Adolescences tardives
/Papa. Dis, pourquoi on ne va jamais voir papi?/ /Scorpius, qui t'a foutu ces idioties dans le crâne?/ /Rose Weasley./ Drago soupira. Il avait fallu qu'elle tienne de sa mère. Il devrait aller parler à Granger, ceci ne devait pas se propager. Post T7
Disclaimer: Tout à JKR, sauf les personnages sortis de mon imagination...
Pairing: HGDM, what else?
Hullooo! :)
Chapitre 13, damned, ça va être la fin du monde et on va disparaitre dans le trou noir de mercredi dernier.
Me revoilà, oui, j'ai du retard, mais bonne nouvelle, j'ai un peu écrit! Je suppose que vous tous, pris dans le tourbillon d'allégresse et de joie qu'est la rentrée (mais qu'est ce que je raconte ?!), vous n'aviez guère le temps vous non plus. Bref, comment cela s'est-il passé ? Très bien, j'espère… Je vous souhaite le meilleur des emplois du temps possible ! (Non je ne tente pas une amorce pour me lamenter… Oh et puis si : j'ai cours le samediiiii…. :( C'est atroce, c'est pire que le chou-fleur à la cantine, c'est la fin du monde. Je n'ai plus qu'un jour de dodotage par semaine. Je songe à prendre une année sabbatique… xD)
Nonobstant, je finis assez tôt certains jours, donc ça va. Et puis quel bonheur immense de n'avoir plus de maths, ni d'svt, ni de physique… ! De la philo à foison, des lettres (« Roméo et Juliette », « Les liaisons dangereuses »… « Les Pensées » de Pascal. Sigh.), de l'anglais, encore de l'anglais (n'est pas en euro + spé anglais qui veut), de l'espagnol, de l'histoire… En fait ça va. Faut juste que je fasse la transition.
Sinon, comme je l'ai dit avant, j'ai écrit ! C'est fabuleux, ça devait faire depuis juillet et mon mois à Je-suis-seule-au-monde-dans-ma-montagne-Land que je n'avais pas pianoté mon clavier. Ah mes amis, quel bonheur (autant pour moi que pour vous, dans un sens).
Sinon, au niveau blablatage, je ne vois pas trop quoi dire : je recroise ponctuellement des fantômes collégiens dans des papeteries, je suis allée chez le coupe tiff' qui ne m'a presque pas ratée, je veux me colorer les cheveux en praline (bon la couleur est space mais j'aime bien le nom : « eh, t'saiis quoi, j'ai les cheveux praliiine ! ». Bon, je ne vais peut-être pas le faire en fait), j'aime le crumble aux fruits rouge, je veux les boucles d'oreilles trop canonissimes que j'ai repérées au marché et je n'ai pas hérité du prof-de-philo-qui-a-peur-des-néons (si, si, il y a un prof comme ça dans mon lycée).
Voilà à peu près tout… Mais j'allais oublier… :) merci Merci MERCI pour vos reviewsss ! Vous êtes géniaux, génialissimes ! :D Et puis une petite dédicace à lou29 qui s'est donné du mal pour participer à mon petit concours de résumés ! (Finalement je vais juste mentionner « hgdm », c'est plus simple) Merci poulette, et applaudissements pour toi !
« clapclapclap »
Juste pour te remercier, je mets ici ton petit résumé :
"Les détails troublants d'un procès clos depuis longtemps réussiront-ils à réunir d'anciens ennemis ?.."
Et à présent bonne lecture à vous !
Réponses aux reviews anonymes:
Liaco: Hellow ! :) Eh oui, après une saturation de Drago, notre blondinet s'est fait un peu moins présent au dernier chapitre… Il faut alterner un peu ! Puis bon, moi je prends majoritairement le point de vue de Monette, même si je fais parfois des tours un peu de partout. Enfin bon, après le tourbillon du nouvel an, un peu de calme ! En tout cas mercii pour ta review ! En ce qui me concerne, mes vacances étaient tranquilles (j'ai largement bavardé à ce sujet dans « mon » haut de page :s), et la rentrée s'est faite… malgré moi. Enfin, on s'habitue à tout ! J'espère que pour toi ça a été ! Allez, bonne lecture et de gros bisous !
lou29: Hey hey ! (Comment ça j'imite le cri du père Noël saoul ? Mais, nan, point du tout) A ma pauvre défense, je plaide que ce n'est pas mon chapitre qui était plus court, mais le onze qui était plus long que ceux que je fais en moyenne… ;) Eeeh oui ! Le 11 était un peu spécial, et je devais caser pas mal de trucs, mais sinon mes chapitres ont toujours la même longueur : 10-11 pages word (sauf le premier peut-être, qui est plus court). Bref, trêve de bavardage, je réponds à ta review : comment oses-tu mettre en doute leurs résolutions du Nouvel An ? Ce sont des gens fidèles à leur parole, pas du tout attirés l'un par l'autre, non non non, pas du tout, où allez-vous donc pêcher cela ?! Mouais. Bon, sinon, ce ne serait pas très drôle, hein ? ;) Quant à Ronny et Monette… Ils sont indéniablement liés mais… Tu verras bien :D Quant à l'humour de Ginny, je l'ai ajouté plus tard, je me disais que c'était un peu trop tristounet tout ça, et puis c'est teeellement drôle de jouer avec les nerfs des gens… Ahlala. Pour le dossier… Plus d'explications dans ce chapitre et plus tard ! En tout cas merci d'avoir tenté de me proposer un résumé ! Tu sais que tu es la seule à l'avoir fait ? Je pense encore garder l'ancien et rajouter la mention HgDm, mais va voir dans mon blabla plus haut, ton boulot est malgré tout récompensé ! :) Quant au Drago en colissimo, désolé, nous ne pouvons assurer le service pour cause de grêve des fonctionnaires, ce qui a entraîné une rupture momentanée des stocks disponibles… xD Bref, de gros bisous et bonne lecture !
