Chapitre 4.

Une ouverture de porte se fit entendre et une personne s'écria :

« Je suis rentrée! »

Aucun son ne se fit entendre.

« Sherlock, vous êtes là? »

« Oui, Mme Hudson. Vous pouvez monter. »

La dame monta. Elle vit que Sherlock n'était pas seul. Un lueur illumina son visage.

« Oh, Molly, très chère! »

Elle vint la serrer dans ses bras.

« Sherlock m'a raconté. Je suis terriblement désolée pour vous! »

Molly ne savait pas quoi dire et remercia Mme Hudson. Elle se séparait d'elle.

« Je suis là mon enfant, si vous avez besoin de quoi que ce soit. »

Et là elle vint vers Sherlock et le prit également dans ses bras.

« Sherlock, je suis heureuse de vous revoir. En espérant que vous n'avez pas trop fait de bêtises durant mon absence! »

Le détective tapota le dos de la dame qui se séparait de lui.

« Alors, comment a été votre séjour chez votre amie? »

La dame s'exprima joyeusement.

« Oh, c'était merveilleux! Ça m'a vraiment permis de me reposer. »

Puis la dame laissa les deux jeunes gens seuls, elle était épuisée. Puis Molly s'était avancée vers Sherlock avec un air mécontent.

« Sherlock, ne me dites pas que vous avez fait revenir Mme Hudson plus tôt que prévu pour moi? »

La jeune femme était là à le regarder, sourcils froncés et bras croisés. Sherlock fit un air innocent.

« Non, je n'ai rien fait du tout! Je l'ai juste avisée de la situation et c'est tout. »

Molly n'était pas du tout convaincue. Sherlock soupira.

« Bon, je lui ai demandé si elle pouvait revenir un peu plus tôt, mais je ne lui ai pas forcé la main. Vous savez que j'ai quelque fois des enquêtes et que je ne serai pas toujours disponible, et Mme Hudson a été inquiète et a accepté. »

« Non, mais je suis capable de m'occuper de moi-même! Je vais avoir un bébé, je ne suis pas en phase terminale! »

« Oui, je sais, mais des fois il ne faut pas prendre de risque. »

La jeune femme leva les yeux au ciel et retourna à la chambre. Sherlock ne dit rien. Il entendit son téléphone, il l'ouvrit.

« Lestrade? »

« Sherlock. Nous avons trouvé un autre cadavre. Tu dois venir, une autre femme avec les mêmes blessures que les autres! »

Lestrade lui donnait l'endroit. Sherlock dit qu'il arrivait tout de suite. Il demanda à Mme Husdon de bien surveiller Molly. Il se rendit sur la scène du crime et l'endroit ressemblait curieusement à ce que la survivante avait décris. Il regardait le corps de la jeune femme et n'avait plus, elle non plus, de chevelure. Il avait dit à Lestrade de demander à ses hommes, de voir s'il pouvait y avoir un laboratoire souterrain, puisque la personne qui avait survécu avait mentionné ceci. Lestrade envoya plusieurs de ses hommes dans les environs pour voir s'il y avait quelque chose. Sherlock avait observé le corps de la jeune femme pour voir si elle avait été blessée à un autre endroit, mais aucun signe ne le montrait. Les recherches commençaient à s'éterniser et Sherlock commençait à manquer de patience. Puis une ambulance vint prendre le corps de la jeune femme pour venir la porter à la morgue. Lestrade dit à Sherlock de rentrer chez lui et qu'il aurait des nouvelles aussitôt que ses hommes auraient terminés. Sherlock se rendit à l'hôpital, il reçu l'autorisation de Mike Stamford pour examiner le corps de la victime, pour essayer d'y trouver quelque chose, ou essayer de trouver si l'agresseur y avait laissé une quelconque trace d'ADN. Quelques instants plus tard, le téléphone de Sherlock se mit à vibrer. Il le regardait et fronça les sourcils lorsqu'il vit que le numéro de chez lui s'afficher.

«Oui? Qu'est-ce qu'il y a? Mme Hudson? »

Il vit que la dame était paniquée et il n'arrivait pas à comprendre ce qu'elle disait. Il commençait aussi à s'inquéter.

« Allez, calmez-vous et dites moi ce qu'il y a. »

« … Je me suis fait attaquée… J'ai perdu connaissance. Lorsque je me suis relevée je montée pour aller à votre chambre, puis… »

Le cœur de Sherlock se mit à cogner bruyamment dans sa poitrine.

« Molly… Elle… n'est plus là. »

Sherlock figea. Un sentiment de terreur naquit en lui. Aucun son ne sortit de sa bouche et ferma le portable. Il s'en allait en trombe de l'hôpital. À ce même moment un taxi passait et il cria de toutes ses forces. Il indiqua l'adresse au chauffeur et lui dit de rouler aussi vite qu'il pouvait, qu'il s'agissait d'une question de vie ou de mort. Le taxi faisait aussi vite qu'il pouvait et lorsqu'il arriva à Baker Street, Sherlock vit que Lestrade et des voitures de police étaient déjà là. Mme Hudson avait prit soin d'appeler la police. Sherlock entra en trombe dans l'appartement, se dirigea à grand pas vers sa chambre et l'ouvrit. Il n'y avait rien. La fenêtre de sa chambre était ouverte. Deux policiers s'occupaient de Mme Hudson. Sherlock lui, ne tenait plus en place. Il ne pouvait pas en vouloir à Mme Hudson, qui avait été attaquée. Lestrade, vint le voir. Il vit que le détective semblait affecté par sa disparition. Il vint le voir et mit sa main sur son épaule.

« On va la retrouver Sherlock. »

Le détective s'en voulait intérieurement. Puis il se retourna vers le commissaire.

