Adolescences tardives
Disclaimer: Tout à JKR, sauf les personnages sortis de mon imagination...
Pairing: HGDM, what else?
Coucou tout le monde !
Eh oui, une revenante ! :) ça y est, mon Bac, tout ça, c'est fini (attendez, des épreuves éparpillées du 28 mai au 30 juin, c'est long ça ! Et sadique :s), je vais enfin pouvoir me consacrer un peu à la fic ! Good news, non ?
Bon, je sais, j'avais promis le chapitre pour le mois de juin, on est le premier juillet… Il ne faut pas se fier à mes promesses xD (surtout si elles impliquent un délai). Bon, l'important est que le chapitre est enfin là, donc je vous souhait une bonne lecture et j'espère que vous allez l'aimer, que vous le lisiez en jouant les lézards au soleil ou le soir, profitant de l'air enfin frais qui s'engouffre par vos fenêtres grandes ouvertes … ;)
Deux mots encore avant de partir. Déjà merci à ma bêta Queenz pour sa correction (yes, she's back). Poulette, je le répète, c'est un super service que tu me rends ! Ensuite, je voulais faire un super Big Up à lyly7et à BloodyNessyZabini (je te réponds cet aprem' ou ce soir, mon système de réponse bug un peu :s) pour leur raz-de-marée de reviews et de messages ! Merci les filles, c'était super cool de lire vos gentils petits mots ! :D
Sur ce lisez bien !
Réponses aux reviews anonymes:
lou29 : Hulloo lou :) Héhé, ma première revieweuse du chapitre 23 ! Je suis contente que ça t'ait plu (et que tu aies pardonné mon retard, en espérant que tu pardonnes aussi celui-là xD Hard la fin d'année). Je suis ravie de lire que l'enquête t'intéresse toujours autant, et que mon développement autour de la miss Jenny soit apprécié ! C'est que j'aime bien ce perso… Pour l'enquête, pas d'avancée dans ce chapitre, mais y'a des risques que ça se concrétise de plus en plus vite à présent ( !). Pour Neil et Astoria, certes ils sont cousins, mais ce genre de relation est typique des sangs purs, non ? Et puis il ne faut pas exagérer, ils sont de lointains cousins (genre à plusieurs degrés, avec un aïeul commun), sinon ce serait glauque :p Pour Pansy… Hé hé, ça redonne un coup de vif à l'intrigue, non ? Tu verras, ça va se resserrer (d'une autre manière) dans ce chapitre. Mais je te laisse lire. Enfin pour Hermione et Drago, je fais plaisir aux lecteurs tout en me faisant plaisir quoi que, bien entendu… C'est trop beau pour durer :p Merci encore pour tes compliments quant à mon écriture, ça me fait vraiment plaisir, et merci pour ta review, j'aime beaucoup lire ton avis ! J'espère que ce chapitre te plaira. Bisous
Fanficxfleurdecerisier : Coucou toi ! Merci pour la review ! Et oui Pansy soupçonne, Hermione prend des décisions (at last), et l'enquête comme les intrigues amoureuses avancent. Enfin, concernant Hermione et son manque de scrupules, elle nous a suffisamment montré qu'elle savait changer d'avis. Et puis la miss Granger est toujours trop à l'écoute des autres, donc tout reste jouable ;) (mais j'évite tout de même de donner des spoilers). Pour la réaction de Blaise, tu y auras droit bientôt, promis. J'espère que ton bac s'est bien passé sinon, et que tu profites bien de l' « after » bac :p Bonne lecture ! Bisous
liaco : Hi ! Waouwow, mercii que de compliments ! Cela me touche beaucoup, vraiment :) Je suis ravie que tu aies aimé (et encore pardon pour l'absence de bébés… J'ai un peu de mal avec les enfants déjà alors des bébés baveurs… lol) Sinon, je ne te donnerai pas de spoiler quant à la fin de la fic, tu ne peux pas savoir si notre couple préféré se maintiendra ou pas :p Hé hé … (non je ne suis pas sadique, je tiens juste à garder des lecteurs) J'espère en tout cas que la suite te plaira ! Bisous
Fox : Et oui le premier baiser au chapitre 11… J'espère que tu as continué de lire ma fic jusqu'au 23, et que la suite te plaira !
Clem : Helloo ! :) Et oui, j'avoue tout, j'étais ravie d'écrire la « Tadam » final ;) Anyway, je suis ravie que tu aies aimé le chapitre, c'est vrai que l'aspect technique comme personnel du secret Malefoy se dévoile peu à peu. D'un côté Yaxley, de l'autre Astoria et Dodge… Je m'amuse bien xD Je suis contente que le fait que je me sois d'avantage concentrée sur des personnages secondaires, et également sur Jenny t'ait plu. Lorsque j'écris, ça me permet de me détacher des personnages principaux et de chercher un autre point de vue, une autre amorce, histoire d'ancrer ma fic sur un fond un peu tangible. Forcément l'histoire avance plus lentement, mais je me suis tellement attachée aux autres persos que je ne pourrais pas y renoncer. Merci pour tes encouragements pour mon Bac, c'est enfin passé, mais ça m'a pris un tel temps que j'ai forcément pris du retard sur la fic. Arf, bon à présent c'est fait, et j'espère que la suite te plaira ! Bisous
Capu* : Ma Capuch' d'amùùr, mercii beaucoup d'avoir pris le temps de me lire et d'avoir commenté, j'aime, j'adore, j'adule avoir ton opinion ! Je suis heureuse que ça t'ait plu, ton avis sur ce chapitre tout particulier était important pour moi ! Bref, savoir que ça t'a plu est vraiment quelque chose pour moi, tu te doutes bien que je me suis appliquée pour l'écriture de ce chapitre ;) Tu as toujours, à ce que je lis, cette faculté admirable d'entrer dans le jeu des auteurs, de te laisser porter… Vraiment ma Capu, ton imagination fait la moitié du boulot, mais je suis ravie que mes mots puissent t'entraîner, et peut-être te permettre de t'évader un peu ! Bref, j'espère que tu auras bientôt le temps de lire la suite, j'attends ton avis, comme toujours. La bise ma belle, see u soon anyway.
Juliette : Mercii pour la review ! :) Hé hé, cool que la scène de la tempête t'ait plu, après tout il n'en fallait pas moins que ça pour mettre les tourtereaux ensemble. J'espère que la suite te plaira !
