Bonjour, voici la suite, en espérant qu'elle va vous plaire. Je vais poster le chapitre 4 demain. Merci à ceux qui me suivent et merci pour le favori, ça fait plaisir. :) Bonne lecture!

Dame Marianne, merci pour tes commentaires, j'essaie de poster un chapitre par jour, pour le moment je suis bien avancée. À bientôt et bonne lecture surtout. =)

Edit : J'ai fait quelques modifications du chapitre 3.

Chapitre 3.

Le lendemain, comme il l'avait dit, Sherlock était allé chercher quelques effets de Molly à son appartement. La jeune femme avait accepté de rester quelques temps à Baker Street. La proximité du détective ne la mettait pas trop à l'aise, mais la jeune femme n'avait pas la force de rester seule. Mike lui avait accordé quelques jours de congé. Sherlock avait reçu quelques clients et la jeune femme s'était proposée de l'aider, elle ne voulait pas rester là les bras croisés. Elle prenait des notes. La nouvelle cliente arrivait et Sherlock l'invita à s'asseoir.

« Bonjour, Mlle Arys. Comment pouvons-nous vous aider? »

La jeune femme s'assit et semblait très affectée. Elle tremblait. Molly avait vu sa grande détresse et qu'elle semblait effrayée. Molly, par instinct, vint s'asseoir à ses côtés, puis mit une main sur la sienne.

«N'ayez pas peur. Vous êtes en sécurité ici. »

Elle regardait Molly, puis Sherlock. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortait. Sherlock se disait que c'était sans doute très grave.

« Comme le dit ma collègue, vous n'avez rien à craindre. »

Elle parlait difficilement.

« Je… »

Puis elle fut soudainement prise de panique. Puis Sherlock vit qu'elle avait une cicatrice sur le front. Il était sur le choc.

« Cette cicatrice que vous avez… »

Elle se relevait.

« Ne peux pas. »

Elle s'apprêtait à s'en aller, mais Sherlock s'était relevé également.

« Vous êtes l'une des survivantes de ce meurtrier. »

La femme ouvrit la porte.

« Attendez! »

Mais elle referma la porte derrière elle et dévala les escaliers. Sherlock s'apprêtait à la poursuivre, mais Molly l'en empêcha en se mettant entre lui et la porte. Sherlock voulait passer, mais la jeune femme mit sa main sur son torse. Il était en colère.

« Molly! Elle peut nous aider à le retrouver! »

« N'avez-vous pas vu son état Sherlock!? Elle était effrayée! Si c'est bien ce que vous dites, elle a sûrement peur que le meurtrier la retrouve et qu'il l'achève! Elle a peur de parler! On ne peut pas la forcer. Quand elle sera prête, elle reviendra d'elle-même.»

La jeune femme se rendit compte de sa proximité avec Sherlock. Elle retira sa main qu'elle avait sur lui. La détective la regardait, puis se disait finalement qu'elle avait raison. La nature humaine n'était pas son domaine le plus développé et en avait encore beaucoup à apprendre. Il se sentit mal et avait peur que la personne ne revienne plus.

« Je suis décidément trop con. »

« Mais non. Elle serait partie de toute façon. Nous pourrions lui envoyer un message? »

« Il ne faudrait pas que cela tombe entre de mauvaises mains. »

« Il faudrait vraiment qu'elle manque de chance. Et puis pour confirmer son rendez-vous j'ai bien utilisé son numéro de portable, non? »

« Oui, c'est vrai. »

Molly composa le numéro de la jeune femme. Ce fut la boite vocale. La jeune femme s'annonça et s'excusa de la part de Sherlock et lui dit qu'ils seraient toujours là si elle voulait parler. Elle referma son téléphone.

« Merci Molly. Une fois de plus, vous réglez la situation. »

« Voyons, ce n'est rien. »

« Maintenant, allez vous reposer. »

« Je vais bien, Sherlock. Je peux continuer de vous aider. »

« Vous en avez assez fait comme ça. Vous devez faire attention. »

Puis il avait mis tout naturellement une main sur son ventre.

« Vous devez penser à votre enfant. Vous ne devez pas trop stresser. »

La jeune femme sentit sa main puis son cœur se mit à battre la chamade. Puis tout à coup Sherlock se rendit compte de son geste. Il la retira.

