayait de me porter un coup sur le côté mais je l'attrapais brusquement par le cou et l'envoyais fortement contre un arbre. Il se releva, alors, pantelant et couinant. Je sentais qu'il avait peur puis il partit. C'était tout ? Je m'attendais à pire. Tant mieux, je n'aurais pas pu tuer cette bête en sachant pertinemment qu'un Homme se trouvait au fin fond d'elle. Peut-être n'avait-il pas la chance de tout contrôler comme moi. Peut-être détestait-il de savoir que les nuits de pleine lune, il parcourait les forêts en quête de nourriture. Je ne savais rien de sa vie. Il m'avait paru plutôt sage, il n'avait pas attaqué avant d'avoir vu mon apparence bestiale. Il avait d'ailleurs essayé de me toucher en visant mon flanc droit. Après tout, il avait peut-être conscience de ses actes même si j'en doutais. J'étais un des seuls avec Greyback à tout ressentir. Peut-être était-ce parce qu'il avait été mon « transformateur » ? Je ne pensais pas avoir eu de la chance car Voldemort savait sûrement ce détail dans ma transformation ou alors, j'étais devenu parano. J'avais de quoi l'être ! Il fallait que je me repose. Il m'était arrivé trop de chose en quelques heures. De plus, ma blessure avait été rouverte.
Je n'avais toujours pas retrouvé apparence humaine mais je cherchais un coin où dormir. Ce fut à l'aube que j'en trouvais un. Il était dissimulé dans un creux d'une grotte. Je me roulais en boule comme un chien dans ce petit espace et m'endormis. J'avais besoin de reprendre des forces.
Au même moment, Lupin entra brutalement dans le bureau du professeur Dumbledore. Celui-ci se retourna vers lui car il était en train de nourrir son phénix. Il le dévisagea et prit le temps de noter que son professeur de défense contre les forces du mal était blessé.
« - Que se passe-t-il Rémus ? le questionna Dumbledore
- J'ai à vous parler, répondit dans un souffle Lupin, c'est très important.
- Allons, Rémus, dit le directeur de Hogwarts le regard amusé, prends le temps de te reposer. Tu es blessé et je ne pense pas que ce soit plus grave que ton état de santé alors…
- Je vous prie de m'excuser, le coupa Rémus Lupin, mais cela concerne un élève de Hogwarts Professeur.
- Un élève dis-tu ? Le directeur s'avança rapidement vers lui et lui prêta soudainement une oreille attentive.
- Oui, Professeur. Il s'agit du petit Malfoy.
- Draco ? Tu as réussi à le retrouver ?
- Je… Je ne suis pas certain de son identité mais… Je crois que oui. »