Phoebé: :) Raviie de te lire, encore et toujours: Merci! Voilà le chapitre qui arrive, et donc mon remerciement infini… ;) Oui, Hermione joue les éminences grises, elle est ambitieuse et parfois même calculatrice : voilà son aspect serpentard, car j'ai toujours pensé qu'elle n'était pas une griffondor pur jus. Ce qui explique un peu les attirances… Mais juste un peu. Quant à Ron… C'est Ron. J'ai certes du mal avec ce personnage, mais il arrive parfois à me toucher. Je ne sais pas… Je suis presque émue quant il progresse (quel gros bébé ! ;p). Breffons. En ce qui concerne l'accord entre nos deux petits pantins (enfin les miens, je veux dire, je dirige un peu, là… Pauvres petits), c'était dans la logique. Ils ne sont que dans l'attirance, et cela ne suffit pas encore. Ils se sont après tout tellement haïs… Je sais que ce côté-là ne ressort pas encore trop dans ma fic, mais je ferai réapparaître les vieilles rancœurs plus tard, car elles sont encore là. Mais comme dirait notre cher Lavoisier : « tout se transforme ». La lettre de Rodolphus… Effectivement, j'étais tellement partie dans mon point de vue que je ne m'étais pas rendue compte qu'elle pourrait sembler bizarre. Explication : je conçois toutes ces grandes familles comme des clans extrêmement liés, peut-être autant que si un lien fraternel au premier degré circulait entre tous les membres. Rodolphus, Bella, Lucius, Narcissa : ils ont grandi ensemble, ils se soutiennent, ils sont une famille, au sens des clans écossais. Quand je dis que Rodolphus les comprend, je le disais dans le sens : le sang Malefoy/Black est primordial, il fallait le protéger à l'aube de la défaite. De plus, le fait que les Malefoy aient changé de veste est trop invraisemblable pour lui : ils ne peuvent pas avoir trahi, ils ont agi dans l'intérêt du clan, concept qui revient. Pour le « 'Cissa chérie », comme je te l'ai dit, ils sont tous proches, et quant au secret de Lucius… Je t'avouerai que tu pars dans une mauvaise direction : cela concerne l'après-guerre, et Rodolphus ne peut le savoir. Cela ne concerne même pas totalement Voldy : voilà tout ce que je peux te dire. ;) Sinon, la blague de Ginny ! Huhu… Me suis bien marrée à écrire ça (nan je ne suis pas folle !). Pour les analyses intérieures de Monette, je dirai qu'elle relativise le baiser plus qu'elle ne l'accepte. Enfin les stagiaires ! Non, je n'ai pas lu la bande dessinée dont tu me parles… Je trouvais juste le nom d'Archibald absolument … Je ne sais pas. Il me plait beaucoup, c'est à la fois moche et beau… Mouais bon je me tais. Je ne sais pas encore vraiment si son nom sera à retenir, j'hésite et suppute… Je verrai bien ! Bref, merci pour ta trèès jolie review et bonne lecture ! Bisous
« Le temps mûrit toute choses, par le temps toutes choses viennent en évidence, le temps est père de la vérité. »
François Rabelais
oOo
Chapitre XIII
/ Car parfois, l'on préfère bien plus épier le passé que regarder le présent dans les yeux. /
oOo
Blaise Zabini saisit au vol le message itinérant qui s'obstinait à tourner autour de sa tête. Et pour cause, il portait son nom. Il le déplia dans un bruit froissé et rapprocha l'écriture acérée de son meilleur ami de son visage.
Blaise, dans mon bureau au plus vite.
DM.
Clair, net, précis. Le jeune noir situa à quel étage il était. Pile poil. D'un pas nonchalant, il reprit sa marche vers l'office de son cher et tendre meilleur ami, ne prenant pas en compte l'apparente urgence du message. Drago avait parfois trop l'habitude à traiter qui se trouvait dans l'axe de ses besoins avec la douceur d'un tyran. Il roula en boule le parchemin et l'envoya avec souplesse vers l'une des poubelles qui faisaient l'angle des corridors. Dans le mille. Décidément, aujourd'hui la chance lui souriait. Prenant appui sur une poignée de porte lustrée de près, il entra dans une pièce.
Un essaim de secrétaires et coursiers piaillaient d'affolement dans la pièce principale du département de coopération internationale, section américaine. Indifférent à tout ce raffut, Blaise se dirigea vers une admirable porte sculptée, qui était fermée avec application. Il s'agissait de celle qui ouvrait l'office du délégué aux négociations, un poste conséquent en soi.
.- Hola mi amor ! Que puis-je faire pour ton bon plaisir? chantonna-t-il avec entrain.
