Me revoilà ! :) Bon alors ce chapitre est un peu plus court il me semble mais riche en émotions ! J'ai laissé mon côté sadique ressortir mais je vous laisse voir ça ^^. Bonne lecture ! J'attend vos reviews avec impatience ! :D
Chapitre 6
Peu à peu, le néant, qui m'entourait, se dissipait. Je reprenais lentement conscience. Une odeur de chlore régnait dans la salle, me faisant tourner la tête. Un bip stressant résonnait. Je me sentais étrangement vaseuse, j'avais l'impression de ne pas être moi-même, comme si j'avais été droguée. Alors que je reprenais des forces, je m'aperçus qu'une main était posée sur la mienne.
- Rick ? Dis-je instinctivement, d'une toute petite voix.
Puis ce qui s'était passé me revint en tête : La boite à musique, Alexis, et puis plus rien. Gates m'avait envoyé à l'hôpital à cause de ma perte de conscience à la morgue. J'ouvris les yeux, choquée. La main se retira. Une fois que mes yeux furent habitués à la lumière, je pus constater que ce n'était pas Castle qui se tenait près de moi. Un sentiment de déception n'acquit en moi. Alex se trouvait là, assit sur la chaise à côté de mon lit, veillant sur moi pendant que je dormais. J'avais tellement besoin de Castle en ce moment que son prénom était sortit tout seul de ma bouche. J'avais eu besoin de le prononcer. Et j'avais tellement espéré que ce soit sa main posée sur la mienne que j'avais inconsciemment cru que c'était lui. Je chassais rapidement cet épisode de ma tête et fis un petit sourire à Alex pour lui montrer que j'étais contente d'avoir quelqu'un auprès de moi.
Il me sourit tendrement en retour. Il tenait vraiment à moi. Peut-être un peu trop d'ailleurs. Ou alors je me faisais des idées et c'était juste un bon ami. Mais je règlerais ce problème plus tard. Alex prit la parole pour briser le silence et pour nous faire oublier le moment gênant de mon réveil. Il m'expliqua qu'il s'était rendu au preccint parce que je ne répondais pas au téléphone et que Gates l'avait informé que je me trouvais à l'hôpital. Je le remerciais de s'inquiéter autant pour moi. Mais autre chose me préoccupait : je voulais sortir de l'hôpital pour retourner enquêter. Un rapide coup d'œil à sa montre m'indiqua qu'il était déjà quinze heures.
Au moment où j'allais lui faire part de mon envie de quitter l'hôpital, une infirmière vint voir mon état. Je m'adressais donc directement à elle. Elle regarda mes constantes, consulta le médecin qui s'était occupé de moi à mon arrivée et m'autorisa à partir. Un peu plus tard, elle m'apporta mes vêtements et le médecin me donna une ordonnance avec des médicaments contre le stress. Moins d'une heure plus tard, Alex et moi prenions un taxi. Il insista pour que je rentre directement chez moi et donna mon adresse au taxi sans même attendre ma réponse. J'étais encore sous le choc des évènements de la nuit précédente pour le contredire. Et puis, après tout ce qu'il avait fait pour moi, je pouvais faire un petit effort. Je reviendrais sur l'enquête plus tard dans la soirée.
Pendant le trajet, j'appelais Gates, tout d'abord pour la remercier de ne pas m'avoir laissée seule à l'hôpital, puis pour l'informer que j'allais bien. Je lui annonçais que, puisqu'il était déjà seize heures quinze, je prenais ma journée mais que je serais de retour dès le lendemain matin, huit heures. Une fois les formalités réglées, elle m'annonça qu'elle avait fait venir un expert pour la musique de la boite à musique. C'était effectivement du français et il n'y avait aucun lien apparent entre les paroles et les meurtres. Cependant, elle me les avait déposées sur mon bureau pour que j'y jette un œil le lendemain, admettant que je connaissais beaucoup mieux l'enquête qu'elle et que j'y verrais peut-être quelque chose qui lui aurait échappé.
