Coucou les amis ! :) Désolé pour le retard, j'ai un peu oublié de poster cette semaine ^^'. Ceci est le dernier chapitre. Mais ne vous inquiétez pas, il y a encore un épilogue derrière ;). Sur ce, bonne lecture ! :D
Chapitre 8
Mon cœur battait comme un fou. Maintenant que je savais qui était potentiellement le tueur, il fallait que je trouve où il se cachait lui et ses otages. Bien que j'avais du mal à croire que la personne qui avait écrit ce message puisse être le tueur. Il était quatre heure trente du matin et je manquais terriblement de sommeil. Peut être que mon cerveau me jouait des tours. L'adrénaline qui circulait dans mon corps et le café que je venais de prendre m'avaient remise sur pieds. Il était vrai que je n'avais pas beaucoup dormi récemment, et lorsque je m'endormais je faisais des cauchemars, mais je me sentais tout le temps fatiguée ces derniers temps. Peut être qu'en plus des médicaments anti-stress je devrais prendre des vitamines pour compenser mon manque de sommeil.
En me retournant vers mon bureau, j'aperçus la liste des personnes qui s'étaient récemment évadées de prison. Un agent me l'avait probablement déposée sur mon bureau hier en fin d'après midi mais je ne l'avais pas remarquée et je ne l'avais donc pas encore consultée. Alex figurait dessus. C'était son écriture sur le tableau. Et en y repensant bien, il avait trouvé une des scènes de crime et il s'était étrangement rapproché de moi suite à la disparition de tous mes amis. Non, mon cerveau ne me jouait pas des tours, c'était bien lui le tueur. Enfin il me manquait encore des preuves. Il fallait que j'aille voir le vigile pour savoir s'il avait laissé Alex rentrer cette nuit ou non. Mais comme on m'attendait sur une scène de crime, je chargeais un agent d'aller voir le vigile à ma place.
Alors que je garais ma voiture près du ruban jaune, une vague d'appréhension monta en moi. J'étais presque sûre qu'il s'agissait de mon père, ou tout du moins du sang de mon père. J'avais probablement perdu mes deux parents à cette heure-ci et je n'étais pas sûre de vouloir découvrir la vérité. Et cette peur se généralisait visiblement dans tout mon corps puisque mes jambes se mirent à trembler lorsque je sortis de la voiture. Je regrettais de m'être mise en talons et pas en baskets. Avançant prudemment, un pied devant l'autre en essayant de paraitre la plus naturelle possible, je réussis finalement à atteindre la scène de crime. Tous les regards se tournèrent vers moi. Il y avait tellement de monde que j'avais l'impression que tout le preccint s'était déplacé pour venir voir la scène.
Mon portable sonna alors que je rejoignais juste Gates et le médecin légiste qui remplaçait Perlmutter puisque ce dernier était toujours à l'hôpital. L'agent que j'avais chargé d'aller interroger le vigile m'annonça que ce dernier avait effectivement laissé M. Conrad rentrer dans le preccint la nuit dernière. Je le remerciais et raccrochais puis j'informais Gates des évènements de la nuit. Il n'y avait plus aucun doute possible, Alex Conrad avait effacé le tableau blanc et écrit ce message. Par contre je n'avais aucune preuve prouvant que c'était lui le kidnappeur et le tueur. Il pouvait très bien être un complice. Mais en tout cas il était quand même un criminel puisqu'il s'était échappé de prison. Gates téléphona donc à son tour afin de lancer un avis de recherche sur lui.
Une fois toute cette affaire réglée, nous nous tournâmes vers le médecin légiste afin qu'il nous fasse part de ce qu'il avait constaté. Il n'y avait rien d'inhabituel. C'était une simple flaque de sang avec la boite à musique au milieu. Je n'avais fait part à personne du fait que le sang puisse appartenir à mon père. Et je n'allais pas le faire maintenant. J'attendrais les analyses. Car si c'était mon père, Gates allait probablement me virer de l'enquête et c'était la dernière chose dont j'avais besoin. C'est pourquoi je proposais qu'on ouvre la boite à musique maintenant, au lieu de l'ouvrir après que la victime ait été identifiée. Le médecin légiste nous annonça qu'il ne pouvait pas s'en occuper maintenant car il devait retourner dans son laboratoire pour faire les analyses.