Drago lui fit un signe agacé de la tête et Blaise en conclut qu'il devait se servir une tasse de thé et aller s'affaler dans l'un des élégants fauteuils de rotin qui entouraient la cheminée. Pendant quelques instants, il n'entendit que le bruit du grattement de la plume nerveuse de son ami et ainsi que quelques déplacements de feuilles. Quelques soupirs énervés, également. Puis, enfin, il distingua un fauteuil qui glissait sur le parquet ciré et des pas s'approchant de lui. Le bruit mou des coussins lui indiqua que Drago s'était installé. Alors Blaise tourna la tête, un sourire éclatant aux lèvres.
.- Alors, amore mio, quels sont les soins urgents que tu réclamais dans ton ardent et si touchant message.
.- Un meilleur ami un peu plus sérieux et efficace.
.- Mais je suis parfaitement sérieux, Drakie. Désires-tu une nouvelle secrétaire un peu plus décorative ?
.- Tu vois bien que tu es incapable de sérieux. Et je te remercie, mais Bethsabée est parfaite.
.- Tu fais dans les quinquagénaires, maintenant ?
.- Je ne fais dans rien du tout. Blaise, s'il te plait, bois ton thé et écoute-moi.
Le jeune délégué se massa légèrement le cou, soucieux, s'ébouriffant les cheveux au passage. Il avait l'air fatigué. Blaise fronça les sourcils. Il avait beau aimer être léger, le bien-être de son ami lui importait.
.- On a ce... Cette réunion, commission, vois ça comme tu veux, sur une possible base de lois magiques entre tous les pays anglophones.
.- Comme ce qu'on fait les moldus en Europe ?
.- A peu près, oui. Sauf qu'il ne s'agit pas d'une mise en commun, de commerce, ni rien. Non, on ne veut pas de ça, tu as vu quels remous cela provoque chez les moldus ? Les frontières doivent rester palpables, ainsi chaque amélioration sera bien perçue. Bref, là n'est pas le sujet.
.- Je t'écoute alors.
.- Il s'agit de bâtir un socle commun pour les lois magiques. Nous avons bien entendu dans toute notre communauté l'interdiction des impardonnables, ce qui relève plus d'une tradition que de textes établis, et il s'agira là de quelque chose de plus précis. La majorité magique accordée au même âge partout, une base commune des matières enseignées, des potions validées ou non, ou encore les critères d'autorisation pour les animagus... Je pense que tu vois ce que j'essaie de t'expliquer.
.- Oui, oui, jusque-là ça va. En plus je suppose que certains pays se montrent réticents au nom de leur... folklore? Je comprends que tu aies l'air fatigué, c'est une grosse entreprise, d'autant que tu dois traiter avec les plus insipides.
.- Tu m'en diras tant. Je ne suis pas prêt de traverser à nouveau l'Atlantique de sitôt.
.- Mais pourquoi as-tu besoin de moi ? Je ne vois pas tellement quelle part je pourrais prendre dans ce processus, ce n'est pas mon domaine.
.- Howitt.
.- ... ?
.- Miranda Howitt. On va devoir travailler en tandem. Et tu sais bien que j'ai cette femme en horreur.
.- Par Salazar, je le sais. Je te plains.
.- Jusque-là, nous avons réussi à traiter tout ça sans nous croiser, par coursiers interposés.
.- Et ça marche, non ? Tout va bien, alors, se détendit Blaise.
.- On va devoir organiser un dîner avec tous les barbus de la commission. Nous allons faire ça dans un de mes appartements londoniens.
.- Donc tu vas devoir la croiser.
.- Avec d'autres personnes, ça devrait aller mais...
.- Quoi ?
Drago prit un air de petit garçon quémandant une faveur.
.- Tu ne veux pas aller la voir pour lui parler du dîner ? Il faut la convaincre que mon plan d'organisation est la meilleure solution, et que mon appartement est le plus à même de séduire nos collaborateurs. En plus, mes coursiers sont débordés et puis tu sauras faire. Et elle t'adore.
Blaise se recula dans son fauteuil, horrifié. Ses mains s'étaient violemment agrippées aux accoudoirs.
.- Va-t-en de là, Satan !
.- Mais non, tu peux bien faire ça pour moi, hein Blaise ? Tu n'es pas mon meilleur-ami-pour-la-vie ? pleurnicha le blond.
.- Tu es mièvre, c'est incroyable.
.- Mais tu ne risques rien, elle te vénère.
Blaise se renfrogna et posa brusquement sa tasse sur la table basse. Il alluma avec rage une cigarette, cherchant à se calmer.
.- Tout ça à cause de ma mère...
.- Howitt t'appelle son Elfe de Cornouailles !
.- Raison de plus pour ne pas y aller.
.- S'il te plait ?..
.- Pourquoi ma mère a-t-elle épousé en cinquième mariage le frère de cette folle ?
.- Blaise...
.- Ok,ok. Je déteste ma mère, tu le sais, ça ?
oOo
Ce soir-là, Hermione emporta un nombre conséquent de dossiers chez elle. Elle avait du pain sur la planche, et n'avait que trop lésiné durant les vacances en s'apitoyant sur son propre sort. Sitôt les enfants couchés, elle débarrassa tout ce qui encombrait son bureau et s'attabla, fébrile. Elle se demandait si quelque détail lui permettrait enfin de comprendre le fond du mystère Malefoy. Faisait-on chanter la famille ? Lucius était-il vivant ? Si oui, où était-il ? Si non, pourquoi le cacher ? Que s'était-il passé ? Et qu'est-ce qui pouvait bien importer à ce point et au Ministère et à la puissante famille pour garder le silence durant si longtemps ?..
