Adolescences tardives
/Papa. Dis, pourquoi on ne va jamais voir papi?/ /Scorpius, qui t'a foutu ces idioties dans le crâne?/ /Rose Weasley./ Drago soupira. Il avait fallu qu'elle tienne de sa mère. Il devrait aller parler à Granger, ceci ne devait pas se propager. Post T7
Disclaimer: Tout à JKR, sauf les personnages sortis de mon imagination...
Pairing: HGDM, what else?
Me revoilàà! Bon, là je suis vraiment inexcusable pour le retard, pardon, pardon, pardon, mille excuses…
A ma décharge (oui, il y a toujours de bonnes raisons de ne pas faire quelque chose, mais celles-ci sont vraiment bonnes !), j'avais une satanée dissertation de philo qui me narguait et me rongeait toute ma motivation (« le philosophe doit-il être un homme de son temps ? » Ou pas. Enfin bon, Alea jacta est, je l'ai rendue), mes parents m'ont abandonnée une semaine seule avec la chien, car ils sont partis en Tunisie (oui, ils s'embêtent pas, hein ? Mais j'ai plein de cadeaux donc ça va je les absous), je suis tombée malade (j'éprouve une profonde haine contre les mouchoirs) et au moment où j'ai voulu envoyer le chapitre, eh bien… Panne de réseau. Youpitralala.
Sinon lecteur-mon-ami, tu seras content de savoir que j'ai repeint ma porte en rouge, or (oh chuut hein), et noir, elle est canonissime, que le type qui joue dans le Roméo et Juliette de 1968 il a la même tête que Zac Efron (traumatisme… Vade retro, moi j'dis), que la narghilé à la menthe, c'est comme les freedent, que j'ai un second voisin mignon mais que je suis atteinte du syndrome du machin inutile quand je le croise, que finalement, je vais vraiment avoir les cheveux nougatiiiine (m'étais trompé la dernière fois, c'était pas praline) etc… Blabla blaah…
Ok promis, j'arrête, je réponds aux reviewettes-chéries-d'amour que j'aime très fort et je vous laisse lire, en espérant que vous aimerez, tout naturellement… ;)
Et… Et… Merci. Merci de me lire, et de m'encourager! J'vous aime :)
Réponses aux reviews anonymes:
MiladyMoOn : Ma petite Charentaise, merci beaucoup beaucoup beaucoup pour ta review qui comme d'habitude m'a plus que comblée ! :) Je ne sais pas si j'écris avec justesse, je me projette juste, et si je le fais correctement, tant mieux… Car c'est tout ce que j'ai pour écrire ce genre de situation ! Sinon, Lulu t'interpelle et tu t'interroges… Le but est atteint ! Sinon pour les documents, c'était mon gros dilemme, ma bête noire pendant un temps. Je n'aimais pas écrire ça, ça me paraissait vide. Mais je voulais que ce soit vraisemblable. J'ai passé un temps fou à chercher les noms… ;) Il fallait qu'ils soient suffisamment prétentieux ! En tout cas merci pour l'article de journal, je n'étais pas sûre… Quant à Blaise… Il n'a pas fait sa dernière apparition, tu t'en doutes ! Quant au roman… Pas encore assez sûre de moi pour me lancer, pour changer ! Et pour finir tes nouvelles perturbantes, que je sais à présent… Courage, courage, je te soutiens et je réitère mon soutien à celles qui sont suffisamment géniales pour être tes amies (dans l'attente de les rencontrer ;p). Bref, je t'envoie toute mon amitié, thinkin' about april… Bisouss
lou29 : Coucou toi ! Merci pour ton habituelle review ! Eeh non, le service des ventes est saturé, c'est la crise financière Mam'zelle, plus de Drago en stock ! ;) Sinon tu apprécies le tandem Dragounet/Blaisounet ! :D Tant mieux, ils étaient en charge de l'humour dans le dernier chapitre, donc leur mission est apparemment réussie ! (parce que bon, sinon c'est un peu larmoyant tout ça, non ?) Sinon, une promesse de D/H à venir, je le confirme, et le mystère Lucius qui s'épaissit, encore et toujours… Muahaha, j'm'amuse bien avec ça ! Et puis le R/H, avec peu de remontée de pente (voir pas du tout). Bizarrement, tout le monde a approuvé ce point ! ;) Breffons, merci encore et bonne lecture ! Bizz
liaco : Wow, deux reviews ! :) Mercii beaucoup! Alors je réponds dans l'ordre: oui, le couple Weasley s'enfonce encore et toujours, et Drago sature le chapitre (mit l'éternel Blaise). Par contre la confrontation que tu attends ne sera pas de ce chapitre, désolée, mais du prochain! Enfin, je pense malgré tout te contenter avec celui-là… ;) En tout cas merci beaucoup pour tous tes compliments, c'est adorable et ça me touche beaucoup, merci! Pour répondre à ta seconde review, je ne sais absolument pas combien de chapitres cette fic aura. Moins de trente, je l'espère… En fait quand je l'ai commencée, je pensais écrire une petite fiction de dix chapitres grand max mais… Je me suis emballée et on en est là (surtout parce que je tiens à la vraisemblance et que j'ai beaucoup développé les autres persos, l'affaire Lucius et le rapport au passé, points que je ne supprimerai pour rien au monde). Donc voilà la réponse, tu devrais encore lire mes petits écrits pendant quelques temps! En tout cas continue de reviewer, j'aime beaucoup recevoir ton point de vue! De gros bisouss.
