Merci à Mariee1 pour la correction
Chapitre 6
Rêve ou réalité ?
Ma nuit fut des plus effroyable, elle m'avait perturbée au possible. Je revoyais ce corbeau noir à ma fenêtre, ce rire glacial résonnait encore et toujours dans ma tête. Je me levais difficilement du divan où j'avais trouvé refuge. Je me dirigeais vers la chambre qui abritait la petite Liliane. Comment en si peu de temps j'avais pu autant m'attacher à ce petit être. Il m'arrivait encore parfois de repenser au choix que j'avais fait et n'arrivais pas à savoir au fond de moi si je le regrettais. Dans ces moments ma conscience se terrait dans un mutisme, son silence m'angoissait, il ne voulait pas dire que j'avais fait le bon choix, mais aussi le mauvais... Désormais je n'y pensais presque plus. Presque. Un mot. Un seul mot avait réussi à tout remettre en doute. Je l'avais sauvée une fois, mais je ne le pourrais pas une deuxième fois.
L'éternité, voilà un bien beau mot. Elle avait un début, mais sa fin n'était pas définie, mais elle en avait un. Nous voyions tous à un moment où un autre le bout du chemin. Certaine fois nous le regardions avec bonheur, nous savions que nous avions fait ce que nous voulions avant de disparaître. Nous attendions la mort nouvelle et libératrice comme une vieille amie. Pour d'autre, c'était plus dur. L'acception plus difficile, fixant ce point de lumière signifiant la fin de notre histoire. Le regret se reflétait dans nos yeux éteints. Les humains voyaient cette lumière comme une seconde vie, cette fois-ci plus paisible et sans histoire. Ils appréhendaient juste, mais rien de bien fâcheux. Généralement ils avaient hâte de quitter leurs vies pleines de malheurs et de soucis pour un monde plus calme. S'ils savaient.
Le matin se passa comme tous les autres. Liliane prit son petit-déjeuner, moi la regardant curieusement. Ensuite nous partîmes pour l'école élémentaire où j'y déposais, hésitante, Liliane. Je la regardais monter les marches et disparaître derrière la porte blanche de l'école. Je repris la route, tremblante. J'arrivais sur le parking et restais dans la voiture. Malheureusement la sonnerie se fit entendre, je descendais à contrecoeur de mon refuge et me dirigeais vers mon cours de langue. Je me préparais psychologiquement à ressentir pour la énième fois les regards insistants du Cullen qui partageait mon cours. Je m'assis, seule, à mon bureau et regardais par la fenêtre le ciel gris. Pendant tout le cours je ne sentis pas le regard pesant de la fille Cullen que je me mis à douter de sa présence dans la salle de classe. Tant mieux s'ils avaient laissé tomber leur fixation sur ma personne. Je ne demandais que cela, la paix. La matinée se passa dans le même style. Je pouvais enfin souffler sans les yeux des Cullen sur moi. Avant de prendre la direction de la cantine je partis pour le secrétariat. J'entrais dans la petite pièce surchauffée, il y avait pas mal d'élèves attroupés devant le comptoir de la secrétaire. Tous essayaient d'avoir son attention et ce qui devait arriver, arriva.
- Silence ! On ne s'entend même plus penser, cria la vieille femme à bout. Je la regardais surprise. Qui aurait cru qu'une femme aussi chétive pouvait avoir autant de voix ? Maintenant vous faites la queue comme des êtres civilisés.
Les élèves s'exécutèrent, sans voix. On pouvait entendre le plus infime des bruits dans ce silence de mort. Les adolescents regardaient la secrétaire avec des yeux exorbités, comme s'ils n'étaient pas habitués à l'entendre crier de la sorte.
Je contournais la file qui se formait et m'arrêtais soudainement. Je pivotais légèrement pour mieux voir la fiche épinglée sur le panneau accroché au mur. Un nouveau cours en option venait d'être créé. Intéressant. Je regardais de plus près ; un cours sur les histoires anciennes. Je pris le papier pour avoir plus de renseignements. Je me collais sur le mur et feuilletais rapidement la feuille dans mes mains.
- Les monstres et les légendes qui peuplent notre monde, lis-je à voix haute
- Tu vas t'y inscrire ? Je réprimais tant bien que mal un cri de surprise.
Je relevais les yeux et qu'elle fut ma surprise de voir Edward Cullen devant moi et de surcroît me parlait...poliment ? Je le regardais sans pouvoir dire quelque chose. Était-ce un piège ? Je devenais vraiment folle depuis mon arrivée à Forks.
