Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


Deux mois plus tard !

17 décembre 2014 !

Ottawa, Canada !

Point de vue d'Edward !

« Depuis quand on est après cette garce déjà ? » me demande Demetri, trempé de la tête aux pieds.

« Environs deux mois, je dirai. » je réponds, aussi trempé que lui.

Il pleut des trombes d'eaux depuis des heures. On est au beau milieu de la nuit et les rues d'Ottawa sont quasi désertes. Demetri et moi traquions Victoria sans succès. Oh il suivait sa trace sans problème, mais elle trouvait toujours les moyens de nous ralentir. Elle est même allée jusqu'à mordre une famille de quatre personnes. Pas pour se nourrir, mais pour nous mettre des bâtons dans les roues.

Flashback !

Un mois plus tôt !

Point de vue normal !

Ils étaient au beau milieu des bois, de la neige en abondance tout autour d'eux et qui recouvraient leurs chaussures quand les premiers cris se firent entendre.

« Ne me dis pas que… »

« Oui, ça vient de là où est allée cette pétasse. Elle va regretter de me faire courir. »

Les cris les conduisirent dans un chalet presque aussi grand que celui que possédaient les Cullen près de Seattle. L'odeur du sang les frappa de plein fouet malgré la faible quantité.

« J'entends battre quatre cœurs. » dit Demetri.

« Les parents et leurs deux ados. » confirma Edward d'après les pensées qui se frayaient un chemin dans sa tête.

Des pensées qui se brouillèrent soudainement par une multitude de questions mentales et de douleur.

« Elle les a mordus. » s'effara Edward.

« Merde ! » souffla Demetri. « En plus elle s'enfuit, je la sens se déplacer. »

« Vas-y, je m'occupe de la famille. » dit Edward.

« Comptes la dessus. » répondit Demetri en entrant le premier dans le chalet.

Edward lui emboîta le pas, et tous deux se figèrent. Victoria avait fait très fort. En agissant ainsi, elle savait qu'Edward ne laisserait pas une famille innocente en train d'agoniser derrière lui, et surtout sans intervenir.

« Qu'est-ce qu'on va faire ? » soupira Edward.

« Abréger leurs souffrances. » dit Demetri, d'un ton tranchant.

« Pas question ! » gronda Edward, en faisant face au traqueur. « Ces gens sont innocents, et il est hors de question que je te regarde les tuer. »

« Je n'ai pas le choix. » dit Demetri.

« On a toujours le choix. » dit Edward. « Et je choisis de les laisser vivre. »

Tout en parlant, il avait sortit son téléphone et composé le numéro d'Eleazar.

« Edward, il y a un problème ? »

« Est-ce qu'Irina peut tracer ma position ? » demanda Edward.

« Oui… Attends c'est quoi ces cris que j'entends ? »

Le venin faisait son bout de chemin dans le corps des humains qui se réveilleraient en vampire dans trois jours. La douleur était si vive qu'ils emplirent le chalet de leurs cris.

« Heureusement qu'on est au milieu de nulle part. » marmonna Demetri.

« Victoria a transformé une famille pour nous ralentir, et je ne veux pas qu'ils meurent à cause de nous. » expliqua Edward.

« C'est bon, j'ai ta position. » fit Irina à travers le combiné.

« On fait au plus vite, Edward ! » intervint Tanya.

« Comment suis-je censé expliquer à Aro ce qui vient de se passer ? » demanda Demetri.

« Tu lui dis la vérité, et que j'en ai pris la responsabilité. » répondit Edward.

« Edward, on prend du retard sur notre mission. » lui rappela Demetri.

« ET BIEN ON SERA EN RETARD ! » hurla Edward, avant de se calmer. « Bella n'accepterait pas qu'une famille meurt pour qu'elle puisse continuer à vivre. Ces ados sont plus âgés que Jane et Alec quand ils ont été transformés. Avec de l'aide, ils pourront apprendre et vivre comme moi, comme ma famille. »

« On arrive le plus vite possible ! » dit Eleazar.