curieuse du 78 : Hulloo! Oui, Mister « go » est sensationnel, c'est un « go » hors pair. Tellement même que l'on voudrait lui resserrer la pince… ;) Mais je comprends que Drago l'emporte, après tout mister « go » n'est plus du premier âge, depuis le temps qu'il reçoit des lecteurs chez lui… En tout cas merci beaucoup de tous tes compliments, et bonne lecture! Bisous
papillon bleue : Coucou! Merci pour ta gentille review, je t'absous de ton retard… xD Ce n'est pas bien grave, puisque le mal est réparé! En tout cas j'espère que tu aimeras la suite! Bizz
J'ai tant rêvé, j'ai tant rêvé que je ne suis plus d'ici.
Léon-Paul Fargue
oOo
Chapitre XIII
Ou quand la réalité nous percute et qu'on réalise que ça fait trop mal.
oOo
Ce soir-là, Hermione dormit très mal. Se mêlaient en son esprit ses angoisses, ses recherches et l'arrogant petit mot que Malefoy avait eu le plaisir de lui envoyer, et qu'elle avait reçu juste avant que Miranda, qui passait en coup de vent prendre son courrier, ne vienne elle-même lui apprendre sa nouvelle mission. Fort heureusement elle n'aurait à ce moment-là plus à assurer la direction à la place de sa chef, même si elle se plaisait à servir de tuteur aux jeunes apprentis. Même s'ils ne devenaient pas avocats, ils devaient se familiariser avec les procès et les lois, réfléchir aux améliorations à proposer, aux équivalences entre les pays. Plus encore, ils devaient apprendre à repérer les clauses qui se devaient d'être modernisées, et les coins obscurs à nettoyer. Ce qui expliquait l'importance de leur premier dossier à traiter en autonomie : ils étaient les futures charnières du système judiciaire.
La jeune femme ne passait pas la nuit chez elle, Ron lui ayant envoyé un court mot pour la prévenir qu'il aimerait passer une soirée avec les enfants. De toute façon, elle ne se sentait pas la force de le croiser. Heureusement, sa secrétaire avait encore une fois complaisamment accepté de l'héberger, mais Hermione avait l'impression d'abuser, et réfléchissait à un moyen de lui renvoyer l'ascenseur. Toute cette accumulation de soucis lui causait des migraines affreuses. Et elle peinait à s'endormir. Pourtant lorsque Morphée l'accueillit en ses bras, ce ne fut guère mieux, et ses chimères la laissèrent perplexe...
Hermione avançait dans une vaste salle de pierre, aux sombres voûtes élevées. Elle reconnut rapidement la cour principale du Magenmagot. Ses doigts effleurèrent son corps et elle vit qu'elle portait l'élégante robe que Jenny lui avait achetée pour le nouvel an. Pourquoi diable se baladait-elle ainsi vêtue dans une salle de procès ? Curieuse, elle promena son regard autour d'elle. Elle remarqua alors que la salle bruissait de sons, elle était bondée et les gens circulaient d'un banc à l'autre, bavardant, mais elle ne parvenait pas à saisir un traître mot de leurs échanges. Elle marcha un peu, cherchant à se repérer. Soudain elle reconnut Neville, assis seul au bout d'une rangée. Elle s'avança.
.- Neville ! Que fais-tu là ?
.- Moi ? Mais j'assiste à l'appel, voyons.
.- Quel appel ? Que se passe-t-il ici ?
.- On attend la session d'appel de Lucius Malefoy, voyons, tu es bien là pour ça, non ?
.- Mais... Il est vivant ?
.- Vivant ?
Neville fronça les sourcils, semblant soudain méfiant à l'égard d'Hermione.
.- Mais bien sûr, qu'est-ce que tu racontes ? On avait retardé son audience pour faire passer en priorité la liberté des elfes de maison, tout le monde sait ça.
.- Ah bon... balbutia Hermione.
Neville haussa les épaules et, dédaigneux, s'éloigna. Hermione se retrouva seule. Elle frissonna : sa robe ne lui tenait pas très chaud. Un courant d'air persistant lui glaçait les jambes. Elle s'approcha du premier rang et s'installa, elle avait hâte de voir ça. Soudain, elle entendit des cris, qui lui percèrent les tympans. Elle se retourna, et remarque alors l'immense porte d'entrée, béante de lumière, vers laquelle deux hommes entraînaient un prisonnier. Il s'agissait de Ron. Hermione, paniquée, se releva et courut vers son mari, elle se jeta à genoux et lui empoigna les épaules.
.- Ron, Ron, dis-moi, où t'emmènent-ils ?
.- Ne me touche pas, traîtresse, c'est ton sale chat qui a tué Croutard !
