Merci à Mariee1 pour la correction


Chapitre 5

Épié de tous les côtés.

Quand j'avais affirmé que cette semaine allait être infernale je n'avais en aucun cas mentis. Au lycée c'étaient les Cullen qui me surveillaient en dehors je devais supporter la présence insupportable des lycans cachés dans les bois me surveillant eux aussi. Ils n'avaient pas fait le rapprochement entre la petite fille dans les bois et Liliane et ce n'était pas plus mal. Où que j'aille quoi que je fasse j'étais toujours suivi. J'avais manqué à plusieurs reprises d'aller régler leur compte. Ils finiraient bien par se lasser.

Les deux jours suivants mon altercation avec les vampires et le lycan je décidais de prendre sur moi et continuer comme si de rien n'était. Plus facile à dire qu'à faire. Les journées me semblèrent interminable, où était-ce moi qui attendait que ses regards dans mon dos cesses ? Je ne saurais le dire.

La fin des cours sonnait enfin, je rangeais mes affaires et sortis le plus vite possible de la salle pour rejoindre ma voiture. Je sentis pour la énième fois de la journée les regards froids des vampires sur ma personne. Je m'enfermais dans l'habitacle de la vieille fourgonnette et pris la direction de l'école primaire. Arrivé devant celle-ci, je vis Liliane assise sur les marches des escaliers. Quand elle me vit, elle courut vers la voiture. Liliane s'enferma dans la voiture grelottante. Je lui demandais comment c'était passé sa journée, elle me répondit qu'elle s'était bien amusée. Je m'en voulais de lui mentir mais pouvais-je faire autrement ? Je lui avais révélé quand même le stricte minimum. Enfin pas vraiment.

Flash-back

J'étais allée chercher Liliane à l'école sous les regards émerveillés des enfants sortant du bâtiment. J'avais décidé après un long moment de réflexion de lui dire la vérité. Nous étions arrivées à la maison, je m'engageais sur le chemin terreux et sortis du véhicule suivant Liliane devant moi.

Je devais avouer que la petite fille avait déjà pris ses marques. Elle se déchaussa et rangea ses chaussures dans le petit compartiment à cet effet et mit ses chaussons. Elle semblait heureuse ce jour-là, j'espérais que je n'allais pas tout gâcher.

Liliane faisait ses devoirs sur la table basse de la salle de séjour pendant ce temps j'étais assise sur l'un des fauteuils de la pièce lisant sans pour autant voir les mots alignés devant mes yeux. Je soupirais fatalistement. Je déposais le livre sur l'étagère où je l'avais pris précédemment. Je sortie de la pièce sous le regard intrigué de ma « petite soeur ». Je pénétrais dans la cuisine et lui préparais de quoi la sustenter. Je fis de la place sur la petite table, rangeant les affaires dont elle n'avait plus besoin dans son sac ; avant de déposer l'assiette et le verre de lait. À part ça je ne connaissais rien d'elle comme elle ne connaissait rien de moi.

- Tu as finis ?, lui demandais-je voyant qu'elle ne faisait plus rien.

Malgré les quelques jours passés en ma compagnie le regard admiratif et émerveillé ne quittait jamais ses prunelles.

- Oui. Elle prit un gâteau qu'elle commença à manger.

- Liliane, tu sais garder un secret ? Elle hocha la tête. Et bien... par où commencer ? Vois-tu..tu es une petite fille spéciale, tu es différente des petites filles à l'école.

- Pourquoi ?

Comment expliquer à une fillette de sept printemps qu'elle faisait partie du groupe appelé : les humains damnés ? Quels termes étaient les mieux qualifiés pour lui faire comprendre. N'existait-il pas un mot pour ne pas l'effrayer ?

- Crois-tu aux fées ? Mais d'où je sortais ça ?

- Oui !

- Et bien.. tu en es devenue une. J'ai déjà fais mieux.

- Je vais pouvoir voler ? J'aurais dû m'en douter.

- Non mais tu sais, les fées sont éternelles.

- Ça veut dire quoi ?

- Qu'elles vivent pendant très très longtemps.

- Je vais vivre pendant très très longtemps ?

- C'est ça. Mais c'est un secret d'accord ? Elle hocha vivement la tête et partie dans ma chambre devenue sienne récemment.

