Voici un autre chapitre! Merci à celles qui me suivent! :) Bonne lecture!

Chapitre 2.

Sherlock était revenu chez lui. Il tentait de se concentrer sur l'éventuelle piste qu'il venait de trouver, mais ses pensées ne tournaient qu'autour de la jeune femme et des événements plus tôt, et en plus ce qu'il avait trouvé dans les poubelles. Puis il pensa au fiancé de la jeune femme, était-il au courant? Pourquoi la jeune femme était si mal en point? Il se disait qu'elle n'était tout simplement pas prête à être mère. Puis quelqu'un arriva dans la pièce.

« Alors, Sherlock. Du nouveau? »

John était arrivé et s'était assis sur le canapé. Sherlock quant à lui était plongé dans ses pensées et n'avait pas vu le jeune homme arriver.

«Sherlock? »

Puis John se leva, s'approcha de lui et mit finalement la main sur son épaule. Le détective revint à lui puis se retourna vers son ami.

« Oh, John, c'est toi. Mary n'est pas là? »

« Non, elle est partie chez une de ses amies pour quelques jours avec la petite. »

Sherlock avait vu que son ami semblait exténué.

«Je vois que la petite Laura vous fait beaucoup travailler. »

« Tu ne peux pas t'imaginer! Ma fille je l'adore, mais mon dieu, c'est exigeant, mais pour rien au monde je ne regrette de l'avoir. »

« Tant mieux! »

John fronça les sourcils.

« Et toi? Comment a été ta visite à l'hôpital? Tu as trouvé quelque chose? »

Sherlock invita John à s'asseoir et s'assit en face de lui.

« Oui. Il s'agit du même tueur, j'en suis certain. »

« D'accord, ça élimine beaucoup de suspects. »

« Et puis… »

John regardait son ami et voyait qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas.

« Puis quoi Sherlock? »

« Molly m'inquiète. »

Son ami était surpris.

« Quoi, qu'est-ce qu'elle a? »

« Elle est arrivée très en retard ce matin et elle n'allait pas bien. J'ai du lui casser un bras pour la forcer à retourner chez elle. Je l'ai raccompagnée et puis dans ses toilettes j'ai trouvé un test de grossesse, positif. »

« Ah bon? Elle serait enceinte? De Tom, je présume. »

« Je n'en sais rien, probablement. Elle ne semblait pas du tout enchantée à l'idée, et même je crois qu'elle a pleuré avant d'arriver à l'hôpital, ce qui pourrait expliquer son retard. »

« Et Tom le sait tu crois? »

« Je ne sais pas. Elle a dit qu'il était en congrès et qu'elle ne voulait pas le déranger. »

John plissa les yeux et semblait étonné.

« Quoi, en congrès? C'est impossible. Je l'ai croisé ce matin, je lui ai dit bonjour, mais il ne m'a pas répondu et est passé à côté de moi comme s'il ne me connaissait pas. Je l'ai trouvé vraiment étrange… »

Plus John parlait, plus Sherlock s'était mis à penser à sa rencontre avec Molly à l'hôpital.

« En effet. »

« Tu penses qu'ils se sont quittés? »

« En tout cas Molly portait toujours sa bague de fiançailles lorsque je l'ai vue. »

« Mhh. Peut-être que c'est ce qu'elle veut faire croire, peut-être qu'elle n'a pas envie d'en parler. »

«Peut-être. »

Puis Sherlock se demandait si cela avait un rapport avec le test de grossesse. Il sentait la colère monter en lui. Il n'avait jamais fait confiance à Tom, d'ailleurs depuis que Molly était sortie avec Jim Moriarty, Il n'avait pas eu confiance en les hommes que fréquentait Molly.

«Je veux qu'on essaye d'être là pour elle, John. »

« Je suis d'accord, mais n'en fait pas trop Sherlock, tu peux être très envahissant quand tu veux. »

« Je ferai ce qu'il faudra John. Et elle pourrait être une victime du tueur. Son profil correspond aux femmes que cet homme aurait tendance à tuer. »

« À la couleur de ses cheveux? »

« Entre autre. Et sa grandeur, les victimes ont sensiblement la même. »

« Pour le moment y'a-t-il quelque chose de louche qui se passe dans sa vie? »

« À part son état, non je ne vois pas. »

« Alors ne nous alertons pas, mais si quelque chose d'étrange se produit, nous savons que nous pouvons compter sur Greg. »

Sherlock fronçait les sourcils.

