Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
Jacksonville !
Point de vue de Bella !
J'ai l'impression que mon cerveau s'est mit en pause. Hein ? Quoi ? Je peux rentrer chez moi ? Mon livre m'échappe des mains.
« Je… je peux rentrer chez moi genre, je peux rentrer chez moi ? » dis-je sans être sûre d'être cohérente.
« Oui Bella ! » me dit Rosalie. « Victoria est morte. Ils l'ont eut. »
Plusieurs émotions me submergent. Je suis heureuse, euphorique, joyeuse, j'ai envie de pleurer et de rire en même temps, et je ne m'en prive pas. Rosalie me prend dans ses bras et me laisse pleurer et rire en même temps. Heureusement que ma mère et Phil ne sont pas là ce soir.
« Enfin ! »
Minuit sonne quand mon téléphone sonne à son tour. Je décroche sans prendre la peine de regarder qui m'appelle.
« Allô ? »
« Joyeuse Saint-Valentin mon amour. »
Je ne peux m'empêcher de rire tout en m'essuyant les yeux.
« On la fêtera un peu en retard, j'en ai peur. »
« Je m'en fou. Dis-moi quand tu rentres, je t'attendrai à l'aéroport. »
« D'accord ! Faut juste que je vois ma gynéco avant de partir, et que je convainc ma mère. »
« Je t'aime. Je t'aime tellement. »
« Je t'aime aussi. »
On rit comme des imbéciles, mais c'est tellement bon de se dire que je ne serai plus jamais en danger à cause de Victoria. Après cette nouvelle euphorique j'ignore si je vais pouvoir dormir.
« Les filles ont prévus une fête pour ton retour. T'es d'accord ? »
« Tout ce qu'elles veulent, et dis à Emily que je veux des cookies. »
« Elle est déjà prête à se mettre aux fourneaux. »
Rosalie attire mon attention et me dit :
« Alice dit que ta gynéco sera bien à l'hôpital demain, et qu'elle a une heure de libre à dix heures. »
« Dis-lui que je l'aime. »
« Oui, de ma part aussi. »
Rosalie l'entend et rit.
« Tu vas pouvoir sentir tes enfants bouger. »
« C'est vrai, ils bougent ? Déjà ? »
« Oui… et à l'instant même. Ils doivent être impatients d'entendre la voix de leur papa. »
« J'ai hâte de t'avoir à nouveau dans mes bras, mais il faut dormir, bébé. »
« D'accord ! »
On se répète Je t'aime encore et encore pendant plus de cinq minutes quand on raccroche. Je m'allonge, les mains sur mon ventre bien arrondi pour seulement quatre mois de grossesse, et je me délecte de la sensation des coups de mes bébés. Je pense même que c'est ce qui m'aide à m'endormir. Quand j'ouvre les yeux, c'est avec la sensation de fraîcheur sur mon front. Rosalie me tire de mon sommeil et me dit :
« Tes parents sont réveillés. Si tu veux avoir une chance de voir Paul et fêter la Saint-Valentin avec lui, il faut que tu ailles leur parler maintenant. »
Elle m'aide à me lever et m'accompagne à la salle de bain. J'en ressors au bout de cinq minutes, enroulé dans un peignoir en soie aussi grand que mon ventre, et, pieds nus, je descends les escaliers. L'odeur du café me donne la nausée mais je réussis à la repousser pour dire :
« Maman, je veux rentrer à Forks aujourd'hui. »
Elle se tourne vers moi en renversant un peu de café sur la table.
« Pourquoi spécialement aujourd'hui ? » demande-t-elle.