Irel : Coucou toi ! Hé hé mercii pour ta review tardive, pile au moment où je bouclais ce chapitre ! Au moins tu n'auras pas à attendre trop longtemps :p En tout cas je suis ravie que tu aimes autant mon histoire, et heureusement que c'est les vacances, comme ça tu as pu te permettre un léger marathon de lecture :) (aah le bonheur de sélectionner des fics et de les lire autant qu'on veut !). Le bonheur des fanfics est vraiment réservé à de rares initiés ;). Concernant le dernier chapitre, c'est vrai que j'ai créé quelques nouvelles tensions, notamment autour de Pansy, pour faire bouger les choses. Comme tu te doutes, ce n'est pas fait au hasard ! Je comprends un peu son sentiment, dans un groupe, quand tout va bien, c'est super, mais quand il y a un ennui, il y a toujours une personne en particulier qui sert de confident alors que les autres se sentent mis de côté… En même temps ce n'est pas comme si on avait toujours envie de faire une conférence :s Par rapport à l'insistance de Pansy au Nouvel an, ce n'était pas vraiment un appui, mais plutôt un moyen d'agacer Hermione et de la mettre mal-à-l'aise : Pansy Parkinson dans toute sa splendeur :p Pour le prochain chapitre, tu n'as qu'à lire, je ne donne pas de spoilers ! Enfin, certains évènements sont reportés encore au chapitre suivant, mais ne t'inquiète pas, maintenant que les vacances sont là, j'ai vraiment envie d'avancer dans cette histoire, l'écriture me manquait ! De ton côté, tiens bon, pourquoi ne pas tenter de te remettre à écrire ? En commençant peut-être pas des OS ou des Twoshots, pour être sûre de les finir. Je les lirai avec plaisir :) Bref, j'espère que la suite te plaira ! Bisous
« I'm free to say whatever I / Whatever I like / If it's wrong or right it's alright
You're free to be whatever you / Whatever you say / If it comes my way it's alright
You're free to be wherever you / Wherever you please / You can shoot the breeze if you want
Whatever you do / Whatever you say / Yeah you know it's alright »
_ Oasis, Whatever
oOo
Chapitre XXIV
// Si les destins sont inscrits dans les astres, ceux-ci moqueurs, doivent bien rire à nous voir lutter. //
oOo
Rose Weasley observait la lourde porte d'entrée du Terrier d'un air impatient. Sa grand-mère Molly avait refusé qu'elle sorte attendre sur le porche, craignant le vent qui s'était levé dans la matinée, aussi la petite fille guettait-elle, assise sur les premières marches de l'escalier bancal menant aux étages. Elle pouvait entendre au-dessus d'elle les rires de ses cousins, qui jouaient à la Bataille explosive. Trop impatiente et trop peu enthousiaste, elle avait préféré se retirer pour attendre, ne voulant pas gâter le jeu. Elle entendit les marches craquer derrière elle et sourit en reconnaissant Hugo, son petit frère, qui se hissait sur la pointe des pieds pour apercevoir le hall d'entrée.
.- Tu ne joues plus, demanda-t-elle.
.- Non, j'ai perdu, et j'ai failli me brûler les sourcils, ronchonna-t-il.
.- Heureusement que Mamie est occupée dans la cuisine, elle vous aurait grondés sinon. Nous ne sommes pas supposés utiliser les vraies cartes de jeu.
.- Oui mais sans elles, ce n'est plus une bataille explosive, rétorqua Hugo.
Rose fit une moue dubitative. Elle savait qu'elle tenait de sa mère sa manie d'être à cheval sur les règlements, ou du moins de l'être plus que la majorité de ses cousins pour qui les enfreindre systématiquement était presque une question d'honneur. Elle tapota le bois de la marche sur laquelle elle s'était installée, invitant son frère à la rejoindre. Il s'accroupit à ses côtés, ne lâchant pas des yeux la porte qui leur faisait face.
.- Elle arrive dans combien de temps ?
.- Bientôt, répondit la fillette, scrutant l'horloge familiale des Weasley.
De multiples aiguilles s'y étaient ajoutées, tant et si bien qu'il était difficile d'y lire quoi que ce soit. Arthur avait eu la bonne idée de la modifier en l'agrandissant discrètement, sans rien en dire à son épouse qui n'aurait sans doute pas supporté la moindre modification sur son horloge chérie. Heureusement, le nombre d'aiguilles était tel qu'elle n'avait été en colère que peu de temps, ne pouvant nier qu'à présent, elle parvenait bien mieux à en déchiffrer le message. L'aiguille qui portait le nom de Fred était restée en place, et les enfants de la nouvelle génération de Weasley ne pouvaient guère ignorer l'importance du souvenir de cet oncle qu'ils n'avaient pas connu. L'aiguille d'Hermione, elle, était pointée sur « en déplacement » et vibrait légèrement, comme encore hésitante de l'endroit qu'elle devrait indiquer pour la destination. Bientôt, dans un bruit de rouages, elle effectua un quart de tour et indiqua avec un tintement « au Terrier ». Les deux enfants se mirent aussitôt debout, entendant les planches de bois du porche grincer. La porte s'ouvrit dans un bruit de clochettes, et la silhouette de leur mère se dessina, portant un gros sac. Ils se précipitèrent vers elle dans de grands cris joyeux.
.- M'man ! hulula Hugo en se jetant dans les jambes d'Hermione.
.- Coucou Maman, chantonna plus calmement Rose en la débarrassant de son sac.
La fillette saisit la main de sa mère et se laissa tendrement enlacer. Hermione était heureuse de l'accueil que lui avaient réservé ses enfants, la lettre d'Harry l'avait un peu inquiétée à leur sujet. Elle ressentit, plus intensément que jamais, à quel point elle les aimait, et ce de façon plus entière que d'habitude, sans la moindre tristesse ou déprime pour altérer son affection. Se laissant joyeusement débarrasser de sa veste humide de pluie printanière, elle se mit à genoux et serra à bout de bras ses deux enfants contre elle, pressant ses joues contre leurs cheveux couleur de flamme, s'enivrant de leur babillage. Hugo se pressait avec une candeur toute enfantine contre elle, tandis que Rose lui détaillait avec précision les menus évènements qui avaient rythmé leurs quelques journées au Terrier. Hermione remarqua que pas une fois elle ne mentionna son père, alors que c'était bien lui qui les avait fait venir dans sa maison familiale afin de passer du temps avec eux. Elle supposa que la cause en était la présence d'Hugo, et Hermione fut une fois encore surprise de constater à quel point sa fille mûrissait vite et gagnait en finesse.
.- Bonjour, Hermione, résonna une voix au-delà d'elle.
Hermione redressa la tête et sourit à la vue de Molly, sur le pas de sa chère cuisine, un tablier autour de la taille et les mains encore enfarinées. La flamboyante matriarche l'accueillait avec toute la chaleur qu'elle lui connaissait.
.- Bonjour Molly.
.- Qu'est-ce que c'est que ce sac, il est énorme ! Tu as dû t'épuiser, ma chérie.
.- Ce n'est rien, juste des bricoles, quelques cadeaux pour les enfants, car l'envie m'a prise.
.- Hermione…
.- Ce n'est rien Molly vraiment. Hmm, je trouve que ça sent très bon ici, que nous mijotez-vous ?
.- Jeune fille, combien de fois dois-je te répéter de me tutoyer ?
.- Je sais…
Molly roula des yeux et empoigna le sac d'Hermione pour l'ôter du chemin.
.- Alors, que préparez-vous donc ? répéta Hermione persistant dans le vouvoiement.
.- Je prépare un repas digne d'un repas dominical, quelle question.
.- Besoin d'aide ?
.- Pas le moins du monde, ne t'en fais pas, la dispensa aimablement la matriarche.
.- La cuisine, c'est le territoire de Mamie, déclama Hugo.
.- Ça, cela fait un moment que je le sais, rit Hermione.