« Greg ? On connait un Greg? »

John levait les yeux au ciel. Décidément, il n'allait jamais s'y faire.

« Lestrade, Sherlock… »

« Oh… Désolé. »

« Oh, Sherlock. Puisque Mary n'est pas là, je suis dit qu'on pourrait se faire une soirée entre amis à un moment. »

« Oh, oui, pourquoi pas. »

« Dans deux jours, ça te va? »

Sherlock se leva et regardait son agenda.

« J'ai quelques clients, mais je peux me libérer ensuite. »

« Parfait! Je dois te laisser, je suis de garde ce soir. »

John se levait. Puis Sherlock eut une idée de génie.

« John. Invitons Molly. »

John regardait Sherlock et ne semblait pas rassuré.

« Sherlock, je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Tu vas vouloir lui tirer les vers du nez, je te connais! »

Sherlock croisait les bras et semblait offusqué.

« Moi? Mais pas du tout! Si cela peut lui changer les idées. »

John répondit d'un air amusé :

« Depuis quand tu veux jouer l'ami avec Molly Hooper? C'est rare de te voir si protecteur avec quelqu'un, tu fais de la fièvre? »

Sherlock se relevait et répondait sur la défensive.

« Je la connais depuis longtemps et elle a toujours été là pour moi lorsque j'avais un problème. Alors je crois qu'il est normal que j'agisse ainsi. Et on a besoin d'elle en pleine forme pour nos enquêtes! »

John finit par soupirer.

« C'est bon, invite la si tu veux. »

« Oui d'accord. »

John partit. Sherlock finit par ouvrir son ordinateur portable afin de trouver d'autres pistes qui pourraient le mener au tueur. Il essayait également de trouver la trace de survivants qui auraient failli subir le même sort et qui avaient réussis à s'échapper. Peut-être, se disait-il, que cela pourrait l'amener à l'identité du tueur.

Les deux jours se passèrent rapidement. Sherlock n'avait rien trouvé, mais n'abandonna pas pour autant. Il avait été questionné les familles des victimes et n'avait rien su de plus. Personne ne pouvait mettre un visage sur cet homme et n'avait pas trouvé de comportements bizarres envers les personnes que les victimes fréquentaient. Sherlock avait conclu qu'il s'agissait sûrement de quelqu'un sans histoire qui essayait de vivre honorablement, mais en réalité il s'agissait d'un monstrueux personnage qui faisait des expériences macabres. John était arrivé à Baker Street en voyant l'expression qu'affichait son meilleur ami il constata que l'enquête n'avait pas avancé.

« Sherlock, on va bien finir par trouver quelque chose! Pour le moment c'est le temps de se changer les idées. »

Sherlock regardait John qui avait des paquets dans les mains.

« C'est quoi ça? »

«Tu me fais marcher là Sherlock. »

« Quoi? »

« Notre soirée! »

« Ah oui. »

« Tu as invité Molly?

« Euh. »

Sherlock avait complètement oublié. Il composa le numéro de Molly. Il laissa quelques coups sonner, elle ne répondait pas. Après avoir essayé maintes fois de la rejoindre, il décida d'utiliser la manière forte.

Molly. Vous devez venir à Baker Street. C'est URGENT! SH

Molly était chez elle et en avait marre d'entendre son téléphone et avait encore moins envie de répondre quand c'était Sherlock. Puis elle lu le message. Elle se disait que ce n'était que du chantage.

John a été enlevé ! JE NE RIGOLE PAS! SH

Puis la jeune femme commençait vraiment à s'inquiéter. Elle composa le numéro du détective. Sherlock sentit son téléphone vibrer. John quant à lui, ne s'était douté de rien et était allé dans la cuisine pour préparer le repas. Sherlock sortit de l'appartement.

« Oh Molly, vous devez venir! »

« Vous avez averti Lestrade? »

« Le tueur a dit que si je faisais appel à la police c'en était fini de John! Et il veut une rançon! S'il vous plait j'ai besoin de votre aide! »

Molly voyait que Sherlock était vraiment inquiet.

« C'est bon, j'arrive! »

Puis elle raccrocha. Sherlock ferma son téléphone, fier de lui. Il rentra. John arriva dans le couloir.

