Tout d'abord. Merci à ces quelques reviewers, vous êtes adorables !

Juju.15 : Hey je suis super contente d'avoir une de tes reviews ça commençait à me manquer depuis tout ce temps, haha. Moi ça va très bien, et toi ? Les vacances ? Pour ton "enfin"... Oui je sais je mets du temps à poster, mais j'ai le bac en ce moment, puis je me suis un peu déconnecté de ce site (ça va faire peut-être un an que je n'y vais plus régulièrement). Ah contente que tu aimes toi aussi Hunger Games et que cette suite du prologue te fasse plaisir ! Bonne lecture et merci encore d'être fidèle à mon actualité !

BemyCoffeeOrder : Bonjour ! Ah je ne savais pas que tu les avais toutes lues, eh bien ça me fait vraiment plaisir, merci ! Ce qui me fait encore plus plaisir c'est ta review ici haha, c'est gentil ! Ah tu as bien aimé Like a Three Six ? Tant mieux, et c'est vrai qu'elle était plus longue que les autres en terme de chapitres. Enjoy this chapter!

Et voilà enfin ce premier chapitre tant attendu...


Je t'aime à mourir

Chapitre 1 : Le Capitole.

JEFFREY

Je voyais le paysage du District Six défiler par les vitres du train. Tout ce que j'avais connu, tout ce que j'aimais, était en train de disparaitre de ma vue. Je tournai discrètement la tête vers la jolie blonde près de moi. Quinn Fabray. Je la connaissais depuis que j'étais petit. Nous allions dans la même école, même si elle avait un an de moins que moi. Tous les garçons du district étaient amoureux d'elle. Chaque mois, elle avait un petit ami différent.

– Ça va te manquer ? demanda-t-elle.

Je levai les yeux vers elle. Son regard vert me toisait durement. Je hochai la tête pour toute réponse. Je n'avais jamais été très bavard, surtout avec les filles.

– Je te connais, reprit Quinn. Mon père chasse dans la même équipe que toi. Il m'a dit que tu étais très doué à l'arc.

J'acquiesçai. La fille soupira devant mon manque total d'enthousiaste et détourna les yeux.

– Ton nom était inscrit combien de fois ?

– Dix, marmonnai-je.

Elle écarquilla les yeux.

Dix ? répéta-t-elle. Mais tu as quoi ? Seize ans ? Ce n'est pas possible…

– On est cinq, dans ma famille. Et on a vraiment besoin du tesserae. On est très pauvres.

Elle hocha la tête, soudain compréhensive. Alors qu'elle allait poser une autre question, la porte de notre wagon s'ouvrit en grand. Terri entra, toute joyeuse.

– Vous voilà donc ! Vous appreniez à faire connaissance, c'est ça ? Oh, comme je suis contente que deux si beaux tributs aient été choisis cette année ! Regardez-vous, on pourrait vous prendre pour deux frères et sœurs !

Terri nous sourit faussement puis s'approcha de Quinn. Elle toucha ses longs cheveux blonds et s'extasia :

– Oh mon Dieu ! Si vous saviez comme j'aimerais avoir une petite fille ! J'adore les cheveux, pouvoir passer ma main dedans… Si j'avais une fille, j'aimerais que ce soit toi !

– Pour me voir mourir juste après ? questionna la blonde avec une certaine arrogance.

Terri cligna plusieurs fois des yeux puis répondit :

– Non, pas du tout ! Tu m'as comprise, enfin.

Soudain, Terri fronça les sourcils et fureta dans la pièce.

– Will n'est pas là ? s'enquit-elle.

Nous haussâmes les épaules. Will Schuester, mentor du District Six depuis sa victoire aux soixante-quatrièmes Hunger Games, était un homme plutôt jovial, aux cheveux châtains et bouclés, qui était toujours heureux de rencontrer de nouveaux tributs.

– Je crois qu'il est au wagon buffet, hasarda Quinn.

– Ne bougez pas, je vais tout de suite le chercher ! pailla Terri en sortant.

Quinn se leva et commença à suivre Terri, alors que cette dernière venait à peine de refermer la porte du wagon.

– Où est-ce que tu vas ? Elle a dit de ne pas bouger.

– Je n'aime pas qu'on me donne des ordres, répondit la blonde dans un sourire éblouissant.