Edward raccrocha et osa défier du regard le traqueur. Ce n'était pas dans la nature de Demetri d'abdiquer, mais Edward ne lui laissait pas le choix. Il jura dans sa langue natale et sortit du chalet. Edward avait – pendant ce temps-là – prit les choses en mains. Il porta chaque membre de cette famille dans leur chambre respective et les allongea sur leur lit. Il s'écoula plus de dix minutes avant que Demetri ne le rejoigne dans la chambre de la fille.

« J'imagine qu'Aro n'était pas content. » dit Edward.

« Non, c'est Caïus qui était contre, pour pas changer. » soupira Demetri. « Aro a accepté de les laisser aller au bout de la transformation à la condition qu'un des Rois soit présent. Marcus s'est porté volontaire, et Alec l'accompagne pour le protéger. »

Fin du flashback !

Point de vue d'Edward !

On était partit à l'arrivée même de Marcus et Alec, quelques heures seulement après l'arrivée des Denali.

« Heureusement qu'on ne ressent jamais de fatigue. » fit remarquer Demetri.

« La soif compense la fatigue. » dis-je sans penser au petit picotement dans ma gorge. « Combien de temps tu peux encore tenir avant ton prochain repas ? »

« Ça peut attendre jusqu'à la prochaine ville. » répondit Demetri. « Et toi, est-ce que ça peut attendre la prochaine forêt ? »

« Oui ! » j'acquiesce, espérant tenir. « Alors, où est-elle allée ? »

« Au sud ! » dit Demetri. « Vu la direction qu'elle prend, cette garce est bien décidé à nous faire courir, et on va très certainement parcourir tous les Etats-Unis ! »

« Non, je pense pas. » dis-je en réfléchissant. « Elle a de l'avance sur nous, au moins deux jours et elle le sait. Elle ne fera plus de détour avant un moment. »

« Y a plus qu'à espérer que tu dises vrai. » dit Demetri. « Et si on sortait de la ville ? »

« Bonne idée ! » j'approuve. « On ne doit pas se faire remarquer. »

Il précède toujours le chemin. C'est lui le traqueur après tout. On retourne s'engouffrer dans les bois tout en se dirigeant vers le sud, et quelques heures plus tard, nous sommes sur le sol américain. A la nuit tombée, Demetri et moi ont se séparent le temps de se nourrir, pour reprendre la chasse avec plus d'énergie.

1er janvier 2015 !

Jacksonville !

Point de vue de Bella !

Youpi une nouvelle année, et je suis toujours en Floride. Il est plus d'une heure du matin, et je suis dans mon lit sans aucune envie de dormir. J'ai chaud, mon chéri me manque, ma mère et Phil passent le Nouvel An avec les amis de l'équipe de baseball de Phil et je n'ai pas eu envie de les accompagner car je ne connaissais personne. Je n'ai pas voulu priver ma mère d'une belle soirée alors je lui ai assuré que ça ne me dérangeait pas qu'elle passe la soirée du jour de l'An ailleurs qu'avec moi. Ce n'était pas faux. Dès qu'elle et Phil sont partis, Rosalie est entrée par ma chambre et on a passé la soirée à regarder des films d'amours. Oui je suis maso mais il me fallait une dose d'amour par procuration. Et à Rosalie aussi apparemment. On a regardé N'Oublie Jamais, Orgueils & Préjugés et Ghost à la suite. Sur ce coup, c'est moi qui aie envié Rosalie et sa capacité à ne pas pouvoir pleurer, parce que j'ai chialé le long des trois films. Paul a senti ma tristesse car il m'a bipé aussitôt mais je l'ai rassuré en lui répondant que je déprimais devant des films tristes. Il n'a pas insisté et je l'ai rappelé à minuit – heure de Floride – et on est resté au téléphone jusqu'à ce qu'il doive patrouiller. Maintenant, je n'arrive pas à dormir. Trop de choses me passent dans la tête. I peu près deux semaines, Edward m'a appelé pour prendre de mes nouvelles, et pour me dire qu'une famille innocente avait été transformée par Victoria pendant sa fuite. Je suis heureuse qu'il ait décidé de rester auprès d'eux en les défendant auprès des Volturi. Il a eu raison, parce que je n'aurai pas supporté de les savoir mort par ma faute.