Elle emboîta néanmoins le pas de Molly et insista pour mettre le couvert, tâche dans laquelle Rose la seconda avec diligence. Le bruit dans la cuisine ne tarda pas à attirer les curieux de toute la maisonnée et bientôt le rez-de-chaussée fut rempli de têtes plus ou moins rousses, de cris d'enfants qui couraient entre les jambes des adultes et d'embrassades joyeuses. Hermione se sentait bien, il ne lui semblait plus aussi incongru d'être là sans que Ron ne soit présent. Les Weasley étaient également sa famille, et elle sentait que ce lien était indéfectible, jamais elle ne pourrait se passer de leur joyeuse compagnie, tout comme elle savait à présent que jamais ils ne la rejetteraient ni ne la mettraient au ban. Le repas se déroula sereinement, le doux ronron des conversations allait bon train, les plus jeunes commençaient à bâiller et même ceux n'ayant guère besoin de sieste daignaient ne pas être complètement infernaux et restaient calmes. Alors qu'elle débarrassait la table, Hermione se retrouva seule avec Ginny dans la cuisine envahie de plats vides.
.- C'est bon de se retrouver ici, avoua-t-elle à son amie rousse.
.- C'est bon de te retrouver ici, renchérit Ginny, mettant les plats à tremper dans l'évier. Comment vas-tu ?
.- Bien, vraiment. Je me sens apaisée.
.- Alors je suis contente.
Les longs cheveux roux coulaient dans son dos alors qu'elle se baissait pour ranger certains ustensiles. Hermione s'appuya sur le rebord de la table et la regarda faire.
.- Je me sens désolée de constater que notre amitié en a pris un coup, lâcha Hermione, sentant que c'était le moment d'évoquer ce que Ginny lui avait confié dans son mot.
Bien entendu, elle était consciente elle aussi qu'elle se tournait de moins en moins vers sa meilleure amie ces derniers temps, et le fait que ce soit du frère de Ginny qu'elle se séparait n'y était pas pour rien. Pour autant, elle ressentait cette absence, quand bien même elle savait qu'il leur faudrait du temps pour retrouver la complicité parfaite qui les avait liées pendant des années.
.- Hermione, fit Ginny en se retournant, tu sais, je suis aussi coupable. Je n'ai jamais su être objective, même si je suis sens doute plus posée que Ron. Je suis impulsive, parfois à tort, et je t'ai fait du mal en délaissant mon rôle d'amie, en m'enfermant dans une solidarité familiale sans nuance.
.- Ce n'était pas simple pour toi.
.- Peut-être, mais pour Harry non plus ça ne l'était pas, et pourtant, il a bien mieux réussi que moi à concilier les deux.
.- Ce n'est pas la même chose.
.- Ça devrait l'être, murmura Ginny.
Le bruit des conversations leur parvenait de la salle à manger toute proche, pourtant elles se sentaient éloignées de tous, tendues mais également soulagées de parvenir enfin à se parler. Elles gardèrent le silence quand George, sa femme et Percy vinrent rapporter des couverts, ceux-ci ne s'attardant pas, saisissant rapidement que leur présence n'était pas désirée. Le silence éloquent qui avait rompu les plaisanteries qu'ils échangeaient en entrant portait à croire que le presque retour d'Hermione parmi eux avait été discuté, et que chacun avait pesé les conséquences de ce qui avait pu être commis pendant ce laps de mois.
.- Je voudrais te parler de quelque chose, hésita Ginny. Hermione, tu m'avais parlé, il y a longtemps, de Malefoy, que c'était parce que tu l'avais revu que tu avais eu comme une prise de conscience de ton malaise.
.- Oui.
.- Harry m'a dit que tu as travaillé avec lui récemment.
.- C'est vrai.
.- Et ?…
Les yeux bleus de Ginny scrutaient son visage. Hermione se sentait mal-à-l'aise, sa meilleure amie savait toujours aussi bien la percer à jour. Elle joua quelques instants avec des miettes de pain qui parsemaient la table contre laquelle elle était adossée, puis releva le regard.
.- Et quoi, Ginny ?
.- À toi de me le dire. Avant, tu me disais tout, peu importait la chose que tu avais à me confier, tu me la disais. Tu savais que j'étais là. Je suis toujours là, Hermione. Mais la dernière chose que tu m'as confiée, c'est quand tu es arrivée, défaite, à Godric's Hollow pour me dire que non, ton mariage n'allait pas bien. Que Drago Malefoy te l'avait montré.
.- Ginny, comme tu l'as dit, la situation n'était pas facile, je pouvais difficilement te forcer à m'écouter ou à prendre parti pour moi. Je comprenais.
.- Hermione, je ne suis pas Ron, je suis Ginny. Tu ne t'es jamais embarrassée avec moi, tu m'as toujours tout dit de la façon la plus directe qui soit, sans jamais te gêner. Je ne suis pas Ron, je ne hais pas Malefoy. Je le méprise, certes, mais je lui suis avant tout parfaitement indifférente.
.- Que veux-tu que je te dise ?
.- Je t'avais posé la question, il y a longtemps. Je te la pose à nouveau, car tu l'as vu, encore et encore, et que tu n'es pas malheureuse. Je ne t'en blâme pas, cela me rassure, mais je supporte difficilement la pensée que tu me caches volontairement quelque chose. Alors… Quelles sont tes relations avec lui ?
Hermione pouvait sentir comme une note de désespoir dans la voix de son amie. Elle ne savait pas si ce qu'elle désirait le plus était la réponse à sa question ou le fait de savoir, d'être dans sa confidence, de retrouver leur complicité qui s'était effilée sous la tourmente des derniers mois. Elle joua quelques secondes avec une mèche de cheveux, mal-à-l'aise mais également triste de ne comprendre que trop bien cette inadéquation qui se dressait entre elles. Ginny soupira lourdement et s'empara d'une éponge, et sans plus parler, commença à nettoyer la vaisselle, consciencieusement, comme si ce simple geste devait l'absorber totalement.
.- Ça ne fonctionne pas comme ça, soupira Hermione.
.- Quoi ?
.- Tu ne peux pas me forcer à te parler, ça ne marche pas ainsi. Tu as raison, quelque chose ne va pas.
.- Hermione… gémit Ginny.
La jeune femme put voir ses épaules s'affaisser, alors que les longs cheveux roux bougeaient doucement. Hermione s'approcha et attrapa à son tour une éponge, et se mit aux côtés de son amie, saisissant elle aussi un plat. Elle ne regarda pas Ginny, elle savait que celle-ci ne le souhaitait pas. Elle était une Weasley jusqu'au bout des ongles.
.- Je ne veux pas te forcer à parler, excuse-moi. Je…
.- Tu ne veux pas la réponse à ta question non plus, n'est-ce pas ?
.- Si ! Non… Je la veux, mais ce n'est pas si important. Je veux te retrouver Hermione. Que tu me le dises naturellement, comme si j'étais celle à qui tu devais le confier.
.- Je le ferai… Mais il nous faut du temps.
.- Je sais.
Elles frottèrent quelques instants leurs ustensiles dans le silence, tandis que le galop des enfants qui bondissaient dans les escaliers, enfin libérés de la table, retentissait dans toute la maison.
.- Faire la vaisselle ensemble, c'est déjà un début, non ? remarqua Hermione.
.- Je suppose, accorda Ginny.
