Merci encore à tous ceux qui me lisent et qui postent des review ! :)
Ce chapitre est un peu mieux que les précédents selon moi. Bonne lecture ;)
Chapitre 4
Il était quatre heures du matin quand je me réveillais de mon cauchemar. J'avais passé ma nuit à rêver que Castle se faisait tuer. N'en pouvant plus et n'ayant pas envie de retourner dormir, je décidais de me lever. Pour commencer je pris un bon bain pour me détendre. Quand l'eau commença à devenir froide, je sortais et allais m'habiller. Il était déjà presque cinq heures lorsque je prenais mon café. Il était trop tôt pour que j'aille au commissariat, il n'y aurait pas de nouvelles piste depuis la veille. Je décidais don cde me rendre au loft de Castle, tout d'abord pour voir si il était revenu, et puis ensuite, s'il n'y était pas, pour essayer de trouver des indices sur le mystérieux agresseur.
Il ne me fallut même pas dix minutes pour me rendre au loft. A cette heure là, il n'y avait pas trop de circulation dans New York. En passant devant chez le concierge, je m'aperçu qu'il n'y avait aucune lumière chez lui et qu'il était très facile de s'introduire dans l'immeuble tard dans la nuit. C'était probablement comme ça que le tueur s'y était pris, au moins pour Ryan et Esposito. Lorsque j'insérais ma clé dans la serrure, l'idée me vint alors que quelqu'un avait pu faire un double des clés de l'appartement de Castle, Ryan, Esposito ou Lanie afin de pouvoir rentrer plus facilement à l'intérieur. J'enverrais quelqu'un dans la matinée vérifier chez les serruriers de New York si quelques criminels s'étaient fait faire un double de leurs clés dernièrement. J'irais même moi-même chez quelques uns pour ne pas me laisser aller à mes émotions comme les jours précédents.
A l'intérieur du loft, tout était en ordre. Je regardais partout afin de voir si il ne manquait pas un objet quelque part, une piste, quelque chose de déplacé. Mais rien. Rien n'avait bougé. Au bout d'une heure de recherche, après avoir passé au peigne fin la chambre de Castle, Martha et Alexis, je descendais l'escalier pour aller me faire un café dans la cuisine. C'est alors que j'aperçu une tasse dans l'évier. Avec un peu de chance ça pouvais être celle du meurtrier ! Un rapide coup d'œil à ma montre m'indiqua qu'il était six heures trente. Il était trop tôt pour appeler la scientifique. Je pris alors les gants bleus qui me servaient d'habitude pour les scènes de crimes et qui se trouvaient dans mon manteau. Je pris également des sachets plastiques : un pour mettre la tasse à l'intérieur, un pour mettre quelques cheveux de Martha afin de pouvoir comparer son ADN à la tasse et une dernière pour faire de même avec Alexis.
Une fois la tâche accomplie, je me posais cinq minutes sur le canapé, soulagé d'avoir potentiellement trouvé quelque chose sur ce psychopathe sorti de nulle part. Un sourire apparu sur mes lèvres. Mais lorsque mes yeux se posèrent sur une photo de Castle et moi collés l'un à l'autre, mon petit sourire s'effaça bien vite. Je me levais d'un bond du canapé, prenait mon manteau et sortait en hâte de l'appartement.
Il était sept heures tapantes lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur le douzième étage inanimé à cette heure bien matinale. Comme d'habitude, j'étais la première rendue. Je m'installais à mon bureau et commençais à faire le peu de paperasse que j'avais à faire sur l'enquête en cours en attendant que les agents arrivent pour me faire leurs rapports et que je puisse leurs donner de nouvelles tâches.
Une heure plus tard, tout le monde était enfin rendu. Je rassemblais tout le monde pour un briefing.
- Bien je voudrais savoir où nous en sommes sur les caméras. Demandais-je.
- Les informaticiens n'ont rien pu faire. Ils ne peuvent pas récupérer ce qui a été coupé car ça a été enregistré sur un ordinateur externe. Répondit l'agent chargé de ça.
- Et ils n'ont pas essayé de remonter jusqu'à cet ordinateur ?
- Si, mais ils n'ont pas réussi, il y avait trop de protections à cracker. Ils continuent d'essayer actuellement parce que j'ai insisté sur l'importance de l'enquête mais ils ne promettent rien.