« Alors? »

« C'est bon elle vient. »

« Ah bon? Tu as réussi à la convaincre finalement. Tu as fait quoi? »

Sherlock monta les escaliers.

« Bien je lui ai dit la vérité, qu'on faisait une petite fête et qu'elle était invitée. Elle a dit oui. »

John était sceptique. Son ami n'était pas du tout convaincant. Il croisa les bras.

« Sherlock. Qu'est-ce que tu as fait? »

« Tu ne me crois pas? »

John lui jeta un regard noir.

« Non. »

Avant que Sherlock ne réponde quoi que ce soit, une voiture avait freiné un coup sec devant la maison, en faisant grincer les pneus. Puis Molly arriva dans l'appartement en trombes. Puis elle vit les deux hommes en haut des marches. Les deux hommes étaient surpris de la voir ainsi. Puis la jeune femme comprit que ce n'était qu'un prétexte pour qu'elle vienne. Elle était enragée et bouillait intérieurement. Elle croisait les bras.

« Et bien! On dirait que John a été vite retrouvé! »

John regardait Sherlock et lui prit son téléphone des mains. Il lit les messages.

« Non j'y crois pas! »

Il lui donna une claque en arrière de la tête.

« T'es vraiment con Sherlock! Et tu y as pensé que Molly aurait pu avoir un malaise, dans sa condition? »

Puis John se rendit compte de sa bourde. Il mit une main devant sa bouche. Quant à Sherlock, il n'avait pas du tout pensé à ça. Quant à Molly, elle était en colère.

« Alors, vous avez fouillé dans ma poubelle, Sherlock? »

Le détective se frotta la tête, suite à la claque de John.

« En fait mon attention a été attirée par ça. »

« C'est ça oui. Vous fouinez partout! Et puis, puisque John va bien, je vais repartir! »

Puis la jeune femme s'en allait, mais le détective la suivit.

« Molly attendez! »

« Lâchez-moi! »

« S'il vous plait. »

Sherlock fit signe au taxi de s'en aller et lui fit savoir que tout allait bien. Le chauffeur qui avait tout entendu décida finalement de s'en aller. Molly lui criait après.

« Mon taxi ! »

« Molly, je suis vraiment désolé. Je réalise que c'était vraiment con ce que j'ai fait. Je voulais vous inviter. Nous faisons une soirée entre amis. »

La jeune femme n'en croyait pas ses yeux.

« Vous n'aviez qu'à me le dire! »

« Seriez-vous vraiment venue? »

« … »

« Vous voyez. »

« D'accord, mais vous auriez pu trouver autre chose que ça! Et là je n'ai pas vraiment envie de passer la soirée avec vous! »

Puis le détective se montrait insistant. La jeune femme se calma, puis leva les yeux au ciel.

« Bon, d'accord, mais je ne reste pas trop longtemps, je suis encore très en colère après vous! »

« Merci. »

Puis Sherlock entra avec Molly. La jeune femme avait refusé d'enlever son manteau, mais finit par l'enlever. Après quelques moments, la jeune femme avait réussi à se calmer, mais n'était pas complètement détendue. Les trois tentèrent de parler de tout et de rien. Sherlock n'avait pas osé aborder le sujet de la grossesse de Molly et la jeune femme avait apprécié. Puis se fut l'heure du souper. Les deux hommes mangèrent à leur faim et Sherlock constatait que la jeune femme touchait peu à son assiette.

« Tout va bien? » (Sherlock)

« Oui, je n'ai pas très faim, je suis désolée. »

« Ce n'est rien. »

Puis Molly restait silencieuse.

« Je sais pourquoi vous vouliez m'inviter. »

Sherlock ne comprenait pas. Molly riait.

« Ne faites pas semblant de ne pas comprendre. Vous voulez savoir ce qui se passe. »

« Molly. »

Sherlock mit sa main sur celle de la jeune femme.

« Il est vrai que je veux savoir ce qu'il se passe, mais ce n'est pas la principale raison pour laquelle j'ai voulu vous inviter. Je m'inquiète pour vous depuis la dernière fois. Sachez que pour moi vous êtes une personne importante et je veux également que vous vous changiez les idées. »

Molly regardait Sherlock et ses paroles semblaient sincères. Elle se rappelait tout à coup de la veille de sa « fausse mort » lorsqu'il lui avait dit qu'elle avait toujours compté pour lui et qu'il avait toujours eu confiance en elle. Cette journée là il avait semblé désespéré et il lui avait demandé de l'aide. Et là, c'était elle qui coulait et elle le voyait lui tendre la main. Elle eut la larme à l'œil. Un sourire s'afficha sur son visage.