Elle alla chercher un torchon et commença à essuyer la vaisselle, tandis que son amie finissait de laver les dernières assiettes, témoins de l'immensité de la famille Weasley. Elle les empila soigneusement sur la table, à la lumière d'un rayon qui perçait d'entre les nuages cotonneux qui balayaient le ciel. Elle scruta un instant Hermione, concentrée sur sa tâche. Son amie semblait sereine, elle n'avait plus cette mine livide qu'elle lui avait vu durant les fêtes, plus ces plis soucieux entre les sourcils et ce sourire de travers. Elle paraissait plus sûre d'elle, confiante. Le retour d'Hermione Granger, pouvait-on dire.
.- J'espère au moins qu'il te mérite, lâcha Ginny.
Hermione ne répondit rien, et se contenta de sourire tranquillement. Elle jeta un coup d'œil vers la rousse et intercepta son regard, et l'esquisse d'une connexion se fit. L'amorce du retour en grâce de leur complicité s'annonçait peut-être.
oOo
Lettre de Drago Malefoy à Hermione Wealsey-Granger
Ministère Britannique de la Magie, office n° 164, le 3 mars 2013
Granger,
Comment s'est donc passé ta visite suicidaire à la maison mère des Weasley ? Pas trop de dégâts ? Quoi que je ne m'inquiète pas trop pour toi, tu sais te défendre. Néanmoins, je ne vais pas poursuivre plus longtemps sur ce sujet, puisque je risquerais de glisser des allusions qui pourraient te déplaire, bien involontairement, tu t'en doutes.
Il n'empêche que je ne puis guère penser à autre chose qu'à te voir. Tu dois bien te demander ce que je fais au Ministère un dimanche ? C'est vrai que je ne suis pas vraiment connu pour mon zèle. Disons que je me suis distrait l'esprit à ranger certaines de mes affaires, n'ayant pas été dans mon bureau depuis quelque temps, et comme malgré tout je ne peux pas m'empêcher de songer à ton aimable personne, me voici la plume à la main, demandant de tes nouvelles. Tu apprécieras l'attention, n'est-ce pas ? Je ne peux te cacher que je suis plus qu'heureux que ton époux ait débarrassé le plancher, je n'aurai guère apprécié de te savoir sous le même toit que lui. Le simple fait de savoir que Potter va te voir m'agace assez fortement, alors penses-tu…
Sinon, que dirais-tu de se revoir, bientôt (très), malgré le fait que notre relation ne nous engage pas à la moindre promesse ? Pas de promesse ne veut pas dire pas de projets, il me semble ? Donne-moi donc ton avis sur cette question qui me semble de la plus haute importance.
Je pense à toi.
DM
Lettre d'Astoria Malefoy à Théodore Nott
Manoir Malefoy, Wiltshire, le 3 mars 2013
Mon cher Théo,
Je m'excuse encore de ne pas être venue chez Blaise. Je sais que tu y tenais, et que tu vas encore me sermonner de me renfermer sur moi-même, mais enfin, que veux-tu ? Tu sais que je cède très facilement à cette tentation de me replier. Et puis, je ne savais guère où était Drago, et je voulais donc garder Scorpius plutôt que de le laisser une fois encore chez Narcissa.
À propos … Je soupçonne Drago d'avoir une liaison… Enfin, ce n'est pas exactement une liaison, puisque notre mariage a été déclaré mort d'un commun accord. Il n'empêche que je ne peux m'empêcher de ressentir une certaine jalousie à cette idée, mais je me raisonne vite. Tu sais que je ne suis pas une personne particulièrement impulsive. Il n'empêche que Drago, qui était relativement taciturne, semble un peu rêveur, joyeux.
En ce qui me concerne, je réponds à la remarque que tu m'as faite comme quoi l'on m'aurait aperçue avec Neil. C'est vrai, je voulais le revoir, car il va quitter l'Angleterre. Je me dis qu'après tout ce temps, il serait stupide de me borner au différend qui nous a opposés et d'oublier toute la tendresse que j'ai pu avoir pour lui. Même si, bien entendu, nos rapports restent somme toute fort basiques, il m'est malgré tout agréable de discuter avec lui, cela me donne l'impression de m'évader en d'autres lieux, et surtout en un autre temps. Mais ne t'inquiètes pas, je garde la tête sur les épaules. J'espère que je t'ai rassuré.
Pourra-t-on se voir, bientôt ? Ta présence me manque. Je t'embrasse,
Astoria
Lettre d'Hermione Weasley-Granger à Drago Malefoy
24 Chruchill Road, Birmingham, le 3 mars 2013
Malefoy,
Ne cesseras-tu donc jamais d'envier Harry ? Ta remarque m'a fait rire, je dois l'avouer. Tu n'as rien à craindre, car il serait bien vain de jalouser l'amour qui peut lier un frère et une sœur, ne trouves-tu pas ? Ma visite chez les Weasley s'est bien passée, je ne pensais pas être aussi bien accueillie. Pas de blessés à signaler, donc, ne t'inquiète pas. J'ai pu récupérer Rose et Hugo, et l'ambiance générale était bonne. Par contre, j'ai eu l'occasion de discuter avec Ginny, tu sais la petite sœur de Ron. C'est ma meilleure amie, et avec les évènements récents, nous nous sommes quelque peu éloignées. Toutefois, il semblerait que l'écart entre nous ne soit pas suffisant pour lui enlever sa clairvoyance et sa connaissance de moi ; elle a presque deviné que nous entretenons une certaine relation. Étonnant, non ? Je n'ai rien admis, et elle n'a pas poussé sur le sujet, mais je suis sûre qu'elle sait. Je pense aussi qu'elle gardera le silence, mais j'appréhende le moment où elle jouera pleinement son rôle de meilleure amie en me mettant en garde contre toi. Une Weasley en furie est assez impressionnante, pour tout te dire.
En ce qui concerne ton aimable suggestion, je t'avoue que j'ai étudié la question de long en large. Après maints examens, j'en suis arrivée à la conclusion que oui, il serait des plus avantageux et plaisant pour nous deux de nous retrouver au plus vite. J'ai une folle envie de me réconcilier avec l'astronomie, et je suis sûre que tu pourras m'y aider.
Dis-moi donc quand une entrevue particulière serait possible,
Hermione G.
Lettre de Blaise Zabini à Drago Malefoy
Ministère Britannique de la Magie, office n°435, le 8 janvier 2013
Mon grand garçon, tu vas me faire le plaisir d'arrêter tes idioties.
Non mais vraiment, donne signe de vie, vieux ! Je commence à en avoir assez, l'ambiance est mortelle dans le groupe. Je veux bien que vos ennuis à Asto et à toi ne vous donnent pas spécialement envie de vous montrer ou quoi, mais un minimum serait le bienvenu. À croire que nous autres sommes de trop, c'est presque offensant, là.
En plus, comble de malheur, je me suis mis Pansy à dos. Il faut que tu ailles la voir, elle est furieuse. Elle sait bien que moi je t'ai vu, et en parallèle, Théo a la confidence d'Astoria. Tandis qu'elle, forcément, elle se sent comme abandonnée sur le bas-côté. Ce n'est pas très très sympa pour elle, fait un effort Drago. Tu sais combien elle t'aime, et là elle est comme qui dirait partagée entre l'inquiétude et une envie plus que visible de t'éviscérer. Et je commence à en avoir assez de me prendre tous les blâmes.