.- Oh, Ron, je suis désolée, ça fait longtemps, tu le sais, Ron !
.- Traîtresse, traîtresse, tu pactises avec l'ennemi ! Et Krum alors ?
.- Ron, je t'aime, ne m'en veux pas, je suis désolée... gémit-elle.
.- Et c'est moi que l'on emporte, comme un coupable !
Hermione se mit à sangloter mais rapidement, Ron se déroba à ses mains et ses gardes l'emmenèrent, tandis qu'il continuait de vociférer. Hermione s'allongea sur le sol froid et continua de sangloter, indifférente aux gens qui l'entouraient. Mais alors, les lumières se tamisèrent. Intriguée, elle se releva et remarqua que l'estrade était illuminée. Elle voulait se rapprocher, elle ne voyait pas bien. Alors elle remonta l'allée centrale à quatre pattes, voulant être discrète. Aucun des sorciers présents ne semblait remarquer la jeune femme qui rampait presque au centre de la salle. Quand enfin elle arriva au premier rang, les genoux endoloris, elle s'assit sur un banc. L'estrade où devaient s'asseoir les juges était éclairée. Mais ils étaient attablés à une table présentant des similitudes avec celle des professeurs de Poudlard, et dînaient jovialement. L'on entendait cette fois-ci parfaitement leurs paroles.
.- Ma chère Pomona, c'est délicieux.
.- Je ne vous le fais pas dire, c'est une réussite.
.- Et si nous parlions de notre projet de base de lois pour les sorciers anglophones ?
.- Toujours aussi sérieux Severus. Un bonbon au citron ?
.- Savez-vous ma chère Tonks que j'ai retrouvé ici l'oreille de mon frère George ? N'est-ce pas étonnant ?
.- Sans doute... Vous savez, Remus m'a dit que l'on devait juger Lucius Malefoy...
.- Et comment fait-on ?
.- À main levée ?
.- Je suis d'accord.
.- Que ceux qui le déclarent coupable lèvent la main !
Et, guillerettes, toutes les mains de la tablée s'élevèrent avec de joyeux moulinets. Les applaudissements crépitèrent et les convives multiplièrent les révérences, ravis de leur prestation. La table disparut peu à peu dans l'ombre et l'attention d'Hermione se concentra sur l'homme assis à ses côtés. Lucius Malefoy. Son visage s'était crispé et il serrait sa canne à pommeau en tête de serpent. Très dignement il se leva et écrasa de son regard l'assistance. Une sorte d'aura émanait de lui, comme d'un saint. Mais la lumière dans la salle s'affaiblissait, et les cheveux de son voisin raccourcissaient, devenaient dorés, son visage rajeunissait... Drago Malefoy était à ses côtés et la fixait de son regard troublant. Et Hermione, dans sa robe de réveillon, se sentit pousser des ailes et se rapprocha de son voisin de banc. L'obscurité se faisait autour d'eux et alors que la salle d'audience disparaissait, un bruit de feu d'artifice retentit au-dessus de leurs têtes. Et leurs lèvres s'unirent avec douceur, et Hermione sentit un brasier couler dans ses veines et...
... Hermione se releva, le cœur battant. Elle mit quelques instants à se souvenir du lieu en lequel elle était. Sa couverture avait glissé, elle était transie, mais son sang pulsait avec force dans ses oreilles. Dans ses lèvres. Neville, Ron, la table, les morts, Lucius, Drago, sa bouche... Elle porta nerveusement ses doigts à la sienne. Mais la fatigue accablante l'emporta rapidement à nouveau dans le royaume des chimères. Pourtant le souvenir du rêve resta.
oOo
Journal d'Hermione Granger
31/08/1998
Les vacances d'été sont finies, le temps d'adaptation est supposé en faire de même. Le credo que semble afficher clairement le Ministère est « allez de l'avant ». Je veux bien, je ne suis pas de ces personnes qui stagnent, mais le deuil n'est-il pas un moment particulier ? Ne faut-il pas aider les personnes qui ont le plus de mal à reprendre plutôt que de les siffler ? Je ne comprendrai jamais la logique de ces gens. Ils se disent du camp de l'humanité mais ne conçoivent pas que si eux se sont remis plus facilement et rapidement de leur tristesse, il n'en est pas de même pour tout le monde. Si j'écris cela, c'est parce qu'aujourd'hui, je suis allée pour la première fois depuis longtemps sur le Chemin de Traverse, seule. J'avais besoin de cette solitude pour me retrouver un peu avant cette rentrée déroutante s'il en est, puisqu'à présent universitaire. J'ai été profondément stupéfaite des contrastes qu'offrait la population. Beaucoup portaient encore le deuil, bien des magasins étaient fermés. Et à côté de cela, des personnes habillées de couleurs vives, qui riaient à plein poumons aux terrasses des bars ouverts, fixant avec une sorte de rage les affligés. Des personnes qui se moquaient ouvertement de ceux qui ne surmontaient pas leur tristesse, qui étaient brisés. Je n'arrive pas à comprendre... Pourtant, il n'y a rien à comprendre. Ces personnes si hardies sont souvent les moins touchées par la guerre, elles ne se sont pas battues, n'ont que peu perdu. Je le sais, je leur ai demandé. Et à eux qui me rétorquaient qui j'étais pour les juger, je leur disais mon nom. Et ils semblaient surpris. Cela me fait rire, honnêtement. Beaucoup d'entre eux se seraient moqués de mon nom moldu, il y a quelques mois. Et le voilà respecté. Je trouve que c'est une sacrée revanche.
