...

Pitch : ...

...

Pitch : ...

... Fais moi un calin mon p'tit matou !

Pitch : Non va crever !

Annecdote inutile : Ce midi... J'ai mangé... Du poireau...

Sur ce, c'est parti pour le second chapitre ! XD


Jamie referma la porte de sa chambre avec plus de force que nécessaire.

Il était sûr, malgré la saison plutôt chaude, d'avoir aperçut Jack Frost. Une part de lui disait que c'était impossible et pourtant il ne pouvait s'empêcher d'y croire.

Le petit garçon fil en trombe dans le couloir, faillit bousculer Sophie dans les escaliers et passa devant la cuisine où sa mère préparait le goûter.

"Quelle agitation !" lui lança-t-elle. "Où vas-tu comma ça ?"

"Euh… Dans le jardin ! Je ne serai pas long !"

C'était quatre heures de l'après-midi et il sortit dans l'allée – devenue fleurie au début du printemps –. Il scruta les environs, certains de ne pas avoir rêvé.

Puis il entendit une voix familière :

"Hey… ! Jamie !..."

L'interpelé courut vers l'endroit d'où provenait le chuchotement et arriva derrière la maison.

À l'ombre d'un arbre aux feuilles bien vertes, perché sur son bâton magique, l'attendait…

"Jack !"

Le brun sauta de joie et s'approcha de son ami immortel.

Ç"a faisait longtemps !" lui dit ce dernier. "Quoi de neuf ?"

"C'est plus pareil ici, sans toi… Je suis trop content de te revoir !"

Le gardien fit un large sourire tout en descendant de son perchoir puis ébouriffa les cheveux du premier enfant qui a crut en lui.

"Ce n'est pas encore l'hiver, bonhomme ! Mais passons, j'ai une mission pour toi."

Jamie pris un air curieux. Si Jack revenait en plein commencement de la saison chaude pour lui confier quelque chose, c'est que ça devait être important.

Le jeune homme siffla et la haie qui recouvrait le muret séparant le jardin de la rue se mit à bouger.

En sortit cinq chats, tous aussi colorés les uns que les autres.

"Jamie, je te présente, de gauche à droite, Carotte, Patate, Tomate, Pêche et Poireau !"

Frost avait eu une étrange idée : il avait renommée tout les animaux.

Visiblement, ils étaient visibles pour tous – enfants et adultes – sous forme de félins et, pour eux, miaulaient comme tout bon chat qui se respecte. Seul le garçon aux cheveux blancs, et sans doute les légendes en général, pouvait les entendre parler de manière parfaitement compréhensible. Ainsi il leur fallait des noms de chats pour éviter de semer la confusion.

C'était bien sûr celui qui avait été épargné par le sort qui avait choisit les prénoms, aux grands désespoirs de certains – une tornade grise et un ouragan noir qui avaient tenté de scalper l'esprit de l'hiver –.

Jamie contempla toute cette ménagerie avec des yeux ronds.

"Mais, Jack… Qu'est-ce que tu vas faire avec tous ces chats… ? Où les as-tu trouvés ?!"

"Et bien justement… Je les trouvais sympas et je pouvais pas les laisser trainer dans les poubelles…"

Il sentit soudains des envies de meurtres (deux exactement) à son égard et poursuivit son explication.

"Enfin bref je me demandai, Jamie, si tu ne pouvais pas t'occuper d'eux pendant un petit moment en attendant que je leur trouve une maison…"

Voyant l'hésitation de son jeune ami, il joignit ses mains en signe de prière.

"S'il te plait… Ils seront sages, promis, et tu auras juste à leur donner de quoi manger !"

L'enfant détailla de nouveaux les animaux et se dit que si ce n'était que ça et que sa mère ne s'en rendait pas compte…

Et puis Jack comptait sur lui.

"D'accord", accepta-t-il finalement. "Je vais essayer !"

"Jamie, t'es génial !"

Ils se tapèrent dans la main et le gardien annonça qu'il se mettait au travail immédiatement. Il laissa le petit brun en lui promettant de revenir aussi vite que possible.

Celui-ci reporta son attention sur les félins et sourit de toutes ses dents.