Quand l'appel fut terminé, le taxi s'arrêtait dans la rue devant mon appartement. En sortant du taxi, un sentiment de solitude m'envahit. Je n'avais pas envie de me retrouver seule ce soir. Alors pour combler ce manque et pour remercier Alex d'avoir été présent toute la journée, je l'invitais à passer la soirée avec moi. Je nous servis deux verres de vin et le rejoignais sur le canapé. On parla de tout et de rien pendant des heures, il réussit même à m'arracher un petit sourire par moment. Il évitait de parler de l'enquête ce qui me convenait parfaitement puisque je n'avais pas envie d'en parler non plus. Avec la mort de Martha et Alexis, j'étais sure que Castle était lui aussi prisonnier de ce malade. Mais une part de moi espérait encore qu'il soit parti en vacances quelque part sans prévenir.
Mon esprit se mit alors à divaguer lorsque je me mis à penser à lui. Je revoyais la scène à l'hôpital et je me demandais ce qu'il aurait pu se passer si ça avait réellement été sa main posée sur la mienne. Je m'imaginais Rick avec un grand sourire sur les lèvres. Puis il se serait lentement penché vers moi, ses yeux bleus océan encrés dans les miens. Puis nos lèvres se seraient touchées, déclenchant à ce contact une décharge électrique dans nos deux corps, comme à chaque fois que nous nous embrassions. Puis, à bout de souffle, nous nous serions séparés et je lui aurais rendu son sourire. Et d'un simple regard, il aurait tout de suite compris que je voulais partir et il aurait été cherché lui-même les infirmières. Il me comprenait tellement bien.
Mon estomac se mit à faire du bruit, me sortant de mes pensées. Alex me fixait. Je pense qu'il essayait de comprendre ce que signifiait ce silence, sans m'interrompre afin de me laisser l'espace dont j'avais besoin. Alex était un peu mon nouveau Castle. Il était la personne la plus proche de moi en ce moment, il était écrivain et il avait l'air de pas mal me comprendre. Ça faisait énormément de temps que je n'avais pas mangé. Je ne me rappelais même pas la dernière fois que j'avais mangé. Il comprit tout de suite ce que ce bruit signifiait et se leva pour aller préparer à manger. Je le vis fouiller dans mon frigo et dans mes placards pour trouver quelque chose à cuisiner.
Pendant ce temps, je décrochais le téléphone pour appeler mon père. Cela faisait longtemps que je n'avais pas de nouvelle et je n'avais pas pris le temps de le joindre non plus depuis le début de l'enquête. Je profitais donc du temps que j'avais pour prendre de ses nouvelles. Au bout de trois sonneries, je tombais sur le répondeur. Je raccrochais. Je réessayerai dans la soirée, il était peut-être occupé. Dix minutes plus tard, Alex apportait les assiettes. Je tentais de joindre mon père à nouveau, sans succès. L'idée qu'il puisse être lui aussi victime de ce malade traversa furtivement mon esprit, idée que je refoulais immédiatement. Je me rendrais à son appartement dans la matinée pour en avoir le cœur net.
Le repas qu'il avait préparé, était délicieux ! C'était des pâtes à la carbonara mais ça faisait une éternité que je n'avais pas pris le temps d'en cuisiner. Et il fallait dire qu'Alex les avait particulièrement bien préparées. Ça me permettait d'oublier tout ce qu'il se passait, au moins le temps d'une soirée. Il alluma la télé pour nous occuper le temps du repas. Le film 'For lover only' commençait. Une chanson triste passa ce qui me fit monter les larmes aux yeux. Il changea donc de chaine et 'Temptation Lane' apparu à l'écran. Il ne savait pas quelle importance cette série avait pour moi mais il comprit en me regardant que ce programme ferait l'affaire, même si ça ne lui plaisait pas forcément.
Entre le fromage et le dessert, Alex se retira pour aller aux toilettes. Comme il ne connaissait pas mon appartement, je lui indiquais où elles se trouvaient. Pendant ce temps, je débarrassais la table et allais chercher de la glace dans le congélateur pour le dessert. Mon portable se mit à vibrer sur le canapé. Encore un autre meurtre ?! Ou étais-ce mon père qui rappelait ? Je courrais pour voir de quoi il s'agissait. C'était ni l'un ni l'autre. A l'écran était affiché une photographie de moi et Castle que nous avions prise pendant notre week-end dans les Hamptons. Juste en dessous, où était affiché le nom de l'appelant, était écrit ''Castle''.
