Merci pour vos reviews ! ça fait plaisir ! J'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture ;)


Chapitre 5

Lorsque Alex vu ma détresse, il me proposa de prendre le volant pour me ramener chez moi. En effet cela était plus prudent. Mon corps tout entier tremblait et les larmes qui me montaient aux yeux m'empêchaient de voir correctement ce qu'il se passait devant moi. Et puis de toute façon mon cerveau n'était pas capable d'analyser quoi que ce soit qui se passait. La dernière phrase de Perlmutter tournait en boucle dans ma tête : ''Le sang correspond à Martha Rodgers''. Martha était si gentille et agréable. Comment pourrait-on lui vouloir du mal comme ça ? Elle n'avait jamais rien fait qui ne soit punissable de mort.

J'avais retenu mes émotions toute la journée mais après tout ça, ce n'était plus possible. Je ressentais un mélange de tristesse, de haine et de colère. Tous mes proches étaient en train de mourir petit à petit. C'était plus que ce que je pouvais endurer. Cela ne faisait que quelques mois que je connaissais l'identité du dragon et qu'il ne me menaçait plus de mort et un autre taré avait déjà reprit le contrôle de ma vie. Mais pourquoi est-ce que j'attirais tous les déséquilibrés mentaux comme un aimant ?!

Mes pensées se tournèrent alors vers Alex. Et si le tueur décidait de s'en prendre à lui parce qu'il était mon seul ami en ce moment ? Je devais lui demander de partir pour le protéger. C'est alors que je me tournais vers lui pour lui dire le fond de mes pensées lorsque je m'aperçus que je me trouvais déjà sur le canapé de mon salon. Il était si attentionné envers moi. Il ne savait probablement pas que moi et Castle étions en couple à présent. C'était une chose de plus qu'il fallait que je lui dise.

Castle. Rick. Sa présence me manquait tellement. Ses blagues qui détendaient toujours l'atmosphère. Et surtout sa manière de m'aider à résoudre les enquêtes. De toujours trouver la chaussette dépareillée. Tout en lui me manquait. J'espérais seulement pouvoir le sauver à temps. Qu'il ne soit pas la prochaine victime. Qu'il n'y ait pas de prochaine victime d'ailleurs.

Alex il faut qu'on parle …

Il se rapprocha de moi et me prit dans ses bras et commença à me bercer tout en me caressant les cheveux pour essayer de m'apaiser et de calmer mes tremblements.

Chuuuut Kate. Ça va aller. On pourra parler plus tard. Pour le moment, essaye de te reposer d'accord ?

Je n'aimais pas être comme ça. Si vulnérable. Surtout dans les bras de quelqu'un que je connaissais à peine. Seul Rick avait le droit de me voir comme ça. Il était le seul que j'autorisais à me voir comme ça. Mais ce soir, j'étais trop faible pour me battre contre Alex. Et lorsqu'il mit une musique relaxante depuis son portable, je me sentis partir peu à peu. A peine dix minutes plus tard, je m'endormis dans ses bras.

Lorsque je me réveillais aux premières lueurs du jour, je me trouvais dans mon lit. Seule. Heureusement pour moi, Alex n'avait rien fait d'inapproprié. Je portais encore les vêtements de la veille. Il m'avait juste installé dans mon lit. Je me changeais rapidement et descendais dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner. A ma grande surprise, Alex ne se trouvait pas là. Il n'avait pas passé la nuit dans mon appartement. Un mot se trouvait sur le plan de travail :

Kate,

Je suis rentré chez moi pour la nuit.

Je ne pouvais pas rester j'avais des choses à faire.

Je passerais te voir au preccint dans la journée

pour savoir comment tu vas.

Alex.

Ce n'était pas plus mal qu'il n'ait pas dormi là finalement. Cela me permettrait de me remettre au boulot plus vite. Je mangeais un petit gâteau rapidement et avalais ma tasse de café en moins de temps qu'il ne faut pour le dire puis partais en direction du preccint.