« Puis les recherches? »

« Mes hommes ont ratissé le coin. Il n'y a pas de trace de trappe souterraine. Puisqu'il y a plusieurs endroits de ce genre, nous allons continuer les recherches ailleurs. Nous nous ferons aussi vite que possible»

Sherlock restait pensif. Il se demandait comment Molly avait-elle pu être enlevée. Il pensait avoir fait son devoir pour la protéger. Puis il finit par trouver cela trop étrange. Cela ne pouvait pas être une coïncidence. Sherlock avait été éloigné de son appartement, par exprès. Lestrade l'avait appelé, mais il n'avait fait que son travail. Au final, il se dit que le tueur avait ciblé depuis bien longtemps. Il l'avait suivie et l'avait surveillée. Sherlock n'avait rien vu. Il se sentait honteux et impuissant face à la situation. Il n'avait pas fait assez attention. Puis il imaginait la jeune femme se faire torturer. Cela lui était insupportable. Il devait la trouver le plus vite possible. Il était certain qu'il s'agissait du même tueur, même s'il avait changé de tactique. Une jeune femme innocente était morte pour détourner l'attention du détective. Il fallait que ce tueur soit trouvé et arrêté. S'il n'en tenait qu'à lui, il le tuerait. La garde de police était doublée autour de l'appartement et l'avis de l'enlèvement de Molly avait été signalé. John s'était rendu au domicile de son ami pour lui tenir compagnie et l'aider à trouver quoi que ce soit pour l'aider à trouver Molly. Ils priaient tous les deux qu'il ne lui arrive rien. Sherlock n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Le lendemain matin, il eut l'idée de téléphoner à la seule personne, qui, selon lui, serait en mesure de pouvoir l'aider. Mlle Arys. Il composa son numéro de téléphone. La jeune femme répondit.

« Oui? »

« Bonjour, Mlle Arys, c'est Sherlock Holmes. »

« Oh… Bonjour Monsieur Holmes. Il y a autre chose? J'ai pas mal dit ce que j'avais à dire, vous savez… »

« J'aimerais tout de même m'entretenir avec vous. »

Le détective lui expliqua la situation. La jeune femme parut très affectée que la jeune femme ait été enlevée puisqu'elle avait trouvé Molly si gentille avec elle et puisqu'elle savait que celle-ci était enceinte. Il lui avait demandé s'il pouvait passer chez elle. La jeune femme avait hésité au début, puis avait finit par accepter et elle lui dit qu'il pouvait passer le lendemain vers 14h. Sherlock la remercia. Il raccrocha et se remit à ses recherches.

Molly était dans une pièce et était toujours inconsciente.

Flash back

La jeune femme était retournée dans sa chambre et s'était allongé. Peu de temps après elle entendit Sherlock parler au téléphone, demander à Mme Hudson de veiller sur elle (elle avait une énième fois levé les yeux au ciel, disant qu'elle n'était plus une enfant) puis elle l'entendit partir. Elle ferma les yeux puis s'endormit quelques instants, mais ne fut que de courte durée. Elle s'était réveillée en sursautant, après avoir entendu un bruit au rez-de-chaussée. Elle se demandait ce qu'il y avait. Elle pensa tout d'abord qu'il pouvait s'agir de Sherlock, mais elle n'entendit pas personne monter à l'étage. Puis elle pensa qu'il s'était passé quelque chose à Mme Hudson. Elle s'inquiéta, se leva et s'avança vers la porte. Au moment où elle s'apprêtait à toucher la poignée, une main se plaqua sur sa bouche avec un tissu enduit d'ammoniaque. La jeune femme cria, mais perdit vite connaissance. L'individu ouvrit la fenêtre, puis transporta le corps de la jeune femme. Un autre individu l'attendait en bas. Les deux avaient pris toutes les précautions possibles pour ne pas être vus. L'individu descendit par une échelle. Arrivé au sol, son complice vint l'aider. Ils ouvrirent le coffre et mirent le corps de la jeune femme dedans puis repartir en vitesse.

Fin du flash back

Molly avait ouvert péniblement les yeux. Après quelques instants de confusion, la jeune femme finit par être prise de panique et regardait tout autour d'elle. Elle constatait qu'elle était sur un lit. Elle s'assit. Elle respirait fortement et mit sa main sur son ventre en espérant qu'il n'y avait rien de grave. Elle regardait partout autour d'elle et constata qu'elle n'était pas dans un laboratoire, mais bien dans un endroit qui semblait à un appartement, tout ce qu'il y avait de plus normal. Elle se mit à cogner fortement sur les murs et criait à l'aide. Elle criait de plus en plus dans l'espoir de se faire entendre, mais rien ne faisait. Elle allait vers les portes et vit qu'il fallait composer un code pour l'ouvrir. Elle forçait la porte et évidemment, celle-ci resta fermée. Elle cogna encore et encore et il y avait toujours rien. Elle finit par éprouver un malaise, puis se stoppa. Elle finit par aller s'asseoir sur un banc, puis mit une main sur son ventre et essayer de se calmer.

« Ça va aller mon ange. On va nous sortir de là… »

Puis elle mit sa tête entre ses mains. Quelques instants après, la porte s'ouvrit. La jeune femme sursauta. La porte se refermait. Molly se retourna et vit que deux hommes se tenaient devant elle. Elle garda sa main sur son ventre. Elle avait les larmes aux yeux.

« S'il vous plait, laissez-moi partir! »

Les deux ne répondaient pas. La jeune femme se relevait et leur criait dessus. Puis une voix de retentit dans une autre pièce.

« Calmez-vous, ce n'est pas bon pour votre enfant. »

Molly figea. Cette voix… Elle la connaissait. Puis elle entendit des pas arriver dans la pièce. Une femme se tenait devant elle. Molly n'en croyait pas des yeux.

