Hey ! Merci pour tous les reviews, ça me fait vraiment plaisir ! Mon histoire met un petit temps à se mettre en place mais j'espère que ça vous plait quand même.
Bonne lecture !
Chapitre 2
Ce n'était pas possible. Ça ne pouvait pas être le sang d'Esposito. Ou du moins je ne voulais pas que ça soit possible. Castle, Ryan et lui avaient disparu depuis hier. Alors si Esposito était gravement blessé, ou mort, quelque part, ça signifiait que Ryan et Castle devaient l'être ou allaient bientôt l'être eux aussi. Et je ne pouvais pas me permettre de penser ça. J'avais besoin de savoir ce que contenait cette boite, de savoir pourquoi l'agresseur l'avait placé au milieu de la flaque et quel était le rapport avec Javier.
- Vous êtes prête détective ? demanda Perlmutter.
- Allez-y …
C'était une belle boite en bois avec quelques dessins gravés dessus. Perlmutter mit des gants et ouvrit la boite sans aucune hésitation.
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Instantanément, une musique retentit et on aperçut un doigt tourner au rythme de la musique au centre de la boite. C'était une boite à musique normale sauf qu'à la place de la danseuse se trouvait un doigt. Tout le monde présent dans la salle détourna la tête, horrifié. Moi de mon côté, je continuais de fixer la boîte. Il devait y avoir une signification à tout ça. Pourquoi quelqu'un voudrait-il faire du mal à Esposito ? Perlmutter n'avait pas détourné le regard non plus. Une fois que la musique fut finie et que le doigt arrêta de danser, il s'approcha de la boite.
- C'est un auriculaire. Je serais en mesure de vous dire si c'est celui de la victime plus tard.
Il était fort probable que ce soit le doigt d'Esposito. Je demandais à Perlmutter de relever d'éventuelles empreintes digitales puis je remontais donner des nouvelles à Gates. À première vue, la boite n'indiquait rien sur l'endroit où l'agresseur avait pu l'acheter mais je chargeais un agent de rechercher les magasins qui vendaient ce genre de choses dans New York.
De mon côté, je retournais sur la scène de crime pour voir si je n'avais pas loupé un indice ou quelque chose qui pourrait me mener à l'agresseur ou à l'endroit où il retenait Esposito. Je n'avais pas encore trouvé le moindre indice, lorsque des agents en uniforme, qui étaient restés sur place m'interpellèrent. Ils venaient de trouver une paire de chaussures dans une poubelle portant des traces de sang dessus. Je leur demandais de les envoyer au laboratoire de Perlmutter pour les faire analyser.
Il n'y avait rien à faire, l'agresseur n'avait laissé aucun indice à part cette potentielle paire de chaussures. Sur le chemin pour retourner au preccint, j'essayais de joindre Rick une nouvelle fois, sans plus de succès. Le fait que je ne puisse pas le contacter, commençait sérieusement à m'inquiéter. Je réessaierai plus tard. Pour le moment, je devais me focaliser sur ce qui était arrivé à Espo. C'est lui qui avait le plus besoin de moi aujourd'hui.
Une fois au preccint, je me rendais devant le tableau blanc pour y ajouter les nouvelles avancées. Puis je convoquais tous les agents pour un briefing. On n'avait pas grand chose pour le moment, c'est pourquoi il fallait avancer et vite. Je chargeais deux agents de trouver s'il y avait des caméras de surveillance dans le quartier qui pourraient nous donner un portrait de notre agresseur.
De plus le détective Ryan ne s'est pas montré depuis hier et il reste injoignable pour le moment. Ce qui veut dire qu'il est possible qu'il soit victime de cette affaire également. Je veux que vous restiez à l'affut de la moindre piste quant à l'endroit où notre agresseur pourrait les retenir. Expliquais-je.
Il fallait maintenant que j'aborde un autre point. La famille. Je n'avais aucune idée si Esposito avait de la famille et si elle était à New York. Il faudrait donc que quelqu'un fasse des recherches. En tout cas, je ne l'avais jamais entendu parler d'une sœur ou d'un frère. C'est donc un peu honteuse de ne pas avoir ce genre de renseignements que j'ajoutais :
- Il faudrait également contacter sa famille. Je ne sais pas s'il en a et si elle se trouve à New York. Inspecteur Karpowski, vous pouvez vous en charger ?