"Je vais aller vous chercher à manger ! Vous devez avoir faim…"


En attendant le retour du garçon, chacun se dispersa de son côté : Tooth alla explorer le coin, Sab s'installa au pied du seul arbre alentours et s'y endormi, North se mi à réfléchir à un moyen d'aider Jack dans son enquête,…

Pitch, lui, s'assit en plein milieu de l'allée, captivé par quelque chose se trouvant dans la maison.

"J'espère que t'as pas encore des idées tordues", le menaça Bunny en se plaçant à ses côtés. "Sinon…"

"Calmes-toi donc et regarde…"

Le lapin de Pâques suivit son regard et observa la porte-fenêtre du salon.

Un lévrier grattait la paroi transparente, lorgnant avec colère ces intrus qui osaient pénétrer sur son territoire mais ne pouvant pas sortir dehors.

Cela amusait le roi des cauchemars.

"Quelle pathétique créature… Voilà qui sera parfait pour passer le temps..."

"Euh… Si j'étais toi…" commença son compagnon de galère en se souvenant avoir déjà eu affaire à ce chien.

Mais Pitch ignora son avertissement à moitié formulé et grimpa les quelques marches de l'entrée afin d'atteindre la vitre qui donnait sur le séjour.

Il lança un coup d'œil railleur au pauvre animal et fit des allers-retours devant lui pour le narguer, ricanant haut et fort. Le chien de Jamie, de son côté, grondait et montrait les dents. Il faisait parfois crisser ses griffes sur le double-vitrage et poussait quelques aboiements furieux.

Les gardiens surveillaient tous désormais le jeu du croque-mitaine et ce dernier prenait un malin plaisir à titiller le lévrier – qui était deux fois plus grand que lui –.

Mais soudain, l'attention du canidé fut détournée et il disparut dans le hall d'entrée.

"Ah !" jubila le chat noir. "Tu as peur ?! Reviens donc ici sale cabot que…"

Le cliquetis de la porte qu'on ouvrait fut audible pour tout le monde.

Le battant fut poussé doucement d'abord puis il y eu un jappement frustré, le bruit d'une assiette qui se brise et le cri de Jamie :

"Habby ! NON !"

Trop tard.

Le chien surgit hors du couloir, dérapa dans l'escalier du perron et fonça sur le chat qui s'était moqué de lui.

Pitch lâcha un « Oh oh… » avant de prendre ses jambes – pardon, ses pattes – à son cou et de traverser le jardin à la vitesse de l'éclair.

Les autres félins s'étaient réfugiés en hauteur afin d'échapper à l'animal enragé et fixaient avec horreur le noiraud qui se faisait peu à peu rattraper...

Le poursuivit n'avait pas le temps de rejoindre les autres mais, devant lui, se trouvait la barrière avec, entre deux planches, un espace juste assez large pour le laisser passer.

Ni une, ni deux, il s'y faufila et déboucha en plein dans la rue.

Seulement, il ne put s'arrêter de courir car, en un bond, Habby avait franchi la palissade…

Le maître de la peur sentait son instinct de survie animal prendre le dessus, le forçant à trouver une solution au plus vite s'il ne voulait pas finir en jeu morbide et déchiqueté pour chien.

Un bref regard en arrière lui indiqua que les gardiens avaient sauté de leur abri aérien et suivaient maintenant la course-poursuite, cavalant sur le trottoir.

Il fit un dérapage plus ou moins contrôlé, qui tenait plus de la glissade, à l'angle d'une habitation et traça tout droit.

Pitch remarqua alors que son poursuivant ne faisait pas de même.

Lui, au moins, avait eu la présence d'esprit de s'arrêter au bord de la route…

Un crissement affreux, les ténèbres qui viennent d'elles-mêmes, les yeux qui se ferment par réflexe.

...

Le choc auquel s'attendait le roi des cauchemars ne vint pas. Ni aucune douleur ou sensation désagréable.

Il n'était même pas mort. Il était bien vivant.

Ouvrant un œil, il constata que le pneu du camion s'était stoppé à quelques centimètres seulement de son museau.

Il eut un rire nerveux en réalisant qu'il avait failli finir ses jours comme un vulgaire chat de gouttière, lui, le croque-mitaine !