Fin du Flash-back

Je devais l'avouer j'avais enjolivé les choses, mais aurais-je pu trouver une meilleure explication ? Ce qu'elle ignore ne peut pas lui faire de mal. Avais-je pensé. Un jour ou l'autre les non-dits devraient exploser.

La soirée se passait dans le calme, Liliane avait tenu à ce que nous préparions le repas ensemble. Et le résultat laissait clairement à désirer. Il y avait de la nourriture partout. Mais je m'étais...amusée. Aucun de mes sourires n'étaient calculés à l'avance, chaque rire venaient de mon coeur... et ça me faisait peur. L'heure d'aller rejoindre les bras de Morphée sonnait pour Liliane, je la couchais et m'assis sur la balancelle sur le perron. Je voyais derrière les arbres les lycans chargés de me surveiller, mais depuis un certain temps je me posais des questions sur leur véritable nature. Les lycanthropes étaient réputés pour se transformer en loup les nuits de pleine lune. Cependant, ceux là prenaient leur forme animal n'importe quand dans la journée. Deuxièmement, le mythe sur les loups-garous disait qu'ils s'attaquaient aux humains qu'ils croisaient, pourtant aucune disparition, aucun corps sans vie trouvée dans les bois n'avait eu lieu. De quoi se poser des questions, non ?

Je levais la tête vers le ciel noir dénué d'étoiles et de sa lune éternelle. C'était décidé, ça ne pouvait plus continuer. Q'est ce que me réserver les jours à venir ? Tenir et encore tenir. Qu'est-ce que j'aimerais pouvoir pleurer, rien qu'une fois, une seule. Pourtant, ce privilège m'avait été enlevée depuis plus d'un siècle. Mon corps semblait souffrir d'une toute nouvelle agonie, lente et silencieuse dans la nuit noire. Je ne voyais plus au loin les loups cachés derrières les fougères. Ils devaient en avoir assez maintenant de surveiller quelque chose qui ne se produirait sans doute jamais. Cependant, je me sentais toujours observée. Étais-je devenue paranoïaque ? Mon coeur semblait mourir une deuxième fois dans ma poitrine. Je mis mes mains sur celle-ci, comme si ce simple geste aurait pu atténuer la douleur qui s'était éprise de moi. Que m'arrivait-il ? Je me mis debout, vacillante, je refermais la porte derrière moi. Je collais mon dos sur la porte en bois. Depuis longtemps je ne m'étais jamais sentie aussi faible, vulnérable.

Que se passait-il ?

Mon souffle - normalement inutile - se faisait hérétique. J'avais l'impression d'être broyée de l'intérieur. Une idée folle s'insinua dans mon esprit. Se pouvait-il que Devon soit ici ? Ne l'aurais-je pas sentis arriver. Non ce n'étais pas son genre, il aimait être au première loge. Il aimait savourer la douleur lancinante qu'il insufflait à ses victimes, voir la douleur grandissante dans les yeux du pauvre humain à ses pieds. Non cela ne pouvait pas être lui, alors qui ? Peut-être était-ce moi la cause de cette douleur. Comment ? Pourquoi ? Je me posais les mêmes questions.

PDV Inconnu

Je marchais lentement sur la terre maudite depuis des millénaires ; ma cape traînait sur le sol poussiéreux. Mes pas raisonnèrent dans un écho infini. J'entendais les cris des damnés autour de moi et je me délectais de leurs supplications, emprisonnés pour l'éternité dans les limbes des Enfers. Je passais les grandes portes en fer forgé, je marchais lentement, la tête haute, fier de ma nouvelle découverte. Un sourire malsain naissait doucement sur mon visage pâle.