La jeune femme re-fit glisser les documents que lui avait fourni Astoria Malefoy sur le bois de son pupitre et commença son étude.
Nom : Lucius Abraxas Malefoy ;
De père : Abraxas Vespasien Malefoy;
De mère : Queenie Ann Malefoy, née Warrington ;
Pas de frère ni de sœur recensés.
Né le : 31 octobre 1954
Épouse : Narcissa Lycoris Malefoy, née Black, depuis le 1er mai 1979.
Enfant(s) : Drago Lucius Malefoy, né le 5 juin 1980.
Études : École d'éveil à la magie du Wiltshire, Secondaire au Collège de sorcellerie de Poudlard (Écosse) :
examen des BUSEs (1972) : reçu avec 8 matières sur 9
examen des ASPICs (1975) : reçu avec 7 matières sur 7
(Les études supérieures de la période de la première guerre (1975-1981) n'ont été retrouvées qu'en documents fragmentaires : école de Duel de Montauban (France), collaboration avec Gringotts pour la gestion du patrimoine des Malefoy, études judiciaires puis appartenance de courte durée au Magenmagot (année 1979).)
Profession(s) : Membre du conseil administratif de Poudlard, Directeur des donations « Malefoy », chargé de diplomatie au Ministère, administrateur du patrimoine des Malefoy.
1: Mis en cause dans les premiers procès des partisans du mage noir Voldemort (appelés "mangemorts"), mais disculpé.
2: Mis en cause dans les seconds procès des partisans du mage noir Voldemort, reconnu coupable. Peine : trente-cinq années d'incarcération en la citadelle carcérale d'Azkaban. Pas de demande d'appel.
Hermione interrompit sa lecture. Comment cela, aucune demande d'appel n'avait été enregistrée ? Le document avait donc du être modifié, car elle connaissait l'existence de ce fameux appel, lequel avait fait un bruit retentissant dans les médias sorciers, à l'époque tout du moins. Elle regarda l'en-tête du papier. 2005. L'on avait donc réimprimé le dossier de Lucius, afin que son absence soit perçue comme légale. Et les Malefoy possédaient donc les nouveaux papiers. Pourtant l'on avait oublié de remplacer certains de ceux qui sommeillaient dans les étagères poussiéreuses de son département du Ministère. Hermione se permit un petit sourire. Cela voulait dire que d'autres bévues avaient été commises ! Elle reprit avidement sa lecture.
ACTE D'ACCUSATION :
Accusé : Lucius Abraxas Malefoy (1954 - ...)
. Appartenance à un groupe de terrorisme de grande envergure.
. Poste de commandement des troupes dudit groupe.
. Circulation de fonds vers cette organisation.
. Procédés d'intimidation.
. Corruption de membres du Ministère de la Magie.
. Possession de grimoires de Magie noire.
. Possession d'artefacts de Magie noire.
. Soutien actif de la politique eugéniste du tyran Tom Jedusort.
. Attaques armées ; dégâts matériels.
. Coups et blessures.
. Sévices graves ; tortures.
. Meurtre d'au moins sept personnes.
Prié de comparaître au tribunal de grande instance du Mangenmagot le : 1er octobre 2002.
Parti civil : Robert McMillian
Défense : Willehm Ellery
Président du Magenmagot : Tiberius Odgen
Hermione sourit une fois de plus. Le détail de l'acte d'accusation était hautement instructif. Il lui fournissait de nouveaux témoins, de nouveaux noms qui sauraient à coup sûr nombre de détails sur son affaire. Car l'acte d'accusation du dossier initial ne comportait pas ces noms là, ne disséminant de façon avare que quelques informations. Deux noms l'intéressaient particulièrement : celui de l'avocat en charge de la défense de Lucius, et celui du président du Mangenmagot. Tous deux, s'étant trouvés aux premières loges, devaient connaître nombre de choses qui pourraient l'aider. Et puis rencontrer un avocat ayant accepté de prendre la défense de Lucius était assez intéressant. Hermione jeta un œil à la pendule. Pas loin de minuit. Elle ne devrait plus tarder à aller se coucher, elle avait une équipe à diriger le lendemain. Malgré tout, elle saisit un nouveau feuillet.
Le Chicaneur, numéro 8773 du 22 mars 2003 : LUCIUS MALEFOY INCARCERE
Chers lecteurs,
Une telle nouvelle, guère surprenante pour nos consciences droites, mais beaucoup plus par rapport aux machinations sordides qui infestent notre Ministère, ne méritait pas moins que l'on la place à notre une. Notre envoyé spécial, Hepzebiah Racoon était aux tribunes pour assister à cet intéressant démêlé, et va de sa plume agile et précise vous retranscrire l'évènement :
« Durant six mois, ce procès nous aura tenus en haleine, sans doute plus que bien d'autres qui se résolvaient en toute discrétion pendant ce temps-là (gare aux résultats de ceux-ci ! Peut-être le procès de Malefoy n'était qu'un bouc émissaire pour libérer d'autres dangereux malfaiteurs ? Affaire à suivre. ). Ainsi, hier dans la soirée, enfin, le jury aura rendu le verdict. Coupable. Condamné à trente-cinq années de réclusion. Mais en place de la liesse, des huées auxquelles l'on aurait facilement pu s'attendre, l'effet de surprise règne. Personne n'y croyait vraiment, cette grande famille bien trop puissante semblait intouchable. Le silence qui s'installe en maître dans la salle en est presque assourdissant, l'on voudrait le briser, mais l'on n'ose pas. A l'exemple de bien d'autres, je me tourne vers la famille Malefoy. Le fils, enserrant avec force la main de sa jeune fiancée, Astoria Greengrass, elle-même enceinte, semble prostré. Narcissa Malefoy est blanche, bien trop peut-être. L'on craint qu'elle ne défaille. Mais elle semble juste s'abreuver de la vue de son mari fier et droit tant qu'il peut encore l'être. Car Lucius ne semble pas démonté. Il n'a pas même tressailli. Il jauge l'assistance de son regard qui en a fait trembler tant, les écrasant de son mépris, de son orgueil et de sa supériorité. Même acculé, il conserve sa hauteur. Et malgré ma ferme opposition journalistique à ce personnage, je ne peux m'empêcher de l'admirer. Un bref instant.
