Me revoilà ! :) J'espère que l'attente n'as pas été trop longue et que je ne vous ai pas trop torturé l'esprit avec mon dernier chapitre ^^. Sur ce je vous souhaite une bonne lecture en attendant de pouvoir voir l'épisode de la saint valentin ;)


Chapitre 7

La sonnerie de mon téléphone me réveilla en sursaut. Tout ceci n'avait été qu'un rêve. Ou plutôt devrais-je dire un cauchemar. Castle ne se trouvait pas à côté de moi. Il n'y avait pas la moindre goutte de sang dans la pièce. Il y avait juste moi, en sueur et en larmes, perdue au milieu de mes draps. Je pris mon portable et regardais qui appelait. C'était le central. Un nouveau meurtre venait probablement d'être commis. Avant que je ne puisse décrocher, la sonnerie cessa et mon portable afficha un appel en absence. Une minute plus tard je recevais un texto avec l'adresse de la scène de crime dessus.

Je me levais donc et allais prendre une douche pour chasser les restes de mon cauchemar de ma tête. Mais quoi que je fasse, l'image d'Alex en train de m'embrasser tournait en rond dans ma tête. Mon portable sonna encore une fois pour m'indiquer un nouveau sms. Je sortais de la douche et allais voir de quoi il s'agissait. C'était Alex. Il voulait savoir comment j'allais ce matin. Je n'avais aucune envie de lui répondre. Je fermais le message et reposais mon portable. Je savais que j'allais être confrontée à lui aujourd'hui. Mais je ne savais pas si je devais lui parler de ce qu'il s'était passé la veille ou non. J'optais pour le non. J'essaierais de lui faire comprendre en douceur que je ne ressentais pas la même chose à son égard.

Je m'habillais de façon simple, c'est-à-dire jean noir et tee-shirt à col roulé marron avec un manteau marron aussi. Puis je quittais mon appartement sans prendre la peine de manger ou de boire un café, je m'en achèterais un en route. Environ une demi-heure plus tard, je m'étais rendue sur la scène de crime, café en main. Une foule incroyable se tenait derrière le bandeau jaune à l'affut de la moindre information. Je forçais le passage aux gens qui étaient tous collés les uns aux autres et avec l'aide d'un agent qui m'avait reconnu, je passais enfin derrière le bandeau.

Perlmutter était déjà sur place. J'allais à sa rencontre et le questionnais sur la nouvelle flaque. Il m'indiqua que quelque chose avait changé depuis la dernière fois. La flaque était identique et la boite à musique se trouvait toujours là mais il avait trouvé des balles dans le mur. Il savait qu'elles avaient récemment été tirées car lorsqu'il était arrivé les six impacts sur le mur étaient encore chauds. Je le remerciais et me dirigeais vers un agent qui m'interpelait au loin.

Était-ce ainsi que le tueur avait tué tous les autres ? En leur tirant dessus ? Ou est-ce qu'il ne l'avait fait que pour cette personne ? Perlmutter ne pouvait pas dire si les balles avaient été tirées sur la personne à qui appartenait le sang ou non. Je pense que c'était ça le pire dans cette histoire, si on mettait de côté le fait que c'était toutes des personnes proches de moi. Le fait que les victimes puissent être encore en vie ou bien mortes. Il n'avait laissé aucun indice sur ça. On ne savait pas où chercher parce que les flaques avaient été trouvées aux quatre coins de New York, on ne savait pas si on devait chercher un homme ou une femme, et on ne savait pas si on cherchait des personnes en vie ou des corps vidés de leur sang abandonnés.

L'agent se trouvait avec un témoin. Elle m'expliqua un peu en retrait que la personne qui se trouvait avec elle avait entendu des coups de feu vers six heures du matin. D'habitude, cette personne ne faisait pas attention à ce genre de choses car c'était courant dans ce quartier là de New York. Mais cette fois, ils avaient retenti alors qu'elle sortait dans la rue pour rejoindre sa voiture. Et à peine cinq minutes plus tard, elle vit un homme partir en courant avec un sac et un revolver à la main. Je me tournais vers le témoin pour avoir des renseignements sur cet homme. Il me répondit qu'il faisait à peu près ma taille mais qu'il avait une capuche sur la tête et qu'il ne pouvait pas me donner de renseignements par rapport à sa couleur de cheveux ou autre chose. Il rajouta qu'il n'avait pas vu son visage car l'homme était passé trop vite.