- D'accord. Merci. Quelqu'un a quelque chose à ajouter ?
Comme personne ne répondait, j'enchainais avec les serruriers. Je fis trois équipes de deux personnes dont Karpowski et moi. Sur un plan de la ville, je distribuais des secteurs à chaque groupe. Puis avant de partir je chargeais quelqu'un de descendre à la scientifique pour transmettre la tasse et les échantillons d'ADN et de me tenir informée des avancées.
Il était déjà presque midi. Tous les serruriers avaient accepté de nous donner la liste de leurs clients de la semaine précédente et la semaine en cours. Après un furtif regard sur chaque liste, je n'avais vu aucun nom connu, rien qui ne me rappelais un ancien criminel. Aucun nom qui sortait tout droit d'un film, bref rien de suspect. J'espérais franchement que cette pseudo piste pourrai mener quelque part. J'espérais que les autres équipes aient trouvé quelque chose mais le fait que je n'ai reçu aucun appel n'annonçait rien de bon.
Je proposais à Karpowski d'aller manger un sandwich rapidement quelque part si elle avait faim mais elle déclina gentiment l'offre en disant que l'enquête passait d'abord et que de toute façon, elle n'avait pas encore faim. On entra alors dans la boutique du dernier serrurier dans notre zone de New York. Comme les précédents, l'homme de voulait pas que le police reste trop longtemps dans sa boutique. C'est pourquoi il nous donna la liste en moins de dix minutes sans trop protester.
Comme dans les précédents magasins, je regardais rapidement à la liste qu'il venait de me donner. Rien sur la première page. Rien sur la deuxième non plus. Je poussais un soupir et tournais la page. C'est alors que mes yeux se posèrent sur un nom qui m'était plus que familier. Mon cœur se serra et la boule dans mon estomac réapparut.
- Excusez-moi de vous déranger plus longtemps monsieur mais est-ce que vous vous souvenez de cette personne ?
- Oh Oui ! C'était une belle femme ! Blonde, un peu petite mais super jolie. Je m'en rappelle parce qu'elle était tellement pressée quand elle est venue récupérer ses clés qu'elle n'a même pas pris le temps de regardé à quoi je ressemblais. Et puis j'ai aperçu sa bague de mariage. Alors j'ai laissé tomber. Elle m'a donné un pourboire parce que j'avais été rapide pour lui faire les doubles des trois clés différentes qu'elle m'avait données.
- Et quand est-ce que ça s'est passé ?
- Lundi soir madame.
- Merci.
Lundi soir. Soit une nuit avant que tous mes amis disparaissent mystérieusement. Je ressortis du magasin, Karpowski sur mes talons. D'un pas rapide je rejoignais ma voiture. Une fois à l'intérieur, je restais un petit moment le regard dans le vide, complètement perdue, cherchant des réponses à des questions qui n'avaient pas de sens.
- Détective, quel nom avez-vous vu sur cette liste ? Demanda doucement Karpowski.
- … Jenny Ryan. Jenny Ryan était inscrit sur cette liste. Jenny a fait faire trois doubles de clé la veille du premier meurtre.
- Ça ne signifie rien détective. En plus si mes souvenirs sont bons, elle avait un alibi non ?
- Alibi qui n'as pas été vérifié parce qu'il avait aucune raisons d'être vérifié jusque là.
Quand je fus de retour à mon bureau, je me connectais à mon ordinateur pour trouver le numéro des parents de Jenny. Une fois que je l'eu noté, je les appelais pour confirmer, ou non, l'alibi de Jenny. Malheureusement, ils me répondirent que Jenny était passé dans l'après midi mais qu'elle était reparti autour de dis huit heures quarante. Une fois l'appel terminé, je posais ma tête entre mes mains complètement déboussolée. Karpowski qui m'avait observé du coin de l'œil vint prendre des nouvelles. J'inspirais profondément puis, détournant son regard, je lui demandais de ramener Jenny Ryan en salle d'interrogatoire.
