Voici un autre chapitre! Bonne lecture!
Chapitre 16
Sherlock était sorti de l'hôpital et avait attendu quelques instants, avant de se rendre chez John. Il se doutait que Molly ne voulait pas le voir, mais il ne pouvait pas retourner chez lui sans être à ses côtés. Il attendit quelques instants et reçut finalement un autre message du docteur.
Tu peux, venir, elle s'est endormie avec la petite. JW
John se doutait aussi que Molly n'avait pas envie de voir Sherlock, mais il savait que Sherlock se faisait un sang d'encre pour la jeune femme et qu'il ne fermerait sans doute pas l'œil de la nuit. Quand Molly était arrivée chez lui, Mary s'était portée volontaire pour prendre soin de la petite. La jeune femme lui en était très reconnaissante. John lui avait montré la chambre d'ami et Molly ne mit pas de temps à s'endormir, épuisée. Quant à la petite Léa, cette dernière n'avait pas rouspété bien longtemps, elle s'était endormie dans les bras de Mary. Elle vint la déposer dans un petit lit, anciennement à Laura, dont ils ne se servaient plus.
Merci John, j'arrive. SH
Comme à son habitude, Sherlock prit un taxi et se rendit chez John. Ce-dernier vint lui ouvrir la porte, avant que ce-dernier cogne. Il regardait le détective et lui fit le signe du silence et se mit à chuchoter.
« Viens. Ne fais pas de bruit. Tout le monde dort. »
Sherlock accompagna John à la cuisine et ce-dernier lui servit une tasse de thé. Le détective s'assit en face de lui.
« Comment va-t-elle? »
« Bien, je crois. Je suis allé la voir tout à l'heure. Elle n'a pas prit de temps à s'endormir. »
Sherlock sembla rassuré.
« Tu me permets de rester ici cette nuit? John, je ne pourrai pas entrer chez moi. »
John regardait Sherlock dans les yeux et réalisait à quel point Molly comptait pour lui. Il n'avait jamais vu son regard autant briller pour quelqu'un. Il lui sourit.
« Bien sûr. Tu peux dormir sur le canapé. »
Sherlock lui rendit son sourire.
« Merci John, tu es un vrai ami. »
« Fais-toi discret demain, elle n'est pas supposée savoir que tu es là. »
« Oui, promis. »
Les deux amis se mirent à parler de tout et de rien. Puis John vint lui porter des draps et un oreiller puis chacun partit se coucher chacun de leur côté. Sherlock s'installa sur le canapé, se mit à fixer le plafond, se disant qu'au dessus de lui la femme qu'il aimait s'y trouvait. Puis, épuisé lui aussi de sa journée, il essaya de se vider la tête et ferma les yeux.
« Aaaaaaaah ! »
Un cri strident éveilla le détective en sursaut. Il regardait partout autour de lui, c'était le matin. Il les enfants se mirent à pleurer. Sherlock se releva d'un bond, reconnaissant le cri de la jeune femme. Alors qu'il s'apprêta à monter les marches, John arriva et le vit.
« Sherlock, c'est bon je m'en occupe tu devrais t'en aller… »
Mary arriva également, et John lui dit d'aller voir les enfants et sa femme se dirigea dans la pièce des petits et celui-ci se dirigea dans la pièce où était Molly. Sherlock, furieux de ce que son ami venait de lui dire, ne pouvait pas s'empêcher de monter les escaliers et tendre l'oreille, pour entendre ce qui se passait.
« Molly, tout va bien? »
John était entré dans la chambre en trombe et vit son amie tremblante dans son lit. Ce-dernier vint s'asseoir à ses côtés et celle-ci se jeta dans ses bras en pleurant.
« Je suis désolée! J'ai fait un horrible cauchemar! Tom me criait dessus et me disait que tout était de ma faute! Que si je n'étais pas allée auprès de Sherlock rien de ceci ne serait arrivé! Puis après il était mort! »
La jeune femme se mit à pleurer de plus belle. Sherlock qui entendait tout, ne pouvait pas s'empêcher d'en être profondément affecté.
« Ça va Molly, arrêtes. Ce n'est pas de ta faute, ce n'est qu'un accident. Et pour Sherlock, tu n'y peux rien non plus, vous vous aimez. »
Le détective était content de savoir que son ami était de son côté. Molly quant à elle, avait hésité avant d'ouvrir la bouche. Sherlock en était blessé. Puis un son sortit.