Mais il entendit soudain la portière du conducteur s'ouvrir violemment et une voix tonitruante s'exclamer :

"Passe-moi l'filet, Zak ! On va s'en faire cinq d'un coup… !"

Il eut à peine le temps d'apercevoir les autres accourir à sa rencontre que des mailles blanches lui voilèrent la vue.

Se sentant soulevé, il hoqueta – miaula, plutôt – de surprise et roula dans le fameux filet qui ressemblait plus à une épuisette.

En trente secondes, ils furent tous balancer à l'intérieur du véhicule, dans une cage, et le moteur se remit en marche.

Par l'unique ouverture qui donnait un peu de lumière du jour, les immortels métamorphosés regardèrent la maison de Jamie s'éloigner, impuissants.


Le petit garçon voulu poursuivre la voiture mais il était trop tard.

Habby vient se frotter contre sa jambe, l'air un peu coupable, mais il l'ignora.

Jack n'allait pas être content…


La ville de Burgess possédait une petite SPA.

On y accueillait les chiens et les chats errants en attendant qu'on vienne les réclamer ou les adopter. Malheureusement, certains d'entre eux – les malades, les dangereux ou ceux dont personne ne voulait – finissait euthanasiés.

Lorsque la cage contenant les cinq félins que Boris et Zak avait capturé fut rentrée dans le bâtiment, Carmen – qui travaillait à l'accueil – s'écria :

"Mais qu'est-ce que c'est que ça ?! Ce sont des chats ?!"

"Apparemment", lui répondit Zak, un grand blond dégingandé de vingt-cinq ans. "Ils ont dû être teints par les gamins du quartier…"

En disant cela, il désigna du doigt les bestioles qui présentaient une couleur de poil anormale : à savoir North, Tooth et Sab.

La femme soupira en se plaignit de la mentalité des jeunes d'aujourd'hui et demanda à ce qu'on mette ces pauvres bêtes dans le couloir principal.

Ce fut Boris, quarantenaire bedonnant mais fort sympathique au goût prononcé pour la cigarette et la bière, qui se chargea du boulot. Il sortit tout d'abord le chat irisé qu'il plaça dans une sorte de cellule pour animaux, puis le doré, le rouge et le gris – que les camarades avaient prié de garder son sang-froid –.

L'homme les mis tous ensemble jusqu'au tour du plus maigrichon.

Ce dernier se débattait comme un beau diable, luttant pour sa liberté à coups de têtes, de dents et de griffes.

Il avait décidément le chic pour agacer les gens et on le jeta dans une autre cage, juste en face.

L'ouverture se referma sur un Pitch qui passa ses pattes avant entre les barreaux pour railler le lino de colère.

Puis il croisa le regard des gardiens.

Ils le contemplaient d'un air compatissant qui lui déplut et le père-noël lui confia, avec son accent russe :

"Ne t'inquiète pas… ! Jack viendra nous chercher…"

Frost ! Comme si il laisserait ce garnement venir le sauver ! Le croque-mitaine avait son orgueil…

Mais ces paroles le calmèrent et il se roula en boule sur le sol froid de sa prison.

Au bout du couloir, Boris discutait avec son collègue.

"Mes avis, p'tit gars, qu'y pass'ra pas les trois jours avec c'caractère ! Il est maigre comme tout, on voudra pas d'lui ! On l'aura piqué avant…"

Un frison parcourut l'échine du chat noir.

Il avait déjà échappé à la mort, ce n'était pas pour la revoir à nouveau !

Se logeant dans un coin sombre, il ne voulait pas voir les autres immortels. Il était certains qu'ils avaient entendus également.

Pour une fois, il comprenait ce que ressentaient les enfants qui, la nuit, ressentait sa présence dans l'obscurité…

Et il en vint à espérer que quelque chose se passe. Même le retour de ce bon à rien de Frost.


Dites vous que j'ai été gentille, normalement le chapitre aurait dû s'arrêter au moment où Pitch allait se faire écraser...

Pitch : Parlons en... TU VAS ME LE PAYER !

J'ai adoré écrire la scène du chien ! ^^

Pitch : Tu m'écoutes ?!

Un 'tite review ? :3