Mais revenons à présent sur le procès. La salle n'aurait pas été aussi silencieuse si les audiences n'avaient pas maintenu le monde sorcier dans l'incertitude jusqu'à la dernière minute. Et Lucius Malefoy ne serait pas lui s'il n'était parvenu à nous émouvoir, à nous faire hésiter et à rallonger le procès, retournant si brillamment les situations que l'on aurait pu jurer que c'était lui le juge dans cette affaire. La première audience à lieu le 1er octobre 2002. L'on attend depuis longtemps ce jugement, la famille Malefoy est détestée, le père en tête de liste. Pourtant nul doute qu'ils passeront tous au pugilat. Curieusement, Harry Potter lui-même énonce un élément en faveur de la défense des Malefoy. Il évoque les évènements liés à la dernière bataille, et l'aide qu'ont pu lui apporter successivement les membres de cette famille (cf. notre numéro 8749). L'opinion reste mitigée. Lucius fait appel à l'un des plus brillants et prometteurs avocats de la cour, invoque pour chaque crime une cause qu'il est difficile de rejeter mais plus encore de vérifier : légitime défense, accident, protection de l'un des siens... Vous l'aurez deviné, il cherchait à rendre chacun de ses meurtres excusable. Lors de l'audience du 13 décembre, vient l'accusation d'avoir rejoint le groupuscule terroriste des mangemorts, dirigé par le tyran que nous savons. Et là, Lord Malefoy dans toute sa splendeur, il nous émeut, sans avocat, il se défend seul. « Savez-vous seulement encore, Monsieur le juge, ce qu'était être jeune à cette époque ? Les mentalités changeaient, c'était la lutte des pensées, mais également celle de la jeunesse contre la vieillesse, c'était un tourbillon de vie qui nous emportait, nous enivrait. Nous voulions être grands, nous démarquer de ces conservateurs que nous méprisions, de la vieillesse, mais nous cherchions à sauvegarder notre prestige. Des idées nouvelles, mais avec modération. C'était les jeunes contre les anciens, les pauvres contre les riches, la mixité sociale contre le conservatisme. J'étais jeune, mais j'étais riche, et de famille à lignée illustre. Et je n'étais pas le seul dans cette situation instable. Ceux que je soutenais me rejetaient, ce que j'abhorrais me tendaient la main, et vice-versa, sans aucun répit. Face à tous ces vents s'entrechoquant, qu'étions nous, dites-le moi ? Des fétus de paille qui s'envolaient, de jouets, des enfants. Monsieur, nous étions des enfants. Imbus de nous même, ambitieux, passionnés et perdus. Alors comment nous reprocher d'avoir rejoint la main qui semblait nous promettre la stabilité ? Ne serait-ce pas plutôt au système de l'époque que l'accusation devrait être faite ? Répondez-moi, Monsieur le juge, qui est vraiment le coupable ?... » Ces déclarations, vous les connaissez. Les autres discours, tout aussi enflammés, vous auront également chamboulés, ému. Les mois qui suivirent, l'intervention du fils, aussi habile que son père, évoquant un homme exigeant mais aimant. L'intervention de l'épouse aussi. Les anecdotes, qui nous firent rire ou au contraire nous menèrent proches des larmes. Tout cela nous embrouilla, tant et si bien que nous oubliions que c'était là un mangemort, un criminel que nous condamnions.
Alors pourquoi ce silence ? Réjouissez-vous. D'ici quelques jours les esprits auront accepté la nouvelle, mais pour l'instant, ce silence seul me poursuit. Pourtant la justice a été rendue, et correctement. Parlez, enfin ! Riez. Mais pour l'instant, seul ce silence reste. »
Votre envoyé spécial, Hepzebiah Racoon.
Hermione soupira. Elle connaissait cette coupure. Luna, la lui avait apportée, toute joyeuse, le lendemain du verdict. A l'époque, le parti pris plus ou moins nébuleux du reporter avait fait scandale. Mais elle pouvait comprendre cet avis : elle illustrait bien le trouble du procès, de cette famille en particulier, qui fascinait les gens bien trop pour leur propre bien. Comme elle, qui était bien trop troublée par le fils Malefoy pour son propre bien. Hermione papillonna des yeux. Elle était trop fatiguée pour trouver quoi que ce soit d'important en plus, ce soir-là. Qu'importait, elle avait des noms, elle n'avait plus qu'à interroger. Une nouvelle ligne directrice pour son enquête ne pouvait que la rasséréner. Satisfaite, elle éteignit sa lampe de travail d'un claquement sec.