Je pénétrais dans la pièce central, dans tous les coins se trouvaient des anges et leurs sbires, les démons. Les rares au courant de son existence étaient en train de parler d'elle. Le seigneur nous avait tous rappelés pour nous donner une nouvelle quête à accomplir, mais rusé comme je l'étais j'avais pris de l'avance sur mes « partenaires ». Je prenais cette mission comme un jeu, je savais déjà où elle résidait, elle était forte trop forte, mais ce n'était qu'une expérience, certes réussit, mais une expérience tout de même. Je ris silencieusement. Je me mis dans un coin d'ombre pour avoir une vu global de la pièce sinistre. Tous parlaient de cette nouvelle mission qui les attendait. En attendant le maître, j'admirais la pièce sombre, seulement éclairés par des flammes bleues flottantes au-dessus de nos têtes. Seuls nous connaissions le secret de ces flammes dansantes dans les airs, elles étaient en réalité les âmes perdues des humains capturés pour notre bon plaisir. Simple distraction dans notre vie sans fin. Je pouvais entendre leurs appels à l'aide, douce mélodie à mes oreilles. La salle était grande, au milieu de celle-ci une fontaine où l'on pouvait voir dans l'eau miroitante des visages qui appartenaient jadis, à des humains.

Les grandes portes s'ouvrirent dans un bruit sourd. L'atmosphère « chaleureuse » si je puis dire, devint glacial. Le silence s'était fait pour la grande entrée de notre maître. Notre Dieu. Nous baissâmes la tête d'un seul mouvement nous inclinant légèrement pour les plus hauts gradés et totalement pour les « nouveaux». Soumit. Voilà ce que nous étions, faible comparé à lui, misérable comparé à sa magnificence ; ridicule face à son imposante présence. Son aura stagnait en permanence autour de lui. Noir, plus noir que le néant lui-même, aucune lumière ne sortirait de cet halo d'obscurité brute. Rien. Personne. Juste, le néant.

Il s'assit sur un trône qu'il avait fait apparaître. Il nous regardait, rieur, joueur.

- Mes amis, quelle joie de vous retrouver ici. Il marqua une pause, se releva et arpenta la pièce circulaire tout en parlant. Vous devez vous poser des questions sur votre présence ici, n'est-ce pas ? Pose. Et bien voyez-vous, la date fatidique approche à grands pas, et pour nous assurer une victoire garantie... il nous faut la fille. Appuyant bien-sûr le « la»

À l'évocation de « la fille» des chuchotements - les plus jeunes - résonnèrent dans la salle close. Des regards malveillants, des sourires conspirateurs naissaient sur les visages des autres occupants de la pièce dont je faisais moi-même parti.

- Mes amis, mes amis, voyons un peu de calme. Vous pouvez utiliser tous les moyens possibles pour la capturer, mais je la veux vivante. Son ton était sans appel. Est-ce bien compris ? Il se rassit sur son « trône » un sourire faux sur son visage blanc.

- Oui maître Hadès !, crièrent ensemble les anges et les démons. Seul moi restais muet. Puis tous disparurent pour trouver La fille.

Personne ne savait à quoi elle ressemblait et pourtant les dés étaient lancés. Je n'avais pas bougé, mon regard fixe sur « l'homme » assit au milieu de la pièce. Lui aussi me fixait avec son sourire faussement aimable, ses pupilles blanches dérivèrent plus loin dans mon dos, il rit faiblement et disparu dans un brouillard obscur.

- Je ne comprends vraiment pas pourquoi il veut impérativement cette fille, souffla mon second dans mon dos.

- Elle est la seule à pouvoir nous garantir notre victoire, ou notre perte, dis-je d'un ton dur.

- Ridicule, pouffa-t-il. Qu'est-elle de plus qu'un ange possédant les deux sceaux ?

- Elle est bien plus...

- Si tu le dis, que comptes-tu faire ? Tu sais où elle vit, non ? Quel est le plan ?

- Pour l'instant on observe.

- Mais... il se ravisa quand il vit mon regard froid sur sa personne. Soit, comme tu voudras. Et il disparut à son tour.

Les dieux lui avaient créés une vie parfaite, sans soucis mais toutes les bonnes choses avaient une fin. Aujourd'hui cela faisait cent trente ans ans qu'elle s'était libérée de son monde fait pour elle. Ils avaient un jour eu la folle idée de créer un être unique. Elle possédait le visage d'un ange, la voix des sirènes chantant pour les marins naviguant sur la mer calmée par ses enfants. Elle avait héritée de la beauté de la déesse Aphrodite et l'intelligence d'Athéna. Les dieux lui accordèrent l'immortalité le jour de son seixième anniversaire, jour pendant lequel sa prison s'était fissurée. Depuis ce jour, je l'ai cherché sans relâche et enfin mes efforts furent récompensés.