« Bella, tu devrais dormir. » me dit Rosalie, depuis l'autre côté de la chambre.

« Je n'ai pas sommeil. » dis-je en jouant avec mon téléphone.

« Et pourtant il le faut. » martela Rosalie. « Tu oublies que tu étudies la journée, il faut que tu dormes. »

« Oui Sergent ! » je dis en me moquant.

« Ne m'oblige pas à te faire boire un somnifère. » me prévient-elle.

Ce qu'elle peut être autoritaire. Je finis par céder. Je pose mon téléphone sur ma table de nuit, je m'allonge et je ferme les yeux. Je passe mon temps à me tourner et à me retourner dans le lit, sans trouver la bonne position. Je ne sais même pas à quelle heure je m'endors, mais vu que je me mets à courir vers Paul, je sais que j'ai fini par laisser Morphée m'emporter.

Je me réveille avec l'impression de ne pas avoir dormi du tout. Je me redresse sur mes coudes et j'aperçois Rosalie, qui n'a pas bougé de sa place depuis cette nuit.

« T'es encore là ? » je m'étonne en me grattant la tête.

« Tes parents dorment encore, ils sont rentrés très tard. » me dit-elle en feuilletant un magasine de voitures. « Si tu veux mon avis ils ne sont pas prêts de se réveiller. »

Elle lève la tête vers moi.

« Vu ta tête, tu devrais te rendormir et au plus vite. » me dit-elle.

« Ok ! »

Je me rallonge et je n'ai aucun problème pour me rendormir. Je suis vraiment fatiguée. Plus tard dans la journée, malgré un bon déjeuner et une douche revigorante, je m'endors sur un cours de maths et à moitié sur mon ordinateur flambant neuf, cadeau de Rosalie. Grâce à ce cadeau, je peux parler à Paul via la webcam, et il en a aussi reçu un tout neuf de la part des Cullen. Il a essayé de refuser mais je lui ai dis que ça servait à rien. Et ça n'a servit à rien. Je soupçonne même Jasper d'avoir manipulé les émotions de mon chéri pour qu'il cesse de vouloir rendre ce cadeau. Ce que mon ami m'a confirmé. Ces vampires, je vous jure !

Nous sommes le 13 janvier 2015, et un appel vidéo sur mon ordinateur me tire d'un rêve étrange. Je me suis, une fois de plus, endormi sur mes cours, et j'ai rêvais que je courais après un hot-dog géant que j'aspergeais de moutarde. Peut-être que je dois avoir faim. J'accepte l'appel d'Angela et son visage se forme sur mon écran.

« Salut toi ! »

« Salut ! »

« Ouh la, t'as une sale tête. »

« Ouais, je dormais. »

« Sur ton bureau ? »

« C'est pas la première fois. Je suis fatiguée Angie, et je ne sais même pas d'où ça vient. »

« Tu devrais peut-être consulter un médecin. Tu manques sans doute de vitamine ou de fer. C'est arrivé à ma mère après l'accouchement de mes p'tits frères. »

« Ouais, j'irai si ça empire. Alors, quoi de neuf ? »

« Oh, au lycée c'est toujours la même rengaine, mais depuis que t'es parti Lauren est très calme. Peut-être que tu lui manques vraiment. »

« Ouais, bah dis-lui bien que je préfère les mecs. »

Elle se met à rire, et moi à bâiller.

« A la réserve tout va bien, et les filles sont déjà en train de planifier une fête pour ton futur retour. »

« Dis à Emily que je veux une montagne de ses cookies. »

« D'accord ! »

Elle rit encore.

« T'es chez toi ? »

« Non, je suis chez les Cullen. Je stagne un peu pour mon devoir de sciences et Carlisle a accepté de m'aider. »

« Ne t'attaches pas trop sinon Alice risque de te kidnapper pour faire les boutiques. »

« J'ai entendu, vilaine ! »

Alice se matérialise soudain devant la webcam. Elle me tire la langue et je lui rends la pareille.