Je crus même la voir me faire un clin d'œil. Soudain, tous mes sens furent en alerte. Je venais de comprendre son petit jeu. Elle essayait de m'amadouer, de s'attirer mes faveurs, et elle voulait sûrement celles des autres. Elle voulait que j'aie pitié d'elle, plus tard, dans les Jeux, et que je la laisse le plus longtemps possible en vie. Mais ça ne marcherait pas avec moi. Non, ça ne marcherait pas.

Fronçant les sourcils, je me mis debout et la suivis. Le wagon buffet était un peu plus loin, et nous y arrivâmes très vite. Terri et Will discutaient tranquillement en mangeant des biscuits secs.

– Ah, vous êtes là, les enfants ! Parfait ! s'exclama Terri. Nous vous attendions !

J'observai silencieusement Will. L'homme devait avoir la trentaine. Il nous scrutait sans rien dire. Il devait sûrement avoir vu le tirage des noms, quelques heures plus tôt, vu que cet instant était diffusé sur tous les téléviseurs. Finalement, il s'avança vers Quinn et dit :

– Tu dois être Quinn Fabray. Tu es ravissante.

– Merci, dit-elle avec un sourire plus que magnifique, en tendant une main au mentor, qu'il baisa.

Puis Will s'approcha de moi. Je faisais presque une tête de plus que lui.

– Jeffrey Sterling, c'est ça ? Enchanté.

Nous nous serrâmes la main puis il dit :

– Bon ! Maintenant, passons à table ! La Moisson, moi, ça me donne faim ! Pas vous ?

Nous nous assîmes à table et commençâmes à manger. Ce ne fut que maintenant que je réalisai toute la richesse des lieux. Les murs étaient tapissés de luxueux tableaux, le sol était recouvert de moquette chère, les tables étaient en acajou et étaient recouvertes de nattes en satin blanc. Et la nourriture était tout à fait somptueuse. Des travers de porc à la cannelle, du riz aux courgettes et aux oignons, du pain de campagne, du pâté de canard, du veau mijoté à la sauce tomate, tout ce que je n'avais jamais pu m'offrir.

Je restai quelques secondes devant les plats, ébahi. Quinn, elle, ne faisait pas tant de manières. Elle vivait dans une famille riche, et avait l'habitude du luxe. Je me pourléchai les lèvres et me servis du riz.

– Par quoi commençons-nous ? demanda la blonde, qui semblait avoir hâte de tout connaitre.

– Nous avons tout le temps, tout le temps, pour ça ! lui indiqua Will. Il s'écoulera au moins une journée avant que nous arrivions au Capitole.

Nous continuâmes donc notre repas, parlant de tout sauf des Hunger Games. Terri était vraiment très enjouée, et Will mangeait avec appétit. Quinn servait son sourire ravissant toutes les deux secondes. Moi, je me contentais de hocher la tête quelques fois tout en me remplissant un peu l'estomac. Pendant le repas, j'essayai d'étudier discrètement la blonde.

Quinn était quelqu'un qui obtenait ce qu'elle voulait grâce à son charme. Je le remarquai tout de suite. Elle ne se lassait pas de sourire faussement à Terri ou à Will à chacun de leurs dires.

Alors que nous avions fini de manger, nous nous dirigeâmes vers un autre wagon, tout aussi somptueux que les autres, où trônaient des canapés, des sofas, des fauteuils, des chaises… Je m'installai avec discrétion dans un petit fauteuil, un peu à l'écart. Terri alluma le téléviseur et je vis le sigle des Hunger Games, accompagné de l'hymne. Nous étions en train de regarder la rediffusion de la Moisson de tous les districts.

Dans le District Un, un garçon du nom de Hunter Clarington et une fille du nom de Marley Rose se portent volontaires. Le garçon a l'air fort et puissant, arrogant aussi. La jeune fille a l'air déterminée et agile.

Dans le District Deux, Santana Lopez est tirée au sort et Sebastian Smythe se porte volontaire. La fille semble être une vraie tueuse. Le garçon a des airs hautains.

Dans le District Trois, une fille d'environ quatorze ans est choisie. Elle s'appelle Rachel Berry. Le nom de Nicholas Duval est tiré. Il est brun et petit, plutôt mignon.

Dans le District Quatre, Brody Weston et Kitty Wilde se portent volontaires. Ils ont tous les deux l'air malin et assez musclés. Normal pour des carrières.

Dans le District Cinq, Matt Rutherford est choisi. C'est un garçon plutôt bien bâti de seulement treize ans. L'autre tribut s'appelle Sugar Motta et doit avoir moins de quinze ans.