D'ailleurs, j'ai comme l'impression que je suis moi-même un peu à côté de la plaque. Bon sang de Magyar, vas-tu me dire pour quelle raison tu as encore annulé samedi, à la dernière minute ? Non parce qu'avant, je voulais bien, tu étais ailleurs, tes problèmes avec Asto, tout ça, mais là tu t'es seulement excusé en trois malheureuses lignes absolument pas convaincantes… Enfin Malefoy, tu aurais pu au moins inventer une bonne excuse, parce que cette histoire de migraine, surtout de la part de celui qui est sorti major en potions à Poudlard, ça ne prend pas. Donc d'une, tu me dois des explications, de deux, tu vas voir Pansy, de trois… Bouge-toi un peu Malefoy.
BZ
Lettre de Drago Malefoy à Hermione Wealsey-Granger
Manoir Malefoy, Wiltshire, le 3 mars 2013
Hermione,
Mais quelle idée merveilleuse tu as eu d'une leçon particulière d'astronomie ! À coup sûr, je pense être un professeur des plus indiqués, l'étude des étoiles est presque une question d'honneur familial. Et je ne doute pas que tu seras une élève appliquée et talentueuse… Il me semble d'ailleurs que tu ne te débrouillais pas mal du tout la dernière fois, non ? Tu as très rapidement deviné quel était le meilleur poste pour observer les astres…
J'ai hâte de commencer ma carrière d'enseignant, je dois t'avouer que j'avais rarement été aussi enthousiaste sur un projet. Il me semble des plus prometteurs. Je propose que nous nous voyions au moment qui te sera le plus propice dans la semaine, car je n'oublie pas que tu dois te débrouiller avec tes enfants – tu vois que je ne suis pas aussi égocentrique qu'il n'y paraît.
Sinon, pour répondre à ta lettre, Weasley fille a l'air perspicace. Je ne peux pas dire que je l'apprécie beaucoup, même pas du tout, mais après tout elle a eu au moins le mérite de posséder ton amitié. J'espère qu'elle saura se taire, comme tu le penses, car il me semblerait embêtant qu'elle soit tentée de faire des confidences sur l'oreiller à son cher époux – et non, je ne jalouse Potter en aucun point, ce serait plutôt à lui de m'envier.
Sinon, je tenterai, en tout bien tout honneur, de te croiser au Ministère, pour des affaires courantes, cela va de soi. Je ferai aussi courir la rumeur de tes lacunes en astronomie, qui sait ? J'aurais également à voir avec Blaise et Pansy – elle me reproche à juste titre de délaisser mes amis. J'étais établi dans mon mariage depuis si longtemps que j'avais oublié ce que c'était, de s'occuper d'une toute nouvelle personne – même si concernant la nouveauté, ça ne te correspond pas trop Granger. Blaise me demande des comptes, penses-tu que je devrais lui dire quelque chose ? Tu as bien ton amie, la Rosier – le fait qu'elle sorte de Serpentard me pousse à lui faire confiance.
J'attends impatiemment ta réponse, que je puisse organiser mon cours.
Drago
oOo
Harry Potter leva vivement sa baguette. Effectuant un demi-tour sur lui-même, souple comme un félin, il esquiva un rai de lumière pourpre qui venait vers lui et contre-attaqua, créant de sa main libre un bouclier d'un bleu glacial. Son adversaire ne tarda pas à voler dans les airs avant d'atterrir lourdement sur une pile de coussins. Le jeune homme roula au sol et enchaîna plusieurs sorts dans des directions opposées, veillant à garder sa paume gauche ouverte pour maintenir le bouclier. Ses yeux se plissaient derrière ses lunettes sous l'effort fourni, et il ne tarda pas à refermer son poing, se retrouvant sans autre défense que ses aptitudes. Il sentit un sort lui brûler le bras droit, et un autre le prit de revers et l'envoya s'écraser contre le mur du fond. Ne se laissant pas démonter, Harry glissa au sol et trompa ses adversaires, bondissant quelques mètres plus loin dans une gerbe d'étincelles. Rapidement, il reprit le dessus et les trois apprentis aurors qui s'acharnaient à le contrer se retrouvèrent désarmés et immobilisés. Harry serra les baguettes dans sa main et leva sa propre baguette, les libérant enfin. Il haussa des sourcils moqueurs.
.- Un peu mieux, mais guère convaincant. Êtes-vous sûrs de vouloir poursuivre dans la IFA ? Je m'inquiète pour la sécurité de la communauté magique et moldue.
Les trois novices baissèrent la tête, honteux et quelque peu humiliés par le ton acerbe du grand Harry Potter.
.- Vous devrez encore faire vos preuves. Vous n'êtes pas assez solides, pas assez vifs, vous répétez ce que vous avez lu et appris pendant vos cours théoriques. Vos ennemis aussi l'auront lu, vous êtes trop prévisibles.
Harry marcha jusqu'à ses affaires et jeta sur ses épaules la cape au prestigieux blason des aurors du Ministère. Il tenait encore les trois baguettes à la main. Levant le regard, il vit que les aspirants attendaient qu'il les leur remette.
.- Non, je ne vous les rends pas, vous les aurez lors de notre prochain affrontement. Veuillez en profiter pour travailler votre force, votre concentration et votre inventivité. Vous misez trop sur la magie, et je dois avouer que vos sorts sont parfaitement exécutés, mais ça ne suffit pas. Vous manquez d'endurance. Que feriez-vous si votre baguette vous échappait ?
Il posa la main sur la poignée de la porte, et s'amusant de leurs mines dépitées, il les salua. Il appréciait de travailler de temps en temps avec la IFA, cela lui permettait de maintenir son niveau et l'aspect pédagogique de la chose lui plaisait. Il savait qu'il était souvent dur et sévère, mais il avait des exigences et des attentes élevées, et tous les élèves qui étaient passés entre ses mains, ayant subi un entraînement plus ardu, avaient gagné en humilité comme en dextérité. Il avait pour l'occasion pu disposer d'une salle du QG des aurors, espérant ainsi exciter la motivation des novices par la vue des bureaux tellement désirés. À présent, il avait fini sa journée, et voulait passer à l'office de Kingsley avant de partir. Il devait lui parler de quelque chose.
Le chef des aurors était debout, contemplatif, face au tableau des affaires courantes qui occupait tout un pan de mur de son bureau. Plusieurs coupures de journaux, procès-verbaux, photos mouvantes de suspects étaient épinglés et superposés sur le liège du support, et l'impressionnant auror les observait tour à tour, concentré, avant de griffonner quelques notes dans un carnet de poche qu'il tenait à la main. Il releva la tête en sentant plus que ne voyant Harry entrer, puisqu'il était dos à lui, ses sens aiguisés par la pratique suppléant à la vue.
.- Potter, salua-t-il. Tu as déjà fini avec ces têtes de bois ?
.- Ils ont tenu à peine plus longtemps que la dernière fois, mais je ne désespère pas d'en faire quelque chose, commenta Harry.
.- Nous avons tous été au même niveau, souviens-t-en.
.- Je veux qu'ils atteignent l'excellence.
Kingsley sourit. C'était lui qui avait formé Harry et Ron et il n'y avait pas été de mainmorte, n'hésitant pas à se faire détester. Les deux amis comptaient à présent parmi les meilleurs aurors de la Brigade, et il savait qu'ils lui étaient reconnaissants pour sa sévérité.