Je ressortie de la petite maison bleue sans un regard et je m'en allais par la voie des airs. J'arrivais rapidement au lieu tant convoité, je me posais et fis disparaître mes ailes noires de mon dos. Une odeur épouvantable flottait dans l'air, je sautais pour atterrir sur une branche d'un arbre des alentours. Et qu'elle fut ma non-surprise de voir mes « anciens camarades de jeu » chercher l'intrus - moi en l'occurrence - dans les bois endormis. Une fois les chiens loin, je me laissais tomber sur l'herbe humide et regardais la maison qui s'élevait devant moi.

Elle souffrait, atrocement même. Ce serait plus facile que je ne l'aurais imaginé. Plus loin dans la maison j'entendais le coeur d'un être humain, alors elle l'avait sauvée finalement ? Quelle information intéressante. Pourquoi as-tu fais ça ?

-Arkon, murmurais-je.

À sa mention un corbeau plus noir que la nuit se déposa sur mon épaule gauche. Je claquais des doigts et fis apparaître une petite note que je confiais au bon soin de mon compagnon.

- Tu sais ce que tu as faire, lui dis-je.

L'oiseau s'envola dans les airs et se dirigea vers la maison blanche. Je l'entendais d'ici donner des coups de bec sur la vitre. Je distinguais les pas méfiants de la jeune fille intriguée. Je vis plus que je n'entendis la fille ouvrir les rideaux, le visage neutre devant sa découverte. Elle ouvrit doucement la fenêtre et prit le bout de papier du bec d'Arkon et le lit rapidement. Ses yeux se levèrent instinctivement vers la forêt sombre. Me voyait-elle ? Sûrement. Arkon déploya ses ailes et revint vers moi signalant que je n'étais pas très loin. Je ris, d'un rire morbide à faire trembler les morts et assez fort pour qu'elle puisse m'entendre. Et je m'enfonçais dans les bois, marchant sans aucun but précis en tête. Peut-être trouverais-je un randonneur pour m'amuser que sais-je.

PDV Extérieur

L'ange noir marchait lentement dans les bois, sa cape traînait toujours sur le sol sec et terreux. Il pensait à sa prochaine victime, à l'honneur qu'elle aurait de mourir de sa main. Un privilège selon lui. Il pensait à ce qu'il ferait subir au pauvre mortel qui croiserait sa route. Il en avait croisé tellement dans son éternité qu'il ne les comptait plus depuis dieu sait quand. Mais le plaisir, lui ne s'était pourtant pas en allé pour autant. Pire, il avait décuplé. L'humain était si pitoyable, si grotesque face à sa puissance, qu'il savourait chaque cri comme une récompense, l'entrée avant le plat de résistance. Le plat de résistance, c'était sa partie préférée. En premier temps, une souffrance infime mais délicieuse pour ses oreilles. Ensuite, il intensifiait la douleur jusqu'à entendre les craquellements des os se brisant dans le corps douloureux du malheureux. Certaine fois l'ange faisait durer le supplice pour son plaisir personnel, d'autre, il se lassait très vite par ses humains à moitiés morts même plus apte à prier pour leurs misérables vies.

Plus haut dans les arbres, trois frères suivaient l'ange noir. Le premier à la chevelure cuivré à la capacité de lire dans l'esprit d'autrui méprisait les pensées horribles de l'homme au sol. Un homme ? Il n'était même pas sûr que cet être qu'il suivait ses frères et lui avait, un jour possédé une âme. Le vampire cuivré détestait vraiment sa particularité à s'immiscer dans l'esprit des autres parfois. Et cette fois en faisait partie. Il revoyait les corps souffrant devant lui puis gisant inerte de toute vie sur le sol, les yeux encore ouverts dans la mort.

Il lisait dans l'esprit de l'ange, l'amour pour la mort, il lisait le plaisir que l'ange avait d'ôter la vie à un humain qui fut un jour, un fils, un ami, un mari ,un père... Peut importe tant qu'il pouvait assouvir son besoin de...de bannir toute vie dans un corps encore chaud ? Car c'était bien ça qu'il faisait, il tuait pour le plaisir, pour faire passer le temps. Une envie de vomir le prit violemment, il faillit même tombé de son point d'appuis vite rattrapé par l'un de ses frères. Les images continuaient à défiler devant ses yeux impuissants. Soudain l'esprit de l'ange noir se referma brusquement, pour le bonheur du vampire.