« T'as finis d'espionner ? »

« Non ! » Elle tire à nouveau la langue. « Envie d'un hot-dog ? »

« Tires-toi ! »

Elle explose de rire et s'éloigne en me faisant un signe de la main.

« C'est quoi cette histoire de hot-dog ? » demande Angela.

« Rien ! Bon, je dois me remettre au travail en espérant que je ne m'endorme pas encore une fois. »

« Ouais, et le Dr Cullen vient d'arriver. Je ne veux pas avoir une sale note pour mon devoir de sciences. »

« Embrasses les filles pour moi, dis-leur qu'elle me manque. Et dis à Embry d'arrêter de te garder éveillée toute la nuit, t'as des cernes que je ne connais que trop bien. »

« Peut-être que j'aime ça. »

« C'est Claire la nympho de la bande. »

« Au revoir Bella ! »

On met fin à l'appel après avoir rit de concert. Les discussions de ce type avec mes sœurs de la meute me manquent énormément. Les filles me manquent. J'ai hâte de pouvoir rentrer chez moi. Je me lève de ma chaise et dans la salle de bain, je m'asperge le visage d'eau froide. D'accord il fait très chaud en Floride même au mois de janvier mais ce n'est pas possible d'avoir aussi chaud. J'ai l'impression d'avoir des bouffées de chaleurs. Je descends dans la cuisine et ouvre le congélateur pour y mettre ma tête. J'entends la porte d'entrée s'ouvrir.

« Regarde Renée, ta fille a finit par craquer. » fit la voix de Phil.

« J'ai entendu. » je marmonne.

« Bella, mais qu'est-ce que tu fais la tête dans le congélateur ? » me demande ma mère en me tirant de là avant que mes neurones ne grillent de froid.

« Je meurs de chaud. » je réponds en bâillant. « Je vais prendre une douche froide, ça va peut-être me faire du bien. »

Et bien c'est tout le contraire. Enroulée dans une serviette, j'ai encore plus chaud après cette douche froide. Je mets un short et un débardeur mais mon soutien-gorge me fait étrangement mal. Bizarre, il me va bien pourtant. Je n'ai jamais eu mal aux seins à cause de mes soutifs. Je l'enlève et décide de rester seins nus sous mon débardeur et je retourne m'asseoir à mon bureau. Un nouvel appel vidéo se manifeste, et ça vient de mon amour. Je prends l'appel.

« Salut ! »

« Salut, pourquoi cette tête ? »

« Et bien, je meurs de chaud, je passe mon temps à dormir allant même jusqu'à m'endormir sur mes cours, et mes seins me font mal. »

« Ok, ça n'a pas l'air d'aller si bien que ça. Tu manges au moins ? »

« Ouais. Pas autant que toi mais je mange. Je dois avoir un problème hormonal. »

« T'as arrêté la pilule ? »

« Ouais, étant donné que t'es loin de moi. J'irai voir un médecin si ça continue. »

On continue de parler d'autres choses que de ma soudaine crise de fatigue, et il me parle de la difficulté de ses cours universitaires. Il prend des cours de gestion et de commerce, et le reste du temps il bosse dans un garage avec Jake où il apprend toutes les ficelles du métier. Je l'imagine couvert de sueur et de cambouis, et bien que je n'aie jamais été attiré par la mécanique, mon corps tout entier se cambre à cette pensée. J'ai besoin d'une autre douche. Quand on raccroche car il doit étudier, j'appelle Rosalie. Elle débarque dix secondes après dans ma chambre.

« Je crois qu'un truc cloche chez moi. » dis-je doucement.

Mes parents sont peut-être en bas mais je ne veux pas prendre de risque.

« Ils regardent la télé, et puis, de toute façon ils penseront que tu parles via l'ordinateur. » me dit Rosalie. « C'est quoi ton problème ? »

« Avant, est-ce que c'est normal qu'entendre Paul parler de son boulot de mécano m'excite autant. » je demande en écartant les mains.

« Et bien, d'après Emmett ça le rend tout chose quand je répare les bagnoles de la famille. » me dit-elle.