Pour la première fois de toute ma carrière, j'étais en retard. Mon réveil n'avait pas été enclenché et j'étais tellement fatiguée par les évènements de la veille que je ne m'étais pas réveillée avant neuf heures. Par conséquent, je m'étais retrouvée coincée dans les bouchons. C'est pourquoi, il était dix heures quand je franchissais les portes du commissariat. Pour ne pas perdre plus de temps, je me rendais directement à la morgue. Tout d'abord pour voir ce que contenait la boite à musique cette fois. Et ensuite pour savoir si Perlmutter avait fini de faire l'analyse l'ADN de la tasse.

Gates n'était pas là cette fois. Mais lorsque je demandais à Perlmutter d'ouvrir la boite, il me dit qu'il venait d'appeler la capitaine, et qu'avec ma permission, il préfèrerait qu'elle soit là avant de commencer. J'acquiesçais de la tête. Dix minutes plus tard, Gates fit son entrée dans la morgue. A ma grande surprise, elle ne fit aucun commentaire sur mon retard. Elle m'adressa même un petit sourire en me disant bonjour.

La boite à musique semblait normale en apparence. Toujours le même bois que pour les précédentes. Lorsque Perlmutter l'ouvrit, je me rendis compte que l'intérieur n'avait rien à voir avec l'extérieur. Elle était entièrement peinte d'une couleur qui rappelait la couleur d'oxydation de la statue de la liberté. Y compris le doigt de Martha qui se trouvait à la place de la danseuse, une fois de plus. Pourquoi est-ce que les boites à musique étaient toutes différentes ? Était-ce juste une fantaisie du tueur ou est-ce que ça signifiait quelque chose ? Impossible à dire. Mais ça devait bien avoir un sens pour le tueur. Ou alors c'était pour me conduire sur une fausse piste …

Gates demanda à Perlmutter de faire une photographie de l'intérieur de la boite à musique afin qu'on puisse l'accrocher sur le tableau blanc. Puis elle se retira. Lorsqu'elle fut suffisamment loin pour ne pas l'entendre, Perlmutter marmonna en regardant les portes qu'elle venait de passer :

- Et vous voulez ma photo aussi ? Je ne suis pas photographe, je suis médecin légiste !

Sa remarque me fit sourire. Il n'avait pas tord. Ce n'était pas à lui de prendre les photos. Je lui proposais d'envoyer quelqu'un pour le faire à sa place ce qu'il accepta gentiment. Il me demanda ce qu'il pouvait faire de plus pour moi. On en vint alors aux résultats ADN de la tasse. Il avait effectivement fini les analyses. L'ADN ne correspondait pas aux échantillons que je lui avais donné la veille et elle ne correspondait pas non plus à celles de la base de données.

En revanche, il avait analysé le reste de liquide que contenait la tasse et il avait pu me donner une fourchette des heures auxquelles ce thé avait pu être consommé. C'était entre deux et cinq heures du matin mardi le soir où tout le monde avait disparu. Et ça correspondait parfaitement à la période où les caméras avaient été désactivées. Donc le point positif c'est qu'à présent, nous avions l'ADN du tueur. Nous avions une preuve irréversible de son identité.

J'en profitais également pour lui demander s'il avait analysé l'eau qui se trouvait dans la boite à musique correspondant à la flaque de Ryan. Il avait effectivement fait les tests et m'avait envoyé le rapport sur mon bureau la veille au soir, juste avant d'être appelé pour la flaque de sang de Martha. L'eau provenait de l'Hudson mais il ne pouvait pas être plus précis sur l'endroit d'où elle provenait. Cela ne faisait pas beaucoup avancer les choses mais cela devait forcément nous mener quelque part parce qu'un psychopathe aussi méticuleux que ''XXX'' ne faisait rien au hasard.