Le témoin n'avait pas apporté grand-chose mais au moins maintenant on savait que le tueur était bien un homme. J'indiquais à la personne qu'elle pouvait à présent se rendre à son travail puis je remontais vers ma voiture pour aller au preccint. La journée allait être longue. Très longue. Avant de retourner au commissariat, je fis un détour par l'appartement de mon père, pour m'assurer que tout allait bien. L'appartement était bien rangé mais une fine couche de poussière couvrait les meubles, comme si personne n'avait été là depuis plusieurs jours. Mon père n'était pas là. Il y avait une dizaine d'appels en absence sur son téléphone fixe. Le premier datait de mardi dans la journée, quand j'avais essayé de le joindre. Il n'avait pas vu ses appels depuis mardi, ça ne présageait rien de bon. En repassant devant le concierge de son immeuble, je demandais à ce dernier la dernière fois qu'il avait vu mon père. Il me répondit que cela faisait depuis lundi après midi qu'il ne l'avait pas vu ressortir de son appartement. Pourtant, il avait bien du sortir à un moment ou à un autre puisqu'il n'y était plus.

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J'étais de retour au preccint. Une fois que j'eus essuyé les traces que les larmes avaient laissées sur mon visage, je sortais de ma voiture et me dirigeais vers l'ascenseur. Je passais à mon bureau avant d'aller à la morgue pour voir s'il y avait du nouveau sur l'enquête. Je tenais également à mettre un agent sur la disparition de mon père avant que je ne me fasse un sang d'encre pour rien. Une pile de papier était entassée sur mon bureau. Comme me l'avait dit Gates la veille au téléphone, les paroles de la musique française qui passait dans la boite à musique d'Alexis étaient posées sur mon bureau. La chanson s'appelait 'Lettre à France'. Pourquoi est-ce que cette boite à musique était tellement tournée vers la France ? Et quel était le rapport avec Alexis ou avec ce jeu ? Il devait y avoir une connexion qui m'échappait encore. Et il fallait que je la trouve vite car j'en étais déjà à mon cinquième jour. Donc d'après la lettre que j'avais reçue, il ne m'en restait plus que deux.

Mon regard parcourut vaguement les paroles : 'Depuis que je suis loin de toi, Je suis comme loin de moi, Et je pense à toi tout bas'. C'était exactement ce que je ressentais quand je pensais à Castle. Quand je pensais à mes proches, à mes amis, à mes collègues. Depuis qu'ils s'étaient fait enlevés, je ressentais un grand vide en moi et j'avais l'impression de ne plus être la même, de ne plus être aussi forte qu'avant. 'La différence, C'est ce silence', comment pouvait-il savoir exactement ce que je ressentais ? Les larmes me montaient aux yeux. Non je ne pouvais pas me mettre à pleurer encore une fois. Soit forte Kate ! Mais alors que je refusais de lire le reste pour ne pas pleurer devant tous mes collègues, une phrase attira mon attention : 'Je vis dans une boite à musique'. J'avais vraiment à faire à un malade mental. Il avait choisi la chanson parfaite pour illustrer son œuvre et me faire souffrir un max. Le pire c'est que j'avais l'impression qu'on m'observait, qu'on surveillait mes moindres faits et gestes.

En me retournant, je me retrouvais face à Alex qui venait juste d'arriver, deux cafés à la main. Je ne l'avais pas entendu arriver, trop occupée dans mes pensées. Il me fit un grand sourire et commença la conversation. A vrai dire je n'écoutais pas ce qu'il me disait. Son baiser de la veille fut tout ce dont j'étais capable de penser à ce moment là. Et sa bonne humeur m'irritait passablement. Mes amis étaient morts ou en train de se faire torturer quelque part, donc je n'avais pas de raison d'être de bonne humeur. Mais le fait de l'avoir en face de moi me revigora un petit peu. Je stoppais son monologue d'un geste puis je commençais à chercher les mots dans ma tête pour savoir ce que j'allais lui dire.

- Alex ! … Je me souviens parfaitement de ce qu'il s'est passé hier soir. J'étais fatiguée mais consciente.

- Oh …

Il avait la mine déconfite. Comme si soudainement il avait peur de ce qu'il avait fait. Peur des conséquences. Il était perdu. Et visiblement il cherchait également ses mots.