« C'est la Saint-Valentin, et y a que trois heures de vol entre ici et Seattle. S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît. » je réponds. « J'en peux plus d'être loin de Paul, et je suis prête à rentrer. »
« Mais, la gynéco veut te voir avant que tu partes, tu te souviens ? »
« On a qu'à appeler l'hôpital pour voir si elle est là aujourd'hui, comme ça si elle est là je prépare mes bagages, on passe la voir et on va directement à l'aéroport, sauf si y a pas de vol avant cet après-midi. » dis-je en essayant de maitriser mon excitation. « S'il te plaît ! »
« Euh, d'accord, je vais appeler l'hôpital. » accepte ma mère.
Elle prend le téléphone et demande à parler au Docteur Hampton. Je me mords la lèvre car je sais qu'elle va me recevoir – merci Alice et son don de voyance. Ma mère raccroche avec le Docteur et me regarde.
« Elle est prête à nous recevoir à dix heures. »
« Génial ! » je sautille.
Mauvaise idée ! Je pose ma main sur ma bouche mais je n'aurai pas le temps d'aller dans ma salle de bain… Phil arrive avec une bassine et je vomis dedans.
« Rappelez-moi de ne plus jamais sautiller. » leur dis-je en m'essuyant la bouche d'une serviette. « Je vais prendre une douche. »
« Bella, à quelle heure veux-tu prendre ton avion ? » me demande ma mère.
Je suis un peu étonné qu'elle ne me demande pas de rester un peu plus longtemps, mais je ne vais pas chercher la petite bête et la faire revenir sur sa décision. Je sais que j'aurai sa visite à la naissance des enfants, et à mon mariage. Paul a intérêt à me faire sa demande dès que j'atterris.
« Le plus tôt possible, mais que j'ai le temps de faire mes valises. » dis-je en retournant dans ma chambre.
Rosalie n'était plus là mais elle avait déjà préparé mes vêtements pour l'hôpital. Je prends une douche rapide, réussi à me sécher tant bien que mal, et j'enfile une très belle robe bustier grise. J'adore ! Elle est évasée le long de mes jambes et mon ventre est bien pris dans les coutures, sans y être serré pour autant. Des ballerines de la même couleur, puis, je vais me brosser les dents pour enlever ce goût dégueulasse dans ma bouche depuis que j'ai vomis. D'après mes recherches sur internet, je sais que les nausées peuvent durer jusqu'à la fin, ou presque, mais j'espère sincèrement que ça ne m'arrivera pas. Je laisse mes cheveux lâchés après les avoir séchés avec une serviette. Il n'est que huit heures, et on a rendez-vous qu'à dix heures. Je peux donc déjà commencer à faire mes bagages. Je sors mes quatre valises – une à la fois – dans l'armoire et je les pose sur le lit, toutes ouvertes. Je commence par vider ma penderie et à ranger mes vêtements soigneusement pliés dans une valise. Dieu merci je n'ai pas beaucoup de chaussures. Juste une paire de basket et trois paires de ballerines. Elles ne prennent pas beaucoup de place alors j'ajoute mes livres dans une autre valise avec mes chaussures, puis, j'y mets mes cours. Voilà, déjà trois valises pleines dont deux pleines de fringues, et il est temps d'aller à l'hôpital. Durant le trajet, ma mère me confie :
« Je suis contente d'avoir pu passer ces mois avec toi ma chérie. »
« Moi aussi maman. » dis-je. « Mais tu as intérêt à venir à Forks dès que j'aurai accouché, et quand je me marierais. »
« Tu peux être sûre que je serai là, peu importe la date. » me dit-elle en se garant dans le parking de l'hôpital. « Il te reste beaucoup d'affaires à emballer ? »
« Euh, quelques-unes. » je réponds en descendant de la voiture non sans mal.
« Ton vol est à quinze heures, y en avait pas d'autre avant. Je t'aiderai à finir tes valises. Je te prêterai une des miennes s'il le faut. » me dit-elle en me prenant la main.
Le Docteur Hampton nous reçoit dès qu'on sort de l'ascenseur à son service, et nous fait entrer dans son bureau, et accessoirement salle d'auscultation.
« Mais vous rayonnez dites-moi ! » me dit-elle.