Une fois cette entrevue terminée, je montais à mon bureau. Quand les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, le silence se fit dans la salle. Au début, je pensais que c'était par pur respect pour ce que je vivais en ce moment, bien que je n'ai pas besoin d'autant de compassion. Mais quand je découvris la lettre avec mon nom dessus qui se trouvait sur mon bureau, je compris pourquoi ce silence froid régnait autour de moi. J'ouvris rapidement la lettre. Cette fois elle avait été rédigée à l'ordinateur. Il n'y avait pas grand-chose de marqué dessus. Juste quatre mots. Quatre petits mots qui me firent enrager :

Plus Que Quatre Jours

Sans aucune hésitation, je retournais vers l'ascenseur. Premièrement je devais donner la lettre à Perlmutter au cas où il y aurait des empruntes digitales, même si je n'y croyais pas trop. Et deuxièmement je voulais aller interroger le vigile qui avait été de garde pendant la nuit pour savoir si quelqu'un était entré dans le preccint.

- Détective Beckett ! Je vous manquais déjà ? dit simplement Perlmutter quand j'entrais dans la morgue.

Il réalisa la manipulation devant moi. Pas d'empruntes. Comme c'était prévisible ! Je le remerciais et reprenais mon chemin vers les vigiles qui se tenaient à l'entrée de l'immeuble. Par chance, le vigile qui était de garde hier soir était toujours là. Il m'informa qu'aucune personne étrangère ne s'était présentée dans la nuit. Le peu de personnes qu'il avait laissé passer était des visages familiers.

Une fois de plus, la piste ne menait nulle part. Et je commençais à en avoir marre de me faire balader comme ça. Je n'aimais pas du tout ce jeu. J'avais besoin de mes amis. Vivants. J'avais besoin de Rick. Il était le seul à pouvoir m'empêcher de me refermer sur moi-même. Et sans lui, je rechuterais, je reconstruirais mon mur, et je me retrouverais encore plus seule qu'avant. Non. Je ne pouvais pas le perdre lui aussi. Je ne pouvais plus perdre d'autres proches. Retenant ma colère au fond de moi, je remerciais le vigile et retournais à mon bureau.

Aucun crime n'était parfait. La perfection n'existait pas. Il devait forcément y avoir quelque chose, un indice, même tout petit, dans un des rapports qu'on m'avait donné. Assise en tailleur sur ma chaise de bureau, je relisais minutieusement tous les rapports que Perlmutter m'avait fait transmettre. Il n'y avait aucun bruit dans la salle. Tout le monde me laissait l'espace dont j'avais besoin, n'osant pas m'interrompre. La plupart était partis en pause déjeuner. Ceux qui restaient, se contentaient de chuchoter, même lorsqu'ils répondaient au téléphone.

De toute façon, j'étais tellement déterminée à trouver cette ordure que rien ni personne ne pouvait me sortir de mes pensées. J'étais dans mon monde, dans ma bulle, en train d'essayer de reconstituer ce qu'il avait bien pu arriver, qui cet homme pouvait-il bien être pour m'en vouloir autant. Mais lorsque quelqu'un fit tourner ma chaise d'un coup et que mon nez se retrouva brusquement face à un sandwich et un café, je fus contrainte de relever la tête pour voir de qui il s'agissait, réveillant ainsi une petite douleur dans ma nuque.

- Alex ? Dis-je tout en me massant le cou.

- Il est quatre heures de l'après midi et on m'a dit que tu n'avais pas fait de pause depuis ce matin. Alors je pense que c'est bien que tu t'investisses autant dans cette enquête, mais ce serait aussi bien que tu manges un peu. Et comme ton Roméo n'est pas là, c'est moi qui prend soin de toi. Mange.

- Merci mais je n'ai pas faim. Il ne va pas tarder à faire une nouvelle victime, je dois bosser. Tiens, regarde ça. Dis-je en lui tendant le papier que j'avais trouvé sur mon bureau le matin même.