Maintenant que j'ai consigné ces réflexions, je vais en venir au sujet qui m'a principalement poussée à ouvrir ces pages. Car s'il est un évènement important pour Hermione Granger, c'est bien là rentrée ! Je ne dérogerai pas à mes habitudes. J'ai déjà lu bon nombre des ouvrages du premier semestre, mais j'ai malgré tout l'impression de m'être trop laissée allée. Je n'ai après tout pas suivi de septième année, j'ai peur d'avoir des lacunes. Malgré cela, je suis impatiente, je dois te l'avouer. Je dois tout d'abord étudier pendant deux années à La Haye, aux Pays-Bas. C'est parait-il une des meilleures universités sorcières d'Europe, et son secteur judiciaire est impressionnant. Après tout, ce n'est pas pour rien que les moldus y ont établi la cour internationale de justice des Nations Unies au lendemain de la seconde guerre mondiale. Et je pourrai profiter de la Hollande, on m'en a vanté les charmes. Mais je bénis malgré tout le transplanage ! (de toute façon, sans ça, Ron aurait piqué une crise et m'aurait sans doute attachée quelque part...) De leur côté, les garçons commencent leur formation à Londres, à la IFA (Institut de Formation des Aurors), mais ils ne sont pas les seuls, et ils devront travailler dur : il y a parait-il la moitié des étudiants qui ne passent pas le première année (je ne pense pas que la formation soit si difficile que ça, mais il y a des gens qui négligent des domaines, comme les potions ou l'histoire de la magie, qui pourtant valent autant que la défense !). Nous sommes donc tous un peu sur les nerfs. Un nouveau départ, et notre trio séparé. De toute façon, je ne demeurerai à La Haye qu'en semaine, et repasserai parfois rapidement pour une soirée avec Ron. Reste Ginny, qui se lamente de devoir retourner à Poudlard. On tente de la consoler, en lui expliquant que même si nous avons manqué notre dernière année, elle doit faire la sienne car ce n'est pas comme si elle avait réellement pu effectuer pleinement sa sixième année. Et arrêter les cours au niveau des BUSEs est délicat. Et puis elle ne sera pas seule, il reste Luna. Il faudra que je tente d'aller à Pré-au-Lard les week-ends où elle sera de sortie. A moins qu'elle ne préfère voir Harry. Ils ne sont pas encore « ensemble », mais selon moi, c'est tout comme. Bref, c'est une drôle de rentrée qui se prépare. Je me demande ce qui nous attend, mais je suis tout de même impatiente de connaître de nouvelles personnes.
Sur ce je te laisse, je préfère me coucher tôt ! (comme si j'allais arriver à dormir...)
Ps : j'ai reçu une lettre de Viktor qui m'annonçait qu'il passerait à Londres prochainement avec son équipe. Il me proposait de le voir. J'hésite, car même si ce serait en toute amitié de ma part, Ron risquerait de mal le prendre. Je verrai bien! C'est étrange de penser ainsi, je n'avais pas l'habitude de soupeser l'impact de mes relations, avant. Il faut que je m'accoutume.
oOo
Pansy observait d'un air amusé son filleul, Scorpius, qui faisait des essais sur le minuscule balai que Drago lui avait offert. Le bâton de bois ne montait pas à plus de soixante-dix centimètres du sol, mais le garçonnet semblait ravi. Astoria venait de lui raconter avec humour le dépit de son fils lorsqu'il avait appris que deux de ses amis de classe, Rose Weasley et Albus Potter, ne pourraient pas lui rendre visite, ni du même coup l'admirer voletant fièrement sur son nouveau bien.
.- Eh bien, il semblerait que ton fils pactise avec l'ennemi, ma petite Astoria.
.- C'est exactement ce que dit Drago... souffla la jeune femme en roulant des yeux. Vous êtes tout de même très conservateurs, moi je trouve ça plutôt bien que les petits puissent s'entendre malgré vos anciennes querelles. Il n'y a rien de pire que les conflits qui traînent en longueur.
Pansy haussa les épaules, fataliste. Les souvenirs de Poudlard ne s'effaçaient pas aussi facilement. Astoria avait cet avantage, ayant deux ans de moins qu'eux, de n'avoir pas été mêlée avec vigueur à ces conflits, se contentant de vivre son bout de chemin dans le collège. De toute façon, la petite sœur de Daphné avait toujours été assez indépendantiste, n'ayant pas trop d'a priori sur les autres maisons, mais ne recherchant pas excessivement la compagnie. Comme Théodore. C'était d'ailleurs lui, bien plus que Daphné, qui l'avait introduite dans leur cercle d'amis durant leur septième année, alors qu'elle n'était qu'en cinquième. Tous deux avaient sympathisé du fait de leur passion pour les potions, qui les poussait souvent à investir les cachots désaffectés pendant les week-ends. A cette époque, et jusqu'à ce qu'Astoria ne se mette à fréquenter Drago, l'on aurait pu jurer qu'elle et Théo étaient faits l'un pour l'autre, tant leur complicité était flagrante. Pourtant, les paires s'étaient formées suivant une autre logique, preuve que le Destin était joueur.