« Oui, j'ai hâte de retrouver mon compagnon. » dis-je sans m'asseoir.
« Je vous comprends. » me sourit-elle. « Bien, je vais vous faire une dernière échographie mais faites-moi plaisir, et prenez rendez-vous avec un gynécologue dès votre arrivée à Forks. »
« Le Docteur Cullen a déjà tout arrangé. » dis-je en sachant très bien qu'elle connaissait Carlisle.
« Vous… vous connaissez Carlisle Cullen ? » s'étonne-t-elle.
« Oui, je suis sorti avec son fils, et ses filles sont comme des sœurs pour moi. » dis-je en sachant que Rosalie est dans le couloir en train d'attendre.
« Et bien, je n'ai pas grand soucis à me faire. » dit-elle à ma mère. « Le Docteur Cullen est un excellent médecin. »
« Je suis rassurée ! » dit ma mère.
Elle nous montre l'endroit consultation, et je sais ce que j'ai à faire. Robe par terre, je monte sur la balance. Ensuite, sur la table d'auscultation et je ne sourcille pas au gel froid sur mon ventre. Mes bébés vont bien. Moi je le sais, grâce à Alice, mais je ne peux pas dire à mon médecin et à ma mère que je connais une vampire qui a le don de voyance et qui a vu que je vais avoir un accouchement naturel et sans problème… mis à part à la douleur inévitable d'un accouchement. Je me rhabille.
« Je crois bien que vous êtes ma première patiente à avoir une grossesse qui se passe aussi bien. » me dit le Docteur Hampton. « Demandez au Docteur Cullen de vous faire un test sanguin pour contrôler votre taux de fer. »
« Je n'y manquerai pas. » dis-je en lui tendant la main. « Merci Docteur Hampton. »
« Faites bon voyage Bella, et n'hésitez pas à faire appel aux hôtesses pendant votre vol. Elles sont formées dans ce genre de situation. » me conseille-t-elle.
« Entendu ! »
Mais je n'en aurai pas besoin vu que j'aurai une vampire à mes côtés pendant le trajet. On quitte l'hôpital, et on rentre à la maison. Mon ventre gargouille, et ma mère l'entend.
« Monte finir tes bagages, je vais te préparer un sandwich. » me dit-elle.
« Tu rajoutes… »
« Des cornichons, oui je sais. » me coupe-t-elle en souriant.
Je monte dans la chambre sans me hâter – je porte des jumeaux quand même. Rosalie y entre en même temps que moi. Elle vient vers moi et je me dis :
« J'ai réussi à avoir le siège à côté de toi, donc tout va bien. Emmett et Paul nous attendront à l'aéroport, et avant de te ramener à la réserve on passera chez moi pour que tu puisses faire cet examen débile que veut le Docteur Hampton. »
« Et si j'ai une carence en fer ? » dis-je en arquant les sourcils.
« Ne cherche pas la petite bête. » me dit-elle en me prenant dans ses bras. « A tout à l'heure ! »
« Merci Rose ! » dis-je. « Je t'aime, tu le sais ? »
« Oui, moi aussi je t'aime Bella ! »
Elle m'embrasse sur le front et s'éclipse par la fenêtre. Je trépigne d'impatiente. Dans quelques heures je serai dans les bras de mon loup-garou. Je vais pouvoir l'embrasser pendant des heures. Mais pour l'instant je dois aller faire pipi. Un autre inconvénient due au fait d'être enceinte : cette envie irrépressible d'aller aux toilettes toutes les trente minutes, si ce n'est secondes. Il paraît que ça empire au dernier trimestre… ça promet d'être joyeux tiens ! En sortant de ma salle de bain, je regarde ce qu'il me reste à ranger. Je range mon nouvel ordinateur portable dans mon sac à dos avec le chargeur, et tout le reste finit dans ma dernière valise que je réussis à fermer. Je suis prête. Bon, par contre je ne vais pas pouvoir les descendre.