Dans le District Six, je revois le nom de Quinn Fabray pioché, puis le mien. Je me vois monter doucement les marches du podium, puis serrer sans conviction la main de Quinn, Terri qui est ravie.

Dans le District Sept, Wesley Montgomery et Tina Cohen-Chang sont tirés. Ils sont tous les deux asiatiques.

Dans le District Huit, Sam Evans est choisi, puis Brittany Pierce. Celle-ci a l'air un peu stupide pour une fille de dix-sept ans.

Dans le District Neuf, Rory Flanagan et Robin Sylvester – la fille de la célèbre vainqueur des cinquantièmes Hunger Games – qui n'a pas plus de douze ans, sont piochés.

Dans le District Dix, ce sont Finn Hudson et Emma Pillsbury qui sont tirés au sort. La petite fille rousse doit avoir douze ans, la pauvre.

Dans le District Onze, les tributs s'appellent Jake Puckerman et Mercedes Jones. Ils ont l'air en bonne santé, même s'ils viennent d'un des pires districts.

Dans le dernier district, le Douze, Blaine Anderson et Suzie Piment sont piochés. Le garçon doit avoir seize ans, mais est plutôt famélique.

L'hymne retentit de nouveau et Teri éteignit le téléviseur.

– Vous avez vu les garçons du Un et du Deux ? Ils ont l'air robuste ! J'espère qu'ils ne seront pas aussi cruels que l'année dernière !

Après un petit silence, Quinn demanda à Will :

– Alors ? Vous allez nous conseiller ?

Will sourit et acquiesça.

– Première règle : rester en vie. Vous ne devez penser qu'à ça. Une fois dans l'arène, ce sera votre principal objectif. La première chose à faire est d'attraper un sac – il y en a souvent à la Corne d'Abondance – et de courir chercher un abri. Et un point d'eau. N'oubliez pas que…

Et ça continua ainsi jusqu'au soir. Je fus étonné par la qualité des chambres. Draps brodés, rideaux de velours, table de chevet en bois de chêne… Après avoir pris un bain d'environ une demi-heure, je me glissai sous les draps légers, en sous-vêtements. Mon sommeil fut lourd et je ne me réveillai que vers neuf heures. Quinn était déjà attablée avec Will en train de discuter bruyamment. A peine s'ils remarquèrent mon entrée. Pendant le reste de la matinée, Will nous conseilla et Terri resta près de nous.

En début d'après-midi, après un déjeuner copieux, nous arrivâmes à la gare de Panem. Une multitude de gens étaient là, excités à l'idée de voir les nouveaux tributs du District Six. Quinn alla à la fenêtre en souriant et en faisant des signes de la main au public. Elle me dit de venir, mais je restai seul dans mon coin.

Quand nous sortîmes du train, des gardes nous escortèrent jusqu'au centre de Transformation, où on s'occupait de nous rendre présentables. On m'épila les aisselles et les sourcils, on me mit une mousse spéciale pour rendre mes cheveux blonds éclatants, on me blanchit les dents, on étala une crème purifiante sur ma peau, etc.

Après plusieurs heures de travail, on me laissa dans la salle de Transformation, seul et nu. Je me levai et allai m'observer dans le miroir. J'eus un haut-le-corps. J'étais tout simplement beau. Très beau, même. Je tournai lentement sur moi-même pour me voir sous toutes les coutures.

– Oui, tu es magnifique.

Je sursautai et me retournai. Un homme, grand aux cheveux blonds vénitiens, d'environ vingt ans, se tenait à l'entrée. Il me toisait dans un sourire. Gêné, je positionnai mes mains de façon à ce qu'il ne me voie pas entièrement. Il rit et lança :

– Tu n'as pas à avoir honte de ton corps. Tu es splendide. Et puis tu vas bien être obligé de me le montrer si tu veux que je prenne tes mesures.

Je rougis et me mordis la lèvre.

– Tu permets ? demanda-t-il en montrant mon corps.

J'acquiesçai. Il tourna autour de moi en observant minutieusement chaque millimètre carré de mon anatomie. Finalement, il me tendit un peignoir que j'enfilai en vitesse.

– Je m'appelle Adam, finit-il par dire.

– Jeffrey.

– Je sais, dit-il d'une voix douce.