Sans savoir quoi penser, je décrochais immédiatement. Je prononçais son prénom avant même que la personne au bout du fil ait parlé pour être sûre que c'était lui, tellement pressée d'entendre sa voix. Un long silence suivit.
- Castle, c'est toi ? relançais-je, septique.
Le silence continuait. Tout ce que je pouvais entendre était une petite respiration mais rien d'inquiétant. Si c'était Castle, pourquoi est-ce qu'il ne disait rien ? Peut-être qu'il ne pouvait pas parler pour ne pas qu'il se fasse griller. A moins que ça ne soit pas lui … Je ne savais pas quoi dire mais le silence devenait pesant et je n'avais rien à portée de main pour tracer l'appel. Si seulement Alex était là pour m'aider à trouver quoi faire.
- Qui est-ce ? lançais-je sur un ton de défi.
- Il ne reste plus que trois jours détective. Dans trois jours, c'est son tour.
C'était une voix déformée qui avait parlée. La même que celle qu'ils utilisent dans les reportages pour cacher la voix des personnes qui ne veulent pas être reconnues. Impossible donc de dire qui était mon interlocuteur. C'était peut-être même une voix pré-enregistrée. Mon sang ne fit qu'un tour. Personne ne me menaçait. Et encore moins quand la vie de mon petit ami et partenaire était en jeu.
- N'essayez même pas de lui …
- Biiip Biiip Biip.
- … Faire du mal …
Mon cœur s'arrêta en même temps que les bips résonnèrent dans le combiné. Mes jambes se dérobèrent sous mon poids et je m'effondrais sur le canapé qui se trouvait juste à côté de moi. Cette fois c'était sûr, Castle était bien entre les mains de ce malade. Et je savais à présent que c'était lui qu'il tuerait en dernier. J'avais les larmes aux yeux, mon cerveau avait spontanément cessé de fonctionner à la minute où les bips avaient résonné, signifiants que je ne pouvais plus rien y faire. Alex était revenu mais je m'en aperçus seulement lorsqu'il se positionna dans mon champ de vision. Il s'assit à côté de moi et me prit dans ses bras. Mes larmes se mirent alors à couler. Moi qui ne voulait pas y penser pendant une soirée c'était raté. Je me sentais tellement vulnérable à ce moment précis. Heureusement que le tueur ne me voyait pas dans cet état là, sinon il serait tenté de penser qu'il aurait gagné.
Lorsque ma respiration fut calme et que mes larmes cessèrent, je m'assoupis dans ses bras, à bout de force. Il me prit alors sous le cou et sous les genoux pour me transporter dans ma chambre. Je le savais parce qu'il me réveilla quand il se leva du canapé. Lorsqu'il posa ses doigts sur ma peau, un frisson parcouru tout mon être. Une sensation de sécurité m'envahi. J'avais l'impression que rien ne pouvait m'arriver quand j'étais dans ses bras. Je gardais les yeux fermés, trop fatiguée pour les ouvrir. Il me déposa délicatement sur mon lit. Puis, lentement, il commença à enlever le gilet que je portais. La peur s'empara de moi. Et elle ne fit que s'accentuer lorsqu'il enleva mon tee-shirt également, délicatement, presque sensuellement. Je ne savais pas ce qu'il avait en tête mais je savais que j'étais paralysée par la peur. J'avais eu trop d'émotions dans la soirée et je ne pouvais plus me battre. J'étais à bout de force et complètement bouleversée. Il enleva ensuite mon pantalon. Mes mains commencèrent à trembler tellement la peur de me faire violer devenait plus forte. Il du percevoir que je tremblais puisqu'il remonta les couvertures sur moi. Il s'éloigna un petit peu du lit. Un sentiment de soulagement m'envahit alors. Il n'avait pas eu d'idées mal placées, il avait juste voulu bien faire en m'installant confortablement dans mon lit. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres, presque imperceptible.