« Bella ? »
Ma mère entre dans ma chambre et constate que j'ai finis de faire mes valises.
« Je vais dire à Phil de les mettre dans la voiture. » dit-elle. « Ton sandwich est prêt, ainsi que ton supplément de cornichons. »
Dans la cuisine, je prends le temps de manger mon sandwich et je déguste morceau par morceau les cornichons. Je n'en ai jamais vraiment raffolée avant, mais depuis que je suis enceinte j'en mange des tonnes. J'espère juste que cette envie s'évaporera après la grossesse. A midi passée, je fais un tour à la salle de bain et je vais admirer pour la dernière fois le paysage via le jardin. Je n'ai pas trop profité de la piscine, seulement quand Rosalie était avec moi, mais le paysage, la vue va me manquer.
« Bella, il est temps d'y aller si tu veux attraper ton avion. » me dit ma mère.
« J'arrive ! » dis-je, une main sur mon ventre.
Je la rejoins et Phil nous accompagne à l'aéroport.
« Tu risques d'avoir froid en arrivant à Seattle. » me dit ma mère.
« Ne t'en fais pas, Paul sera à l'aéroport, il me passera sa veste. » dis-je en gardant pour moi le fait que la température corporelle de mon petit ami dépasse les 40°.
« Tu penses à tout. » s'amuse Phil.
« Au moins nous on le fait pour deux puisque les hommes ne pensent jamais aux choses essentielles. » je réplique à son attention.
« Bien envoyé ! » me félicite ma mère.
Phil se contente de sourire. Le traffic est plutôt dense mais j'arrive à l'aéroport à temps. Ma mère et Phil m'aident à faire enregistrer mes bagages. Rosalie est déjà là, près de la porte d'embarquement. Elle tient dans sa main un gilet. Voilà pourquoi je ne redoute pas d'arriver à Seattle en robe bustier. Mon garde du corps pense à tout. On partage un sourire complice quand ma mère va retirer mon billet avec mon passeport. Elle n'a aucun mal à l'obtenir, elle a dû jouer la carte de la grossesse. Rose pense comme moi et hoche la tête pour approuver quand je désigne mon ventre. Mon vol est annoncé. Ma mère me tend mon billet d'avion et mon passeport avant de me prendre dans mes bras.
« Fais bon voyage ma chérie, et n'oublies pas ce qu'a dit le Docteur Hampton. N'hésite pas à demander l'aide des hôtesses s'il y a un problème. » me dit-elle.
« Avec un peu de chance, mon voisin de siège sera médecin. » dis-je en plaisantant.
Elle me lâche et je prends mon beau-père dans mes bras. Mon sac à dos sur l'épaule, je marche jusqu'à la porte d'embarquement et je passe juste après Rosalie. Je me tourne pour faire un signe de la main à ma mère et Phil, puis, je m'engouffre dans le couloir d'embarquement et je prends la main que me tend Rosalie. L'avion décolle à 15h15. Bien sûr ils ne sont jamais à l'heure. Une fois l'avion stable dans les airs, je laisse mon regard divaguer vers les nuages en me disant que dans trois heures, je serai dans les bras de mon amour.
Seattle !
Aéroport Sea-Tac !
Point de vue de Paul !
Je suis excité comme une puce. Pire qu'un gamin le matin de Noël. Trois mois. Trois mois que je n'ai pas vu ma Bella, et d'ici une heure je vais pouvoir la serrer dans mes bras, et l'embrasser. C'est à peine si j'ai dormi plus de cinq heures d'affilées. Quand Alice a affirmé que la réserve et Forks étaient hors de danger pour un long moment, Sam nous a tous ordonné d'aller nous reposer. Mes potes ne se sont pas fait prier et ils sont rentrés chez eux avec leur chérie… sauf Seth. Moi, je suis rentré chez moi avec ma mère, et j'ai appelé Bella. Je pouvais l'entendre pleurer mais au vu de ce que j'ai pu ressentir par notre lien, elle pleurait de joie. J'ai essayé de dormir, et je l'ai fait, mais pas longtemps. Je ne suis même pas fatigué.