Une fois qu'il eut quitté les lieux, c'est donc moi, sous le regard attentif de Gates, qui m'occupait d'ouvrir la boite. Si j'avais su que ça allait être moi qui l'ouvrirait, je me serais probablement abstenue de demander de l'ouvrir maintenant. Je devais avouer que ça me faisait un peu peur de le faire. Tout d'abord peur qu'il m'arrive quelque chose de semblable que ce qu'il était arrivé à Perlmutter la veille, et aussi peur de ce qu'elle pouvait contenir. Je sentis Gates s'impatienter derrière moi. Alors je me refermais sur moi-même pour enfouir mes émotions au plus profond de moi. Une fois cette tâche effectuée, j'inspirais un grand coup et ouvrais la boite, tout en fermant les yeux pour me protéger d'un danger éventuel. Rien ne se produisit. Je rouvrais lentement les yeux. La boite à musique était remplie de terre, tout comme le doigt qu'elle contenait. Sur le miroir était écrit avec de la boue 'Six pieds sous terre'. Qu'est-ce que cela signifiait ? Qu'après les avoir tous torturés et tués, il allait enterrer Castle vivant ?
Ce nouveau message affecta Gates autant que moi puisqu'elle reprit aussitôt son téléphone pour envoyer des agents quadriller la ville à la recherche d'Alex Conrad. Si ce dernier venait d'enterrer Castle, cela signifiait qu'il lui restait moins de vingt quatre heures à vivre. Comment j'allais réussir à le trouver en moins de vingt quatre heures alors que je n'avais pas réussi à avoir une seule piste sur l'endroit où il se cachait en six jours ? Un agent posa sa main sur mon épaule pour me demander si j'avais fini et s'il pouvait nettoyer la scène de crime. Je me relevais donc et allais rejoindre ma voiture, la boite à musique toujours dans mes mains, incapable de la lâcher.
Alex m'avait renfermé dans les toilettes. Je ne savais pas ce qu'il faisait en ce moment dans la pièce principale et je ne savais même pas s'il y était. Tout ce que je savais c'est qu'il m'avait isolé dans cette pièce puante. Au départ, j'osais à peine respirer tellement l'odeur était insupportable. Puis j'avais fini par m'endormir épuisé et mon nez s'était habitué à l'odeur. C'est la douleur dans mon dos, causée par la mauvaise position, qui m'avait réveillé. Comme j'étais plongé dans le noir, je ne pouvais pas lire l'heure qu'il était sur ma montre. Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais dans cette pièce et j'avais perdu toute notion du temps. Je ne savais pas non plus combien de temps il me restait à vivre mais j'étais sûr que Kate allait trouver cet endroit. Après tout, elle était la meilleure détective de New York. Et elle se battait pour moi alors elle n'allait pas abandonner si facilement. J'avais confiance en elle. Poussée à bout comme elle devait l'être, elle allait trouver.
J'entendis des pas se rapprocher et la porte s'ouvrit. La lumière dégagée par l'autre pièce m'aveugla. Je sentis une légère piqûre dans mon cou et mes yeux commencèrent à devenir de plus en plus lourds. Je sentis mes menottes se détacher puis je sombrais dans un monde sans rêves. Je me réveillais, debout face à Alex. J'aperçus sur l'écran de son ordinateur que tout le monde s'agitait au preccint.
- Elle arrive. Me dit-il.
La joie m'envahit. Kate avait trouvé. Je le savais ! Alex avait probablement peur maintenant car il ne m'avait toujours pas tué et il n'aurait pas le temps de le faire et de s'échapper avant qu'elle n'arrive. Et au moment où elle franchirait la porte, je courrai vers elle avec le peu de forces qu'il me restait et je l'embrasserai devant tout le monde, même devant Gates si elle se trouvait là. Ça n'avait aucune importance si elle me virait ensuite. Au moins, j'étais vivant, et je pourrais lui prouver à quel point je l'aime.