« Mlle Arys!? »

Molly était sur le choc. Cette femme, qui semblait si détruite le jour qu'elle l'avaient vu, qui avait l'air si gentille et si protectrice. La femme qui se tenait devant elle à ce moment, était une autre personne. Elle se sentait trahie et s'en voulait de lui avoir été une oreille attentive.

« Surprise, ma chérie. »

Molly reculait. Elle avait les larmes aux yeux.

« Pour…quoi? Et ce que vous nous… aviez dit? Votre cicatrice?... Vous qui sembliez, si triste! Je présume que la fausse couche aussi, c'est un mensonge? Pourquoi?»

Mlle Arys semblait en colère.

« Nous avons bien perdu notre fille!

Puis elle tenta de se calmer. Elle pointa sa blessure au front.

Je l'ai faite moi-même oh et puis, j'étais très bonne théâtre, tellement que j'en étais convaincante. Oh, je vous présente, mon mari et mon frère. »

Molly était traumatisée. Puis elle pensait à toutes ces victimes, elle reculait, elle tremblait. Cette femme et son mari étaient devenus fous depuis la mort de leur enfant. Puis elle regardait le frère de la jeune femme, qui semblait aussi dérangés qu'eux. Puis elle regardait Mlle Arys dans les yeux.

« Alors, toutes ces victimes, c'est vous. »

« Ces femmes l'ont bien cherché. »

La jeune femme s'approchait vers Molly. Elle s'apprêtait à lui toucher les cheveux, mais cette-dernière ne se laissa pas faire.

« Qu'avez-vous l'intention de me faire? Me tuer? Ironique de la part de celle qui s'inquiétait de moi et de mon enfant! »

« Oh, votre enfant ne subira rien. Je vous assure que vous serez aux petits oignons avec nous.»

« Pour un temps? »

Puis Mlle Arys semblait avoir les yeux dans le vide.

« Vous ressemblez tellement à notre fille Alison… Nous vous avons suivi. Partout. Et lorsque nous avions appris que vous étiez enceinte. Cela nous comblait de bonheur… Elle avait la même couleur de cheveux que vous… »

Molly était confuse.

« … Je ne comprends rien. Et pourquoi avoir tué ces autres femmes? »

Mlle Arys serra les poings.

« Elles ressemblaient aussi tellement à notre fille. Nous voulions qu'elles portent un enfant. Mon mari aurait été le père et elle pourrait vivre avec nous, en toute tranquillité. Elles ne voulaient pas coopérer. Alors… Nous les avons tuées et étions à la recherche d'une personne plus compréhensive… En guise de souvenir nous avons prit leur cheveux… Et nous sommes tombés sur toi, ma puce. Ta ressemblance est frappante… Et puisque ête déjà enceinte. »

Elle fit un grand sourire. Molly était dégoûtée.

« Vous êtes malade! Vous pensez que je vais accepter ça!? »

« Dans ton intérêt et celui de ton enfant… »

Molly était effrayée. Si elle s'y opposait elle savait que cette femme ferait tout et ferait encore d'autres victimes. Que devait-elle faire? Elle se trouvait dans une impasse.

« Je vois que tu as compris. »

Molly était muette. Elle décida de rester tranquille pour le moment.

« Je t'ai apporté à manger et de quoi te laver. Après tu devrais te reposer. »

Puis Mlle Arys se retournait et fit signe aux deux hommes de monter. Un des deux fit un code, qu'il cacha les numéros. La porte s'ouvrit. Les deux sortirent, suivit de la femme. Elle fit un sourire à Molly puis sortit. Molly n'avait pas osé réagir, de peur que l'un des trois la blesse et s'en prenne à son enfant. Molly se mit en boule sur son lit, puis laissa libre court à sa peine.

Le jour suivant, Mlle Arys reçut la visite de Sherlock Holmes et de John Watson. Molly avait remarqué qu'il y avait une télé et qu'elle pouvait voir ce qui se passait à l'étage. Son cœur fit un bond, lorsqu'elle vit que John et Sherlock étaient là, assis sur un des canapés. Elle s'était levée, pleine d'espoir que ceux-ci l'entendent. Elle criait aux deux, priait pour que Sherlock se rende compte de quelque chose. Rien. Elle criait dans le vide. Les murs de la pièce étaient trop épais pour qu'ils entendent quoi que ce soit.

« C'est vraiment affreux ce qui lui est arrivé! Pauvre petite! »

La femme était bouleversée.

« Vous avez entendu quelque chose? Quelque chose qui a attiré votre attention? » (Sherlock)

« Non rien. »

« Si vous voyez quoi que ce soit, appelez-moi ou mon collègue John. »

« Je vous le promet! »

« Merci Mlle Arys. Votre aide nous est très précieuse. »

Les deux hommes se levèrent. La femme disait que c'était normal. Molly regardait la scène et avait envie de vomir. Cette femme et tout le reste de sa famille la dégoûtait. Sherlock et John se dirigèrent vers la porte, puis le détective se stoppa devant un grand étage à vin. La femme arrivait à côté de lui.

« Oh, mon mari et les vins. Il ne s'arrêtera jamais. »

« C'est impressionnant. » (Sherlock)

Puis il finit par serrer la main de la jeune femme et partit en compagnie de John. Molly quant-à elle avait continué à crier pour que Sherlock l'entende, mais en vain. Elle était désespérée. Elle se disait qu'elle n'allait pas résister encore longtemps.

Les semaines passaient. Sherlock et John tentaient de faire ce qu'ils pouvaient pour retrouver Molly. Les recherches ne menaient à rien. Ils allaient voir Mlle Arys régulièrement pour voir si celle-ci avait du nouveau. Elle s'était promis de les aider, mais à chaque fois ses recherches ne menaient à rien. Elle les avait invités chez elle plusieurs fois à souper, lui et John, pour leur monter le moral.