- Peut-être, dis-je sans le regarder.
Je déposais la feuille blanche où je l'avais prise et sortis de la pièce maintenant vide de monde. Je marchais lentement vers le réfectoire. Je ne prêtais aucune attention aux élèves autour de moi, maintenant habitué à leurs regards sur moi. Je pris un plateau remplit seulement d'une bouteille de limonade et m'assis à ma place habituelle. Des bruits de pas se rapprochaient de moi, je relevais la tête pour voir le fou qui venait vers moi. Encore lui. Soufflais-je mentalement. Depuis ce matin, les Cullen agissaient bien étrangement envers moi. Je regardais le vampire ,silencieuse. Je me noyais dans du miel chaud et lumineux. Je détournais rapidement les yeux pour ne pas être prise au piège. Ne jamais fixer un vampire dans les yeux, ils signaient votre perte.
- Je... je voudrais que l'on soit amis ? Cela sonnait plus comme une question qu'une affirmation.
Mais je n'avais pas le temps de débattre sur cela avec lui, car la sonnerie résonnait dans le self. Je me levais, les mains à plat sur la table fixant l'homme devant moi. Je n'y voyais que de la sincérité, mais qu'avait-il pu arriver pour qu'il face une telle chose ? Je haussais les épaules et partis pour mon prochain cours, troublée. Je pénétrais dans la salle de classe et m'assis au fond en silence. Pendant tout le cours jen'avais pas pu m'empêcher de repenser à ces quelques mots - enfin c'était plutôt lui qui avait meublé la conversation mais bon... - échangés. Cette volte face me laissait perplexe dans ses véritables ambitions. Je voyais le mal partout, mais comment ne pas le voir quand nous étions entourés de tels êtres ? Je soufflais fataliste, ce qui n'échappa à mon professeur de mathématiques. Elle me regardait pendant un long moment, les élèves commencèrent à se retourner pour voir le sujet de son regard noir. Voilà que j'accumulais les problèmes.
- Un problème Mademoiselle Swan ?
- Non, aucun Mademoiselle Miller, répondis-je.
- Bien, veuillez donc suivre plus attentivement mon cours je vous prie.
- Bien Mademoisele Miller.
Le reste du cours se passa sans embûche, je rangeais mes affaires le plus vite et sortis de la classe à la hâte.
- Mademoiselle Swan, cria Mademoiselle Miller dans mon dos.
Mais je n'en fis rien et continuais de courir dans les couloirs essayant de ne pas bousculer trop de monde dans mon ascension.
- Mademoiselle Swan , m'appela le directeur. J'aurais pu reconnaître sa voix entre mille.
- Oh non, soufflais-je défaitiste. Mais c'est pas vrai.
- Viens.
On me prit par le poignet et m'obligea à courir, je reconnue immédiatement la tignasse désordonnée d'Edward Cullen. Je ne pipais mot, continuant de le suivre j'entendais encore le directeur crier après nous. Nous traversâmes le parking sous les yeux éberlués des élèves qui y étaient. Il nous fit passer derrière le gymnase et s'arrêta devant les escaliers en ruines. Je récupérais ma main de façon subtil...pour ne pas le vexer ? Je me collais au mur essoufflée par notre course, je laissais même un petit rire sortir d'entre mes lèvres. Lui s'était assis sur les marches - si on peut les appeler ainsi - et me regarda, ses yeux empreint d'une lueur nouvelle. Encore cette sensation étrange dans ma poitrine. Pensai-je. Je sentis quelque chose couler le long de mon visage et de plus en plus vite cette fois. Il pleuvait, mais je m'en fichais, j'aimais la pluie. Je levais le visage vers le ciel pleurant espérant que ces larmes me lavent de mon mal enfouit au plus profond de moi. Je tremblais, mais je ne fis pas attention, j'appréciais seulement l'eau sur mon visage, ses petites gouttes de pluie symbolisaient les larmes que je ne pouvais plus verser.
- J'aime la pluie. Je ne me rendis que plus tard que c'était moi qui venais juste de parler. Pourquoi ? Une envie soudaine.
- Pourquoi ?
- Il peut faire ce que je ne peux plus faire.
- Il ?
- Le ciel, soufflais-je doucement. Je me surpris à sourire dans le vide certes, mais je me sentais...sereine.
- Je ne comprends pas, me dit-il au bout d'un moment.
- Tu ne sais pas grand chose. Le ...taquinais-je ? Je devais être malade, impossible dans d'autre circonstance.