.- Ces conflits-là ont, avec le recul, une certaine saveur, celle du passé, répondit complaisamment Pansy. Il nous serait trop dur de ne pas la savourer et d'oublier ce qui nous faisait vibrer, lorsque nous étions plus jeunes.
.- Nous ne sommes pas si âgés, tout de même, pour parler de ce temps-là comme s'il était à des siècles de nous ! plaisanta Astoria.
.- Certes non ! Mais les dernières années ont été si chargées et poignantes que j'ai l'impression d'avoir vécu beaucoup plus que le temps réellement écoulé.
En disant cela, Pansy laissa glisser son regard distrait sur Scorpius, qui slalomait entre les rosiers enneigés. Merlin qu'il grandissait vite ! Toutes deux se promenaient dans le parc du Manoir Malefoy, profitant de ce paysage enneigé aux consonances féeriques. Du blanc partout, un blanc qui scintillait de mille éclats sous le timide soleil qui apparaissait enfin. Des arbres noirs d'avoir été effeuillés, siégeaient ici et là, en groupes de conspirateurs plus ou moins compacts, formant un admirable contraste avec cette pureté. Quelques rouges-gorges courageux s'aventuraient en sautillant sur le sol gelé, tenant de trouver quelques graines aptes à les faire subsister. Un peu plus loin, le torrent qui serpentait d'habitude mélodieusement dans l'herbe grasse du parc était gelé, et ses remous figés formaient de surprenantes sculptures. Pansy allait reprendre la parole quand elle vit Scorpius serrer de trop près un virage et s'étaler cérémonieusement sur un monticule de neige. Elle éclata de rire et alla l'aider à se relever. Le garçonnet avait le visage constellé de gouttes d'eau et de flocons de neige. Il éternua, le nez rouge, et Pansy n'hésita pas à se moquer de lui.
.- Voilà ce qui arrive quand on fanfaronne, mon jeune Lord Malefoy.
.- C'est pas moi c'est ce balai, protesta Scorpius. Ça ne me serait jamais arrivé sur un vrai. Celui-là n'est pas assez bien pour supporter les figures qu'exige mon talent.
.- Ton talent ? Quel talent ? Mon petit Scorpius, j'ai le privilège de te dire que tu es sans doute pire que ton père.
.- Allez, rentre te changer, avant d'attraper froid, lui intima sa mère.
Le petit blond, commençant à grelotter, tant la neige était entrée dans ses habits, ne tarda guère à obéir. Mais avant de retourner en un lieu moins froid, il n'oublia pas de reprendre son balai et de l'enfourcher fièrement pour le bout de chemin à faire. On ne plaisantait pas avec ces choses là. Pansy le regardait s'en aller d'un air attendri, mais Astoria la sortit de ses pensées.
.- Tu ne commencerais pas à en avoir envie ?
.- ... Pardon ? Envie de quoi ?
.- D'avoir des enfants !
.- Oh, par Salazar, non, certainement pas. Je les trouve mignons pendant quelques heures, mais les avoir tout le temps en charge... Je voudrais les revendre.
Le ton de Pansy était clairement railleur, preuve de l'indifférence qu'elle avait pour le sujet.
.- Mais ça ne te travaille pas un peu ? Tu auras bientôt trente-deux ans... tenta Astoria.
Pansy la regarda en fronçant les sourcils, circonspecte. Son amie lui adressa un grand sourire angélique, n'hésitant pas à battre des paupières.
.- Tu insinuerais que je suis vieille ?
.- Non, non, je n'oserais pas... Seulement, Theo et toi, vous n'auriez pas envie d'agrandir votre famille ? Vous êtes mariés depuis six ans.
.- On n'en a pas parlé, et il sait que je veux d'abord me faire un nom. Et je crois qu'il n'est pas non plus fan des gosses. C'est trop petit, ça se perd trop facilement.
Astoria croisa les bras sur sa poitrine, une moue agacée se formant sur ses lèvres. Elle semblait décidée à faire changer son amie d'avis sur le sujet. Pansy était plus que gênée par le tour que prenait la conversation. Elle détestait le sujet des enfants, elle n'en voulait pas pour l'instant, et n'en aurait peut-être pas dans l'absolu, et elle ne comprenait pas pourquoi les gens aimaient à revenir sur ce sujet. Theo au moins n'en parlait pas. Et puis, trente-deux ans, ce n'était pas si vieux, non ?
.- Tu sais Pansy, les enfants ça grandit... Pourquoi es-tu si radicale ?