Les deux étaient assis dans le salon de Mlle Arys et prenaient le thé. Sherlock semblait découragé. John quant à lui, regardait le frère et le mari de la jeune femme qui étaient assis en face d'eux et avait remarqué qu'ils ne semblaient pas trop à l'aise et ne parlaient pas vraiment souvent. Celui-ci s'était levé et disait qu'il allait à la toilette. À chaque fois qu'il venait dans cette demeure, il s'arrêtait devant l'étagère à vin.

De son côté, Molly, faisait tout pour se faire entendre. Elle cognait sur les murs, même s'ils étaient durs comme du béton. Elle prenait des chaises et les fracassait aussi sur les murs de la pièce, en priant que John et Sherlock s'aperçoivent de quelque chose. Elle savait ce qu'elle risquait en faisant ça, mais elle ne voulait pas abandonner et avait hâte de sortir enfin de son enfer. Elle continuait jusqu'à l'épuisement. Elle finit par s'asseoir sur le lit et s'étendre sur le côté. Elle mit une main sur son ventre, disant à son enfant que tout irait bien et celle-ci ferma les yeux. John avait fini par coller son oreille contre le mur. Il entendait des bruits et ne trouvait pas ça normal. Puis il pensa de nouveau à cette énorme étagère à vin. Tout ça ne sentait pas bon. Il devait en parler à son ami. Sherlock se tordait les mains dans le fauteuil, tentant bien que mal de suivre les conversations. Que faisait-il là? Il devait s'en aller d'ici et tenter de la retrouver. Il ne dormait plus depuis des jours, voire des semaines. Il s'en voulait de ne rien trouver qui puisse le mener à elle. Il faisait des cauchemars. Il rêvait qu'il trouvait le corps inerte et sans vie de Molly. Il était effrayé. Il ne croyait pas en Dieu à l'habitude, mais depuis quelques temps il se mettait à prier et il le suppliait de l'éclairer, de lui dévoiler une piste qui pourrait le mener à elle. Il se sentait impuissant. Cela faisait presque un mois que Molly était disparue. Lestrade lui avait dit que ses hommes n'avaient pas trouvé ce qu'ils cherchaient, pas de trace de laboratoire souterrain. Ils avaient ratissé tout le secteur. Où diable était-elle? Puis il s'impatientait. Il voulait partir d'ici et attendait le retour de John. Que faisait-il? Alors qu'il s'apprêtait à se lever, il sentit son téléphone portable vibrer. Il le prit dans ses lu le message. Il était troublé. Il tenta de rester impassible devant ceux qui l'avaient invité. Puis il pensa au fait que la seule personne étrangère qui était entrée chez lui, était cette Mlle Arys et pensait également au fait que Lestrade lui avait dit que ses hommes n'avaient rien trouvé de ce qu'elle avait raconté.

John était revenu. Il revint s'asseoir près de Sherlock. Il s'excusa et dit que son estomac avait fait des siennes. Celui-ci tentait d'être le plus convaincant possible. Après quelques instants à discuter, le mari semblait devenir très nerveux. Il se leva.

« Je crois qu'il est temps pour nous d'aller dormir. »

John regardait sa montre.

« Vous avez raison, il se fait tard. »

John se leva suivit de Sherlock. Ils remercièrent l'invitation de Mlle Arys et s'en allèrent. Pendant le trajet dans le taxi, John n'avait pas prononcé un seul mot, cela agaçait Sherlock qui l'avait trouvé un peu trop préoccupé.

« Tu vas me dire ce qu'il y a John? Tu commences à m'inquiéter lorsque tu ne parles pas et ce n'est jamais pour rien. »

« Je t'en parlerai à Baker Street »

Le détective vit que c'était sérieux. La voiture s'arrêtait devant l'appartement et Sherlock invita John à entrer. Le docteur s'assit en face du détective.

« Sherlock, j'ai entendu des bruits lorsque je suis allé à la salle de bain. Des tout petits bruits, mais je les ai entendu. Et puis il y a cette énorme étagère à vins. À chaque fois que je la regarde je sens quelque chose de bizarre. »

Sherlock était intrigué.

«Quel genre de chose? »

« Comme s'ils tentaient de cacher quelque chose. »

Le détective ouvrit les yeux grands, comme si John avait mit le doigt sur ce qu'il cherchait depuis longtemps. Si jamais ils détenaient vraiment Molly, il se sentirait trahi. Lui qui avait fait confiance en ces gens, surtout à Mlle Arys, qui semblait apprécier Molly. Elle aurait menti et ce depuis le début.

« Il faut qu'on aille les surveiller. Savoir à quel moment tous les trois sont sortis. »

« Tu veux qu'on entre par effraction?! »

« John, si ça se trouve, se sont des criminels! Alors oui je me permettrais de le faire! Je ne veux pas perdre de chance! Si Molly est bel et bien là, nous la sauverons! »

John réfléchissais un peu et constatait que Sherlock avait raison. Sherlock ne voulait pas faire affaire avec la police, puisqu'ils ne voudraient sûrement pas, pas même Lestrade, car pour entrer chez quelqu'un pour vérifier ou prendre quelque chose, il fallait un mandat de perquisition et il n'avait pas le temps pour ça. Puis il composa le numéro de son frère.

« Mycroft. »

« Petit frère, que puis-je pour toi? »

« J'ai besoin de ton aide. »

« Quoi? »

Sherlock expliqua la situation à son frère aîné. Mycroft savait que lorsque son frère cadet lui demandait de l'aide ce n'était pas pour rien.