Elle acquiesça de la tête. Il n'y avait aucune question. Tout le monde avait compris que la vie de deux collègues était en danger et qu'il fallait agir au plus vite. Ils regagnèrent donc tous en silence leur bureau pour vaquer à leurs tâches respectives.
Je retournais également à mon bureau tout d'abord pour informer les autres preccints, qu'un des nôtres était gravement blessé et qu'on recherchait activement l'endroit où il pourrait être retenu. J'ajoutais qu'il était possible qu'un autre détective se trouve avec lui : le détective Ryan. Je joignais à ce mail une photographie récente d'Esposito et de Ryan. Puis je regardais les comptes en banque d'Esposito pour voir s'il n'y avait aucune anomalie.
Une heure plus tard, j'en étais toujours au même point. Il n'y avait rien d'anormal sur les comptes d'Espo et je n'avais pas de nouvelles ni du laboratoire médico-légal, ni de mes agents sur le terrain. J'allais me chercher un café et m'installais devant le tableau blanc. Qu'avait-il bien pu arriver à Esposito ? Autant que je sache, il n'avait de problèmes avec personne. La seule qui pouvait m'aider sur cette question, c'était Lanie. Or Lanie ne répondait pas non plus. Et je ne savais toujours pas s'il avait de la famille ou pas.
Et pourquoi Ryan et Castle ne répondaient pas non plus à leur téléphone ? Il devait forcément y avoir un rapport entre tout ça. Il devait y avoir une connexion que je n'avais pas faite. Je ne pouvais m'empêcher de penser que tout ce qui se passait, n'était pas un bon présage. Castle n'aurait jamais quitté New York sur un coup de tête sans me prévenir. Je notais sur un post-It de mettre un agent sur les caméras de surveillance autour des immeubles de Rick, Kévin et Javier afin de trouver ce qu'il s'était passé deux nuits plus tôt.
- Détective Beckett ? Jenny Ryan demande à vous voir. M'informa un agent en me sortant de mes pensées.
- Faites la attendre dans la salle de repos. Merci.
Si Jenny demandait à me voir personnellement, ici au preccint, ça n'était pas bon signe. Pour le moment je savais juste que Ryan ne répondait pas au téléphone et je priais intérieurement pour qu'elle ne soit pas venue me voir pour signaler sa disparition.
Étant moi-même bouleversée par les derniers évènements, intérieurement je ne serais probablement pas en mesure de la rassurer. C'est pourquoi je pris une à deux minutes avant d'aller la rejoindre, pour faire le vide dans mon esprit et me barricader derrière mon mur intérieur. Je devais limiter les dégâts sur mon cœur et sur le sien. Et pour faire ça, j'avais besoin de lucidité, j'avais besoin d'avoir l'esprit clair, et je ne devais pas laisser paraître mes sentiments. Et je devais surtout bien me comporter pour que Gates ne me retire pas l'enquête parce que je serais 'trop impliquée '.
Une fois en mode flic, j'allais la rejoindre. Elle regardait par la fenêtre et semblait ailleurs. Elle n'avait pas pris le temps de se maquiller et elle avait les yeux rouges. Ce qui voulait probablement dire qu'elle avait pleuré il y a peu de temps. Je ne pouvais pas me voiler la face plus longtemps : elle était là à cause de Kévin. Elle dû sentir ma présence parce qu'elle tourna son regard vers moi et se leva d'un coup :
- Kate ! Kévin n'est pas rentré hier soir et il ne répond pas au téléphone. J'ai peur qu'il lui soit arrivé quelque chose et je ne sais pas quoi faire ? Dîtes moi si vous savez quelque chose ou ce que je dois faire s'il vous plaît …
Je m'asseyais sur le canapé pour me laisser le temps de réfléchir à ce que j'allai lui répondre. Elle en fit de même, le regard toujours fixé sur moi.
- Jenny … Quand est-ce que vous avez vu Ryan pour la dernière fois ? demandais-je calmement.
Il y a deux jours. Le soir, je suis allée chez mes parents parce que ma mère est gravement malade. J'y ai donc passé la nuit. Lorsque je suis revenue le lendemain matin il n'était pas là et j'ai pensé qu'il était déjà ici. Mais lorsqu'il n'est pas rentré hier soir et qu'il ne répondait pas à mes appels, j'ai commencé à m'inquiéter.
Ce que Jenny venait de m'apprendre ne faisait que m'inquiéter un peu plus quant à ce qu'il s'était passé cette nuit là. C'est en effet depuis cette nuit là que plus personne ne répond au téléphone. J'étais persuadée qu'ils leur étaient arrivés quelque chose, ce qui compliquait les choses pour rassurer Jenny.