« Désolé. »

« Ça va ce n'est rien. »

Puis les deux ne savaient pas quoi se dire d'autre et la jeune femme décida de se retirer dans la chambre. Elle s'assit sur le lit et tenta de retrouver ses esprits. Puis elle s'allongea. Sherlock quant-à lui était pensif. Il repensa à sa main sur son ventre. Il se disait qu'il avait fait cela amicalement. Il ne considérait plus la jeune femme comme une collègue, mais une amie. Ils se connaissaient depuis tellement longtemps. Sherlock s'assit et fixait la porte de sa chambre. Puis il finit par s'assoupir, puis s'endormit.

Sherlock ouvrit les yeux quelques instants plus tard. Il se retrouvait à l'hôpital, dans une chambre. Quelques instants plus tard, il entendait des pleurs de bébé. Il regardait devant lui et vit Molly avec son enfant dans ses bras. Elle le regardait, elle semblait si heureuse. Sherlock s'approchait. Un sourire se dessina sur son visage.

«C'est un magnifique bébé Molly. »

Mais la jeune femme ne relevait pas la tête vers lui.

« Molly? Qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi vous ne me répondez pas? »

C'était comme si elle n'entendait rien. Puis au moment où il s'apprêtait à dire quelque chose, l'infirmière entra et passa au travers de lui. Sherlock se rendait compte qu'il était invisible. La dame venait pour donner le bain à l'enfant. La jeune femme relevait les yeux et un sourire était affiché sur son visage. Elle tendit l'enfant à l'infirmière avec confiance. Celle-ci le prenait et lui dit :

« Quelqu'un veut vous vous voir, il m'a demandé de vous demander s'il pouvait entrer. »

« Ah, c'est sûrement John, mais oui bien sûr. »

L'infirmière repartit avec l'enfant et Sherlock fronçait les sourcils. Et lui? Pourquoi n'était-il pas avec John? Pourquoi personne ne pouvait le voir? Il s'inquiétait. Il avait l'impression de ne pas exister. La porte s'ouvrit. Alors que Sherlock s'attendait à voir John arriver, il vit une expression de surprise sur le visage de la jeune femme.

« Tom? Qu'est-ce que tu fais là? »

Sherlock se retournait. À la vue de cet homme, le détective sentait la colère monter. Il se jeta sur lui, mais son corps passait une nouvelle fois au travers. Tom n'avait rien sentit de la présence de Sherlock, puis s'avança vers Molly.

« Je… viens voir notre fille. Et je viens te demander de… me pardonner. »

Molly ne lui répondit pas. Elle se leva et lui fit face pour l'affronter.

« Tu n'as aucun droit. Je veux que tu partes. »

La jeune femme ne bougeait pas. Il s'avançait, elle reculait.

« Ne t'approches pas de moi! »

« Molly mon amour, pardonne-moi. »

Les larmes ne tardaient pas à couler.

« Tu m'as profondément blessée Tom. Tu as voulu que je me débarrasse de notre enfant. »

Elle se mit dos à lui, ne supportant plus de le voir et avait de la difficulté à formuler sa demande.

« Maintenant, s'il te plait, va-t-en! »

Puis Tom s'était approché d'elle et l'avait prit par la taille. La jeune femme tentait de se défaire de son étreinte puis s'arrêta, lorsque celui-ci avait déposé un baiser dans son cou.

Sherlock voyait la scène et ne pouvait rien faire. Il voulait sauter sur Tom pour la séparer d'elle, mais cela n'aurait aucun effet.

« Je sais Molly. Je me sens tellement mal de t'avoir demandé une telle chose… Laisse-moi me racheter. Je t'en prie, donne moi une seconde chance. Je serai là pour toi, pour notre fille… »

« Tom… »

Elle avait prononcé son prénom dans un murmure. Ses mains avaient descendues sur les sienne. La jeune femme s'était retournée vers lui.

« Promets-moi que tu ne nous abandonnera plus, plus jamais. »

« Je te le jure. Je t'aime Molly. »

La jeune femme avait mit sa main sur sa joue.