« C'est l'adrénaline mon pote ! » m'a dit Emmett dans la voiture.
« Comme si toi t'étais pas impatient de revoir ta femme. » ai-je répliqué.
« Je n'ai jamais dis le contraire. » m'a-t-il dit. « Les vampires aussi s'envoient en l'air. »
« Argh je veux pas savoir. »
Bella m'a prévenu qu'Emmett est comme Jared. A savoir sans retenue. Ouais bah je vois ça !
L'avion vient juste d'atterrir d'après le tableau d'indication. J'ai fais l'effort de m'habiller – jean, t-shirt et la veste en cuir que Bella aime tant. Je ne tiens plus en place. Le lien qui m'unie à Bella est de plus en plus présent. C'est comme si le trou qui s'est ouvert dans mon cœur le jour de son départ est en train de se refermer à mesure qu'elle approche. Je commence à ressentir cette plénitude qui m'a manqué ces trois derniers mois. La distance a voulu que notre lien soit moins fort, et aujourd'hui, il redevient plus fort.
« Hey ! » me fait Emmett.
« Quoi ? »
Il tourne la tête, et je l'imite. Elle est là. Je la vois. Oh Mon Dieu, c'est une robe qu'elle porte. Où est passé ma Bella qui ne porte que des jeans ? Non pas que je me plaigne, cette robe est superbe. Et ma Bella rayonne. Ma mère m'a dit que la grossesse embellit les femmes qui la vivent pleinement, et qui assument leurs rondeurs. Je vois Rosalie me montrer du doigt, et quand mon regard croise celui de Bella, c'est comme si la Terre avait cessé de tourner. C'est comme si je m'imprègne d'elle une deuxième fois. Je ne tiens plus. Je fais un pas en avant, puis un deuxième jusqu'à ce que je cours jusqu'à ma moitié. Rosalie s'écarte dès que je suis devant Bella.
« Salut ! » dis-je en touchant son visage.
C'est bien elle !
« Salut ! »
Ce que c'est bon d'entendre sa voix, de toucher sa peau, de sentir son odeur. Je touche sa bouche du bout des doigts et sans pouvoir tenir plus, je l'embrasse. Hum, je me sens à nouveau entier. Mon loup est satisfait. L'homme que je suis est comblé. Plus question de la laisser partir.
« Aïe ! » grince-t-elle en rompant le baiser.
« Quoi ? »
Elle prend ma main et la pose sur son ventre. Je sens quelque chose cogner contre ma main, et au vu du sourire de Bella je sais que ce sont mes bébés. Un sourire béat se dessine sur mon visage mais je ne pleurerai pas. Non ! Pas devant des inconnus. J'embrasse Bella à nouveau tout en la serrant dans mes bras sans l'étouffer non plus.
« Je t'aime ! » dis-je contre sa bouche.
« Je t'aime ! » réplique-t-elle en frottant son nez contre le mien.
« Je te ramène à la maison ? » je demande en connaissant parfaitement sa réponse.
« Oh oui ! »
Elle passe un gilet, et je l'aide. On rejoint Emmett et Rosalie qui étaient enlacés mais plus discret que nous on dirait. Oh, même pas besoin de récupérer les bagages de Bella, ils ont profités de nos retrouvailles pour les récupérer.
« Allez, en route je vous ramène ! » dit Emmett.
« Avec un détour par la maison, le médecin de Bella veut que papa l'examine. » dit Rosalie.
« Oh, à moins qu'Alice me dise que je vais m'évanouir dans la seconde, je préfère attendre demain pour voir Carlisle. » dit Bella. « J'ai juste envie de revoir tous mes amis. »
« J'appellerais Alice dans la voiture. » concède Rosalie.