« OK, donc c'est oui ! » dis-je en arrêtant tout de suite l'image dégueulasse de mon frangin vampire qui vient de se dessiner malgré moi dans mon esprit. « Rose, j'ai des bouffées de chaleur, j'ai tout le temps sommeil et quand je m'endors je rêve de nourriture. Tout à l'heure avant qu'Angela ne m'appelle j'ai rêvais que je courais après un hot-dog géant. Surtout ne pense jamais à ça devant Edward par pitié. »

« En gros tu rêves de nourriture. » dit-elle avec un sourire évident.

« Oui, et de sexe. » je rajoute. « Paul et moi on l'a fait seulement deux fois. La première fois le soir où mon père a été tué, et la deuxième fois avant mon départ. Je ne devrais pas être autant en manque. »

« J'en serai pas si sûr à ta place. » me dit-elle. « T'as d'autres symptômes ? »

« Mes seins me font un mal de chien. J'ai été obligé d'enlever mon soutif. » je dis en désignant le vêtement que j'ai jeté négligemment sur le lit. « Tu penses que ça pourrait être dû au fait que j'ai arrêté de prendre ma pilule ? »

« Peut-être. T'as eu tes règles dernièrement ? » demande-t-elle.

« Pourquoi cette question ? » je demande en retour.

« Parce que c'est ce qu'un médecin te demanderait en premier, si on prend en compte le fait que tu ne sois plus vierge et que tu n'es pas allé consulter de médecin. » me dit-elle. « T'en as parlé à ta mère ? »

« Non, pourquoi ? » je demande avant de bâiller pour la centième fois depuis ce matin.

« Bella, est-ce que Paul et toi vous vous êtes protégés ? » me demande-t-elle le plus sérieusement possible.

« Pourquoi ? »

Pourquoi toutes ces questions ? Je veux seulement dormir moi !

« Parce que tu pourrais être enceinte. » me dit Rosalie.

« Quoi ? » je souffle, soudain réveillée.

« Les seins qui font mal, les bouffées de chaleur, et le fait que tu évites de me répondre sur tes dernières règles… » dit-elle sans finir.

« Mais, on ne l'a fait que deux fois. » dis-je en sentant les larmes me monter aux yeux.

« Bella ! » dit Rosalie en posant ses mains froides sur mes épaules. Ce que ça fait du bien. « Va voir ta mère, et parles-lui. Dis-lui tout. Va à l'hôpital, je te rejoindrais là-bas. »

« Mais, et si je suis vraiment enceinte ? » je demande dans un souffle.

« Alors tu auras une dure décision à prendre. » me dit-elle en m'embrassant sur le front. « Et je sais que tu prendras la bonne. »

Elle s'éclipse par la fenêtre. Moi, enceinte ? Comment est-ce possible ? Je prenais encore la pilule avant que papa ne soit tué… Je fouille le tiroir de ma table de nuit et je sors mes pilules. Oh Mon Dieu ! Je ne l'ai pas reprise depuis le jour où papa a été tué. Mais, c'est incompréhensible. Serait-ce si dramatique d'être enceinte de l'homme de ta vie ? Mais je n'ai pas encore fini le lycée. Tu n'auras qu'à travailler dur tes cours. C'est vrai, enfin je crois. Mais je dois en être sûr avant de prendre une quelconque décision. Je me change et mets une robe marron longue que Rosalie m'a offerte il y a quelques semaines, et en me changeant je me rends compte que mon ventre est un peu plus gros. Rose a peut-être raison. Je mets mes ballerines et je descends voir ma mère, téléphone et pilules en mains.

« Maman ! »

« Oui ma chérie ? » me dit-elle en se levant du canapé pour me faire face.

« Je… je dois te dire quelque chose que je t'ai caché. » j'avoue en prenant sur moi pour ne pas pleurer. « Je ne pensais pas que ce serait important vu que ça ne s'est passé que deux fois mais… »

« Bella, qu'est-ce qui se passe ? » demande ma mère, soudain alarmée.

« Je… je crois que je suis enceinte. »