Ce sourire s'effaça bien vite lorsque je sentis son regard posé sur moi. J'avais horreur qu'on me regarde dormir. Il revint dans ma direction. Puis il passa sa main dans mes cheveux, avec douceur, comme le faisait Castle juste avant de m'embrasser. Puis ses lèvres se posèrent sur mes lèvres. Il me fit un court baiser, puis s'en alla de ma chambre, trente secondes plus tard, j'entendis la porte de mon appartement se refermer en douceur. J'ouvris alors les yeux, choquée et bien incapable d'aligner deux pensées censées à la suite.
Il était à peine minuit lorsque je rentrais dans mon antre. Ils étaient tous réveillés, détournant les yeux en me voyant. Tous sauf Richard Castle, mon pire ennemi. Il me regardait droit dans les yeux, un peu comme s'il voulait me lancer un défi. Le pauvre. Il ne savait pas ce que c'était d'être mon ennemi. Et il n'avait pas idée de ce que c'était de me lancer un défi. Non, vraiment, il n'aurait pas dû. Et il allait le regretter. Bientôt, il sera mort et Kate sera entièrement à moi. Mais d'abord, il devait souffrir un peu. Psychologiquement parlant bien sûr, puisqu'il souffrait déjà physiquement.
J'allais dans ma chambre et installais une chaise juste devant ma télévision. Puis je raccordais mon caméscope au téléviseur et avançais jusqu'au passage qui m'intéressait. Une fois que tout fut réglé, je retournais dans la pièce principale. J'assommais Castle d'un coup sur la tête, le trainais dans ma chambre et l'attachais à la chaise. En attendant qu'il se réveille, j'allais chercher la pizza qui était au four et la donnais à manger à mes otages. Ils se jetèrent dessus, ainsi que sur la bouteille d'eau que j'avais amené avec, tels des animaux de foire. Il faut dire qu'ils n'avaient rien mangé depuis la veille au matin. Je comprenais qu'ils puissent avoir faim.
A mon retour dans la chambre, Castle était réveillé. Un grand sourire se dessina alors sur mon visage. J'étais même à la limite d'exploser de rire. Lentement, sans le quitter des yeux, j'appuyais sur le bouton 'play' du caméscope. Ses yeux se tournèrent alors vers l'écran. Il dut reconnaitre Kate et ça avait probablement attiré son attention. Je quittais la pièce, l'observant tout de même dans l'entrebâillement de la porte. Je pouvais voir la détresse et la colère se dessiner sur son visage au fur et à mesure que la vidéo avançait. Rien qu'en regardant son visage, je pouvais dire ce qu'il voyait à l'écran. D'abord, il voyait l'homme lui retirant son gilet, puis son tee-shirt et enfin, son pantalon. Et lorsqu'il crut que tout était finit, il le vit alors embrasser sa bien aimé sur la bouche, celle-ci ne réagissant pas.
Une larme coula alors sur sa joue et il poussa un cri qui devait correspondre à un 'non'. Mais comme je l'avais bâillonné, cela ressemblait juste à un bruit étouffé. Puis d'autres larmes se mirent à couler sur ses joues et ça tête commença à tourner dans tous les sens quand la vidéo recommença. La torture psychologique avait commencée. Et c'était un incroyable succès. Il fallait que je fête ça. Je me dirigeais alors vers ma cuisine pour prendre mon couteau de boucher et l'aiguiser. Une fois satisfait, je me dirigeais droit vers mes otages, et d'un geste sûr, net et précis, je tranchais le doigt de la médecin légiste.
Un horrible cri déchira alors la nuit.