.- Vous dressez un rapport des différentes affaires ? s'enquit Harry.
.- Je prends des notes, en effet. J'ai l'habitude de toujours garder dans des carnets l'essentiel des affaires que je dois suivre. J'aime les relire, et cela m'aide parfois à faire des liens, à réaliser des rapprochements. Un bon exercice pour l'esprit.
.- Je retiens.
.- Ça me permet aussi de réfléchir… La perspective de me lancer dans la course pour le poste de Ministre me séduit, je me dis que je n'ai jamais été plus prêt qu'à présent. C'est le moment ou jamais. D'un autre côté, mon rôle d'auror fait partie de moi, et me fait hésiter.
.- Le mandat de Ministre ne dure que quatre années, remarqua Harry, rien ne vous empêcherait de revenir à votre poste. Considérez cela comme une pause, une mise entre parenthèses.
.- Je vais encore y réfléchir, répondit Kingsley, coupant court à la conversation.
Il se tourna enfin franchement vers Harry et, rangeant son carnet dans sa poche, il l'observa. Son auror avait le regard un peu fuyant, il connaissait assez le jeune homme pour se douter qu'il n'était pas venu uniquement dans le dessein de lui faire la conversation.
.- Que veux-tu Potter ?
.- Je dois vous parler… C'est à propos d'Hermione. Je lui ai écrit ce que vous m'avez chargé de lui transmettre. Elle n'a pas semblé réagir.
.- Elle le fera. Hermione est une cérébrale, elle garde ça dans un coin de son esprit et l'utilisera au moment opportun. Lorsqu'elle sera à bout de pistes, elle se souviendra d'aller trouver Narcissa Malefoy.
.- Expliquez-moi Kingsley, j'ai du mal à saisir ce que vous cherchez à obtenir de moi ou d'elle. Je suis embarrassé à la simple pensée de devoir fureter autour d'elle. En plus, je suis vraiment un mauvais menteur, surtout avec Hermione.
.- Je le sais bien, mais tu t'en sortiras Potter, répliqua Kingsley, lui faisant clairement comprendre qu'il n'avait pas le choix.
Harry soupira lourdement. Il ne serait pas aussi aisé qu'il l'avait pensé de faire comprendre à son supérieur qu'il ne souhaitait plus avoir à surveiller Hermione.
.- Expliquez-moi, répéta-t-il.
.- Que veux-tu que je te dise ? Hermione a découvert quelque chose de louche sur les Malefoy. Elle voulait voir Lucius, lequel semble avoir été transféré ou que sais-je, du moins n'est-il plus à Azkaban. Elle se lie également avec Drago Malefoy. Elle évolue dans un milieu dangereux, menant son combat personnel, et je te demande de garder un œil sur elle. Je ne vois pas ce qui te pose problème.
Le jeune homme grimaça. Présenté ainsi, il était sûr qu'il pouvait difficilement se plaindre.
.- Je sais que tu vas me demander de mander quelqu'un d'autre auprès d'elle Potter, continua Kingsley, mais ne serait-ce pas suspect pour elle de voir un inconnu rôder autour d'elle ? Même si c'est un auror entraîné, rompu à la traque, cela me semble de trop, et Hermione n'est pas née de la dernière pluie, elle aurait tôt fait de le repérer. Elle est mon amie, et encore plus la tienne, je te demande juste d'aller la voir, de prendre la mesure de la situation, c'est tout.
.- Vous êtes sûr que vous me dites tout, Kingsley ? le défia Harry, de mauvaise humeur.
.- Tout ce que tu as à savoir, oui, répondit placidement le noir.
Dans le contre-jour de sa fenêtre, sa haute stature ne tolérait pas la moindre contestation. Mais Harry le connaissait depuis trop longtemps pour s'arrêter à de pareilles considérations.
.- Kingsley, vous connaissez mon sentiment quant à ce que vous m'ordonnez. Cela ne me plait pas. Je ne continue que si je suis au courant de tout. Je me doute bien que vous avez fait votre petite enquête personnelle.
.- Potter, je n'ai rien à faire de tes revendications, grinça l'auror.
.- Si vous ne me dites pas, j'arrête tout.
.- … Pourquoi ne t'ais-je pas affecté à une autre brigade ? soupira Kingsley. Je ne sais pas grand chose d'autre Potter, vraiment, je n'ai guère le temps de chercher quand une aussi brillante enquêtrice que ton amie, qui a déjà fait ses preuves à plusieurs reprises, est sur le coup. Je sais juste qu'Hermione s'est liée d'amitié avec un certain Willehm Ellery, qui fut l'avocat des Malefoy. Et j'ai également posé un indicateur près de l'hôtel particulier de Malefoy, suite à l'article de la sœur de Skeeter.
.- Ellery… Il faudrait que j'aborde le sujet avec elle, réfléchit Harry.
Il remarqua alors les sourcils froncés de son chef et pressentit qu'il ne pourrait bientôt plus se retirer de cette histoire. Malgré cela, il saisit la perche que Kingsley lui tendait.
.- L'indicateur vous a-t-il révélé quelque chose ?
.- Hermione semblerait ne pas avoir fait qu'une unique visite à ton cher ennemi.
oOo
Jenny sentait que ses mains étaient moites. Il ne lui arrivait que très peu souvent de perdre ses moyens, et force lui était de constater à quel point cela était désagréable. De plus, à cette gêne plus que conséquente s'ajoutait un sentiment prégnant de honte et d'embarras qui lui chauffait les joues et accélérait les battements de son cœur. Vraiment, elle n'aimait pas cela, et si elle l'avait pu, elle aurait fait demi-tour. Malgré tout, elle tenait plus encore à pouvoir faire face dignement, quoiqu'elle ne se soit que rarement sentie aussi démunie de toute sa vie. Prenant son mal en patience, elle se fit petite dans l'ombre des portes de la cour du tribunal, et attendit que la plaidoirie du camp adverse soit achevée. Bientôt, l'audience fut levée, et elle attendit que les rares personnes présentes se dispersent pour oser faire quelques pas dans l'allée centrale. Willehm était bon dernier, et échangeait quelques mots avec son client. Finissant sur une poignée de main, il tourna la tête vers le bruit de pas qui résonnait dans la grande salle à présent vide. Reconnaissant Jenny, son visage se ferma légèrement, mais il ralentit son geste de ranger ses papiers dans sa mallette et lui fit signe d'approcher tandis que son client sortait de la pièce.
.- Jane.
.- Willehm. Je… Nous nous sommes quittés en de mauvais termes la dernière fois.
.- C'est le moins que l'on puisse dire, approuva l'avocat, les lèvres pincées.
.- Je vous dois des excuses, et des explications, lâcha Jenny, la voix blanche.
L'expression du visage de Willehm se radoucit et il l'encouragea à poursuivre.
.- Vous n'ignorez pas mon nom de famille, ni ce qu'il sous-entend concernant ma lignée, commença-t-elle.
Le jeune homme acquiesça.