« … Je t'aime aussi. »

Tom s'empara de ses lèvres. La jeune femme y répondit avec fougue. Leur baiser devint de plus en plus passionné. Le cœur de Sherlock manquait un battement. Puis les deux tombèrent sur le lit. Tom était au dessus de Molly. Sherlock assistait à la scène, impuissant. Puis il commençait à être jaloux. Lorsqu'il s'apprêtait à se jeter sur Tom avec fureur…

Il se réveilla. En sueur. Il se rendit compte que son pouls était anormalement élevé. Il se demandait ce qu'il avait. Il se demandait pourquoi il avait ressenti toutes ces choses. Il était évident pour lui que la jeune femme n'était qu'une simple ami, rien de plus, rien de moins. Il se disait qu'il ne pourrait jamais être amoureux de quelqu'un. Il maintenait que les sentiments n'étaient pas pour lui, qu'il ne s'engagerait jamais dans une relation amoureuse. Ces choses n'y avaient pas leur place, pas pour lui et il ne changerait jamais d'avis.

« Sherlock, ça va? »

Puis il relevait la tête, nerveusement. Molly était devant lui. Elle s'approchait et s'assit en face de lui. Sherlock la regardait, puis des sensations revenaient en lui. Il se replaça et tentait d'être le plus impassible possible.

« Oui. »

« Vous êtes sûr? Je vous ai vu vous réveiller en sursaut et ça n'avait pas l'air très agréable. »

« Oui ça va Molly. »

« Si vous le dites… »

La jeune femme se relevait, puis quelqu'un cogna à la porte. Sherlock se leva, descendit les marches pour aller ouvrir.

« Mlle Arys? »

« Je suis désolée pour ce qui c'est passé. »

« Ce n'est rien. Venez. »

La jeune femme montait les marches. Elle vit Molly, qui se tenait toujours au centre du salon. Elle vint vers la jeune femme et mit directement sa main sur son ventre. Molly était surprise.

« J'étais revenue peu de temps après avoir quitté l'appartement en panique. Je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre votre conversation. Vous êtes enceinte? »

« … Oui… »

Sherlock arrivait. La cliente lâcha le ventre de Molly et s'assit.

« Mlle, il ne faut pas que cet homme s'en prenne à vous. Vous avez le profil qu'il recherche, vous savez. Vous courrez un très grave danger, vous et votre bébé. Il ne faut pas que votre bébé en souffre. Ça prend effet sur tout le corps et c'est très puissant. Votre bébé ne survira pas. Vous devez tout faire pour le protéger! Il m'a droguée. J'attendais un enfant... Je l'ai supplié de me laisser partir. Il n'a rien voulu savoir... J'ai fait une fausse couche suite à ça... »

La jeune femme mit sa main sur la main de Molly. Molly lui offrit toutes ses sympathies et se sentit vraiment désolée pour elle.

«Promettez de faire attention à vous! Il ne doit rien arriver à votre enfant!»

Puis elle leva le doigt vers Sherlock.

Promettez de la protéger! Vous devez le faire! »

Sherlock était choqué. Il s'était assit devant elle.

« Je vous le promet. Je suis vraiment désolé pour votre enfant. Maintenant, dites-moi de quoi il a l'air. »

La dame s'assit. Elle hésita, elle avait les larmes aux yeux. Molly vint s'asseoir une nouvelle fois à ses côtés et mit une main sur son épaule. Sherlock vit que Molly avait réagi avec son instinct maternel et avait trouvé ça touchant. Il tenta de faire du mieux qu'il pouvait pour mettre Mlle Arys à l'aise.

« Mlle Arys.! Votre aide nous est précieuse. Ne craignez rien, tout ira bien. »

La jeune femme prit une grande respiration et se mit à dévoiler ce qu'elle semblait avoir sur le coeur depuis un moment.

« Il a les yeux bleu, il est de petite taille. Il a les cheveux châtain, comme nous, les victimes. Il m'a parlé beaucoup de sa sœur, Alison, je crois, qu'il a perdue et qu'il faisait ça pour sa mémoire. Il avait l'air de l'aimer énormément. Je l'avais supplié de me laisser partir et que j'attendais un enfant. Il m'a dit qu'il s'excusait sincèrement pour ce qu'il allait me faire, mais qu'il n'avait pas d'autre choix. Il m'a drogué. Il a commencé à me faire une incision sur la tempe. J'avais les mains attachées derrière le dos, je tentais de me libérer. Par chance, il n'avait pas bien serré les cordes. Il y avait une paire de ciseaux sur son plateau. Je me suis défait les mains de la corde. J'ai prit la paire et je les ai planté dans son cou. Il criait de douleur. Il a essayé de reprendre le contrôle sur moi, mais je l'ai frappé avec mes deux pieds au visage, avec toute la force que je pouvais. Il semblait avoir perdu connaissance. J'ai défait les cordes liant mes deux pieds ensemble, je me suis levée et je suis partie. C'était un laboratoire sombre et c'était au milieu de nulle part. Je ne savais pas où j'étais. Je me suis rendue jusqu'à la route et j'ai couru aussi vite que je pouvais. Puis une voiture est arrivée. Je suis allée devant et elle a freiné. Le conducteur était sortit et m'avait tout de suite reconnue, j'étais sûrement passée aux informations. Pour les lieux, je ne suis pas certaine, mais je crois que c'était près d'une usine désaffectée. Je ne saurais vous dire laquelle. La personne qui m'a sauvée m'a directement conduite à l'hôpital. Les médecins ont averti ma famille. Quelque jours après, j'ai fait une fausse couche. Les médecins n'ont rien pu faire pour sauver la vie de mon enfant... »