- Je ne demande qu'à comprendre.
La pluie signe des larmes refoulées
Fines et tranchantes
Le coeur meurtrit par des larmes coupantes
Le ciel révélateur, révèle le plus grand des menteurs.
Une larme unique et solitaire
Coule, coule sur ce visage marqué par le passé
Encore et encore, le long du visage de l'ange blessé
Larme désirée et pourtant redoutée.
Larmes traîtresses dans le ciel infini
Larmes de colère qui ne couleront jamais pour lui
Les larmes du ciel le laveront son visage en sang
Les yeux fixent, il pleut des larmes de sang.
La pluie lave de tous les pêchés
Fait de nous le nouveau né tant espéré
Un être bénit par les dieux
Les yeux brillant d'un tout autre feu.
- Tu as compris ? Je le regardais, son regard me mis...mal à l'aise ?
Je gigotais nerveusement - je devais vraiment être malade - je fermais les yeux et écoutais la pluie tomber autour de nous. Si douce et mélancolique à la fois. Je le sentais réfléchir puis soudain il se trouva devant moi, j'ouvris brusquement les yeux et me retrouvais nez à nez à Edward. Quand avais-je arrêtée de le nommer le vampire ? Ses deux mains de chaque côté de ma tête, humaine j'aurais rougi, mon coeur se serrait emballé comme la fille de seize ans que j'étais.
- Très beau, souffla-t-il, je sentais son souffle sur mon visage tremblant de froid. De qui est-il ?
- D'une vieille amie. Mon coeur se serra à la pensée de ma Mona. Vas-tu me dire pourquoi tu te comportes ainsi avec moi ?
- Je ne le sais même pas moi-même, mais si on recommençait ?
- Tu es quelqu'un de bien étrange. Il y a quelques temps tu me fusillais du regard et maintenant...
- L'erreur est humaine, me coupa-t-il.
- Tu m'as aussi accusé à tord d'avoir pris la vie à un être humain, lui rappelais-je.
- Et je m'en excuse. Alors ?
Pendant tout le dialogue je n'avais pas pu regarder autres choses que ses pupilles miel. Même avec toute la volonté que j'aurais pu faire preuve je n'avais aucune envie de détourner les yeux. Que m'as-tu fais Edward Cullen , pensais-je. Edward se recula et je crus lire dans ses yeux qu'il était...déçu ?
- Bella Swan, me présentais-je en tendant la main. J'avais vraiment fait ça ?
- Edward Cullen. Il prit prudemment ma main et la serra doucement. Oui je l'avais vraiment fait.
J'entendais la fin des cours sonner, mais une humaine n'aurait pas entendu la sonnerie sonner donc je fis comme-ci je ne l'avais pas entendu. Il me fallut un temps avant de m'apercevoir que ma main était toujours dans la sienne. Je la récupérais un peu trop rapidement et la serrait contre ma poitrine. Je restais parfaitement immobile et continuais à le fixer comme il le faisait.
- Je vais y aller, ce fut un plaisir, dis-je honnêtement. Vraiment une journée étrange.
- De même.
Je partis presque en courant pour rejoindre le bâtiment B, avant que je ne disparaisse à l'angle du gymnase je pouvais sentir le regard brûlant d'Edward dans mon dos. Je pénétrais dans le bâtiment, je tremblais de tous mes membres et la cause n'était en aucun cas le froid, non c'était un vampire la cause de mon état. Un vampire. Pensais-je sans vraiment le croire. Je traversais le couloir à peine rempli et rentrais dans la classe et m'assis près des fenêtres.
J'entendis quelqu'un s'installer à côté de moi et je regardais celui qui avait eu le cran de s'asseoir à mes côtés. Je tombais des nus quand je vis que c'était Edward Cullen. Je le fixais sans comprendre. Il me fit son sourire en coin et fixa le tableau noir devant nous.
- Bonjour à tous, je suis surpris de voir autant de personnes dans ce cours.
La salle de cours devait bien être remplie d'une quinzaine d'élèves mais je n'y prêtais aucune attention particulière.
- Donc, nous allons commencer par faire connaissance, ensuite je vous expliquerai le programme de cette année.
La moitié de l'heure « nous » fîmes connaissance entre nous. Enfin personne ne venait me parler et je ne m'en portais pas si mal et Edward non plus. Les yeux gris du professeur River me regardaient avec curiosité et...admiration ? Ne me dites pas que lui aussi ; il devait être âgée de plus de trente ans, seigneur. Bon il n'était pas si vieux que ça mais tout de même. Pendant que les élèves discutaient entre eux, Monsieur River sorti en énorme livre aux pages jaunies par le temps et l'ouvrit à une page bien précise. La page trouvée il fit des va et vient entre la page du livre et moi.