Il me prit le papier des mains et m'ordonna de manger une fois de plus. J'avais faim et soif, il n'avait pas tord sur ce coup là. Et je savais qu'il ne lâcherait pas le morceau tant que je n'aurais pas mangé un peu. Je pris une bouchée de mon sandwich et retournais à mes rapports. Son regard était posé sur moi. Il me fixait. Je n'arrivais pas à me concentrer. Je me retournais vers lui et lui demandais pourquoi il me fixait comme ça. Pour toute réponse, il me tendit mon sandwich. Je soupirais et reprenais une bouchée.

- Tu as de nouvelles pistes ?

- Non. Il n'y a absolument aucun indice dans ces rapports. Mais il doit bien y avoir quelque chose.

- Laisse-moi t'aider. Tu as une idée de qui pourrait-être la prochaine victime ?

- Non mais je ne préfère pas y penser. Tiens, lis ça. Il faut trouver la chaussette dépareillée.

- Il faut faire quoi ?

Je le regardais incrédule. Bien sûr qu'il ne comprenait pas ce que je voulais dire. C'était une expression que Castle employait tout le temps mais Alex ne le savait pas. Il ne pouvait pas comprendre. Je lui ré-expliquais avec des mots plus simples et nous nous mîmes au travail.

A 21h, je me redressais sur ma chaise pour m'étirer tout en baillant. Nous n'avions toujours rien trouvé. Alex décida qu'il était tant pour lui de rentrer chez lui et me conseilla de faire pareil. Je restais encore un peu pour étudier le dernier rapport de plus près, celui de Martha. Mais une fois de plus, il n'y avait rien de concluant dessus. J'étais tellement contrariée d'avoir à faire à un tel maniaque de la perfection que, même s'il était déjà plus de minuit, je décidais de rester et de réfléchir à la personne qui pouvait bien m'en vouloir autant. De toute façon, que je reste au preccint ou chez moi, je n'arriverais pas à dormir. Alors autant être efficace en restant ici.

La personne qui était à l'origine de tout ça, me connaissait suffisamment pour savoir quelles personnes étaient mes amis les plus proches. Je savais qu'il était bon en informatique et que c'était un maniaque de la perfection. Mais je n'avais jamais vraiment réfléchi au fait qu'il puisse avoir un complice ou non. Et comme nous n'avions aucun corps, cela rendait les choses plus difficiles. L'agresseur devait au moins être quelqu'un que je connaissais. Quelqu'un à qui j'avais fait du mal sans vraiment le savoir. Ça pouvait très bien être un de mes ex-petits copains.

Josh était en Afrique, Sorenson en Europe et Demming était passé à autre chose d'après ce que Ryan et Esposito avaient trouvé quelques semaines auparavant. Ça ne pouvait donc pas être eux. Je n'avais jamais vraiment eu d'autres petits copains. Ça avait juste été des amourettes d'une semaine au lycée ou des coups d'un soir. Rien de très concret. Qui d'autre pouvait bien avoir une dent contre moi ? Nathalie Rhodes ? Peu probable. A moins que le Dragon se venge de moi une fois de plus, pour avoir essayé de le mettre hors jeu. Ça m'étonnerait beaucoup mais il faudrait quand même que je vérifie au petit matin.

A deux heures du matin, mon portable sonna. Il y avait eu un nouveau meurtre. Merde. Ce salaud avait frappé encore une fois et je n'avais pas été capable d'anticiper une fois de plus. J'étais en train de perdre à un jeu stupide et j'étais en train de perdre toutes les personnes qui comptaient le plus pour moi au compte goutte. Je courrais vers les escaliers, pas le temps d'attendre l'ascenseur, et montais dans ma voiture moins d'une minute plus tard.

L'avantage est qu'à cette heure là il n'y avait presque personne dans les rues de New York. En dix minutes je m'étais rendue sur la scène de crime. Je me dirigeais rapidement vers Perlmutter. Il ne m'indiqua pas plus de choses que d'habitude. Toujours le même mode opératoire. Il m'indiqua cependant qu'il ferait les analyses dans la nuit car il en avait marre de ce ''monstre '' et il voulait que je le retrouve au plus vite. Je le remerciais et interceptais un agent qui passait près de nous pour savoir qui avait découvert la scène de crime. L'agent hocha la tête ce qui me fit jurer.