«Bon j'enverrai deux de mes hommes surveiller la maison et nous vous dirons lorsque vous aurez le champ libre. En espérant que ce n'est pas une fausse alerte, je ne veux pas mettre mes hommes en danger. »

« Je te promets que tu ne fais pas ça pour rien. »

« Lâchez-moi! »

Molly se débattait. Elle criait de douleur. Elle s'était fait prendre par les cheveux par le mari de Mlle Arys. Celui-ci avait fini par la gifler et avait poussé la jeune femme sur le lit.

« La prochaine fois que tu essaies de te faire entendre par ces deux hommes, je peux t'assurer que tu ne les reverras plus jamais vivants. »

Celui-ci s'était douté que la jeune femme essayait de tout faire lorsque ces deux personnes venaient à la maison. Il n'était jamais à l'aise de les recevoir, mais Mlle Arys y tenait. Elle ne voulait pas éveiller les soupçons et savait que leur pièce au sous-sol était entièrement insonorisée et Molly pouvait faire tout le bruit qu'elle voulait, jamais personne ne pourrait l'entendre, mais ça c'était ce qu'elle croyait, puisque John était certain d'avoir entendu des bruits et ni lui, ni Sherlock ne voulaient abandonner l'affaire.

Mycroft avait envoyé deux de ses hommes inspecter et surveiller les environs dans la plus grande discrétion. Cela avait duré deux semaines, même si c'était bien trop long au goût de Sherlock. Ils ne devaient pas faire de faux pas, sinon cela pourrait être fatal, puis le deuxième dimanche de la deuxième semaine, Mycroft appela son frère.

« Allez-y maintenant. Dimanche dernier ils tous les trois sortis vers 10heures et sont revenus trois heures plus tard. Ils sont partis à la même heure aujourd'hui. J'en conclus qu'ils sont catholiques et qu'ils vont à la messe du dimanche. Quelques uns de leurs voisins vont aussi à la messe du dimanche, alors peut-être que vous passerez inaperçus en tentant d'entrer, mais prenez toutes les précautions possibles. Si jamais quelqu'un cogne à la porte, ouvrez et trouvez une excuse, pour dire que vous vous occupez de leur chat ou de leur plante, pendant qu'ils sont partis, enfin en espérant que ça n'arrivera pas. Dans la cour arrière, il y a une clé en dessous d'un pot de fleur, sur la terrasse.»

Sherlock se disait qu'enfin il allait voir ce qui se passait. Il écouta attentivement son frère. Puis il partit vers la maison des Arys. Ils faisaient tout pour ne pas se faire voir, mais comme le disait Mycroft, à quelques maisons, les propriétaires semblaient absents. Ils firent tout de même attention et tentaient de se cacher. Ils arrivèrent dans la cours arrière. Sherlock regardait sous le pot de fleur et y prit la clé. Les deux entrèrent dans la maison sans trop de problème. Ils regardèrent partout et virent qu'il n'y avait pas d'alarme. Le détective fronça les sourcils.

« Si ce sont vraiment des criminels, ils doivent avori trop confiance en eux pour que quelqu'un pense à entrer dans leur maison. »

Puis les deux se rendirent à l'étagèrent à vin. Les deux la déplacèrent, tant bien que mal. Et puis, comme l'avait dit John, une porte codée s'y trouvait.

« Tu avais raison. »

« Mais là, il faut le code. »

« C'est pas un problème. »

Sherlock sortit une arme de son manteau.

« Ne me dis pas que c'est celle que tu utilises pour trouer ton mur… »

« Tu es fou? Je ne veux pas me faire entendre. C'est Mycroft qui m'a donné ça, au cas où. »

Puis Sherlock brandit le pistolet contre ma machine, en espérant que la balle ne rebondirait pas vers lui. Il fit attention de ne pas être dans la direction de la balle et demanda à John de reculer. Il appuya sur la gâchette et le boitier ne prit pas de temps à se défaire. La porte s'ouvrit. Il descendit, demandait à John d'attendre. Il vit qu'une autre porte était scellée et refit la même opération. Il entra, cet endroit lui fit penser à un appartement.

« Molly? »

Aucune réponse. Il alla dans une pièce où il découvrit avec horreur des restes de cadavre. Puis il pensa à la jeune femme et priait de tout son cœur qu'elle était toujours envie.

Molly quand à elle était sur son lit et avait ouvert les yeux. Puis elle entendit une voix qu'elle connaissait. Elle croyait avoir rêvé, mais elle entendit une nouvelle fois son nom.

« Molly! »

Puis elle s'assit sur son lit et tenta de se lever. Sherlock arriva, il était dos à elle. Molly se leva, elle tremblait.

« Sherlock? »

Cette voix fit frémir le détective. Une voix qui lui avait tant manqué et qu'il avait eu peur de ne plus jamais entendre. Il se retournait et la vit, essayant de se tenir debout. Il vit qu'elle avait eu de nombreuses blessures.

« Oh mon Dieu. Molly! »

La jeune femme le regardait et celle-ci allait s'effondrer sur le sol. Sherlock vint la prendre dans ses bras.

« C'est fini Molly. Nous sommes là. »

Il remonta avec la jeune femme. John avait été surprit de la trouver, mais heureux. Il était heureux que son intuition ait porté ses fruits. Alors qu'ils s'apprêtaient à sortir par la porte d'entrée, ils entendirent une voiture arriver. John alla voir directement dans le salon.

« Merde! Ils sont revenus! »

Sherlock et Molly paniquaient. Ils se rendirent tous les trois vers l'arrière, où ils étaient entrés. Ils se cachaient dans la cours. Ils se rendirent vers le stationnement et se cachaient. Après que les trois soient entrés, il bougeait. Puis un horrible cri se fit entendre. Puis en même temps, une voiture noire se mit devant la maison.

« Entre dans la voiture, Sherlock! » (Mycroft)

Puis les trois se mirent à courir. Ils ouvrirent la portière et balancèrent Molly dans la voiture, puis John et Sherlock entrèrent à leur tour. La voiture partit. Quelqu'un sortit de la maison en trombe et vit au loin une voiture s'en aller. Il n'osa pas sortir son arme.