oOo
Le lendemain matin, Hermione se présenta très tôt à son office. Elle avait rarement été à ce point enthousiasmée et bouillonnante face à un projet aussi conséquent que son enquête – à part peut-être à l'époque de Poudlard, auraient pu lui rappeler Harry et Ron, où elle était presque intenable. Elle se saisit de son courrier et s'installa confortablement dans son fauteuil, savourant le bonheur d'une tasse de café. Petit à petit, les bruits quotidiens reprenaient leurs droits et elle reconnaissait chaque arrivée dans la pièce principale du département, chaque membre de l'équipe ayant une manie spécifique, ou encore le don – à l'instar de feu Nymphadora Tonks – de toujours se prendre le porte-parapluie dans les pieds et de le renverser à grand renfort de jurons d'une imagination remarquable. La jeune femme jeta un coup d'œil négligeant à sa montre. Elle avait promis un beau dossier au jeune Archibald McFadden, il n'était pas trop tôt pour commencer à y songer. Elle se releva et se dirigea vers une de ses étagères, sur laquelle reposaient quatre ou cinq classeurs de taille conséquente, servant d'almanach aux dossiers détenus en cette section, afin de rapidement les localiser, mais aussi les retrouver en fonction des dates et des thèmes. Hermione attrapait un classeur à la couverture de cuir d'un vert bouteille, quand le battant de sa porte s'ouvrit brusquement. Elle se retourna, surprise, et reconnut avec effarement la tignasse rousse qui se trouvait dans son champ de vision. Ron.
Elle étouffa un cri et laissa tomber avec fracas le lourd almanach. Ron avança d'un pas incertain.
.- Hermione ? Ça va, ça ne t'est pas tombé dessus ?
.- Euh... Non, non... Qu'est-ce que tu fais là ?
Ron se racla la gorge, clairement mal à l'aise.
.- Eh bien... Je viens te voir.
.- Ah.
Hermione se massa la nuque pour se redonner contenance, son cerveau s'étant mis en veille. Que devait-elle faire ? Elle ne s'était pas attendue à ça. Pas du tout. Elle esquissa ce qui devait être un sourire, et indiqua un siège à son mari.
.- Je t'en prie, assied-toi. Et ferme la porte, s'il te plait.
Une minute plus tard, ils étaient face à face, plus embarrassés que jamais. Hermione regrettait que le Ministère soit enterré en sous-sol, sinon elle aurait pu sauter par la fenêtre. Elle n'avait pas tellement envie de discuter avec Ron, là, maintenant, tout de suite. De plus, le souvenir de Noël lui revenait douloureusement en mémoire, le comportement, les gestes qu'avait eu son mari, et elle sentait une colère tenace poindre au fond de sa poitrine.
.- Bien, que veux-tu ? demanda-t-elle abruptement.
.- Parler, je suppose.
.- Eh bien vas-y.
Il fallait définitivement qu'elle tente de se calmer, elle n'aimait pas toute cette agressivité impétueuse qu'elle sentait en elle.
.- ... Je suis désolé.
.- Et ? Que veux-tu que ça me fasse, que tu sois désolé. Tu ne l'es sûrement pas autant que moi. Ce qui est fait, est fait.
Sa voix se voulait détachée, méprisante et blessante.
.- Hermione, je m'en suis terriblement voulu les jours qui ont suivi le... l'incident. Et je m'en veux toujours énormément.
Il avait la tête affaissée, son regard fixait le rebord de bois du bureau. Ses cheveux roux étaient en bataille, et malgré toute sa colère, Hermione sentait son cœur s'attendrir. Maudit cœur. Elle avait envie de pleurer, aussi. De nouveau. Maudit cœur, encore. Quand elle répondit, sa gorge était déjà nouée.
.- Et est-ce que tu sais seulement dans quel état j'étais ? Dans quel désespoir profond j'étais plongée ? Tu leur a demandé ? A Fleur surtout. Tu m'as fait terriblement mal, Ronald.
.- Hermione...
Il tendit la main au travers du bureau et le rapprocha timidement de celle de sa femme. Après quelques hésitations, il la saisit et la caressa de son pouce. Mais Hermione, ayant du mal à supporter ce contact sur sa peau, les souvenirs accourant avec force sur l'écran de sa mémoire, se déroba vite.
.- Hermione, j'en suis affligé, crois-moi, mais imagine dans quel état j'étais. J'étais malheureux, terriblement triste, tu me manquais, je ne comprenais plus rien et je te voulais. Et je t'avais surprise à la salle des archives du Ministère, et Malefoy qui se permettait de flirter avec toi...
.- On ne flirtait pas ! Tu sais bien qu'il aime m'agacer.
.- T'agacer ? Hermione, aux dernières nouvelles, il te haïssait, répondit tristement Ron, un reproche flagrant dans sa voix.
Hermione accusa le coup. Et encore il ne savait pas tout... Tout ce qu'elle avait fait. Qu'ils avaient fait, avec Malefoy. Elle se rappela mentalement à l'ordre et tenta de se justifier en suivant la voie de la raison, celle de laquelle elle n'aurait jamais du s'écarter dans ses rapports avec Malefoy.
.- Ron, les dernières nouvelles dont tu parles datent d'il y a plus de quinze ans. Du temps a passé, nous avons grandi. Notre façon d'envisager nos rapports a évolué, nous sommes devenus adultes...