La question qui se posait maintenant était : pourquoi Jenny ? Quel intérêt aurait-elle eu à tuer son mari et ses meilleurs amis pour faire souffrir leur patronne ? Et puis il fallait être réaliste, Jenny n'avait rien d'une psychopathe. Et, je ne savais pas grand-chose d'elle mais, jusque là, je ne lui connaissais aucune passion pour les boites à musiques. Non vraiment, ça n'avait aucun sens. Mais si les preuves prouvaient le contraire, alors je ne pourrais pas nier l'évidence. Alors que les questions se bousculaient dans ma tête, j'entendis des pas arriver derrière moi.
Cela faisait dix minutes que j'essayais des tenues devant mon miroir en attendant d'en trouver une convenable. Une fois que j'en eu trouvé une, je pris une veste qui allait avec ainsi que les bidons contenant le sang de ma victime que j'allais étaler dans une rue de New York avant de passer un coup de fil anonyme aux flics pour leurs donner l'adresse. Avant de sortir, je vérifiais si les menottes aux poignets de mes victimes étaient bien mises. Une fois que tout fût parfait, je me penchais sur mon auteur préféré pour lui expliquer ce qui allait se passer.
- Je vous laisse pour l'après midi, je reviendrais en fin de soirée. Je compte aller voir ta petite amie parce qu'elle doit se sentir bien seule en ce moment et elle doit avoir grand besoin d'un ami, voir plus si affinité. Parce qu'une fois que tu ne seras plus de ce monde, il ne restera plus que moi pour la consoler. Soit sage jusqu'à ce soir.
Il ne pouvait pas parler à cause su scotch que j'avais collé sur sa bouche et il était de toute façon trop fatigué pour faire le moindre geste contre moi. Mais il trouva quand même assez de force pour soutenir mon regard afin de me faire comprendre que si jamais il survivait, il me le ferait payer cher. Je lui souris alors tendrement tout en faisant non de la tête pour lui faire comprendre que de toute façon, cette salle serait sa tombe. Puis j'ouvrais la porte et m'en allait vers ma mission.
- Kate !
Je connaissais cette voix. Ce n'était pas celle de Castle mais c'était celle d'un ami. C'était la voix d'Alex Conrad. C'était le ''petit écrivaillon'' qui avait voulu prendre Castle pour mentor mais que Rick avait envoyé voir ailleurs parce qu'il se rapprochait trop de moi. Il avait alors fini par trouvé deux ''muses'' en Ryan et Esposito. A se souvenir, un sourire apparut sur mes lèvres.
- Alex ! Ça fait longtemps ! Ça va ?
- Oui ça va très bien ! Et toi ça va ?
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- J'ai fini mon premier livre et j'aimerais savoir si Rick était là pour qu'il le lise et me conseille.
Ma tête du en dire long sur comment je me sentais et sur l'endroit où se trouvait Castle puisque son sourire disparut dans les dix secondes qui suivirent. Il me demanda alors se qu'il se passait. Alex était un écrivain, certes, mais c'était aussi quelqu'un de très gentil en qui Castle avait confiance, et par conséquent, en qui j'avais confiance. On ne s'était côtoyé que pendant une semaine mais on était devenus quelque peu amis et maintenant, j'avais vraiment besoin d'un ami à qui parlé, puisque tous les autres étaient des prisonniers sur le point de mourir quelque part dans New York.
Un agent arriva pour me signaler que Jenny attendait dans la salle d'interrogatoire numéro 3. Alex me demanda s'il pouvait assister à l'interrogatoire derrière le miroir. Comme Gates arrivait, je lui dis que ça n'allait pas être possible mais que je le tiendrais informé. Une fois que j'eu informé Gates des avancées de l'enquête, elle me suivie jusqu'à la salle d'interrogatoire pour suivre celui-ci depuis le miroir. J'entrais dans la salle. Jenny paraissait complètement paniquée.
- Kate ! Pourquoi est-ce que des agents sont ont eu besoin de me menotter pour me conduire jusqu'ici ? Hier, on m'a informé que Kévin était probablement mort et aujourd'hui je me retrouve suspect numéro un c'est ça ?
- Calmez-vous madame Ryan. Assoyez-vous s'il vous plait.
Elle me dévisagea pendant de longues secondes puis fini par s'assoir.
- Où étiez-vous lundi dans la nuit ?
- Je vous l'ai déjà dit j'étais chez mes parents cette nuit là.