Mlle Arys était arrivée au sous-sol et avait poussé un cri de terreur lorsqu'elle vit que Molly n'y était plus. Elle criait, mais son mari vint près d'elle et la secoua.

« Arrête! »

Puis le frère arriva à son tour.

« J'ai vu une voiture noire s'en aller. Je suis sûre que ce sont eux qui sont venus ici! Je n'ai pas pu voir le numéro de la plaque. Ils m'ont semé. »

Puis le mari était en colère.

« Il faut qu'on se tire d'ici! C'est sûr qu'ils vont appeler les flics! »

« Il faut qu'on les abbattent les sales fils de *** »

Puis le mari prit l'homme par le collet.

« Adam! Pour le moment, je te dis qu'il faut se tirer d'ici! Pour le reste on verra ça plus tard! »

Il regardait sa femme Adam de sa femme en colère.

« Préparez vos valises, on s'en va! La police va venir ici et va voir ce qu'on a fait! »

Tous les trois s'activèrent. Le mari prit une voiture volée qui étaient dans son garage, puis les trois s'en allèrent.

Sherlock avait appelé Lestrade et lui fit part de la situation. Ce-dernier n'était pas très content de savoir que les deux hommes étaient entrés par effraction, mais tenta de se calmer lorsqu'il lui dit qu'ils avaient retrouvé Molly et des restes de cadavre. Lestrade leur dit qu'il envoyait sur le champ des voitures de police. Ils se rendirent directement à l'hôpital ou la jeune femme partit tout de suite en observation. Depuis tout ce temps, Molly était là. Puis il pensa à cette Mlle Arys. Il avait laissé le diable entrer chez lui et n'avait rien vu venir. Pourquoi cela ne lui avait jamais sauté aux yeux? Il avait désormais des doutes quant à ses capacités de détective. John vit que son ami ne se sentait pas bien et mit une main sur son épaule.

« Sherlock. Tu n'as pas à avoir de remords. Tu as vraiment fait ce que tu as pu. Je ne t'ai jamais vu autant travailler sur une enquête. »

« Alors que la réponse était juste devant nous. Tu ne peux pas savoir à quel point je m'en veux John. Pourquoi n'ai-je rien remarqué? Je ne suis qu'un incapable! J'aurais dû me douter de quelque chose depuis que Lestrade m'a dit qu'ils n'avaient rien trouvés! »

« Londres est vaste, Sherlock. Arrête de te torturer. L'important est que Molly soit retrouvée et qu'elle soit en vie. Je suis sûr qu'elle sait que tu as fait tout ce que tu pouvais pour elle. »

«Tout ça c'est grâce à toi. Tu lui as sauvé la vie. Merci. »

Il serra son ami dans ses bras et lui en était extrêmement reconnaissant. Son ami avait bien agi et lui n'avait pas su protéger qui que ce à un moment, Sherlock reçut un appel de son frère Mycroft. Il l'ouvrit et le mit à son oreille.

"Oui?"

"Sherlock, Molly va bien?"

"Oui je pense qu'elle et le bébé vont s'en tirer, du moins j'espère."

"Tant mieux. Je suis désolé, nous n'avions pas prévus qu'ils reviennent plus tôt."

"Ce n'est rien. Tu as fait ce que tu as pu, je ne peux que t'en remercier."

"Bien. Nous avons su que les tueurs étaient en cavales. En espérant qu'ils vont vite les retrouver. Si nous trouvons quelque chose nous te le dirons."

"Bien. merci. Je te laisse maintenant, les téléphone portables sont interdis dans les hôpitaux."

Sherlock raccrocha.

Molly resta quelques heures à tenter de prendre du repos. La jeune femme avait eu une échographie d'urgence pour voir si le bébé avait subi des dommages. Bien qu'elle soit épuisée, la jeune femme avait fait son possible pour rester éveillée. Sa seule préoccupation était de savoir si son bébé était en santé. Un sourire se dessina sur le visage de l'infirmière.

« Le bébé va bien. Vous devrez cependant beaucoup vous reposer. Vous allez devoir rester plusieurs jours ici. »

La jeune femme avait les larmes aux yeux et n'avait jamais été si soulagée. Peu de temps après, elle était dans une chambre.

Les deux hommes étaient dans la salle d'attente et l'accès à la chambre leur était refusé. La jeune femme était très épuisée moralement et physiquement et devait avoir un repos complet et les infirmières disaient qu'il était plus sage de revenir le lendemain. Sherlock avait refusé et s'était décidé à passer la nuit ici. John quant à lui, avait appelé sa femme et lui avait dit que Molly était sortie d'affaire et que celui-ci resterait avec son ami. Mary s'était montrée compréhensible et envoya plein d'ondes positives à la jeune femme.

Puis quelques instants plus tard, Lestrade était arrivé à l'hôpital et n'était pas très content.

« Sherlock, vous pouvez me dire à quoi vous avez pensé? »

« Ce n'est pas le moment Lestrade! »

« Il s'est enfui! Il est en cavale et en liberté! Pourquoi ne pas nous avoir averti avant de décider de vous faire justice à vous-même? »

Puis Sherlock était en colère.