- Ne te réjouis pas trop vite. Elle sait qui je suis et elle est sur le point de trouver où nous somme mais elle n'est pas encore en route. Tu seras mort avant qu'elle ne soit là.
Un vif regard autour de moi me montra six tas de terre fraichement remués. Et derrière moi se trouvait un cercueil ouvert au fond d'un trou. Je n'avais plus mes menottes. Je pourrais me battre contre Alex et m'échapper. Mais je n'eus pas le temps de me retourner qu'il me poussait vers le trou et je me retrouvais dans le cercueil en une fraction de seconde. Le temps que je me retourne dans ma tombe, le couvercle était déjà refermé et j'entendais la terre tomber dessus. J'avais beau pousser de toute mes forces, je n'arrivais pas à ouvrir le couvercle. Il fallait que j'économise l'oxygène si je voulais avoir une chance que Kate me retrouve vivant. Je me calmais et essayais de m'endormir pour consommer le moins d'air possible. Mais s'endormir dans un moment pareil relevait de l'impossible. J'allais mourir dans ma propre tombe sans même pouvoir dire au revoir à Kate. Sans pouvoir l'embrasser une dernière fois. Sans pouvoir lui dire combien je l'aimais. Moi qui croyais monter au septième ciel, me voilà six pieds sous terre.
Ça faisait déjà une heure que j'étais en train de réécrire les informations qui avait été effacées sur le tableau blanc. Le médecin légiste n'avait pas encore appelé donc je n'étais pas encore virée de l'enquête. Une fois que j'eus fini de recopier les informations, je m'assis sur mon bureau pour le contempler afin de trouver le moindre indice qui pourrait me conduire au repère du tueur. Il fallait que je pense comme Castle. D'habitude, j'étais douée pour trouver ce genre de choses mais je devais avouer que Castle était meilleur que moi à ce jeu là quand c'était des enquêtes tordues comme celle là. Alors j'essayais de penser comme lui. Qu'est-ce qu'il pouvait bien penser face à un tableau avec si peu d'éléments comme celui-ci ?
C'est alors qu'une idée me vint à l'esprit. La clé de toute cette affaire était les boites à musique. Elles étaient toutes différentes parce que chacune d'elle contenait un indice quant à l'endroit où Alex se cachait ! Ou alors je me trompais complètement mais ça valait le coup de creuser un peu. Je pris une feuille blanche et un crayon puis je commençais à noter tous les détails sur les boites à musique. La première contenait une lettre qui m'était destinée. Elle n'indiquait rien d'autre. La deuxième était une boite à musique remplie d'eau donc le lieu devait se trouver vers un endroit où il y avait de l'eau. Donc c'était soit l'Hudson, soit l'Océan Atlantique. Et si mes souvenirs étaient bons, l'eau provenait de l'Hudson. La troisième était une boite à musique verte oxydation. La quatrième contenait une chanson française donc il devait y avoir un rapport avec la France ou un monument français. Il y avait des tours Eiffel en arrière plan donc si je cherchais un monument du même style que la tour Eiffel et en rapport avec la couleur de l'oxydation, il n'y en avait qu'un à New York : La statue de la liberté. Les deux autres boites à musique contenaient des couronnes et des flammes. C'était donc en rapport avec tout. Sauf avec la dernière qui avait de la terre. Mais je pense que cette dernière était comme la première : elle servait juste à m'informer. M'informer qu'il allait enterrer Castle vivant.
Je chassais cette image de ma tête et me concentrais sur ce que je venais probablement de trouver. Gates m'interpella et me demanda de venir dans son bureau. C'était le moment parfait pour lui demander d'envoyer des équipes sur l'île où se trouvait la statue de la liberté. A mon arrivée dans le bureau, la capitaine m'invita à m'assoir. Elle avait l'air grave. Je compris alors pourquoi elle m'avait fait venir dans son bureau : mon père. Je m'assis donc sur la chaise qui était en face de son bureau. Elle prit la parole aussitôt pour m'informer que le médecin légiste venait de l'appeler et que c'était le sang de mon père qu'on avait trouvé le matin même. Elle me fit ses condoléances et mon cœur se serra. Je le savais depuis que j'avais vu la flaque, je m'en doutais. Mais maintenant que Gates me l'avait dit en face, il n'y avait plus de doute possible, c'était officiel, et suite à cet aveu, j'eus l'impression que le monde s'arrêta de tourner autour de moi.