Quand les trois vampires regardèrent vers le sol, l'ange avait disparu. Son odeur avait disparue elle aussi comme tout indices sur son déplacement. Mais en réalité l'ange noir se tenait sur l'arbre faisant face à celui des vampires. Une brume noire descendais lentement de l'arbre de son propriétaire, rampait sur l'herbe fine et remontait sur le sapin d'en face. Les vampires ne virent qu'au dernier moment la brume noire se diriger vers eux. Prient au piège ils furent projeter violemment sur le sol. L'ange sauta de son perchoir pour atterrir à quelques pas des vampires déjà relevés près à riposter. Les grognements des trois vampires s'élevèrent dans la nuit ce qui fit rire l'ange d'un rire désabusé.

- Allons, pourquoi nous battre, ne sommes-nous pas cousins d'une certaine manière ?, dit-il le sourire aux lèvres.

- Qui es-tu ? Demanda le vampire cuivré faisant abstraction de son commentaire.

- Je suis ce qu'on veut bien que je sois, répondit l'ange énigmatique.

Mais qu'est-ce qu'il raconte ? Pensa le second vampire à la musculature imposante.

Tant de haine. Pensa celui marqué par d'innombrables cicatrices.

- Je peux faire le bonheur de l'un, mais aussi faire le malheur de l'autre, continua l'être ailé.

- Que fais-tu dans ces bois, je croyais que tu avais compris la dernière fois, répliqua le grand brun.

L'inconnu ne put s'empêcher de rire aux éclats. Vexé, le grand brun aux airs d'ours fonça tête baissée sur l'ange noir, mais quelque chose l'empêcha d'atteindre sa cible. En effet l'aura noir enveloppa l'ange maintenant ailé de deux grandes ailes noires déployées majestueusement dans les airs. Les vampires l'encerclèrent et un combat acharné débuta. Seul témoin de cet affrontement les arbres apeurés par ce spectacle macabre. Face à cet ange des plus expérimenté les trois « jeunes » vampires n'avaient aucune chance. Il paraît, évitait et rendait les coups avec une facilité déconcertante. Le vampire cuivré essayait de lire dans son esprit, de passer outre la barrière invisible de son esprit il n'y arrivait pas. Au moment où son don pouvait se montrer utile il se trouvait dans l'incapacité de l'utiliser. Frustrant.

Soudain, une douleur des plus intenable prit possession des trois corps froid des vampires. Les yeux de leur assaillant les fixaient, rieur, moqueur. La brume noire s'infiltra dans les corps dénués de toute vie et la douleur fut aussi terrible encore plus insoutenable que lors de leur transformation en ces êtres froids et beaux. Tous criaient à s'en déchirer les tympans, le blond essayant vainement de se relever essaya de se servir de son don d'empathie. Il voulait diriger cette atroce douleur à son propriétaire ; qu'il goûte un peu à sa propre médecine.

- Je suis d'humeur clément aujourd'hui et j'admire votre volonté donc je vous laisse la vie sauve. Et il disparut ainsi que le mal qui les rongeait.

Un peu plus loin se trouvait un ange aux ailes noires et rouge carmin. Tout en haut d'un sapin, elle fixait l'horizon éclairé par une nouvelle lune apparue il y a peu. Les ténèbres avaient enfin retrouvée leur lumière bienfaitrice. Celle qui les soulageait dans leur damnation éternelle. La nuit s'efforçait à cacher ces sombres secrets et les nombreuses scènes dont elle était témoin. Et la lune ronde et blanche elle s'aventurait à desceller tous les secret de son amie la nuit. Cette nuit la lune réconfortait une âme blessée et torturée, le vent essuyait délicatement les larmes inexistantes sur le visage pâle de cette jeune fille en mal. Le vent souffla une deuxièmefois et l'ange disparue dans une petite lumière.

La nuit fut spectatrice de bien des choses ce soir-là, comme d'un lien naissant entre deux êtres...


Merci à : xenarielle93, Adrastea, Menieemmett, tia 63, karo, jenni, Camzoune ainsi que elo-didie pour leur review =)

JasperloveLune