.- Pourquoi veux-tu m'imposer ton opinion ? Je n'en veux pas, un point c'est tout. Je pense que le problème c'est que toi, tu en veux, et tu veux me forcer à procréer pour toi. Merde, si tu veux des gnomes hurlants, demande à Drago, il sait comment faire.
La jeune blonde avait l'air vexée par les paroles abruptes de son amie. Pourtant elle y était habituée.
.- Ce n'est pas ça. Je m'inquiète pour toi...
.- ... Ce n'est pas la peine. Tu le sais.
Le silence se fit. Les deux amies s'observèrent en chien de faïence, se défiant mutuellement du regard. Chacune était blessée dans son orgueil et mettait d'autant d'ardeur à ne point détourner le regard. Cependant, Pansy avait toujours été la plus féroce face à la douce Astoria. Celle-ci abaissa ses yeux et abandonna la partie.
.- Ok, tu as gagné. Et si tu tiens à ce point à ce que je parle de Drago, pour l'aborder avec tant de brutalité et me forcer à te confier ce que je pense, je vais te le dire. Je sais bien que notre mariage approche de sa fin. Il faut juste que je trouve le courage de lui parler. Il ne sera pas surpris, c'est sans doute ça le pire... soupira-t-elle.
.- Asto'... Je ne voulais pas te blesser.
.- Pas grave. Mais je me dis... J'ai Scorpius, et bien sûr que j'aimerais un autre enfant. Une petite fille, comme celle que j'ai perdue il y a neuf ans. Et je me dis... Il ne me reste plus que peu de temps pour...
.- Tu as à peine trente ans !
.- Oui, mais je veux le faire légalement. Avoir un autre enfant de Drago ne me dérangerait pas, même si la séparation est proche. Mais imagine le temps qu'il me faudrait pour retrouver un homme que je puisse juger digne d'être le père d'un de mes enfants. Drago en est digne, même si seul un amour brisé et un sincère attachement nous lient.
Astoria avait perdu son regard dans l'immensité du parc. Elle le contemplait comme si c'était la dernière fois qu'elle le voyait. Elle n'avait jamais imaginé le divorce, ce n'était pas quelque chose que l'on apprenait à envisager dans les familles de sang-pur. Qu'allait-elle devenir ? Emmitouflée ainsi dans son manteau de fourrure, toute mince et fragile, elle ressemblait à une brindille sur le point de s'envoler dans l'étendue de neige. Pansy s'en voulut d'avoir brusqué son amie, mais elle voulait savoir. Prise d'un soudain élan d'affection, comme elle en avait peu, elle enlaça Astoria, avec douceur, comme pour ne pas la briser. Elle l'enlaça et la laissa s'épancher sur son épaule. Elle n'en avait pas l'habitude, elle n'aurait même pas songé laisser quelqu'un le faire, autre que Drago, une fois ou deux, ou Theo, qui ne le faisait pas, mais il semblait qu'elle s'attendrissait un peu et s'étonnait elle même. Il fallait bien apprendre à changer.
oOo
Hermione avait décidé ce jour-là d'avancer dans son enquête sur Lucius. Miranda était enfin revenue dans les locaux et lui avait donné le feu vert. De plus, les stagiaires étaient tout entiers dans leurs dossiers, et ne sollicitaient plus tellement son appui. Ils semblaient prometteurs. Elle achevait d'aider Hugo à lacer ses bottines, et Rose trépignait déjà dans l'entrée.
.- Maman ! On va être en retard, le port-au-loin s'active bientôt !
.- Attend juste un instant ma chérie, j'ai fini. Voilà.
Elle donna la main à Hugo qui se releva d'un bond et ébouriffa tendrement les cheveux de son aînée. Elle était contente de les voir aussi vivants malgré tous les chamboulements qui se déroulaient autour d'eux. Il lui faudrait toutefois bientôt leur parler ouvertement de la situation. Elle anticipait nerveusement ces aveux. Mais pour l'instant, il lui fallait se presser. Elle attrapa sur l'étagère un taille-crayon en forme de niffleur et intima à ses enfants de poser la main dessus. Dix secondes plus tard, ils disparaissaient dans un « pop », comme happés au niveau du nombril par un crochet.
Après avoir déposé ses enfants à l'école d'éveil, Hermione alla s'asseoir sur un banc dans un parc. Il ne fallait pas qu'elle aille enquêter en touriste, un peu de préparation la rassurerait. Elle regrettait à ce moment-là de ne pas avoir reçu de formation d'auror, qui aurait pu lui être bénéfique. La jeune femme sortit de sa vielle sacoche les papiers qu'Astoria lui avait fait parvenir, ainsi que quelques autres documents du dossier initial qu'elle avait retenus. Elle revint sur l'acte d'accusation, et sur les deux noms qui l'intéressaient. Qui de Willehm Ellery, l'avocat, ou de Tiberius Odgen, allait-elle interroger en premier lieu ? Le président du Magenmagot serait sans doute occupé, et peu enclin à lui offrir de son temps. Même si elle savait les avocats également surchargés, elle s'accordait aussi pour penser qu'ils étaient moins hautains et plus agréables. Willehm Ellery serait donc son premier choix. Et puis, qui sait, en fonction de ce qu'elle découvrirait, peut-être parviendrait-elle plus aisément à contacter le président du Mangenmagot ? Elle ne voulait pas trop espérer, mais son cœur battait la chamade sous l'impatience et l'intérêt de sa besogne. Insensiblement, un sourire se formait sur ses lèvres.