- Je suis désolé Kate. Je pensais que tu dormais … Je t'aime. Je t'aime vraiment. Depuis la première fois où on s'est rencontré. Et je sais que ton cœur est déjà pris. Et je sais que si Castle meurt il te faudra du temps avant de te remettre en couple. Mais je pensais que ce baiser volé n'aurait aucun impact, vu que tu étais censée dormir. Je n'aurais pas dû, désolé.

Ce n'était donc pas moi qui me faisait des films. Alex était réellement amoureux de moi. Comme je ne répondais pas, il ajouta qu'il n'avait plus rien à faire ici. Il me dit que je pouvais l'appeler si j'avais besoin. Puis il posa mon café sur mon bureau et s'en alla. J'étais si stupide que ça ? Il ne restait qu'une personne sur terre qui tenait encore à moi et que ce malade n'avait pas chopé et je venais de le faire fuir en à peine une minute. Cette fois c'était fini. Je n'avais que moi-même. Je pris le café et en bus une gorgée. C'était un café exactement comme je les aimais. Avec du lait et de la vanille. Mon café à la main, je rejoignais l'ascenseur qu'Alex avait emprunté quelques minutes plus tôt, direction la morgue.

Perlmutter commença par me demander si je n'allais pas m'évanouir une fois de plus dans sa morgue. Je le rassurais en ajoutant que je prenais des médicaments contre le stress et qu'il n'avait rien à craindre. Il avait la mine grave et de nous deux, on pourrait croire que c'était lui qui venait de perdre tous ses proches. Et la question que j'allais lui poser n'allait pas vraiment détendre l'atmosphère. Il savait parfaitement pourquoi je venais et il prit la parole avant même que je ne la pose. Il m'annonça que la victime était Lanie. Je comprenais maintenant pourquoi il semblait de si mauvaise humeur ce matin et pourquoi il m'avait demandé si j'allais tenir debout à mon arrivée. Il m'informa ensuite qu'il avait quelque chose d'intéressant mais qu'il fallait que je me prépare psychologiquement.

- Vous vous souvenez de cette enquête où le tueur vous prenait pour Nikki Heat et qu'il vous avait mise à l'épreuve ?

- Oui pourquoi ?

- Eh bien ce tueur, là aussi, a eu l'idée d'écrire sur les balles qu'il a tiré. Ça revient juste de la balistique. Voyez par vous-même détective.

Je me penchais au dessus de la loupe pour voir les balles de plus près. Il y avait un 'R', un 'S', un 'O', un 'J', un 'U' et la dernière balle était un chiffre, un '2'. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre à quoi ces lettres correspondaient. '2 JOURS'. C'était encore un des fameux décomptes du tueur. Sauf que cette fois, le décompte avait servi à tuer ma meilleure amie. La haine que j'éprouvais pour ce fou bouillonnait en moi. Il fallait que je trouve une solution pour le retrouver avant qu'il ne soit trop tard. Je me retournais vivement vers Perlmutter afin de savoir si, à tout hasard, la scientifique n'avaient pas trouvé un indice que le tueur aurait laissé derrière lui sur la scène de crime. Mais non, rien n'avait été trouvé, une fois de plus.

Nous nous dirigeâmes ensuite vers la boite à musique que personne n'avait encore ouverte. Perlmutter l'ouvrit d'un coup comme s'il était pressé d'en finir avec ce stupide homicide. De grandes flammes jaillirent d'un coup de la boite à musique brulant tout le bras droit et une partie du visage de Perlmutter. L'alarme incendie se déclencha dans tout l'immeuble tandis que d'une main je donnais de la glace au médecin légiste et que de l'autre j'appelais les secours. La musique douce de la boite à musique passait toujours et le doigt de Lanie tournait à l'intérieur. Il y avait une couronne, qui ressemblait aux couronnes que portaient les rois et reines, sur le doigt de Lanie. Est-ce que cela signifiait qu'il se prenait pour le roi des psychopathes ? Je fermais violemment la boite, énervée et vraiment en colère contre cet abruti, fou et psychopathe qui s'amusait avec la vie des gens comme si elle n'était pas importante.

J'aidais Perlmutter à sortir de la morgue en passant mon bras sous ses épaules pour le soutenir. Lorsque nous passions les portes qui donnaient sur le point de rassemblement en cas d'incendie, je vis l'ambulance arriver en même temps. Toutes les personnes qui étaient présentes dans l'immeuble quelques minutes plus tôt étaient dehors, et lorsqu'ils nous aperçurent, un grand silence se fit et tout le monde se mit à nous fixer. Les ambulanciers vinrent chercher Perlmutter et l'emmenèrent dans l'ambulance. J'allais trouver Gates pour lui expliquer ce qu'il s'était passé. Puis, alors que Gates prenait la parole devant la foule silencieuse, je rejoignis Perlmutter dans l'ambulance.