« Merci Sherlock. »

« C'est tout à fait normal. »

Puis la jeune femme se défit de sa bague et la tenait entre ses doigts et la fixait.

« Je suis enceinte. De Tom. On en a parlé longuement. À un moment j'ai pensé qu'on était d'accord pour le garder. Du moins c'est ce que je pensais. Il…

Ses yeux s'étaient remplis de larmes.

Il a fini par me demander d'avorter. Puis là j'ai mis ma main sur mon ventre. J'ai pensé à ce petit être qui était en moi. J'ai toujours été contre l'avortement. Je lui ai dit que je refusais. Puis… Il m'a quitté. Et il veut renoncer à son droit parental. Je suis désolée de vous avoir menti, il n'est pas parti en congrès et je gardais ma bague, parce que je ne voulais pas en parler, si jamais quelqu'un s'était posé des questions. »

Puis la jeune femme mit sa main sur ses yeux et se mettait à pleurer. Les deux hommes l'avaient écouté sans lui couper la parole. John était triste pour Molly et avait déposé une main sur son dos. Sherlock, lui, était en colère. Il avait bien voulu retrouver cet homme et lui éclater la cervelle.

« Molly, vous n'êtes pas seule. Je suis là. Nous sommes là. Si vous voulez, vous pouvez rester ici quelques jours. » (Sherlock)

« Merci. Je ne crois pas avoir la force de retourner chez moi ce soir. Et pour votre invitation… Je ne sais pas si… »

« Voyons. J'insiste. J'irai travailler à l'extérieur, s'il le faut pour vous éviter tout stress. »

« En tout cas on ne peut pas dire que tu l'as aidé avec ton truc tout à l'heure. »

« Oh mais j'ai dit que je m'excusais! »

Molly fit signe à John et à Sherlock que c'était oublié. Puis la jeune femme retrouvait la faim. Elle finissait son assiette. Plus tard dans la soirée, les trois jouaient à des jeux de société. La jeune femme semblait aller un peu mieux. Les trois jouaient à deviner la personnalité qui était collée sur le front de l'autre. Pour le personnage de Sherlock, John et Molly s'étaient regardés à maintes reprises et avaient éclaté de rire à chaque fois, au mécontentement du détective.

« Non mais arrêtez de rire! Alors, je suis un homme, je suis grand, je ne suis pas très commode parfois. Je suis quoi? Le pape? »

« Ce n'est pas très gentil pour le pape ça! » (John)

La jeune femme avait les larmes aux yeux à force de rire. Sherlock en avait assez. Il décolla le carton et le regardait. En voyant son propre nom il jeta un regard noir aux deux autres qui riaient de plus belle. Le détective se leva, offusqué.

« Voyons, Sherlock, c'est juste pour rire. » (John)

« Il est vrai que je ne suis pas commode parfois, mais bon, je sais bien me comporter tout de même! »

« Mais, oui Sherlock, arrêtez. Si vous aviez posé la question on aurait dit oui bien évidemment. »

La jeune femme se leva et alla vers lui.

« La preuve, vous avez été très gentil avec moi ce soir. Ce n'est qu'un jeu, voyons. C'est aussi grâce à vous et à John que je me sens beaucoup mieux. »

Sherlock s'était retourné vers elle. Il se calmait. Il était soulagé que celle-ci se sente mieux, puis leur regard finit par se croiser. La jeune femme se sentit mal à l'aise un instant et finit par reculer. Sherlock, lui, ne savait pas ce qui s'était passé, pendant cette fraction de secondes. Il s'était sentit un peu bizarre. Puis il regardait l'heure.

« Il se fait tard. »

John regardait l'heure et se leva.

« Tu as raison. »

Puis ils lavèrent la vaisselle. La jeune femme ne disait rien et était dans ses pensées.

Les deux se regardaient fixement. Puis Sherlock avança son visage près du sien. Il s'apprêtait à l'embrasser, mais la jeune femme le retenait.

« Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. »

Puis Sherlock mit sa main sur son ventre.