Elle me laissa un moment de répit afin que je digère l'information puis elle reprit la parole. Cette fois elle m'informa que je ne pouvais plus continuer à mener l'enquête. Elle ajouta que j'avais déjà perdu trop de gens au cours de la semaine et que cette fois il s'agissait d'un membre de ma famille et que j'étais très probablement incapable de continuer cette enquête. Elle n'avait pas tord. Je manquais de sommeil et la colère que j'éprouvais contre Alex n'aidait certainement pas à résoudre l'enquête. Mais je n'allais pas abandonner maintenant. Je me ressaisissais et quand elle eut fini de parler, je lui annonçais que je venais de trouver l'endroit où Alex pouvait se cacher et peut être même l'endroit où il gardait les corps. Elle téléphona pour envoyer une équipe sur place immédiatement et demanda à ce qu'on prépare l'hélicoptère.
Elle ouvrit son tiroir et prit son arme qu'elle accrocha à sa ceinture. Bien entendu, elle me laissa venir avec elle. Si j'avais vu juste, cela signifiait que l'enquête était finie. Sinon, elle m'aurait virée de l'enquête comme elle me l'avait dit dans son bureau. Le trajet en hélicoptère ne dura pas plus d'un quart d'heure. Une vingtaine de policiers avaient fait vider toute l'île et une autre vingtaine était en train de fouiller les bâtiments un par un à la recherche d'Alex. Dix minutes plus tard, un policier se dirigea vers nous en courant. Lui et son équipe venaient de trouver une porte, dans le sous bassement d'un des bâtiments, fermée à clé qui ne figurait sur aucun plan.
Lorsque j'arrivais devant la porte, ils venaient juste de péter le cadenas. Ils me laissèrent le privilège de rentrer la première. Tout était sombre mais alors que je pénétrais à l'intérieur, un détecteur de présence me détecta et alluma la lumière. Des dalles lumineuses au plafond diffusèrent une lumière blanche dans toute la salle ce qui aveugla tout le monde quelques secondes. Et c'est une fois que mes yeux furent habitués que je les aperçus. Au fond de la salle se trouvait sept tombes fraîchement creusées. Il y avait une croix à la tête de chaque tas de terre avec le nom de la personne enterrée figurant dessus. Celle la plus à gauche portait le nom d'Esposito et celle tout à droite était celle de Rick. Et la pelle qui avait servie à creuser sa tombe se trouvait encore là.
Sans chercher à comprendre je me précipitais dessus et commençais à creuser. Les policiers, eux, ne s'étaient pas arrêtés devant les tombes. Je les entendais tous dire 'RAS' les uns après les autres pour signaler qu'il n'y avait personne dans la pièce qu'ils venaient d'examiner. Et puis un des agents se dirigea vers moi et me proposa de prendre le relais prétextant qu'il avait plus de force et qu'il irait plus vite. Je lui laissais donc ma pelle et ordonnais aux autres de me trouver six autres pelles au plus vite pour les six autres tombes. Un autre officier m'appela depuis la cuisine. Devant lui se trouvait un de nos informaticiens pianotant sur un ordinateur avec deux écrans géants. Je me dirigeais vers lui et m'intéressais aussitôt à ce qu'il avait trouvé. Il m'expliqua qu'il pouvait piloter toutes les caméras de la ville à partir de cet ordinateur, y compris celles du preccint. Et en fouillant un peu plus dans tous les dossiers, il trouva une vidéo. Lorsqu'il l'ouvrit, je reconnus immédiatement ce que c'était. C'était moi, sur mon lit, fermant les yeux, le soir où Alex m'avait embrassé. Avec Gates dans les parages, je préférais éviter tout scandale et je lui demandais de fermer la vidéo immédiatement. Pourquoi diable m'avait-il filmée ce soir là ? Il l'avait probablement gardée comme une sorte de trophée en souvenir de ce baiser.