Hermione sortit sa baguette de sa poche, et pointa de son bout le nom de l'avocat.
.- Revelatum scio.
De fines lignes s'inscrivirent sous le nom, révélant l'adresse et le bureau du magistrat. Hermione n'avait jamais autant apprécié cette forme améliorée du « Revelatum », qui était configurée pour les membres du Ministère, interrogeant directement la base de données des employés afin de faciliter les liaisons. La jeune femme rangea ses papiers et épousseta le peu de neige qui avait accroché à son manteau. Puis elle se décala de quelques pas, afin de se dissimuler des regards dans un buisson, et se concentrant sur l'adresse, elle transplana. Elle cueillerait peut-être son avocat au saut du lit, les employés du Ministère ne commençant qu'à neuf heures.
La jeune femme atterrit dans un quartier d'apparence bohême. Plusieurs boutiques chinoises en côtoyaient des indiennes, les volets des immeubles rivalisaient de couleurs. Les ampoules des lampadaires ne fonctionnaient que par intermittence, des musiques filtraient encore – ou déjà – des bouis-bouis qui faisaient pignon sur rue. Le soleil, qui rasait les toits, osait quelques minces rayons, presque à la dérobée. La rue était déjà agitée, et les passants se croisaient en un joyeux carnaval de manteaux et bonnets enfoncés jusqu'au nez. En accord avec la multiplicité des vêtements, les bribes de conversations, ou encore les appels qui retentissaient, témoignaient d'une diversité des langues et des origines. Un quartier relativement hippie, en somme. Hermione huma l'air, qui sentait les épices, dus aux cantines asiatiques qui se trouvaient à côté d'elle. Elle aimait bien ce lieu, il semblait bon y vivre. Bon y vivre lorsque l'on était seul, pas marié, et n'ayant pas d'enfant.
Elle regarda à nouveau l'adresse. Il fallait qu'elle se rende au numéro 36. Elle commença à remonter la rue, s'attardant malgré elle pour laisser son regard s'abreuver de cette vie qui semblait si agréable. Elle n'était pas utopique, elle savait que ce quartier était relativement pauvre, mais elle appréciait son charme, ce genre de charme qui disparaissait peu à peu dans les autres parties de la ville, sous l'influence de l'expansion du fléau de l'individualisme, qui était malheureusement très souvent vital.
Hermione arriva bien vite devant un immeuble relativement néophyte, fait de briques rouges. Elle laissa son doigt courir sur les différents noms qui s'affichaient et trouva enfin celui qu'elle désirait. Elle appuya résolument sur la sonnette et attendit. On ne tarda pas à lui ouvrir. Elle jeta un dernier regard au nom, et remarqua la mention de l'étage. Quatrième, forcément. La jeune femme gémit de dépit et s'engouffra dans le sombre hall d'entrée.
Cinq minutes plus tard, elle atteignait, le souffle court, le palier où logeait cet avocat qui détenait peut-être des clefs pour son enquête. Elle vit que la porte lambrissée était entrouverte, le loquet de sécurité soigneusement ajusté.
.- Mr. Ellery ? Je suis bien au bon étage ?
Une voix légèrement fatiguée lui répondit et elle vit une silhouette se découper dans la mince ouverture de la porte.
.- Oui, c'est moi. Qui êtes-vous ?
.- Je m'appelle Hermione Weasley-Granger. Je travaille pour le Ministère...
.- Que me veulent-ils encore, ces vieux chiens hargneux ?
Le ton de Willehm Ellery devenait agressif. Hermione se tendit, plus aussi sûre d'elle. Elle aurait du prévenir quelqu'un du lieu de son excursion...
.- Bien que je travaille au Ministère, je viens de mon propre chef.
Un léger silence lui répondit. Cependant, elle vit une main ôter le loquet et la porte s'ouvrit plus largement. Dans l'encadrement, Willhem Ellery l'observait avec méfiance. Il était vêtu d'une robe de sorcier basique, noire, un peu négligée. Il ne semblait guère plus âgé qu'elle, trente-cinq ans peut-être.
.- Et pourquoi, veuillez bien me le dire Mrs... Weasley-Granger, pourquoi venez vous me déranger à cette heure-ci, si ce n'est pas pour le Ministère ? C'est pourtant bien dans leurs méthodes d'harceler les gens.
.- Je suis désolée. J'aurais peut-être du passer plus tard mais... Vraiment, je suis confuse. Je voulais pouvoir m'entretenir avec vous en privé.
.- Et pour quelle raison ? Il ne me semble pas avoir quoi que ce soit à faire avec vous.
.- Vous étiez l'avocat en charge de la défense de Lucius Malefoy, si je ne me trompe ?