Hermione se permit un sourire. Elle doutait de la véracité de son affirmation concernant Ron. Concernant elle-même, également. Qu'avait dit Malefoy ? Le baiser qu'ils avaient échangé aurait pu leur arriver lors de leur adolescence... Mais s'était déroulé maintenant. En faveur de quelle maturité plaidait-elle donc ? Insensible aux cheminements de l'esprit de sa femme, Ron ne perçut pas l'ironie, et continua son discours.
.- Je me sentais mal ce soir-là. Quelque part, j'en voulais aux membres de ma famille d'être gentils avec toi. Pourtant, c'était normal, le problème ne les concernait pas : c'est entre nous deux. Mais... Je ressassais cette scène que j'avais surprise, et les bouteilles circulaient. En te voyant plaisanter avec Harry, j'ai été jaloux.
.- Jaloux ?
.- Oui, cette vieille jalousie qui ne m'avait plus travaillée depuis nos dix-sept ans. Et pourtant elle revenait. Puis je t'ai entendue te plaindre. Je n'étais plus très net, et tu sais que je n'ai jamais tellement tenu l'alcool. Et dans mon esprit, la seule victime c'était moi.
.- Pourtant ne dit-on pas que l'alcool laisse éclater certaines vérités ? Tes paroles ne pouvaient pas être totalement détachées de la vérité...
Ron se recula dans son fauteuil, résigné.
.- Peut-être. Je ne sais plus.
.- Ron... Ce que tu as fait ce soir-là n'est pas effaçable juste avec tes excuses. Et c'est loin de résoudre les problèmes que l'on avait à la base tous les deux, et ton long silence n'a fait que les ancrer plus encore dans le quotidien.
.- Hermione ! Ne veux-tu donc plus que l'on avance tous les deux ? s'emporta Ron.
Hermione sursauta, surprise par son ton.
.- Ron, je ne pense pas que tu sois en position de t'énerver.
.- Je m'énerve car la situation s'enlise. Je veux sauver notre couple.
.- Sache que je ne le sauverai pas à tout prix, murmura Hermione, les yeux baissés.
Ron se releva brusquement, l'air piqué des paroles de sa femme. Hermione se remit elle aussi sur ses pieds et arpenta son office jusqu'à la fausse fenêtre qui s'y trouvait, au travers de laquelle elle noya son regard, pour ne pas affronter celui de Ron. Et pour trouver le courage de lui avouer ses conclusions.
.- Que veux-tu dire ? tonna-t-il.
.- Je refuse que le prix pour notre couple soit le malheur. J'y ai réfléchi Ron. Je serais prête à attendre un revirement de situation, un retour de flamme, mais j'ai tellement peur d'attendre en vain. Pour l'instant, je sais que je ne pourrais pas retourner comme avant dans tes bras...
.- Et pourquoi ça ?
.- Cela fait longtemps, Ron. Et ce que tu as fait me... J'ai peur que tu me touches. Et j'ai versé tellement de larmes au cours de cette période. Mais pas de larmes regrets. Des larmes face à ma perdition dans mon esprit, à la dureté du changement, aux reproches, des larmes de peur aussi face à un nouveau départ. Des larmes de culpabilité car je te fais souffrir, je fais souffrir nos enfants et également nos proches. Mais pas des larmes de regret. Ce qui arrive est nécessaire. Je ne pouvais pas continuer ainsi.
Elle sentit une main se refermer sur son bras. Elle tressaillit et tourna le visage pour faire face à Ron. Il avait du mal à contenir sa colère, mais semblait également désemparé.
.- S'il te plait, chuchota-t-elle, ne me touche pas. Je t'en prie, je ne peux pas encore...
Il relâcha sa main et s'éloigna de quelques pas, tentant visiblement de se calmer. Pourtant sa voix était forte lorsqu'il reprit la parole, et elle aurait pu jurer qu'on l'entendait par-delà les parois de son bureau.
.- Tu t'es décidée pour la séparation, c'est bien ça ? Tu en as marre de moi, tu ne m'aimes plus, tout ce que je mérite de ta part est la pitié. Je ne te savais pas si hautaine, capable de te détacher aussi rapidement. Après plus de quinze ans, voilà que ton affection s'en va, et tu ne te bats pas. Ce n'est pas toi.
.- Ron, tu as encore toute mon affection. Et je me bats justement contre mes sentiments qui, toujours, se tiennent en moi. Mais je vois bien que nous n'arrivons plus à fonctionner ensemble. Peut-être est-il temps de relâcher les liens et de voir ce que ça donne...
.- Une séparation, j'avais raison.
.- Non, de la distance, de la réflexion. Une pause, pendant laquelle chacun verra si la présence de l'autre est encore nécessaire, ou si ce n'est pas mieux de ... changer notre statut civil.
.- De divorcer, tu veux dire ? rétorqua Ron en un cri.
.- Non ! Non, pas ça...
Hermione n'avait pas encore la force de prononcer ce mot. Elle plissa les yeux, tentant de bloquer les larmes qui affluaient. Elle s'agrippa au rebord de son bureau pour rester droite, mais elle sentait sa tête tourner. Pourquoi n'y arrivait-elle pas ? Pourquoi Ron avait toujours ce pouvoir sur elle ?..
.- Alors quoi, si ce n'est pas le divorce ?
.- Je ne sais pas, je ne sais pas ...
.- Tu es lâche. Hermione, ouvre les yeux, et regarde-moi en face. Ouvre-les, par Merlin, ose me dire ce que tu désires tant !