- Nous avons vérifié. Vos parents disent que vous êtes partie vers 18h40 et que vous n'êtes pas revenue après.
- Je ne trompais pas Kévin si c'est ce que vous voulez savoir.
- Il va me falloir plus que ça.
- Très bien. Je suis sortie avec des amies et j'ai dormi chez l'une d'entre elles.
- Je pourrais avoir des noms ?
- Ecoutez Kate, Kévin à été tué hier et ce n'est certainement pas moi qui l'ai tué ! Je l'aimais Kate ! Je l'aimais plus que tout au monde !
Jenny se mit à pleurer. J'attendis qu'elle se calme un peu puis je recommençais sous un autre angle, en essayant de ne pas y aller trop fort. Mes tripes me criaient que Jenny n'y était pour rien mais il fallait encore que je le prouve.
- Lundi vous avez été faire des doubles de trois clés différentes. A quoi correspondaient-elles ?
- C'était des doubles pour mes parents. Ils n'arrêtent pas de les perdre alors ils m'ont demandé de faire faire des doubles de leur porte d'entrée, de leur voiture et de leur garage.
- Pourquoi étiez-vous si pressé de partir du magasin ?
- Parce que j'étais en retard pour me rendre chez eux.
Je quittais la salle pour rejoindre Gates derrière le miroir. Elle fut d'accord avec moi sur le fait que Jenny n'avait pas le profil de notre tueur. Et un deuxième coup de téléphone à ses parents confirma le fait que les clés étaient bien pour eux. Je décidais donc de relâcher Jenny puisque plus aucune preuve n'était contre elle.
Alors que j'informais Alex que nous n'avions pas le bon tueur, mon téléphone sonna sur mon bureau. Un nouveau meurtre venait d'être commit. Alex voulu venir avec moi. Comme je ne pouvais pas le laisser seul au preccint, j'acceptais. Je mis une demie heure pour traverser New York jusqu'au lieu du crime. Une fois que je fus garée, je demandais à Alex de rester dans la voiture car il ne pouvait pas aller sur la scène et que je ne voulais pas qu'il voit à quoi elle ressemblait. Après tout, il restait un journaliste.
Elle n'était pas différente des différentes. Toujours la flaque, toujours la boite à musique au milieu. Perlmutter était encore là, à relever des échantillons de sang. Cette fois, c'est lui que j'allais voir en premier. Malheureusement, le tueur était toujours aussi méticuleux. Il n'avait une fois de plus laissé aucun indice derrière lui. Il venait de finir ses prélèvements. Il me dit qu'il me tiendrait informé lorsqu'il aurait les résultats mais que comme il se faisait tard, ça ne serait probablement pas avant le lendemain.
Ensuite je me dirigeais vers les agents qui avaient découvert la scène. Une fois de plus, ils étaient venu car ils avaient reçu un appel anonyme leurs indiquant de se rendre ici. Il y avait des immeubles avec des fenêtres donnant sur la rue tout autour. Je chargeais des agents d'aller interroger les habitants au cas où certains aient aperçu quelqu'un.
Une heure plus tard, alors que je me trouvais avec Alex en train de chercher des nouvelles pistes, un agent vint me trouver avec un témoin. C'était un petit garçon qui se trouvait à sa fenêtre lorsqu'il avait vu une silhouette toute habillée de noir portant un bidon vider de la peinture rouge partout par terre. Hélas, il ne pu seulement dire que c'était un homme. Il était trop petit pour comprendre ce qui s'était réellement passé et par conséquent, il pouvait difficilement évaluer la taille ou le poids de l'homme. De plus le fait qu'il l'ai vu d'en haut compliquait les choses encore plus pour lui.
Aucun autre témoin ne fut trouvé. Au bout d'un certain temps, Perlmutter m'appela. Il me dit qu'il était resté plus tard pour les analyses car il connaissait l'importance de l'enquête et par respect pour la victime.
- Le sang ne correspondait pas à la base de données.
- Sidney si vous ne pouvez pas identifier la victime ce n'est pas grave. Vous continuerez demain. Il est 21H !
- Non, je l'ai identifiée détective. C'est un match avec un des échantillons d'ADN que vous nous avez transmit ce matin. Le sang correspond à Martha Rodgers.