- Et quand je suis arrivée ici, j'ai vu le tableau blanc avec la photo de Javier. C'est lui la victime du meurtre sur lequel vous enquêtez ? La grosse flaque de sang c'est ça ? J'en ai entendu parler aux infos. Vous pensez qu'il pourrait arriver la même chose à Kevin ? ajouta-t-elle de plus en plus affolée.
- Nous enquêtons effectivement sur la disparition de Javier mais pour le moment rien n'indique qu'il ait été tué et rien n'indique que Kevin est lié à tout ça. Je vais mettre des agents sur sa recherche. Dis-je pour essayer de la calmer un peu.
- Merci Kate.
- Avez-vous remarqué quelque chose d'anormal récemment dans son comportement ?
- Non ! Tout allait pour le mieux !
- Vous n'aviez pas le sentiment d'être suivis ? Aucune personne étrange n'est venue frapper à votre porte dernièrement ?
- Non rien de tout ça … Dit-elle dans un soupir désespéré et en essuyant ses dernières larmes.
- Bien. Retournez chez vous Jenny, je vous appelle dès que j'ai du nouveau. Et appelez moi si jamais vous vous souvenez de quoi que ce soit d'accord ? Dis-je en lui tendant ma carte avec mes coordonnées.
- Oui, bien entendu. Encore une fois merci.
Je la raccompagnais jusqu'à l'ascenseur. Une fois que les portes furent refermées, je retournais à mon bureau. Cette fois j'avais la confirmation que quelque chose était aussi arrivé à Ryan, et probablement aussi à Castle. Et l'idée que ce qui était arrivé à Espo puisse arriver à Rick me fit monter les larmes aux yeux. Sa présence me manquait tellement. Et je ne voulais pas qu'on me l'enlève lui aussi. Je ne survivrai pas à ça. Entendant des pas arriver derrière moi, je me ressaisissais vite.
C'était l'agent Karpowski qui était chargée de retrouver la famille d'Esposito. Seule sa mère était marquée encore en vie dans son dossier. L'agent l'avait trouvé dans le New Jersey, dans un hôpital spécialisé pour les patients atteint d'Alzheimer. Elle avait contacté l'hôpital et elle avait appris que sa mère ne se souvenait même pas d'avoir un fils. Elle ne nous serait donc d'aucune aide. Elle avait aussi appris que cela faisait bien six mois qu'Esposito n'avait pas rendu visite à sa mère. Personne là bas ne serait donc en mesure de nous donner des réponses à nos questions.
Je la remerciais et me dirigeais vers le tableau pour y inscrire ''Détective Ryan ?''. Puis en dessous de la photographie d'Esposito, j'effaçais ''Contacter sa famille''. Je m'assis sur le coin de mon bureau pour voir le tableau dans son ensemble. Je n'avais vraiment pas grand-chose pour le moment. Pourtant si quelqu'un en voulait aux gars, il devait bien y avoir un indice concernant cette personne quelque part. Il ne me restait juste à savoir où trouver les informations concernant cette personne.
Gates m'appela ce qui me fit sursauter. J'étais tellement prise dans mes pensées que j'avais fait abstraction de tout ce qu'il y avait autour de moi. Elle voulait que je lui fasse un compte rendu de la journée. Elle était sur le point de partir. Cette affaire m'avait tellement préoccupé que j'en avais oublié l'heure. Il était déjà 20H. Je fis le point avec elle devant le tableau blanc. Lorsque j'eus fini, elle me dit que je devais rentrer me reposer, que je serais inutile si j'étais fatiguée. C'est donc un peu à contre cœur que j'éteignais mon ordinateur et que je rentrais chez moi dans ma crown victoria.
J'eus beaucoup de mal à trouver le sommeil cette nuit là. Une fois que je fus endormie, vers deux heures du matin, ce fut une nuit sans rêves qui m'accueillit. J'étais tellement épuisée par ce qu'il s'était passé ces derniers jours que ce fut mon réveil qui me sortit du sommeil le lendemain matin. Gates n'avait pas tord, je serais plus efficace maintenant que j'avais passé une bonne nuit de sommeil. J'éteignis mon réveil, pris une douche rapide et m'habillais sans même réfléchir à ce que je mettais. Une fois dans la cuisine, je bus ma tasse de café en moins d'une minute, fermais mon appartement et je partais pour le commissariat.