Les pelles venaient d'arriver. Six autres officiers se mirent à creuser alors que le premier était sur le point de finir de creuser la première tombe. Je revenais vers lui et à peine deux minutes plus tard on ouvrait le cercueil de Castle. Il prit son pouls et cria qu'il était encore vivant en direction des secours qui venaient d'arriver. Il se retira me laissant voir son visage. Je pris une grande inspiration de soulagement. J'avais l'impression de pouvoir respirer à nouveau. Je ne savais pas si les autres étaient encore en vie mais au moins Rick l'était. Il était inconscient mais encore en vie. Je l'avais au moins sauvé lui ! Je revivais pour la première fois depuis que les meurtres avaient commencé.
Je ne pouvais pas partir avec Rick et les ambulanciers car je devais rester pour voir si les autres avaient survécu. On était en train d'ouvrir le cercueil de mon père : il était en vie lui aussi. Je n'arrivais pas à y croire. Avec tout le sang qu'il avait perdu, il était encore en vie. Une vague d'espoir m'envahit, il y avait une chance qu'ils soient tous en vie. On l'emmenait sur le champ à l'hôpital. En attendant que les agents finissent de creuser les autres tombes, j'entrais dans la chambre du tueur. J'étais à la recherche d'indices sur l'endroit où Alex avait pu partir, en espérant qu'il ne soit pas partit trop loin. Il n'y avait malheureusement rien de convaincant. Lorsque je ressortis de la chambre, Lanie, Alexis et Martha partaient à l'hôpital elles aussi. Plus que deux. Un agent m'appela à l'autre bout de la salle. J'entrais dans la salle qu'il m'indiquait pour y découvrir quelque chose de flippant.
Les murs étaient tagués de photographie de moi et toutes les victimes. On nous voyait partout : au preccint, dans nos appartements. Il y avait même une photo de Rick et moi en train de nous embrasser. Je retirais discrètement cette photographie et me concentrais sur le reste : du matériel médical. C'était donc comme ça qu'il avait fait les flaques : il avait lentement prélevé le sang de ses victimes. Suffisamment lentement pour ne pas les tuer mais suffisamment rapidement pour les affaiblir. Ensuite il le transvasait dans les bidons et le disposait en flaque dans la rue. L'équipe scientifique rentra dans la salle pour chercher des empreintes digitales et toute sorte de preuves qui permettront d'incriminer Conrad devant le juge. De mon côté je quittais la pièce, j'avais vu tout ce qu'il y avait à voir dans cette pièce. Je tombais sur les corps de Ryan et d'Esposito qui partaient eux aussi pour l'hôpital. Leur doigts coupé avec le sang séché me choqua au point que je détournais le regard.
Une fois que j'eus inspecté chaque recoin, je remontais vers l'extérieur. Je retrouvais Gates qui m'attendait là-bas et lui proposais d'aller interroger les vigiles. Ces derniers nous informèrent qu'ils avaient croisé monsieur Conrad tous les jours cette semaine mais que ça ne les avait pas dérangés plus que ça puisqu'il était sur la liste des personnes possédants une propriété sur l'île. Ils ne savaient pas qu'il avait été incarcéré et ne s'étaient donc pas inquiétés de sa présence. Ils ajoutèrent qu'ils l'avaient vu partir ce matin vers neuf heures trente sur son bateau avec une valise à la main et qu'il n'était pas revenu depuis. Cela faisait donc deux heures qu'il avait quitté l'île à bord de son bateau, dont les vigiles nous donnèrent une bonne description. Les chances de le retrouver étaient moindres mais Gates lança quand même une alerte à Interpol et elle envoya des bateaux de police ainsi que des hélicoptères patrouiller au cas où.