Le visage de l'avocat changea du tout au tout. Ses yeux d'un noir impénétrable s'agrandirent de surprise, voir même de stupéfaction. Il sembla ignorer de quelle façon réagir pendant une fraction de secondes, puis il se recula.
.- Entrez. Je préfère éviter que l'on ne reste dans le couloir. Les murs de l'appartement ne sont pas épais, mais avec un peu de musique...
Hermione se sentait légèrement inquiète, mais ses jambes la firent entrer dans le logement indépendamment de sa pensée. Le jeune homme qu'elle avait face à elle semblait nerveux, des ombres passaient sur son visage. L'appartement était par définition masculin, en désordre et avec une décoration limitée à quelques objets hétéroclites, sans lien aucun entre eux. Cependant, l'on pouvait remarquer un nombre impressionnant de dossiers qui formaient des piles tout au long d'un mur. Ellery lui indiqua un canapé avachi.
.- Asseyez-vous, je vous en prie. Du thé ?
.- Non merci, ça ira. De toute façon, je crois que nous avons à parler, je me trompe ?
.- Effectivement.
Surprenant son regard vers les dossiers, il expliqua.
.- Je suis commis d'office à présent. Donc je croule un peu sous les audiences, mais je pense pouvoir vous accorder ma matinée.
.- Je vous remercie.
.- Bien.
Il hésita, fit quelque pas empressés dans la pièce, et mit en marche un vieux gramophone. Une musique d'un groupe anglais des années soixante se diffusa dans l'appartement. Il se retourna, incertain sur la conduite à tenir, et s'assit face à Hermione, se froissant nerveusement ses cheveux blonds cendrés sur l'arrière du crâne. Ses yeux semblaient fuyants. Puis il reprit, de sa voix toujours éraillée.
.- Comment se fait-il qu'une jeune femme comme vous s'intéresse au cas de Lucius Malefoy ? Car je sais qui vous êtes, Hermione Granger, ajouta-t-il, osant enfin rencontrer le regard de la brunette.
.- J'ai remarqué des anomalies dans son dossier...
.-... Je savais bien qu'on les verrait un jour ! exulta le jeune avocat.
.- Comment ça ? Vous saviez ?
.- Bien sûr. J'ai laissé en place les éléments de l'époque, aux côtés des nouveaux faux documents. J'espérais bien qu'on s'en rendrait compte. Je vois que votre intelligence si renommée n'est pas que le fruit de l'admiration.
.- N'importe qui l'aurait vu... balbutia Hermione, embarrassée.
.- Vous êtes donc en enquête officieuse ?
.- Oui. Je me demandais si vous pourriez, à l'occasion, m'aider à avancer. Et je pense que vous devez savoir bien des choses.
.- Effectivement. Dites-moi d'abord où vous en êtes.
Hermione hésita un peu. Ellery semblait dans une douce folie. Bien qu'agréable, il avait cette saccade caractéristique de ceux à qui manque une force mentale stable.
.- Vous vous doutez que je ne peux laisser tout cela s'ébruiter...
.- Je comprends votre méfiance. Mais... Faites-moi confiance, je vous en prie. Je vous expliquerai après pourquoi je... Dites-moi juste. J'ai tellement besoin de savoir.
Le regard du jeune homme se fit implorant, et Hermione crut y percevoir une souffrance peu commune. Quelque chose devait lui être arrivé qui expliquait son comportement... La jeune femme décida de lui laisser sa chance.
.- Eh bien... Je sais que l'appel de Lucius Malefoy n'a jamais eu lieu, et ce sans que les journaux en aient fait l'écho. Je sais aussi qu'il n'est plus présent dans sa cellule à Azkaban – le regard survolté d'Ellery s'écarquilla vaguement, il ignorait apparemment ce fait – et qu'officiellement, il n'est plus marié à son épouse. Hors, il n'y a nul acte de décès, et l'hypothèse d'un divorce est exclue. Enfin je sais que la famille Malefoy est et agit contre son gré, comme si le Ministère la faisait chanter. C'est à peu près tout.
Ellery sourit largement, semblant ravi de ces nouvelles. Hermione tenta de se rassurer, il n'avait pas l'air dangereux, juste un peu perturbé, peut-être. L'avocat se rendit sans doute compte du malaise de son interlocutrice, car il se ressaisit quelque peu.
- J'ignorais l'absence de Mr. Malefoy à la prison d'Azkaban. Mais laissez-moi vous raconter quelque chose. Ce qu'il m'est arrivé...
oOo
Désolée pour la fin sadique… :) (ou pas en fait, j'imagine vos envies de meurtre!)
Bref, du suspense pour la fin, ça faisait longtemps. Des révélations à priori (je ne vous dit pas la difficulté que j'ai eu à écrire la suite!).
Puis pour le reste, à vous de deviner…
Bref, spéculez, engueulez-moi ou laissez juste un gentil mot, Mister « go » vous attend! En plus le pauvre chou s'est enrhumé, il est dans une sale humeur. Venez lui ensoleiller la journée! :)
Gros bisous!
Olivia, alias Stellmaria