.- Au Département des Mystères je… Non, je m'explique mal, il faut remonter plus loin, soupira la jeune fille en se pinçant l'arrête du nez. Je regrette d'avoir à me lancer dans un tel récit, mais je vous le dois. J'ai été élevée dans une ambiance où la magie noire était prégnante, c'était chez nous une affaire courante. Sans être tous partisans du Lord Noir à l'instar de mon oncle Evan, nous étions une famille de farouches sang-purs et ensorceleurs, dépositaires d'un savoir ancien. Les rituels étaient tous respectés, et étant l'unique fille à qui ma mère put donner vie, car elle était à peu de choses près stérile, on commença très tôt mon éducation. J'avais des prédispositions pour la Magie noire, j'apprenais vite, et je possédais très tôt un amour des plantes et des potions. C'est surtout ma grand-mère, à moitié folle, qui la première me choisit comme réceptacle de ses expérimentations. Toute jeune encore, je fus abreuvée de Magie Noire. À l'adolescence, c'étaient les périodes passées à Poudlard qui me permettaient de me remettre et d'ouvrir les yeux sur le monde, aiguisant un certain désir d'émancipation.
.- Jane, je savais que vous aviez rompu les liens avec votre famille mais…
Jenny apaisa le regard affolé de Willehm d'un sourire. Elle était calme, elle arrivait à parler.
.- Ma libération ne vint qu'après la guerre. J'étais partagée entre ma fascination pour la Magie Noire, un certain amour pour les forces obscures, et le sentiment de n'être que l'outil des ambitions familiales. Bien entendu, mon passage d'enfant à jeune fille me fit gagner quelques avantages. On me considéra davantage, mon père était fier de la magicienne que j'étais, j'avais du cachet.
La jeune fille étouffa un rire amer.
.- Je n'étais plus un simple cobaye mais réellement leur grand œuvre. Et j'en étais un peu fière, j'étais importante dans ma famille, on me respectait et l'on m'appréciait. Mais c'est également à cette période que la grande guerre commença, et que je fus témoin des horreurs qu'elle engendra. Beaucoup d'élèves que je connaissais de vue, voire que j'avais côtoyés à Poudlard, disparaissaient. La mort de Dumbledore sonna ma véritable prise de conscience. Durant l'été qui suivit, je ne pouvais pas rentrer chez moi, et mes parents me dirent de passer mes vacances chez une de mes amies. C'est ce que je fis, et ce fut à la fois d'une gaieté inattendue et une passe terrible. Privée de mes apports réguliers de Magie Noire, je me rendis compte à quel point j'en étais devenue dépendante. J'eus plusieurs crises qui me laissèrent amorphe des jours durant. L'amie chez qui j'étais s'occupa bien de moi, cachant mes crises et m'aidant à ne pas dégénérer en faisant usage de magie noire. Sa famille n'était pas partisane du Lord, et ils furent tous tués dans l'année qui suivit.
.- Je suis désolé … bredouilla l'avocat, visiblement dépassé par le récit.
.- Ce n'est rien, tant d'autres sont morts, éluda la jeune femme.
.- Vous étiez donc devenue dépendante de la Magie Noire ? Je connaissais ses effets critiques, mais votre cas…
.- Depuis l'enfance, je me servais de Magie Noire, j'ai grandi avec elle et ma Magie de même. Je suis devenue adolescente puis femme en m'abreuvant toujours régulièrement de Magie Noire, expliqua Jenny. Elle était comme un oxygène pour moi, une drogue dure. Durant l'année qui suivit, je fus ballottée entre ma famille qui n'avait guère de temps pour moi, et Poudlard investie par des mangemorts, que je me mis à détester et que je finis par fuir. Je n'étais pas bien âgée, mais je ne supportais plus cette situation. J'ai vécu la fin de la guerre dans une planque que j'ai partagée avec des connaissances, dont un de mes cousins. Mes crises étaient fréquentes, mais je refusais de me servir de la Magie Noire. Mon cousin finit par m'amener aux portes de Ste Mangouste, à moitié morte, pour s'enfuir une fois qu'il se fut assuré que j'avais été prise en charge. Je ne l'ai pas revu, il fait partie des disparus de la fin de la guerre, peut-être s'est-il enfui. J'ignore s'il était ou non mangemort.
Jenny pausa quelques instants. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas évoqué ces souvenirs. La dernière fois remontait à quelques années, avec Hermione. De plus, les souvenirs qu'elle gardait de la période étaient troubles, car entrecoupés de crises. Elle grimaça légèrement en y songeant, et savoura de sentir son corps en paix avec sa magie. Willehm se rapprocha d'elle et lui saisit une main entre les siennes, qu'il pressa un peu gauchement, mais avec sollicitude.
.- À vous voir si joyeuse, on imagine difficilement d'où vous venez.
.- C'est une chose à laquelle je tiens. Pas de pitié, je voulais commencer une vie toute neuve une fois débarrassée de cette puissance noire qui me tenait à sa merci.
.- Et donc, au Département des mystères, vous avez fait comme une rechute ?`
.- On pourrait dire, oui. J'étais pour ainsi dire exténuée, et donc mes forces n'étaient pas optimales. Je m'inquiétais de l'absence d'Hermione, et derrière la porte que nous avions ouverte, il y avait cette odeur de souffre… Des souvenirs me sont revenus, et je me suis laissée submerger.
.- Je comprends, dit doucement Willehm.
Il paraissait ébranlé et profondément désolé pour la jeune femme. Son visage maigre et pâle ne laissait que plus de place pour ses yeux qui avaient tout perdu des reproches qu'ils contenaient plus tôt.
.- Vous ne m'en voulez pas ?
.- Comment le pourrais-je ? Ce n'est nullement votre faute, et je ne serais qu'injuste de vous tenir rancune lorsque aucun tort ne m'a été fait. Plus encore, vous m'avez ouvert vos confidences, sourit-il.
.- J'avais bien vu votre surprise là-bas…
.- C'était justement de la stupéfaction. J'avais l'impression de perdre pied, vous n'étiez alors en rien semblable à celle que je connais. Mais à présent que je tiens vos explications… Je n'aime guère la magie noire, mais les excès que les sorciers et les hommes en général peuvent connaître, je ne les connais que trop, voyez où je travaille. Moi-même j'ai parfois été tenté d'abuser de ma puissance de magistrat…
.- Il n y a donc plus de malentendu entre nous.
.- Aucun.
.- Vous me rassurez, avoua Jenny.
Elle se sentait mieux. Le trac s'était envolé, et voir que plus aucun malaise ne se dressait entre elle et son ami la contentait. Elle rit légèrement en voyant qu'il n'avait toujours pas rangé sa mallette, ayant été absorbé par son récit.
.- Finissez donc de ranger votre bazar, que nous sortions de ce Ministère. Je vous invite à boire, je dois à présent vous raconter ce que j'ai malgré tout trouvé dans ce fichu Département.
oOo
.- Malefoy, nom d'un gobelin, où allons-nous ?
.- Curieuse Granger ?
.- Oui, très, tu le sais bien. Alors, dis-moi ?
.- Tu le sauras bientôt.
.- Mais enlève-moi donc ce stupide foulard des yeux, je n'aime pas me retrouver dans le noir.
.- Tu es bien imprudente de me confier tes faiblesses, je pourrais en profiter pour t'effrayer puis venir profiter de ton soulagement de me voir.
.- Je doute que le costume de sauveur te seille vraiment.
.- C'est cela, il va mieux à Potty, n'est-ce pas ? Je préfère être un héros de l'ombre, ricana le blond.