Les ambulanciers m'expliquèrent qu'ils devaient l'emmener d'urgence à l'hôpital et qu'il allait probablement devoir se faire opérer. Je leur laissais mes coordonnées pour que les médecins m'appellent lorsque l'opération serait terminée. Je ne pouvais pas me permettre d'aller avec Perlmutter à l'hôpital et de perdre plus de temps encore dans cette enquête. Si je n'avais pas été autant déconcentrée, si j'avais agi de manière plus professionnelle dès le départ, j'aurais probablement déjà trouvé le tueur à l'heure qu'il est et rien de tout cela ne serait arrivé.

C'était l'heure de la pause déjeuner si bien que tout le monde partit manger en ville. N'ayant toujours pas faim, je décidais de trier les rapports sur mon bureau. Il n'y avait pas grand-chose de nouveau pour l'enquête. Nous en étions toujours au même point. Aucun autre habitant dans la rue où Lanie avait été abattue n'avait entendu de coups de feu à part la personne que nous avions interrogée le matin. Une chose me revint alors en tête : La personne avait dit avoir vu un homme passer en courant cinq minutes après les coups de feu. Mais si Lanie avait été abattue dans la ruelle et que le tueur était reparti tout seul en courant juste après, le corps de Lanie devait se trouver quelque part dans les environs de la ruelle où on avait trouvé la flaque.

Quand tout le monde fut de retour au douzième étage après la pause déjeuner, Gates décida qu'il était temps de faire une mise au point sur l'enquête en cours. Je leur expliquais alors ce que j'avais trouvé et envoyais une équipe de dix personnes pour fouiller les rues. Le corps ne devait pas se trouver très loin car il l'avait déplacé en moins de cinq minutes. L'agent que j'avais chargé de trouver mon père m'informa qu'il avait complètement disparu de la circulation en même temps que les autres et qu'il n'y avait rien d'anormal sur ses comptes en banque. Je me retournais donc vers le tableau blanc, plus si blanc que ça, pour y ajouter le nom de mon père à contre cœur. Un autre agent prit la parole pour me dire qu'il venait de recevoir la liste des personnes qui s'étaient échappées des prisons de New York et du New Jersey récemment. Il me l'apporterait dans l'heure qui suivrait.

Chacun savait ce qu'il avait à faire. Gates se tourna vers moi et me lança un regard qui se voulait rassurant et qui m'apportait du soutien. Je ne l'aimais pas beaucoup la première fois que je l'avais vue mais j'avais appris à la connaitre et je l'appréciais de plus en plus. Et à mon avis c'était réciproque. Je m'installais devant le tableau afin de trouver ce que j'avais loupé. La piste, le petit indice, la toute petite connexion que je ne voyais pas et qui me mènerait au tueur. Cela faisait à peine deux minutes que je regardais le tableau que mon portable sonna. C'était un numéro que je ne connaissais pas. La peur me gagna. Et si c'était le tueur qui m'appelait encore une fois ? Je me préparais à tracer l'appel au cas où et décrochais. Je n'aurais pas dû m'inquiéter autant. C'était juste les médecins de Perlmutter qui m'appelaient pour me dire que l'opération était terminée.

Perlmutter n'était pas encore réveillé lorsque j'arrivais à l'hôpital, ce qui me laissa le temps de parler avec les médecins. Ils avaient prévenu sa famille qui n'allait pas tarder à arriver. Il avait été brulé au troisième degré, il garderait des traces de cet incident à vie et il allait devoir rester à l'hôpital pendant une à deux semaines encore. En gros, il me faudrait un nouveau médecin légiste. Quand il se réveilla, j'allais lui rendre visite, pour lui remonter le moral, un bouquet de fleurs à la main. Mais bien entendu, Perlmutter restait fidèle à lui-même.

- Ce taré compte éradiquer tous les médecins légistes de la Terre et vous ne trouvez rien de mieux à m'apporter qu'un bouquet de fleurs détective ?

- Je pensais qu'elles aideraient à vous mettre de bonne humeur. C'est de la part de tout le douzième.