Je regardais ensuite mon voisin de table pour voir qu'Edward fronçait les sourcils en regardant l'homme à son bureau. Il le fixait tout simplement, comme-ci il lisait dans ses pensées. Serait-ce cela le don d'Edward, il pouvait lire dans les pensées ? Pourtant, il ne semblait pas pouvoir lire les miennes. Je devais me faire des films. Côtoyer les humains ne me réussissais pas on dirait.
La seconde partie de l'heure, le professeur River nous expliqua le programme de long en large ; mais il me lançait des regards en biais au bout d'un certain temps. Je faisais semblant de prendre des notes et ne pensais à rien de bien particulier, je laissais mes pensées venir et repartir sans y porter une grande attention. La fin du cours sonnait et les élèves sortir peu à peu de la salle. Edward en bon gentleman qu'il fut m'attendit patiemment dans le couloir. Mes affaires rangées je m'apprêtais à sortir à mon tour mis je fus retenu par Mr River. Il me tenait ferment par le bras et fixait mes yeux. Il commença à faire les cent pas dans la pièce et je commençais à m'inquiéter sérieusement pour son état mental.
- Vous allez bien Monsieur River ?
Monsieur River ne bougeai plus, le regard vide, je ne savais pas quoi faire, alors je le secouais comme un prunier pour avoir une réaction. Ses yeux gris reprirent leur lueur de vie et son corps se remit à vivre. Les humains allaient me rendre folle ! Je lui demandais si tout allait bien ,mais au lieu de me répondre il me poussa vers la sortie et referma la porte d'un coup sec. Je vois...
Edward me suivait jusqu'à ma voiture, je ne me demandais même plus pourquoi il me suivait. Nous nous dîmes au revoir et montâmes chacun dans nos propre véhicule. Je récupérais Liliane et la soirée se passa plus calmement que la journée.
- MAMAN !
Je me retournais vers le cri et je pus voir un éclair fendre le ciel déchainé. Je courus à travers la forêt dense. Je m'arrêtais au bout d'un certain temps, le souffle court - fait complètement anormal pour ma condition. Un éclair, un autre, le tonnerre grondait sa rage. Je me remis à courir, mais je fus happer par quelque chose d'énorme et propulsé une vingtaine de mètre plus loin. L'arbre sur lequel je m'étais heurté se brisa sous la puissance du choc. Je me relevais avec une certaine difficulté me tenant les côtes endoloris. Mes ailes apparurent dans mon dos et je pris de la hauteur, vigilante au cas où un éclair pourrait me toucher. Cet orange n'avait rien de normal, trop violent, c'était un orage vengeur. Sortie de la forêt je voyais de la fumée noire s'élever dans l'air.
- MAMAN, cria une fillette, d'un cri perçant.
Je la voyais entourée par les flammes, j'étais irrémédiablement attirée vers elle, j'étais sur le point de descendre pour la rejoindre, mais je fus coupée dans mon élan par quatre êtres ailés. Deux anges noir accompagnés de leurs démons.
- Alors, on nous fausse compagnie...Pénélope, me dit le premier.
- Mon nom est Isabella, vous faites erreur Messieurs. Quelque chose clochait avec ma voix.
- À d'autres nous savons tous que la fillette est ta soeur, Pénélope, dit le deuxième ange à ma droite.
- Nous avons eu l'ordre de te faire venir avec nous, dit l'un des démons.
- Allez en Enfer , répliquais-je, mais ce n'était pas ma voix.
- Mais nous y sommes déjà et nous nous y plaisons.
Les différentes auras des deux anges se matérialisèrent, deux brumes argentées se dirigeaient à toute vitesse vers moi, mais je ne pouvais plus esquisser le moindre geste.
PDV Extérieur.
La jeune fille ailées ne pouvant pas faire le moindre geste resta immobile dans sa faiblesse. Elle entendait les échos du cri déchirants de la petite fille au sol. Sans qu'elle ne sans rende compte ses poignets furent enchaînés par des liens en fer. Ses ailes étaient immobilisées par des files invisibles dans les aires. Pénélope ? Ce nom lui disait quelque chose. Elle avait mal, son coeur menaçait de sortir de sa poitrine. Elle toussa et un filet de sang coulait le long de son menton.