Cela faisait des heures que j'étais immobile dans mon lit, choquée. La scène passait en boucle dans ma tête. Il enlevait mes vêtements, il m'embrassait et je restais paralysée. Une question revenait à chaque fois que je me revoyais incapable de bouger dans mon lit : Pourquoi n'avais-je pas réagi ? Je n'étais pourtant pas du genre à me laisser faire. Et puis je n'éprouvais rien d'autre pour Alex que de l'amitié. Et j'aimais Rick. Plus que tout au monde. C'était lui mon sauveur, mon one and done. Alors pourquoi est-ce que je n'avais pas été capable de tourner la tête et d'arrêter ce stupide baiser ?
J'entendis la porte de mon appartement s'ouvrir dans un grand bruit. Ma tête tourna lentement vers la porte de ma chambre. Alex devait être revenu. La peur revint. Je ne savais pas quoi faire. Il fallait que je l'arrête à tout prix. Je passais en mode automatique et ne réfléchissais plus trop à ce que je faisais. J'ouvris sans bruit le tiroir de ma table de nuit et je pris délicatement mon arme de secours. Des pas pressés dans l'escalier se firent entendre. Les pas se rapprochaient de plus en plus. La poignée de la porte se baissa, je pointais déjà mon arme dans cette direction. Une silhouette imposante qui ne correspondait pas à celle d'Alex apparut et se dirigea en courant dans ma direction. Je tirais deux coups francs au niveau du cœur quand la silhouette fut au bord de mon lit. Elle s'effondra sur mon lit, juste à côté de moi, suffisamment près pour que je puisse voir de qui il s'agissait.
- Kaaaaate … Murmura la voix de l'homme sur lequel j'avais tiré.
C'est alors que je reconnus qui c'était : Rick. Oh mon Dieu mais qu'est-ce que j'avais fait ? Castle avait réussi à s'échapper et il s'était directement dirigé chez moi pour me retrouver et je lui avais bêtement tiré dessus ! A quatre pattes sur lui, je comprimais la blessure que j'avais causée tout en essayant d'attraper mon portable et de retenir mes larmes. Son visage était en sang, il paraissait faible. Je ne savais pas encore ce qu'il avait vécu mais tout montrait qu'il avait été maltraité. Je le sentais partir peu à peu, sous mes mains, son cœur battait moins vite. Je le suppliais de se battre et de rester avec moi. Son sang était partout sur moi. Il perdait beaucoup trop de sang. J'ouvris sa chemise d'un coup sec pour l'utiliser pour éponger le sang qui s'échappait au niveau de son cœur. C'est alors que je vis qu'il avait également été poignardé plus bas dans le ventre.
Sans prêter trop attention à toutes ses blessures pour me focaliser sur les plus graves, c'est-à-dire celle que j'avais causées, je posais ma main qui tenait la chemise sur l'endroit où j'avais tiré. De l'autre main, je composais le 911. Il y avait du sang, beaucoup trop de sang. Il me fallait mes deux mains pour arrêter au mieux l'hémorragie mais appeler les secours était prioritaire et nécessaire si je voulais le garder en vie. Alors qu'une dame au bout du téléphone décrocha pour me demander quelle était mon urgence, Castle se mit à convulser. L'unique main qui lui compressait la plaie glissa et mon téléphone me tomba des mains. Il était froid, trop froid. Le sang giclait partout dans ma chambre. Mes draps blancs étaient devenus rouges. Je faisais un garrot autour de sa poitrine avec mes draps afin d'empêcher le sang de partir. Pendant ce temps, je criais mon adresse tout haut dans l'espoir que la dame du 911 l'entende et envoie des secours. Je détestais les situations comme celle-là. Et cette fois c'était la vie de mon petit ami qui était en jeu. Mon coeur battait la chamade alors que le sien battait de plus en plus lentement. J'avais l'impression que la situation me dépassait complètement. Je lui répétais sans cesses de rester avec moi mais je ne savais même pas s'il était encore conscient. Je pouvais à peine voir son doux visage car les lumières n'étaient pas allumés. Seule la lumière du couloir éclairait passablement la pièce, juste assez pour que je voie tout le sang qu'il perdait. Quelques secondes après que j'eu fini le garrot, les convulsions cessèrent, me laissant croire qu'il s'était stabilisé, Mais dans la minute qui suivie, il cessa de respirer sous mes yeux.
Alors ? :)