Puis elle se mit à pleurer de plus belle. Elle se leva.

« Je suis désolée, je n'en peux plus. Je vais partir chez moi. Je vais appeler mon mari pour qu'il vienne me chercher.

Sherlock l'avait écoutée attentivement et Molly avait prit des notes. Ce témoignage leur permettrait de beaucoup avancer et de trouver des nouvelles pistes. Il y avait un bon nombre d'emplacements où il y avait des usines désaffectées.

« Oui, je comprends. Une dernière chose: pourriez-vous nous donner le prénom de la personne qui vous a sauvée? »

« Mhhh. Je suis désolée, je ne me souviens pas. »

Sherlock n'osa pas poser une question de plus.

Elle appela son époux qui arriva une demi-heure plus tard. Elle partit. Sherlock était content d'avoir débloqué sur une nouvelle affaire. Il était certain que c'était l'homme qu'ils cherchaient. Après que Mlle Arys fut partie, il sauta presque au plafond.

« Enfin! Nous somme débloqués! Nous avons son identité! Enfin il faut qu'on soit sûr qu'il s'agisse vraiment de lui. »

« Sherlock, un peu de retenue s'il vous plait. Ayez en considération qu'un enfant en est mort.»

Le détective se sentit mal.

«Oh, désolé. Je suis juste heureux de pouvoir enfin lui mettre le grappin dessus et d'enfin passer à autre chose et que plus personne ne mourra à cause de lui. »

«Je comprends.»

Molly sourit. Elle avait été choquée du récit de la jeune femme, mais était également contente et soulagée de savoir qu'ils pourraient mettre enfin mettre la main sur ce tueur. Elle pensa à la femme qui avait perdu son bébé, elle ne pouvait pas imaginer ce qu'elle a pu ressentir. Elle ne pu s'empêcher de mettre une main sur son ventre. Elle se disait qu'elle ferait tout pour le protéger, puis elle s'approchait un peu de Sherlock.

« Nous avons bien travaillé, Sherlock. »

Il sourit.

« Oui. Si vous voulez bien m'excuser Molly, je vais aller me reposer, je suis épuisé. »

Lorsque Sherlock passa à côté d'elle, Molly le retint par le bras. Le détective se stoppa et sentit son cœur battre à tout rompre. Que diable faisait-elle? Sherlock la regardait.

« Molly? Quelque chose ne va pas? »

La jeune femme ne répondait pas. Elle le regardait dans les yeux. Elle ne savait pas ce qu'elle faisait. En temps normal, elle n'aurait pas agis de la sorte, mais là, les hormones dans le tapis, elle se sentait attirée par lui. Elle avait une envie folle de l'embrasser et de plaquer son corps sur le sien, mais se disait que cela n'était certainement pas une bonne idée. Le détective quant-à lui, ne savait pas quoi faire. Il fronça les sourcils et tenta de se montrer impassible à la proximité de la jeune femme, même si cela était difficile. Puis Molly le prit dans ses bras et lui frottait le dos, amicalement.

« Encore merci d'être là. »

Puis elle se sépara de lui, lui fit une bise sur la joue, même si elle avait cruellement envie de ses lèvres. Sherlock lui fit un sourire, tentait par tous les moyens de cacher son trouble, suite à ce rêve qu'il avait fait.

« Arrêtez de me remercier, c'est normal. »

La jeune femme lui souriait en retour. Puis Sherlock l'embrassa sur le front. Les deux se séparèrent et en même temps quelqu'un entra dans l'appartement.