.- Tu vois que tu es jaloux, souligna Hermione. Cette persistance à toujours évoquer Harry…
.- C'est parce qu'il te voit autant qu'il le veut que je l'évoque. Je l'ai vu qui allait à ton bureau tout à l'heure.
.- Parce que tu guettes mon bureau, en plus ? Harry est mon meilleur ami, c'est normal qu'il vienne me voir. C'est une habitude entre nous de venir se rendre visite.
.- Une habitude, idée intéressante, on devrait peut-être avoir nos habitudes nous aussi, qu'en dis-tu ?
.- Malefoy, souviens-toi, pas de promesse ?
.- Ce n'est pas une promesse, juste le charme d'une habitude. Potter et toi n'avez rien promis et pourtant vous en avez instauré une.
.- Harry est mon meilleur ami.
.- Je ne vois pas le rapport. Je peux aussi dire que je suis ton meilleur ami, bien meilleur que lui si je veux. Nous quand on se dispute, c'est cent fois mieux après.
.- Malefoy ! pouffa Hermione. Arrête de ramener Harry dans la conversation, j'ai l'impression qu'il est presque là à me fixer. Tu es certain que tu n'es pas jaloux ?
.- Pas le moins de monde, j'ai une chance incroyable. Imagine que je sois lui, ce serait bien ma veine maintenant que je sais que tu préfères les blonds.
Et il ponctua sa conclusion d'un baiser sur les lèvres d'Hermione. La jeune femme se laissa faire avec plaisir, elle avait attendu avec impatience le moment de se retrouver avec lui. C'était incroyable de constater que plus le temps passait, et pourtant une semaine ne s'était pas écoulée depuis qu'ils avaient fait taire leurs scrupules, plus elle s'habituait à l'idée de Drago Malefoy, de ses bras et de sa présence. Elle avait difficilement pu le voir de toute la semaine, se contentant de phrases chargées de double sens lorsqu'ils se croisaient, de mains frôlées et de regard brûlants. Enfin, elle avait obtenu de Jenny qu'elle emmène ses enfants au cinéma pour la soirée, la jeune fille raffolant comme Rose et Hugo de ce divertissement moldu, lui laissant le champ libre pour la soirée. Jenny s'était engagée à passer la nuit chez Hermione, permettant à son amie de prolonger légèrement son rendez-vous si elle le souhaitait.
Dans la fin d'après-midi, Hermione s'était rendue à l'hôtel particulier de Malefoy, retrouvant avec délice ce lieu qu'elle chérissait déjà. Savourant leurs retrouvailles, ils avaient pris leur temps, et après une longue heure de passion, ils avaient retrouvé le charme de leurs discussions. Une fois rhabillés, Malefoy avait tenu à montrer un endroit à Hermione, mais au lieu de prendre la direction du grenier, qu'ils n'avaient pas eu la patience de rejoindre dans l'effusion qui les avait pris de pouvoir s'approcher sans plus de contrainte, il lui avait attaché un bandeau autour des yeux et la menait lentement mais d'une main sûre, au travers d'un enchevêtrement de couloirs.
.- Tu es sûr que nous sommes toujours dans ton hôtel, demanda Hermione.
.- Bien entendu. Il est juste un peu… Comment dire ? Baroque. Les étages ne correspondent pas toujours entre eux, et il y a plusieurs portes dérobées, des escaliers et de minuscules salles.
.- Et tu dis qu'il te vient d'un ancêtre qui a vécu au XVIIIe siècle ?
.- Oui, Lord Alexander Malefoy, du nom du fameux conquérant Alexandre le Grand.
.- Rien que ça ! Et coureur de jupons, aussi ? Je suis prête à parier que vu les particularités architecturales de cet hôtel, ton lointain bisaïeul était également un fervent libertin.
.- À n'en pas douter, approuva Malefoy d'une voix charmeuse.
.- Et là, je suis supposée être rassurée quant à l'endroit où tu me mènes ?
.- Parfaitement.
Quelques instants plus tard, ils s'immobilisèrent enfin et Hermione sentit que son amant défaisait le nœud de tissu qui lui ôtait la vue. Elle fut quelques instants éblouie, mais ouvrit bientôt des yeux immenses, la bouche s'écartant en un « o » admiratif. Face à elle se trouvait une salle digne de la salle des planètes du Département des mystères : de multiples constellations, des systèmes solaires, des cartes anciennes et dorées et des instruments biscornus, sifflant et vrillant, occupaient la salle qui se trouvait vraisemblablement dans les sous-sols de l'immeuble. Les murs étaient couverts d'ouvrages et de rouleaux de parchemin soigneusement cachetés. Des bougies brillaient d'une lumière d'or dans une pénombre qui n'était que de circonstance, et plusieurs tables de travail et d'expérimentation organisaient l'étude.
.- Malefoy, c'est magnifique.
.- Je sais, se rengorgea-t-il. Tu pensais vraiment que les quelques gadgets qui se trouvaient là-haut suppléaient à notre renommée d'astronomes et d'astrologues ? Ce ne sont que des bricoles. Ici se trouve renfermé tout notre savoir.
.- C'est impressionnant, je… J'ai envie de dévorer tous ces livres !
.- Je m'en doute, rit-il de bonne foi.
Il la saisit par la taille et la pressa contre lui, effleurant sa tempe de ses lèvres.
.- Donc si l'étude de l'astronomie et de l'astrologie, les vrais et non pas leur version édulcorée que l'on connaît à Poudlard, t'intéresse, c'est ici. Mais si tu préfères l'étude que nous avions commencée au grenier…
.- Les deux me tentent mais… Tu as su toucher juste, j'ai vraiment envie que tu m'apprennes tout ce que tu sais.
Hermione descendit les quelques barreaux d'échelle qui la menèrent dans la salle en contrebas.
.- Je veux tout savoir.
Elle tourna sur elle-même, les yeux brillants. Drago la rejoignit en quelques mouvements lestes et posa ses mains sur ses épaules.
.- Je suis bien content que ça t'intéresse, tous les gens que j'ai amenés ici s'accordent pour trouver l'endroit intrigant, mais sans que cela n'éveille en rien leur curiosité. Je savais bien que tu étais spéciale Granger, capable de vouloir tout apprendre de ce qu'auparavant tu détestais.
.- Je crois saisir le double sens, mais en ce cas, cela vaut également pour toi, sourit elle, touchée.
Attrapant une des mains sur son épaule, elle la fit glisser autour d'elle et se laissa enlacer, savourant de sentir la tête de Malefoy se poser sur la sienne. Quelles que soient leurs relations aussi étranges et extrêmes soient-elles, au moins ne pouvaient-ils pas dire qu'elles manquaient de saveur, de ce goût indispensable qui prélude à la complémentarité.
oOo
That's all folks ! :)
Tout de même, je suis gentille, j'ai même laissé un peu de romance ;) Alors qu'est ce que vous en pensez ? Ginny qui tente de renouer avec sa meilleure amie, Jane qui se dévoile et notre petit couple qui savoure des moments de tendresse. Sans oublier Harry qui découvre certaines choses…
Bref, donnez-moi votre avis !
Je dois à présent me remettre à l'écriture, je ne promets rien quant à la publication, mais je ferai de mon mieux !
Merci d'avoir lu ! Bises
Olivia, alias Stellmaria