Comme d'habitude, à mon arrivée au preccint, il n'y avait pratiquement personne dans les bureaux. Je profitais donc du silence pour me poser devant le tableau blanc et continuer ce que je faisais la veille au soir. Apparemment, les indices n'avaient toujours pas envie de me montrer de nouvelles pistes puisqu'au bout d'une heure, rien ne m'avait encore sauté aux yeux. Les agents étaient pratiquement tous arrivés et s'étaient remis au travail. Chacun savait ce qu'il avait à faire et je n'avais même pas besoin de leur donner d'instructions.
Mon téléphone sonna. Il indiquait que l'appel venait de la morgue. Est-ce que Perlmutter avait trouvé des empreintes digitales ? Ce serait tellement bien !
- Beckett.
- Bonjour détective. J'ai trouvé quelque chose d'intéressant. Je pense que vous devriez descendre voir ça.
- J'arrive tout de suite.
Lorsque Perlmutter avait quelque chose d'intéressant, il ne valait mieux pas attendre. Je pris mon manteau et me dirigeais avec hâte vers l'ascenseur. Je n'avais pas encore atteint les portes qu'un agent s'interposa entre moi et l'ascenseur. C'était celle que j'avais chargé de regarder les caméras de surveillance.
- Détective Beckett ! Comme vous me l'avez demandé, je me suis occupée des caméras de surveillance autour des appartements des détectives Ryan et Esposito.
- Vous avez trouvé quelque chose d'intéressant ?
- Et bien justement, il est là le problème. Dans les rues aux alentours, les caméras ont toutes été coupées au même moment, comme s'il y avait eu une panne d'électricité sauf qu'il n'y en a pas eu. Elles ont été coupées pendant environ trois quart d'heure.
- Vous avez regardé s'il y avait des caméras dans le hall de leur immeuble ?
- Oui. Ce sont des caméras privées qui ne peuvent être contrôlées que si on accède au réseau de l'immeuble. Et elles ont aussi été coupées. Au même moment que les autres. Est-ce que je dois aller voir les gars de l'informatique pour qu'ils essayent de retracer qui a coupé les caméras ?
- Oui bonne idée, allez-y. A quelle heure ont-elles été coupées ?
- Entre 2H30 et 3H15 du matin, il y a deux nuits.
- Merci. Vous pouvez aller voir les informaticiens. Oh et j'aimerai aussi savoir si ce phénomène s'est également produit chez Castle. Je voudrais la réponse au plus vite, merci.
Tout ça m'avait au moins apprit une chose : Leur agresseur était un génie en informatique. Le problème, c'est que s'il arrivait à contrôler les caméras dans les rues de New York et dans les immeubles, il était tout aussi capable d'en faire de même avec celles du preccint. Je devais donc être la plus vigilante possible sur cette affaire. Je retournais vers le tableau blanc et notais les informations que je venais d'apprendre. Une fois ma tâche terminée, je repartais en direction de l'ascenseur. Ça faisait au moins cinq minutes que Perlmutter avait appelé et le connaissant, il devait déjà s'impatienter.
J'eus l'impression que l'ascenseur mit une éternité à descendre. Une fois que les portes s'ouvrirent sur le couloir de la morgue, je rejoignis le plus rapidement possible la salle de Perlmutter. Il était assis à une table, la boite à musique posée devant lui. Sans même se retourner, il commença à m'expliquer la raison pour laquelle il m'avait fait venir.
- Il n'y a pas d'empreintes digitales sur la boite, nulle part. Et je vous confirme que le doigt est bien celui d'Esposito.
- D'accord. Merci. Mais vous avez quelque chose d'autre n'est-ce pas ?
Il se tourna vers moi.
- En effet. J'étais en train d'examiner la boite sous tous ses angles lorsque j'ai découvert la présence d'un double fond. J'ai alors ouvert pour voir ce qu'il contenait et j'ai trouvé ceci : Une enveloppe contenant une feuille de papier pliée en quatre … Je n'ai pas encore regardé ce qu'il y a marqué dessus …
Il me tendit la feuille d'une main hésitante. Perlmutter n'avait pas l'habitude d'hésiter. Je me demandais ce qu'il pouvait bien y avoir de si surprenant. Je la lui pris des mains, convaincue qu'après tout ce qu'il s'était passé ces deux derniers jours, il ne pouvait rien m'arriver de pire. C'est à ce moment là que je compris son hésitation. Sur l'enveloppe était marqué à l'encre rouge : ''Détective Katherine Beckett''