La voiture sent la sangsue à plein nez mais comme je côtois les Cullen tous les jours depuis trois mois, on va dire que je n'y fais plus attention. Bella et moi prenons place à l'arrière, et elle se blottit aussitôt contre moi. Elle s'endort aussitôt qu'Emmett entre sur l'autoroute.
« Rosalie ? »
« Ouais ? » fait-elle en se tournant vers moi depuis le siège avant.
« Merci d'avoir veillé sur elle. » dis-je, reconnaissant.
« Je t'en prie. » me répond-elle d'un clin d'œil.
« Est-ce que Bella a prit une décision concernant la maison ? » demande Emmett.
« Pas encore. » dit Rosalie. « Mais je ne pense pas qu'elle va vouloir y vivre, pas après ce qui est arrivé à Charlie. »
Je suis d'accord avec Rosalie. Vivre dans la maison où le Shérif a été tué par Victoria ? Bella ne pourra pas le supporter, à moins qu'elle y ait réfléchit ces trois derniers mois. J'en parlerai avec elle quand elle se sentira prête. Je ne ferme pas les yeux de tout le trajet. Emmett passe sans problème la frontière entre Forks et la réserve. Avec l'accord des Anciens, Sam avait accordé aux Cullen ce qu'aucun autre vampire n'aura : un accès à La Push. Aucun de nous n'a jamais cru que l'on deviendrait tous amis, mais le fait que durant douze semaines, nous avons passés tout notre temps avec eux pour la protection de Bella avait crée des liens. Quil a même joué aux échecs avec Jasper, c'est pour dire. Il est plus de 21 heures quand Emmett se gare devant chez Sam et Emily. Toutes les lumières sont allumés, et je sais que tout est prêt pour le retour de Bella. Je réveille mon amour en l'embrassant. Elle fronce le nez mais sourit et ouvre les yeux.
« J'ai dormi tout le trajet ? » demande-t-elle en bâillant.
« Oui ! » j'acquiesce. « Tu devais avoir très sommeil. »
« Ça ne m'empêchera pas de dormir comme un bébé cette nuit. » dit-elle, la main sur le ventre.
Je l'embrasse sur le front, et je l'aide à sortir de la voiture.
« Ouais, je suis bien revenu à la maison. » frissonne-t-elle.
« Allons à l'intérieur. » dis-je en la réchauffant de mon mieux.
La porte s'ouvre dès qu'on entre sur le perron… et Bella se rue – doucement – dans les bras d'Emily qui lui rend son étreinte. Vient ensuite Angela, Kim, Claire et Leah. Et voilà, le gang des imprégnées est bel et bien réunies.
« Les filles doucement ! » rit-elle quand Claire et Kim la serrent tout en l'embrassant sur les joues.
« On est trop contente. » dit Claire.
« Moi aussi mais n'oubliez pas que je suis enceinte. » leur rappelle-t-elle.
Je n'ai même pas besoin de m'en mêler. Les filles s'écartent d'elles-mêmes en essuyant leurs larmes. Même Bella !
« Foutues hormones ! » marmonne-t-elle.
« Est-ce qu'on a le droit de prendre notre sœur dans nos bras ? » me demande Quil.
« Tu te débrouilles avec elle. » je réponds. « Je lui donne pas d'ordres que je sache. »
Bella passe dans les bras des garçons, qui font attention de ne pas la casser sinon je leur casse la tête. Je veille au grain. Billy s'approche en fauteuil roulant, et tend la main à Bella, qui réussit à se pencher pour l'embrasser sur la joue. Je grince des dents en la voyant faire, mais tout va bien.
« Bienvenue chez toi, Bella ! » lui souhaite-t-il.
« Merci, c'est bon d'être de retour ! » dit-elle en me regardant.
« Où est ma fille ? »
Ma mère entre en trombe dans la maison, essoufflée. Quand elle voit Bella, son instinct maternel refait surface et elle va la prendre dans ses bras.