Nous discutâmes pendant plus d'une heure. Mais j'évitai de trop parler. A vrai dire, je détestais ouvrir la bouche. A la fin, il conclut :

– Pour la cérémonie d'ouverture, j'ai décidé de vous habiller, toi et Quinn, avec quelque chose de remarquable, quelque chose qui capte l'attention. Toi, tu seras torse nu, et tu auras un pantalon vert serré, avec une cape de la même couleur, qui scintillera et produira de petites silhouettes d'animaux sauvages quand la cape volera. Sur tes cheveux, on mettra une poudre qui permet de créer des étincelles vertes. Parce que le District Six est le district de la chasse, et de la pêche. J'espère que les Juges et le public vont apprécier.

Je hochai lentement la tête.


Le soir même, j'étais dans les coulisses, sur un chariot vert-bleu tiré par deux chevaux blancs, l'un avec des brides et rennes de couleur verte, l'autre avec le même attirail mais d'une couleur bleutée. Quinn était près de moi, dans une tenue similaire à la mienne, quoiqu'entièrement bleue. La blonde portait un pantalon moulant bleu, et son torse était seulement vêtu d'une brassière de la couleur de la mer, mettant en valeur sa poitrine. Sa cape était pareille à la mienne, mais bleue. Le long de ses cheveux brillants, Adam avait appliqué la même poudre utilisée sur ma tête, rendant le blond scintillant et bleuté. Je compris alors que je représentais la chasse, et qu'elle représentait la pêche. Quinn était vraiment belle. Je vis les autres stylistes donner des conseils de dernière minute à leurs tributs.

– Jeffrey, Quinn ?

Nous baissâmes les yeux. Adam nous souriait.

– Faites tout ce qu'il faut pour que le public vous aime, d'accord ? Pour toi, Quinn, il n'y aura aucun problème. Jeffrey… Fais des efforts, s'il te plait.

J'acquiesçai lentement.

– Je sais que tu peux le faire, dit Adam en me donnant une tape amicale sur l'épaule.

La musique débuta et Adam nous souhaita bonne chance en s'écartant, allant voir le styliste du District Trois, un châtain aux yeux bleus avec des habits assez particuliers.

Le chariot du District Un s'avança, suivi du Deux, du Trois, du Quatre, du Cinq et enfin du Six. Nous sortîmes des coulisses, sous les applaudissements du public. Nos capes commencèrent à voler et, comme l'avait dit Adam, on pouvait distinguer de petits animaux de forêt de couleur verte qui couraient sur la cape. Celle de Quinn, par contre, offrait la vue de petits êtres marins semblant sortir de la cape comme de l'eau pour replonger dedans l'instant d'après. Ça donnait vraiment un effet fantastique. Je me vis sur le grand écran. Mes cheveux, plus blonds et bien coiffés que jamais, étaient parsemés de petites étincelles vertes éblouissantes. Quinn, elle, était plus belle que n'importe qui. Elle souriait à tout le monde en faisant des signes de la main. Je me remémorai les conseils d'Adam. En soupirant, je me mis à sourire faussement au public et je fis coucou aux Juges. Soudain, je sentis quelque chose m'agripper la main. Je tournai la tête vers Quinn. Nos mains étaient entrelacées. Écœuré, je retirai vivement ma main.

– Donne-moi ta main, ordonna-t-elle durement. Les gens vont aimer. Donne.

Je déglutis devant tant d'autorité. Finalement, je la laissai me prendre la main. Elle souleva fièrement nos mains enlacées. La foule cria de joie. Nous arrivâmes enfin dans le Grand Cirque. Tout le monde se tut, et le président Snow fit son discours. Après un dernier tour de chariot, nous retournâmes en coulisses. Dès que nous fûmes hors de vue du public, je retirai brusquement ma main de celle de Quinn. Elle arqua un sourcil puis releva le menton, indifférente. Adam, qui était avec le même styliste châtain du District Trois, vint nous voir.

– Vous étiez ravissants ! Je suis fier de vous, spécialement de toi, Jeffrey. Tu as fait des efforts. Et belle initiative, Quinn. Le public aime quand les tributs d'un même district sont proches.

– Vos costumes étaient vraiment très beaux. Je te reconnais là-dedans, Adam, dit l'autre styliste.

– Merci, Kurt. Les tiens aussi étaient magnifiques.

– Heureusement que tu ne les as pas, ceux du District Trois. La fille ne fait que parler d'elle et de ses ambitions quand elle aura gagné, et le garçon ne dit rien, il reste dans son coin et réfléchit. C'est très pénible.

Kurt sourit à Adam avant de retourner vers les tributs du District Trois.


Alors qu'en dîtes-vous ? N'hésitez pas à me laisser un commentaire, vous savez comme j'aime y répondre et surtout savoir vos pensées sur mon travail !