« Ma première priorité était de retrouver Molly! N'est-ce pas important pour vous!? »

« Oui, je suis content! Mais à cause de ce que vous avez fait, le tueur que nous cherchons est en liberté! »

« Les tueurs. Ils sont trois. Deux hommes et une femme. »

« Vous pourriez nous les décrire? »

« Oui, et John aussi. La femme nous a souvent invités à manger. Elle a sûrement sous-estimé l'insonorité de sa pièce souterraine qui enfermait Molly, car John a fini par entendre des bruits. C'est cela qui nous a amené à faire ceci. Elle s'appelle Irène, mais nous l'appelons souvent Mlle Arys. Son frère c'est Adam et son mari William. Pour la description, elle a les cheveux brun et elle fait à peut près 1m74. Elle a une cicatrice sur le front Son frère est son frère jumeau je pense, ils se ressemblent beaucoup et il a la même couleur de cheveux et a un tatouage de dragon sur le bras droit. Son mari est corpulent, il a les cheveux noirs, porte des lunettes et a un œil bleu et un œil vert. Pour le moment c'est de tout ce que je me souviens. Je vous reviendrai s'il y a quelque chose de nouveau. Satisfait? »

Lestrade était bouche bée.

« Pour le moment ça ira. Vous direz à Molly que je la salue et que je suis contente qu'elle aille bien. »

Puis il partit. John était revenu.

« Lestrade n'était pas trop en colère? »

« Oui, les tueurs se sont enfuis. D'après moi ils vont se tenir tranquille pendant un moment, mais il faut s'attendre à tout. Avec la description que j'ai donnée, peut-être que ça va l'aider à les retrouver. »

« Oui. En espérant qu'ils seront vite retrouvés. »

Puis les deux s'assirent et attendaient. John avait décidé de rester avec son ami à attendre.

Le lendemain matin, les infirmières virent que John et Sherlock s'étaient endormis. Une des infirmières s'avança.

« Mhh Mhh. »

Les deux sursautèrent. Les deux remarquèrent que leur tête était sur celle de l'autre et les deux se redressaient, gênés.

« Vous pouvez aller la voir, elle est réveillée. Un à la fois. »

Sherlock hésita. John lui dit qu'il allait y aller en premier, puisqu'il devait partir pour aller retrouver Mary et sa fille. Sherlock regardait la porte et vit que John mettait du temps. Il commençait à s'impatienter. Puis John sortit quarante minutes plus tard. Il s'avança vers son ami.

« Elle va bien, Sherlock. Et elle ne t'en veut pas. Elle m'a dit de te le dire. »

C'était comme si elle avait lu en lui. Sherlock remercia John, qui lui serrait la main et lui dit qu'il devait y aller. John partit et Sherlock se leva. Il arriva et entra dans la chambre.

« Bonjour, Sherlock. »

Il vit Molly, il était soulagé. Puis Sherlock s'avança, s'assit près d'elle. Il la regardait, mit la main sur sa joue. La jeune femme avait les larmes aux yeux puis s'avança vers lui et colla sa tête contre son épaule. Puis Sherlock ne pouvait pas faire autrement que de la serrer contre lui. Il l'embrassa sur la tête.

« Merci. »

Puis elle mit la main du détective sur son ventre.

« Le bébé n'a rien. »

Sherlock ne répondit rien. Il laissa sa main sur le ventre de la jeune femme et frotta son autre main sur son dos. La jeune femme restait ainsi, puis finit par s'endormir dans ses bras. Ils restèrent quelques instants ainsi puis il avait finit par soulever Molly et la replacer dans son lit. Il apporta une chaise et s'assit à ses côtés, la regardant dormir. Il était tellement soulagé de savoir qu'elle était saine et sauve. Il finit par s'endormir sur son banc.

Puis les jours passaient. Sherlock avait été très présent pour Molly et l'avait visité plusieurs fois. La jeune femme avait aussi eu la visite de ses parents qui avaient été très inquiets pour elle et avaient passé quelques jours avec leur fille. Par la suite elle avait dit aux policiers qui l'interrogeaient ce qui s'était passé, ainsi que les intentions Mlle Arys et sa famille avaient envers elle. Sherlock avait trouvé cela scandaleux d'avoir agi ainsi. Cette Mlle Arys qui avait dit vouloir protéger Molly et son enfant avait fait tout le contraire. La jeune femme avait apprit que les tueurs étaient en liberté et cela l'effrayait. Sherlock et les policiers disaient qu'ils feraient tout pour que celle-ci soit surveillée. Molly prenait du mieux et quelques temps plus tard elle pouvait avoir son congé. Elle était réticente de retourner à Baker Street, mais ne voulait pas retourner à son appartement, bien qu'il serait protégé. Lorsqu'elle et Sherlock étaient revenus à Baker Street, Sherlock tentait de la rassurer.

« Je vous assure Molly. Les policiers vont sécuriser les alentours, pour quelques temps. Si vous voulez, vous pourrez prendre l'ancienne chambre de John. »

Encore une fois, la jeune femme était reconnaissante de l'attention que lui portait Sherlock.

« Merci. Pourrions-nous barricader les fenêtres? Bon oui ok, c'est un peu exagéré… »

« S'il y a un feu et que la porte du bas n'est pas accessible, ça serait inapproprié… »

« Oh. Oui. »

Puis les deux retournaient à Baker Street. Elle vit qu'une voiture de police était là et cela la rassurait. Elle avait désormais prit la chambre de John, puisqu'elle se disait qu'elle ne pouvait plus entrer dans la chambre de Sherlock, encore traumatisée par les événements. Mme Hudson allait également mieux et les deux femmes s'étaient prises dans leur bras. Les deux se confièrent l'une à l'autre, puis Molly alla se reposer dans sa chambre. Sherlock quant à lui était retourné dans sa chambre et tentait du mieux qu'il pouvait pour se concentrer. L'image de Molly était maintenant omniprésente dans son palais mental. Il essayait d'occuper son esprit avec les problèmes de ses clients et allait maintenant les rencontrer à l'extérieur, puisqu'il n'avait plus confiance en personne. Souvent, il avait demandé à John de veiller la jeune femme et sur Mme Hudson, chose que John n'avait pas hésité à faire.