- Vous n'êtes pas supposée chercher quel imbécile m'a fait ça ?

- J'y retourne de ce pas Sidney mais calmez vous un peu. Ce n'est pas bon de s'énerver juste après une opération.

- Merci d'être passée détective. J'apprécie le geste. Maintenant retournez bosser avant qu'il ne revienne me tuer pour de bon.

Il me sourit, visiblement content que quelqu'un passe le voir quand même. Je lui rendis un sourire un peu crispé et sortais de sa chambre. Avant de partir complètement de l'hôpital, j'appelais le central pour mettre deux agents en fonction devant la porte de Perlmutter, juste au cas où. Il n'avait pas complètement tord. Peut-être que cette boite à musique avait eu pour objectif de le blesser à mort. Et je n'avais pas besoin d'un nouveau meurtre sur mes bras et sur ma conscience. Je quittais donc l'hôpital seulement quand les deux officiers furent positionnés devant sa porte.

J'étais dans ma voiture arrêtée à un feu lorsqu'une fille passa sur le passage piéton. Elle ressemblait énormément à Lanie mais ce n'était pas elle. Je réalisais alors que j'avais perdu ma meilleure amie ce matin et qu'il ne restait pas beaucoup d'espoir pour mon père. Je me mis une fois de plus à pleurer. Je n'arrivais plus à retenir mes larmes. C'était plus que ce que je pouvais encaisser. Sept personnes de mon entourage proche s'étaient faites enlevées et seulement deux était encore, peut-être, en vie. Les deux qui comptaient le plus pour moi certes mais je n'avais plus beaucoup d'espoir de les revoir vivantes. Ma mère avait déjà été tuée et maintenant cinq de mes amis venaient de quitter ce monde en moins d'une semaine. J'avais l'impression d'être la mort ambulante : tous ceux qui devenaient proche de moi finissaient par mourir.

Il était seize heure trente lorsque je fus de retour à mon bureau. Je reprenais ce que j'avais commencé quelques heures plus tôt : trouver la connexion. Deux heures plus tard, presque tout le monde avait quitté le preccint, même Gates et je n'avais toujours rien trouvé. D'habitude, c'était Rick qui était doué pour ce genre de chose. Trouver la chaussette dépareillée, c'était son truc. Une idée folle traversa alors mon esprit : si je me mettais à penser comme lui, je trouverais peut être cette fameuse connexion.

J'avais une boite à musique avec de l'eau, une boite verte, une boite à musique qui évoquait la France, et pour finir, une boite à musique qui crachait des flammes et qui avait une couronne. Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Qu'est-ce que Castle pourrait bien penser dans un moment pareil ? Je n'arrivais pas à me concentrer. Il fallait que je mange et que je dorme un peu. Je commandais chinois, comme d'habitude. Une demi-heure plus tard, mon repas m'était livré. Je continuais de chercher encore dans mes rapports et toutes les notes que j'avais prises, mais vers une heure du matin, je m'assoupis sans même m'en rendre compte sur le canapé de la salle de repos.

Le bruit des portes de l'ascenseur me réveillèrent vers quatre heures du matin. Je me levais pour aller me faire un café afin de me réveiller un peu. Mon portable sonna. C'était un agent. Un nouveau meurtre venait d'être commis. Je dus respirer profondément plusieurs fois pour tenir le coup. Une personne de plus et je n'avais toujours rien. Je pris mes médicaments contre le stress et retournais à mon bureau chercher mon manteau. En entrant dans la salle, ma tasse de café m'échappa des mains lorsque je vis que le tableau blanc sur lequel je travaillais avait complètement été effacé. Mais ce n'était pas le pire. Quelqu'un avait marqué au marqueur rouge 'Il est le suivant' en gros. Je restais figée, incapable de détourner le regard du message. Je connaissais cette écriture. Je n'arrivais pas à me rappeler à qui elle appartenait mais je l'avais déjà vue quelque part. Je m'approchais lentement du tableau et prenais la lettre que le tueur m'avait donnée tout au début. C'était bien la même écriture. C'était lui qui était venu en personne l'écrire. Mais je l'avais vue ailleurs. Je l'avais vue en dehors de l'enquête. Il fallait que je me rappelle. Et alors que je m'affalais sur ma chaise de mon bureau, tout me revint en tête. Je savais où j'avais déjà vu cette écriture. Je savais qui avait écrit ce message. Je savais qui était le tueur.