- Si vous m'aviez posé la question j'aurais pu répondre Détective. Dit Perlmutter sans détourner le regard de ses échantillons. C'est votre jeune homme là bas qui l'a trouvé. Ajouta-t-il en penchant la tête vers la droite.

Je tournais à mon tour la tête vers la droite. Mon cœur se serra brusquement et mes yeux se transformèrent en deux billes rondes. C'était Alex qui avait découvert la scène de crime. Mais qu'est-ce qu'il faisait là à une heure pareille ? Je me dirigeais vers lui d'un pas décidé et demandais à l'agent qui était en train de lui poser des questions de nous laisser. Un silence s'installa. Aucun mot n'arrivait à sortir de ma bouche. Et si c'était lui le tueur psychopathe ? Impossible. Je ne pouvais pas croire ça. Comme je n'arrivais pas à lui poser les bonnes questions, il prit la parole en premier. Il me demanda de me calmer puis il m'expliqua tranquillement qu'il n'arrivait pas à dormir à cause de cette stupide enquête et qu'il avait passé la soirée dans un bar pas très loin. C'est en rentrant chez lui à pieds qu'il avait découvert la scène et appelé la police.

- Pourquoi tu ne m'as pas appelé directement ?

- Parce que j'ai oublié mon portable chez moi. Je suis tout de suite retourné au bar pour leur demander d'appeler la police pour signaler un meurtre. Je ne connais pas ton numéro par cœur, je n'ai pas pu leur donner.

Ensuite il me proposa de me ramener chez moi. Mais je ne voulais pas rentrer chez moi. Une nouvelle flaque venait d'être découverte et je devais savoir de qui il s'agissait et je devais trouver XXX. Je lui appelais un taxi et remontais dans ma voiture jusqu'au preccint.

Lorsque j'arrivais à la morgue, Perlmutter n'avait pas encore fini les analyses. Je ne lui en voulais pas, il n'avait pas encore eu le temps. Il me proposait d'ouvrir la boite à musique lorsque Gates rentrait elle aussi dans la morgue. Elle lui fit signe de continuer. La musique n'était pas la même que d'habitude. Ce n'était pas juste une mélodie mais une chanson avec des paroles. Ce n'était pas de l'anglais. Cela ressemblait à une langue latine, peut être du français. Je ferais venir les experts pour en avoir le cœur net et pour si possible avoir une traduction des paroles au cas où elles aient une signification.

Il y avait pleins de tour Eiffel dessinées à l'intérieur de la boite. Le doigt était toujours là, à la place de la danseuse. Le tueur lui avait dessiné deux traits pour les yeux et un autre pour dessiner le sourire de la bouche. Il se moquait clairement de moi. Il avait également ajouté une mèche de cheveux nouée autour du doigt comme un nœud papillon. C'était des cheveux roux. Une larme coula sur ma joue. Le doigt et la flaque appartenaient probablement à Alexis. Ce n'était qu'une enfant ! Pire encore, c'était la fille de l'homme que j'aimais. Celle que je considérais presque comme ma propre fille. Je me mis à me mordre les doigts et à faire de l'hyper ventilation, ne faisant plus attention à ce qu'il se passait autour de moi.

Gates comprit tout de suite ce qu'il se passait. Elle demanda de l'aide à Perlmutter et m'installa sur une chaise. Les larmes coulaient sur mes joues, j'avais l'impression de me voir d'en haut et d'assister à tout ce qu'il se passait sans rien pouvoir faire. Comme j'avais de plus en plus de mal à respirer, Gates prit le téléphone et appela une ambulance. Je perdis connaissance dès qu'elle eut raccroché le combiné.