Une fois que tout fut fini, nous repartîmes en hélicoptère jusqu'au preccint. Tout ce qu'il nous restait à faire était d'attendre que les recherches donnent quelque chose. Je détachais toutes les informations du tableau pour les ranger dans une boite. Puis il fallait que je fasse toute la paperasse, que je fasse mon rapport tout en précisant que les victimes étaient toutes en vie, et pour finir, je devais rassembler les preuves qui prouvaient qu'Alex Conrad était bien l'agresseur. Cela me prit tout l'après-midi. Et durant cet après-midi, je n'avais eu aucun appel des policiers qui effectuaient les recherches, ni de l'hôpital qui se chargeait de mes amis. Vers dix huit heures, je pris donc mon téléphone pour joindre les bateaux qui patrouillaient. Ils n'avaient pas retrouvé le bateau. Les hélicoptères non plus.
Je quittais donc le preccint pour aller à l'hôpital. Arrivée là-bas, j'en profitais pour acheter quelque chose à manger depuis un distributeur car ça faisait bien longtemps que je n'avais rien avalé d'autre que du café et de l'eau. Tous mes amis étaient sortis et réveillés. Je commençais par aller voir les gars, qui avaient été installés dans la même chambre. Quand ils me virent rentrer dans la chambre, ils me firent tous les deux un grand sourire. J'attendis que les autres flics qui étaient dans la chambre partent pour prendre des nouvelles. Ils me remercièrent de ne pas les avoir laissés mourir dans leur propre tombe sur le ton de la plaisanterie. Comme nous avions conservé leur doigts dans des frigos à la morgue, les médecins avaient été capables de les recoudre mais ils allaient devoir rester à l'hôpital pendant une à deux semaines. On bavarda comme ça pendant dix petites minutes à la fin desquelles je partis voir mon père.
Malgré son doigt en moins, il se portait bien. Puis se fut au tour de Lanie. Elle paraissait fatiguée et un peu traumatisée mais elle allait bien aussi. Quand je lui dis que Perlmutter était lui aussi à l'hôpital à cause de Conrad, elle en fut d'autant plus attristée et je décidais d'arrêter avec les mauvaises nouvelles. Une fois que j'eus dit deux ou trois bêtises et qu'elle eut rigolé un peu, je quittais sa chambre en lui promettant de revenir plus tard. Je passais ensuite par la chambre de Martha et Alexis. Alexis dormait à mon arrivée mais je repasserais la voir plus tard. Martha me fit un grand sourire elle aussi et me prit dans ses bras. Elle me demanda des nouvelles des autres et me demanda comment j'avais vécu toute cette semaine. Je lui répondais en chuchotant que tout le monde allait bien et que maintenant, moi aussi.
Je me dirigeais ensuite vers la chambre de Castle. Lorsque je l'aperçus, une nouvelle vague de joie et d'amour m'envahit. Il m'avait tellement manqué. J'étais devenue tellement accro que vivre une semaine sans lui était devenu de la torture. Je me dirigeais lentement vers lui, il ne m'avait pas encore remarqué. Il frémit lorsque nos mains se touchèrent. Nos deux corps s'électrisèrent. Je l'embrassais et il me sourit de ce sourire qui me faisait fondre à chaque fois. Nous restâmes un long moment main dans la main, yeux dans les yeux. Nous n'avions pas besoin de parler, nous parlerions plus tard. Pour le moment, nous avions juste besoin l'un de l'autre. Je pris un des fauteuils qui était dans sa chambre pour le rapprocher de son lit. Une fois bien installée, notre conversation silencieuse reprit. Au bout d'un long moment, il finit par s'assoupir. Il n'avait pas du bien dormir dernièrement et paraissait terriblement fatigué. Moi aussi d'ailleurs mais je ne pouvais pas quitter mon regard de son visage. Pourtant, le pays des rêves finit quand même par m'emporter. Pour la première fois depuis le début de la semaine, j'allais bien dormir. Tout c'était bien terminé, et même si Alex n'avait toujours pas été retrouvé, il n'était pas prêt de revenir à New York car tous les flics connaissaient son visage et étaient prêts à l'attraper à la moindre occasion. Oui cette nuit là, je m'endormis avec un sourire sur le visage, heureuse que tout finisse bien. Enfin, c'est ce que je croyais …