« Je suis prêt à l'élever comme s'il était le mien. »

La jeune femme ne savait pas quoi dire. Puis Sherlock plaça ses deux mains sur son dos et ne la lâchait pas du regard. Il finit par approcher la jeune femme contre lui. Celle-ci était électrifiée et ne pouvait pas bouger. C'est alors que le détective déposa ses lèvres sur les siennes. Molly était figée. Elle était frappée par la douceur de ses lèvres. Ne pouvant plus résister, celle-ci répondit finalement au baiser qui se fit de plus en plus passionné…

« Molly? »

Sherlock regardait Molly, elle était immobile. Puis il mit une main sur son épaule. Celle-ci sursautait et fut sortie de ses rêveries. Elle fit tomber l'assiette qu'elle avait dans ses mains, mais le détective la rattrapa de justesse. Molly était rouge pivoine. Si Sherlock avait eu l'idée à quoi elle avait pensé, elle rougirait encore plus. Elle réalisait qu'elle avait encore des sentiments pour lui, même si elle s'était beaucoup rapprochée de Tom suite à son départ. Sherlock était toujours aussi beau, mais elle se disait qu'il était impossible qu'il agisse comme le Sherlock de ses pensées.

« Vous allez bien? »

Sherlock avait déposé l'assiette sur le comptoir et Molly semblait ailleurs. La jeune femme revenait à elle.

« Oh, oui désolée. La fatigue, sans doute. »

«Oui. »

John revint dans la cuisine.

« Bon je vais vous laisser. Ne vous disputez pas surtout. »

« Mais tu sais bien que ce n'est pas mon genre, John. »

Puis John tapa le bras de son meilleur ami et vint faire la bise à Molly, puis la serra dans ses bras.

« Molly. N'hésitez pas à demander, si vous avez besoin d'aide. Je suis là. »

La jeune femme était touchée par les paroles de John. Elle le serra contre elle et le remercia. Puis il partit. Les deux étaient désormais seuls.

« Bon, je crois que je vais aller me coucher. Merci pour cette soirée. »

« De rien. Vous pouvez prendre ma chambre, je prendrai l'ancienne chambre de John. Molly, j'insiste. Et pour les autres jours aussi. »

« En fait pour les autres jours… »

« Je pourrai me charger d'aller chercher des habits chez vous. J'y tiens, Molly. »

« Bien, alors merci… »

Elle vint vers lui et lui fit furtivement la bise.

« Bonne nuit. »

« Bonne nuit Molly. Ma chambre est au fond du couloir. »

« Merci. »

Elle partit. Elle referma la porte derrière elle. Elle se colla contre celle-ci un instant et fermait les yeux et espérant de tout son cœur ne plus avoir de pensées de Sherlock et elle ainsi. Puis elle s'assit sur le lit, puis s'allongea. Lorsqu'elle se mit la tête dans l'oreiller, elle se disait que de ne pas penser à lui serait tâche difficile, puisque son odeur y était imprégnée. Quelques instants plus tard, elle entendit le bois craquer sous les pas du détective. Elle entendit une porte s'ouvrir et se refermer. Puis elle se demandait s'il dormait avec ses vêtements, elle rougissait. Elle tenta de se vider la tête. Elle mit alors une main sur son ventre. Même si ses amis, si elle pouvait maintenant les appeler ainsi, étaient là pour la soutenir, elle ne pouvait pas s'empêcher d'être effrayée. Elle se demandait si tout allait bien se passer et pensa évidemment au jour de l'accouchement, même s'il était dans huit mois. Elle avait entendu de tout sur les accouchements et cela n'était pas très rassurant. Elle s'efforça de s'endormir en pensant aux bons moments qu'elle allait passer avec son enfant.

Sherlock, quant à lui, était aussi allongé dans son lit. Il avait été bien attentif à ce qui se passait dans sa chambre. Il était soulagé de ne pas avoir entendu de pleurs, signe que Molly allait mieux. Il avait eu du mal à trouver le sommeil, puisqu'il pensait encore à l'échange qu'ils avaient eu tous les deux, après qu'il se soit énervé, durant le jeu. La jeune femme lui avait parlé tendrement. Le regard qu'ils avaient échangé l'avait légèrement troublé. Il ne pouvait pas dire qu'elle était l'origine de son trouble, il n'y comprenait rien. C'était la première fois que ça lui arrivait. Puis il se dit que ce n'était rien et finit par s'endormir.