« Je… »
Avant que Molly ne dise quoi que ce soit, elle mit sa main sur sa bouche et se releva, elle marcha rapidement. Lorsque Sherlock s'aperçut qu'elle quitterait la pièce, il descendit les marches rapidement. La jeune femme s'enferma dans les toilettes et était malade. Lorsque Sherlock entendit ce bruit, il figea. John vint près de la porte, cogna.
« Molly? »
La jeune femme sortit quelques instants plus tard.
« Ce n'est rien ne t'en fais pas. C'est sûrement le stress. »
Sherlock resta cloué au sol. John arriva sur le seuil des escaliers et vit que Sherlock était toujours là. Sherlock le regardait, secoué. John se sentait mal pour son ami, mais n'avait pas le choix de lui faire signe de s'en aller. Sherlock comprit, mit son manteau et son écharpe et s'en alla, en essayant de ne pas faire de bruit. Cette fois-ci il décida de rentrer chez lui à pied. Il avait le regard dans le vide. Il entra chez lui d'un air maussade, ne prit pas le temps de saluer Mme Hudson qui sortait de l'appartement en même temps, pour aller faire des courses. La dame avait vu que Sherlock n'était pas dans son état normal. Celui-ci entra, se défit son manteau et de son écharpe, montant las les escaliers et s'allongea sur son canapé puis fixa un point au plafond et pensa à ses ébats avec Molly et le fait qu'elle avait été malade. Depuis le temps qu'il la connaissait, elle avait rarement été malade à cause du stress. Elle mentait, il le savait. Il savait toujours tout. Pourquoi fallait-il que tout ça arrive? Il en voulait à Tom et à ceux qui avaient causé cet accident. Il s'en voulait également, d'avoir repoussé Molly autrefois, la jeune femme ne serait jamais retourné dans les bras de Tom.
Molly était en train de prendre son petit déjeuner en compagnie de John, Mary et les enfants. Molly avait sa petite dans ses bras et lui donnait le biberon. Elle se sentait mal, puisque ses amis semblaient épuisés et savait que c'était à cause d'elle. Elle leva le regard vers John et Mary.
« Je suis vraiment désolée. Je vais appeler ma mère. Je n'ai pas le choix. Je ne veux pas vous faire subir ça et je sais que vous de moi. »
Mary relevait les yeux vers Molly.
« Ne t'en fais pas Molly. Tu sais que tu peux compter sur nous. Tu n'as pas à t'excuser, voyons, mais c'est vrai qu'il serait temps que tu te réconcilies avec ta mère. Tu auras besoin de tes parents dans cette épreuve. »
« Oui, tu as raison. Je vais lui téléphoner tout à l'heure. »
John mit la main sur celle de la jeune femme.
« Tu es sûre que ça va aller? Tu as encore la nausée? »
Molly hésita à parler.
« Ça va merci. »
Elle n'en dit pas plus. Quelques temps après elle se releva. Elle alla se préparer, puis préparait la petite. John lui appela un taxi.
« Merci John. »
« C'est tout à fait normal. »
Il prit son ami dans ses bras. Le taxi arriva une demi-heure plus tard. Elle repartit chez elle. Puis John finit par recevoir un message de Sherlock.
Elle est enceinte, de moi. J'en suis certain. SH
Puis John figea. Alors c'était pour ça que Molly avait été malade? Sherlock se trompait rarement. Il voyait toujours juste. Il se sentait triste pour son ami, même s'il avait du mal à l'imaginer père.
J'ai peur d'être père, mais si elle ne le garde pas, je ne crois pas que je vais pouvoir le supporter... SH
John fut surpris du second message. Il constatait que malgré sa crainte, à quel point Sherlock aimait Molly. Il prit son téléphone et lui répondit.
Si c'est le cas, Sherlock, je ne crois pas que Molly ne songe une seconde à faire ça, ce n'est pas dans sa nature. Je viendrai te voir plus tard. JW
Le message de John rassura un peu le détective, même s'il était encore craintif. Il remercia son ami. Il ferma son téléphone.
À l'hôpital Tom était finalement transporté dans une chambre. Celui-ci était, comme l'avait prédit le médecin, dans le coma. Le médecin fit signe à un de ses collègue, d'appeler John Watson, pour lui dire l'état de Tom et qu'il pouvait recevoir de la visite. Le médecin s'en alla. Peu de temps après, quelqu'un entra dans la chambre de Tom, habillé comme un employé. Il regardait le patient calmement et s'avança. Il avait un oreiller dans les mains et se tenait juste à côté de lui, puis s'apprêtait à presser l'oreiller contre son visage.