Un jour alors que Sherlock revenait d'une de ses rencontres, il monta à l'étage et vit que John discutait avec les deux femmes.

« Alors, tout le monde va bien? »

« Ah Sherlock. »

John s'était relevé et lui avait dit que tout s'était bien passé. Sherlock le remerciait d'être venu. Celui-ci salua tout le monde, serra la main de son meilleur ami et partit.

Mme Hudson se leva à son tour.

« Je vais aller dormir, Bonne nuit. »

« Je crois que moi aussi, à vous aussi Mme Hudson. » (Molly.)

La dame descendit les marches.

Sherlock dit bonsoir et s'étira.

« Moi aussi, je suis épuisé… »

La jeune femme se leva. Sherlock vint vers elle et lui dit bonne nuit. Puis la jeune femme le tint par le bras. Sherlock se retournait vers la jeune femme et vit que celle-ci le regardait intensément. Le cœur du jeune homme commençait à s'emballer, mais tentait de cacher son trouble.

« Qui y a t-il? »

La jeune femme était là à le regarder. Lorsqu'elle était enfermée, elle réalisait qu'il lui manquait horriblement. Ses pensées ne tournaient autour que de lui. Ses hormones lui donnaient envie de lui. Et là, celles-ci étaient dans le tapis. Elle le regardait intensément et avait avancé son regard vers le sien. Sherlock n'avait jamais vu un tel regard dans les yeux de la jeune femme. Il avait eu si peur qu'il lui arrive quelque chose. Son absence avait cruellement été sentie. Ses cauchemars faisaient de sa vie un enfer, mais là, Molly était devant lui. N'en pouvant plus, elle avait fermé les yeux et l'avait embrassé passionnément. D'un seul coup, Sherlock ressenti un coup de chaleur, de désir. Au début il avait été incapable de bouger, tellement il était déstabilisé. Il regardait la jeune femme, qui avait les yeux fermés et qui avait fini par tenter d'entrer la langue dans sa bouche. Sherlock était électrisé. Son désir s'amplifiait. Il n'en pouvait plus… Il fermait les yeux à son tour, il serra le corps de la jeune femme contre lui, il ouvrit la bouche pour laisser place à langue de la jeune femme et puis enfin ses lèvres faisaient encore plus pression sur les siennes. Une pression fiévreuse et passionnée que lui-même ne se doutait pas de connaitre. Les deux continuaient de s'embrasser, leur deux corps étaient collés l'un contre l'autre. Puis Sherlock quitta les lèvres de la jeune femme, toujours les yeux fermés et ses lèvres descendirent dans son cou. Il ne pouvait plus se contrôler. La jeune femme gémit.

« Oh Sherlock… »

La jeune femme collait son nez sur son épaule et savourait le moment puis commençait à promener ses mains sous sa chemise. Ce gémissement et le contact de ses mains sur sa peau l'excitaient. Sherlock gémit à son tour. Puis la jeune femme se sépara et l'entraina avec elle. Sherlock la suivit. Elle l'amena vers sa chambre, puis referma la porte derrière elle. Alors qu'elle s'apprêtait à l'embrasser de nouveau, Sherlock finit par la stopper.

« Molly… Je ne crois pas que ça soit une bonne idée. »

Molly s'avança vers lui, elle colla son front sur le sien.

« Sherlock. J'ai tellement envie de vous… Vous m'avez tellement manqué. J'ai eu si peur de ne pas vous revoir. »

Elle était tellement habituée à le vouvoyer qu'elle ne savait pas faire autrement.

Puis elle prit à nouveau possession de ses lèvres. Ses paroles étaient un murmure. Puis Molly se sépara à nouveau.

« Je n'ai pensé qu'à vous. Ne me repoussez pas… Je vous aime. »

Puis Sherlock était secoué par cette déclaration. Elle lui avait dit qu'elle l'aimait. Il ne savait pas quoi penser, ni quoi répondre mais tout ce qu'elle lui avait dit lui avait donné encore plus envie d'elle et ne pouvait pas s'en séparer. Il ne put que répondre à son baiser passionnément et souleva le corps de la jeune femme. Il la déposa sur le lit et la jeune femme l'aida à défaire sa chemise. La jeune femme s'était relevée et parsemait son torse de baisers et y passait sa langue. Sherlock avait gémit à ce contact et se mit à défaire le chemiser de la jeune femme, ainsi que de son soutient gorge, pour lui prodiguer les mêmes baisers et les mêmes caresses… Il lui embrassa la poitrine, lui prit un sein et le titilla avec sa langue, la jeune femme gémit à ce contact. La jeune femme se mit à défaire le pantalon de Sherlock et celui-ci l'aida à se défaire de son pantalon et de sa petite culotte. Il se défit également de son boxer. Les deux étaient complètement nus. Sherlock prit toutes les précautions du monde pour faire attention. Molly s'était emparé de ses lèvres et avait descendu sa main sur son membre et commença à le caresser. Sherlock avait gémit contre sa bouche et son membre se durcissait. Puis il finit par entrer en elle. Il faisait cela doucement. La jeune femme pressa ses doigts contre son dos puis baladait ses mains et les pressa contre ses fesses. Elle finit par remonter ses pieds et se mit à bouger avec lui. Le jeune homme se tourna puis Molly était sur lui. Elle écrasa la bouche contre la sienne, contre son cou, son torse et elle accéléra la cadence. Les deux finirent par jouir et atteignirent l'orgasme. Molly ouvrit la bouche et laissa s'échapper un dernier gémissement pui ralentissait, puis s'arrêtait. Elle se pencha vers lui et le regardait, les deux corps transpiraient. Ils étaient épuisés. La jeune femme se retira et se mit à ses côtés, Sherlock se retourna vers elle. Ils se regardaient tous les deux, et ne disaient pas un mot. Ils finirent par s'endormir