Isabella n'était plus l'actrice dans l'histoire, mais une simple spectatrice. Ses cheveux bruns avaient pris une jolie couleur blonde, ses yeux violets yeux étaient devenus d'un jolie vert. Cette fille lui disait quelque chose, mais elle ne savait pas d'où.
Un cri de douleur la sortie de son débat intérieur. L'ange enchaîné gémissait, des larmes de sang coulaient le long de ses joues blêmes. Ses yeux verts devinrent violets puis vert et encore une fois violet. L'ange contracta ses poignets prisonniers dans le fer. Les deux anges noirs rigolaient de sa tentative désespérée pour se libérer. Les deux démons se mirent de chaque côté de son corps meurtrit et tirèrent sur ses ailes blanches. Un cri effrayent déchira l'air. L'orage accompagna cette complainte de souffrance, le tonnerre manifesta sa colère par des éclairs plus violents les uns que les autres. Le visage de l'ange blessé se releva tout en s'exposant à la clarté de la lune, Isabella cru se voir à la place de cet ange. Si on ignorait ses cheveux blonds et ses yeux verts, l'ange possédait les mêmes traits fins qu'elle.
La lune se teinta d'une couleur rouge sang, peu à peu la couleur carmin pris possession de la blancheur de la lune ronde. Les ailes blanches de jeune fille devinrent de plus en plus sombre jusqu'à devenir complètement noir. Les liens cédèrent et l'ange tomba comme une vulgaire poupée de chiffon entre les flammes rougeoyantes. Les quatre êtres des Enfers disparurent riant sombrement. Même s'ils ne l'avaient pas ramenée auprès de leur maître, ils avaient transformé son être pur en impur. Maintenant il ne restait plus qu'à voir si elle en ressortirait vivante.
L'ange continuait sa chute interminable vers le sol, où elle serait accueillit par les flammes purificatrices. Ses larmes ne se tarissaient toujours pas. Sa jolie robe blanche maintenant recouverte par des tâches de sang. La couleur rouge contrastait parfaitement avec sa peau pâle. La collision avec le sol fut dure et brutale. L'ange demeurait les yeux clos, elle sentait la vie partir lentement de son corps mutilé. Elle repensait à la vie qu'elle aurait, un jour, pu avoir. À ses parents trop vite oubliés, à sa soeur aussi. Pénélope, car c'était bien son nom laissait libre cours à ses souvenirs tant refoulés dans sa mémoire. Elle en oubliait presque la douleur qui parcourait son corps, la mort qui s'infiltrait sournoisement en elle, cette mort qui annihilait la « vie » qui circulait en elle. Presque. Pas totalement. Ce presque faisait toute la différence.
Plus loin, une fillette avait tout vu, en premier lieu, la lumière bienveillante de la lune devenir rougeoyante, angoissante. Puis cet ange tombé de nulle part et s'écraser dans un bruit sourd sur le sol. Ses pleurs avaient cessé depuis le premier événement. La peur avait remplacé les larmes de détresse. Elle tenait fermement entre ses petites mains le petit pendentif qui pendait de la chaîne en argent. La petite fille ne voyait plus les flammes brûlantes gagner de l'ampleur autour d'elle. Elle fixait l'ange couché en face d'elle. Elle vit l'ange tourner la tête et ouvrir les yeux. Même avec tout ce sang, cela n'enlevait pas sa beauté fraîche et lumineuse. À quatre pattes, la petite fille se dirigea vers la jeune fille. Mais sur le point d'arriver à son but elle ne put pas aller plus loin. La forêt était en feu, l'air remplit de fumé, elle toussait, ses yeux se fermaient d'eux-mêmes. Elle tirait le plus loin possible pour prendre la main en sang, avant de tomber dans l'inconscience, il eut un bref contacte entre les deux mains. Bref, mais là. La fillette eut le temps de voir un sourire heureux de la jeune fille, puis une lumière aveuglante la fit fermer les yeux...pour toujours ?
PDV Bella
Je rouvris brutalement les yeux, le souffle court. J'étais allongé sur le canapé, rien d'anormal mais j'avais parié être partie dans la forêt. Je n'avais pas le souvenir d'être rentrée et puis ce rêve semblait tellement réel. Je me rallongeais fixant le plafond attendant qu'un nouveau jour se lève.
Merci à : Camzoune, Bellaandedwardamour, Adrastea, Sabrinabella, elo-didie et xenarielle93 pour leur review^^
JasperLoveLune