« Comment tu te sens ? » demande ma mère.
Ah, c'est le médecin qui fait surface là !
« Je vais bien. » assure-t-elle. « J'ai juste envie d'aller aux toilettes. »
« Tu connais le chemin. » dit Emily, qui soulève une assiette de cookies.
A leur vue, Bella se mord la lèvre.
« J'en ai pour deux minutes ! » dit-elle en se dirigeant vers les toilettes.
Angela la suit et elles reviennent très vite. Jared me fait rire, il tire une chaise comme un hôte de restaurant et fait signe à Bella de s'asseoir. Elle le remercie d'un baiser sur la joue. Mon loup grogne mais je lui mets la muselière. Pas la peine d'être jaloux, ce sont mes frères quand même. Je capte le regard d'Emmett qui me demande de le suivre à l'extérieur. Je le retrouve, lui et Rosalie, à la voiture.
« Ta mère nous a demandé de mettre les valises de Bella dans sa voiture, là on va vous laisser ». nous dit Emmett. « On se verra demain ! »
« Vous ne voulez pas rester un peu ? » je demande.
« Vous avez besoin de vous retrouver. » me dit Rosalie, qui enroule son bras sous celui de son mari. « Tout comme nous. »
« D'accord, je vais dire à Bella que vous appellerez demain. » dis-je. « Dommage, parce que j'avais l'intention de… »
« On sait, Alice l'a vu. » me coupe Emmett. « Et même si on tient à rester en ville jusqu'à ce qu'on soit sûr que vous ne risquez plus rien, ce soir vous devez rester entre vous. »
« Merci pour tout, à tous les deux et, aux autres ! » dis-je en serrant la main d'Emmett.
Rosalie m'embrasse sur la joue et ils montent tous les deux dans la voiture. Je retourne à l'intérieur, mais je reste accolé contre la porte. Je regarde mon amour manger les fameux cookies d'Emily, et la voir sourire tout en parlant avec les filles de la meute me fait chaud au cœur. Les garçons sont en train de bouffer comme à leur habitude – la mienne aussi mais retrouver Bella est plus important à cet instant que de la nourriture. Je mangerai plus tard. Dans la poche de ma veste se trouve une chose que ma mère m'a procurée juste avant que j'aille chercher Bella à l'aéroport. Je lui ai fais une promesse le jour de son départ, et je n'ai pas l'intention d'attendre un jour de plus. Oui elle a dix-sept, j'en ai dix-neuf, on n'a pas finit nos études mais je m'en fou. Mes cours à domicile se passent bien, et j'ai un travail à côté pour prendre soin de ma femme et de mes enfants. J'envoie une dose d'amour à Bella à travers notre lien, et elle se tourne vers moi dès qu'elle le sent.
« Qu'est-ce que tu fais près de la porte ? » me demande-t-elle. « Viens manger ! »
« Je n'ai pas très faim. » je réponds.
« Depuis quand ? » s'étrangle Embry, la bouche pleine.
« Paul, t'es sûr que ça va ? » me demande Bella.
« Fais-le maintenant avant que ce soit trop tard. » me dit ma mère.
« Quoi mais, faire quoi ? » demande Bella.
« Tu te souviens de la promesse que je t'ai faite juste avant que tu ne partes ? » je demande en m'avançant jusqu'à elle.
Elle se mord la lèvre, et rougit. Elle se souvient de quoi je parle.
« Quelle promesse ? » demande Jared.
« Jared, la ferme » répondit Kim.
Je tends les mains à Bella et l'aide à se lever de sa chaise.
« Devant toute la meute ? Sérieux ? » dit Bella.
« C'était soit ici, soit à l'aéroport devant des centaines d'inconnues. » je dis en sortant la bague de ma grand-mère.
C'est avec cette bague que mon père a fait sa demande à ma mère à l'université. J'entends les filles couiner, et les garçons s'étouffer.