Hermione ne pouvait que secouer la tête de droite à gauche en une vaine négation.
.- Dis-moi !
Ron avait encore crié, et Hermione, à ce son, trembla. Soudain, la porte s'ouvrit, et la tête incertaine d'Archiblad apparut.
.- Vous m'aviez demandé de venir dans votre bureau ?
Hermione regarda l'heure : il avait vingt minutes d'avance. Il devait être venu à l'entente des cris. Elle lui sourit au travers de ses larmes qui commençaient à ruisseler.
.- Oui, c'est cela, Archie. Ron, peux-tu nous laisser ? Nous devons travailler. On se reverra une autre fois.
Ron ne répondit pas, ne la regarda pas et sortit en coup de vent de l'office sous le regard méfiant du stagiaire. Hermione, quant à elle, s'effondra dans son fauteuil, tentant de se ressaisir, tandis qu'Archibald allait, sans mot dire, lui chercher une tasse de café noir, très serré.
oOo
Lettre de Blaise Zabini à Drago Malefoy.
Ministère Britannique de la Magie, office n°435, le 7 janvier 2013
Drago,
En ami fidèle et courageux, je suis allé parler à la Howitt. Je t'épargne le détail de ce sacerdoce (sache au moins qu'elle m'a offert très complaisamment un portrait de feu son chat, nommé Liane. Je crois bien que je vais devoir le cacher, jamais Selene n'acceptera de l'accrocher où que ce soit.).En ce qui concerne l'emplacement du dîner et l'organisation que tu proposais, elle n'a fait que peu d'objections (que j'ai contrecarrées, tu t'en doutes. Si l'on chipote à présent sur le choix du nombre de fleurs...). Par contre, il y aurait comme un problème quant à sa présence. Il semblerait que ce soir-là elle doive également assister à la réunion des anciennes élèves de l'école d'enchantement privée pour jeunes filles de Plymouth. J'ignorais qu'elle avait été dans un tel endroit, mais il me semble bien me souvenir que quand feu Cesare Howitt était encore mon beau-père, sa famille avait la curieuse particularité d'être à la fois sorcière et très ancrée dans la religion anglicane moldue (ils avaient eu d'importants prélats dans leur famille). Pour résumer le tout, tu devras assurer seul l'animation du dîner (tu en es ravi, j'en suis sûr !). Toutefois la vieille pie-grièche aime à garder ses pâturages et compte envoyer quelqu'un en son nom. La sous-directrice de son département. Et devine de qui il s'agit ?...
Bien à toi,
Blaise
Lettre de Drago Malefoy à Blaise Zabini
Ministère Britannique de la Magie, office n° 164, le 7 janvier 2013
Zabini de mon cœur,
J'ai dansé en recevant ton message ! Pas de Howitt : La Commission sera peut-être réussie ! Concernant le nom de l'envoyée de la vieille Miranda, laisse-moi deviner. S'agirait-il de Granger ? C'est fort intéressant – et je t'avoue ça sans lien aucun avec une certaine anecdote de notre Nouvel An, je dis juste que ses réactions risquent de m'amuser. Et puis Granger a toujours été passionnante à observer, n'est-ce pas ? Laisse-moi le privilège de la prévenir, elle va adorer !
Drago
Lettre de Blaise Zabini à Drago Malefoy.
Ministère Britannique de la Magie, office n°435, le 8 janvier 2013
Drago,
Sache que toi seul a toujours adoré observer Granger. Espèce de maniaque. Je te laisse à tes passions douteuses, mais fais gaffe avec Asto', je te le répète. Et ne rend pas Granger folle, elle est au demeurant guère pire qu'une autre – elle m'a semblée bien sympathique au Nouvel An mais je dois t'avouer que j'étais déjà bien parti. Tu me raconteras ?
Blaise
Lettre de Drago Malefoy à Hermione Weasley-Granger.
Ministère Britannique de la Magie, office n° 164, le 8 janvier 2013
Mes salutations Granger,
Je brave courageusement ton ordre de ne pas nous recroiser, mais crois-le bien, cela est contre ma volonté. C'est un ordre d'en haut, de ton en haut : Miranda Howitt, ta chef. Elle est actuellement en collaboration avec mon département pour un projet d'union des sorciers anglophones pour l'établissement d'une base de lois communes aux différents pays – enfin, cela est le résumé très court du projet. Malheureusement Mrs Howitt a dû se désister – peut-être te l'a-t-elle dit – et tu seras sa représentante lors d'un dîner que nous organisons pour nos collaborateurs étrangers. Il faudrait bien entendu que tu sois légèrement au courant du projet. Ta présence sera requise vendredi 18 janvier à 19h30 au 7, Hampton's court, à Londres. Sois bien habillée – pourquoi pas ta ravissante petite robe noire ?
Bien à toi,
Drago Malefoy
oOo
Voilà…! J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu ! :)
Ce coup-ci vous avez eu un peu de tout : quelques avancées dans l'enquête et l'apparition de pistes, du Drago, du Blaise (je l'aime beaucoup Blaisounet, moi), des messages douteux…
Et la confrontation de notre couple Weasley ! Enfin... J'espère que ça vous a semblé vraisemblable, mais je suppose que vous appréciez la note sur laquelle cela se finit ? ;)
Breffons, c'est l'heure pour vous d'aller prendre le thé avec Mister « go »…
De gros Bisous et à la prochaine !
Olivia, alias Stellmaria