« Rho merde ! » s'étrangle Jared.
J'ignore ce bouffon et prends la main gauche de Bella dans la mienne avant de m'agenouiller.
« Isabella Marie Swan, veux-tu m'épouser ? »
« Oui ! »
Les filles – qui d'autres – applaudirent pendant que je glisse la bague à l'annulaire de ma fiancée. Je me relève et l'embrasse
« C'est inattendu, mais toutes mes félicitations. » dit Harry.
« Merci euh, il faut que je vous dise autre chose à ce sujet. » dit Bella.
Quoi ? Elle ne va pas changer d'avis quand même ? Elle me rassure à travers notre lien et dit en regardant chaque membre du Conseil à savoir Billy, Harry et le grand-père de Quil :
« Ma vie est à la réserve. Avec vous tous, ma famille. Et je veux me marier selon vos traditions. »
Elle nous a tous séché. Personne n'ose dire quoi que ce soit, jusqu'à ce que Sam ne prenne la parole :
« Tu en es certaine Bella ? »
« Oui, c'est ce que je veux. » acquiesce-t-elle. « Je sais que c'est aux parents d'accompagner les mariés jusqu'à l'autel, et dans notre cas ce seront nos mère enfin, si Nora est d'accord pour… »
« Bien sûr que je suis d'accord pour être aux côtés de mon fils. » dit-elle en me prenant dans ses bras. « C'est un grand honneur. »
Dans un mariage traditionnel Quileute, c'est un membre du Conseil qui unit le couple, et depuis quelques années c'est le grand-père de Quil qui célèbre la cérémonie. Ce dernier s'avance et nous dit :
« Ce sera un honneur de vous unir. Ce sera un honneur d'unir chacun d'entre vous quand le moment sera venu. »
« Merci ! » dis-je en inclinant la tête en guise de respect.
« Si tu connais nos coutumes tu dois savoir que c'est à la mère du futur marié d'organiser le mariage. » me dit Billy.
« Oui je sais, mais j'aimerai demander une toute petite faveur. » dit Bella.
« Nous t'écoutons ! » dit Harry.
« Est-ce que les Cullen pourrons être présent ? » demande Bella. « Et est-ce qu'Alice peut aider Nora ? Elle m'en voudra à mort si je ne lui fais pas une petite place dans l'organisation du mariage. »
Je me mets à rire doucement puis, pendant que les Anciens se concertent, je dis à Bella :
« Les Cullen peuvent passer sur nos terres. Il n'y a plus de contrainte les concernant. »
« Pourquoi tu me le dis que maintenant ? » elle demande.
Je l'embrasse sur le front et le Conseil nous parle.
« Requête accordée ! » dit Harry.
« Et, les demoiselles d'honneurs peuvent aussi y participer à la demande de la mère du marié. » dit Nora.
« Il est pas un peu tôt pour choisir une demoiselle d'honneur ? Ils viennent juste de se fiancer. » dit Jared.
« Alice te dira qu'il n'est jamais trop tôt. » dit Claire.
« Oh la, vous avez passé trop de temps avec elle. » dit Bella.
« Tu veux rire j'espère ? » dit Claire. « J'adore cette fille, elle a de super goût vestimentaires. »
Bella se met à bâiller avec force.
« Oh, la future maman à besoin de repos. » dit Nora.
Emily nous tend une assiette de cookies sous cellophane et me dit :
« C'est pour Bella ! »
« Oui Chef ! » dis-je en prenant l'assiette.
Bella se détache de moi pour dire :
« Est-ce que mes folles de sœurs et demoiselles d'honneurs veulent bien me faire un câlin ? »
« Même moi ? » demande Leah.
« Surtout toi ! » répond Bella.
Je dois attendre que Claire veuille bien lâcher Bella pour que je la soulève sans peine dans mes bras, et que je la ramène à la maison !
