BemyCoffeeOrder : Salut merci pour ta review ! Et malheureusement tu te rendras vite compte des maigres chances d'avoir du Klaine (l'un est styliste et l'autre tribut...) Et pour le Kadam tu auras ta réponse dans ce chapitre. Désolée mais j'aime ce couple ils sont mignons !
Juju.15 : Hey non je me fiche que tu te répètes du moment que tu me prouves que tu as lu le chapitre ! Oui Rachel et d'autres sont jeunes, je ne peux pas mettre des tributs de seize ans exclusivement. Prends par exemple Emma Pillsbury, ici elle a douze ans ! Et pour te répondre le bac n'était pas dur j'ai eu mes résultats hier (17 à l'oral de Français, 18 en Sciences, 19 aux TPE et 20 à l'écrit de Français) donc voilà ! Enjoy this new chapter
Voili voilou un peu d'attente pour vous mes chers lecteurs mais lisez ce chapitre et laissez-moi savoir vos impressions (ou si jamais vous avez des questions...)
Je t'aime à mourir
Chapitre 2 : Le centre d'entraînement et l'interview.
JEFFREY
Pendant les trois jours suivants, nous dûmes nous préparer pour les Jeux, dans le centre d'entraînement. Ça avait pour but de nous enseigner comment survivre, nous battre, et résister aux éventuels obstacles dans l'arène. Will m'avait conseillé de ne pas utiliser d'arc pendant l'entraînement, pour cacher mon talent.
Le premier jour d'entraînement fut calme. Le deuxième, un peu plus mouvementé, resta ancré dans ma mémoire.
J'étais près de Quinn et nous regardions le garçon du Un en train de jeter des couteaux sur une cible. Il devait en avoir une dizaine, tous posés derrière lui. Le grand brun ne manquait jamais sa cible, et l'atteignait toujours en plein cœur.
Alors qu'il ne lui restait que deux couteaux et que le tribut tirait le troisième, Quinn, agile et discrète comme le vent, le sourire aux lèvres, fit un pas en avant et prit délicatement une des deux armes restantes et la glissa dans son pantalon, cachant le manche avec son t-shirt. Elle me fit un clin d'œil et s'éloigna, se plaçant quelques mètres derrière moi.
Quand je me retournai pour la suivre des yeux, je rencontrai le regard concentré du garçon brun du District Trois, dont le nom m'échappait. Il devait avoir à peu près mon âge, seize ans, mais faisait une tête de moins que moi. Ses yeux regardaient fixement l'endroit où le couteau que Quinn avait volé était posé quelques instants plus tôt. Soudain, il leva le regard vers moi puis cligna des yeux. Gêné, je fuis son regard et me retournai. Le garçon du Un cherchait son couteau des yeux. Il fronça les sourcils puis lança assez fort :
– Où est mon couteau ? Qui m'a pris mon couteau ?
Son regard tomba sur la personne la plus proche de lui. Moi. Il eut un rictus mauvais et se dirigea vers moi. Il m'empoigna par le col de mon t-shirt et me plaqua contre une colonne en acier. Ma tête heurta le métal et il me força à le regarder dans les yeux.
– C'est toi ? me hurla-t-il presque. C'est toi qui m'as pris mon couteau ? Avoue-le ! Allez, rends-le-moi immédiatement ! Dépêche-toi ou je te tue maintenant et à mains nues !
Alors que j'allai bégayer quelque chose d'inaudible, quelqu'un s'interposa entre le garçon du Un et moi. Je distinguai une chevelure brune se glisser entre les corps de mon adversaire et le mien.
– Lâche-le, ordonna une voix puissante et autoritaire. Lâche-le tout de suite.
Je vis le carrière rire.
– Tu veux te battre, Trois ? Vous deux contre moi ?
– On n'a pas le droit de se battre autre part que dans l'arène. Mais une fois là-bas, je me ferai un plaisir de te regarder mourir. Je m'occuperai personnellement de te tuer.
Le garçon du District Un explosa de rire devant la menace du brun, beaucoup plus petit que lui.
– Et tu crois que tu me fais peur ? T'es pas plus grand qu'un gamin de douze ans, et tu prends tes grands airs.
Le garçon du Trois poussa le carrière et le garçon du Un me lâcha. Je portai une main à mon cou et me massai discrètement.
– Je suis peut-être petit, mais moi quand j'ai eu douze ans, je ne me suis pas entrainé pour gagner les Hunger Games. Je ne suis pas un tricheur. Si je gagne, ce sera avec ce que j'ai dans le ventre.
Le garçon du Un haussa les sourcils. Après quelques secondes, la rage remplaça l'étonnement et il prit le tribut brun des deux mains pour le soulever à une vingtaine de centimètres du sol.
– T'aurais jamais dû me dire ça ! Je vais te tuer, peu importe si on a le droit ou pas ! Je ne suis pas un tricheur !
Il le frappa au visage mais le brun esquiva vivement l'attaque. Une fille aux cheveux longs et bruns arriva et prit le bras du tribut de carrière.
– Hunter, arrête ! Tu vas te faire disqualifier ! Il n'en vaut pas la peine. On le tuera dans l'arène.
Ledit Hunter soupira et, après avoir lancé un regard tueur au tribut brun, il l'envoya quelques mètres plus loin. Sans m'en rendre compte, je m'avançai vers mon sauveur. Hunter et la fille du Un partirent plus loin, tandis que je voyais Quinn sourire de toutes ses dents, fière d'elle. Le garçon du Trois était sur les coudes. Je lui tendis la main et il me regarda intensément. Il prit finalement ma main et je l'aidai à se relever. Nous nous regardâmes un instant dans les yeux puis il me lâcha la main et s'éloigna.
Le dernier jour d'entrainement fut plutôt calme, même si Hunter continuait de me lancer des regards assassins.
Pendant les séances privées avec les Juges, j'utilisai mon arc et le jury eut l'air plutôt impressionné. Il ne parlait pas et me fixait seulement.
Le soir, le présentateur, Rod Remington, nous indiqua les résultats. Quinn obtint un huit et moi un dix. Terri fut ravie.
– Bravo, Jeffrey ! Un dix ! C'est vraiment formidable.
Quinn me fixait avec dédain et une pointe de jalousie.
Quelques jours après, Adam vint me préparer pour l'interview précédant les Jeux. Il me vêtit d'un bel ensemble vert-bleu, qui rappelait mon district et la cérémonie d'ouverture.
Je vis sur le téléviseur la fille du Un passer. Puis Hunter. Il avait l'air sûr de lui et misait tout sur l'intimidation. Puis vinrent les tributs du District Deux. Ensuite, ce fut mon sauveur, celui du Trois. Il parut réservé, et répondit aux questions de Rod sans y apporter trop de détails. Ce fut ensuite le tour du District Quatre, puis Cinq et enfin Quinn monta sur le plateau. Elle était ravissante, dans une robe bleue, avec son phare à paupière de la même couleur claire, faisant ressortir ses yeux émeraude. Rod lui posa des questions plus personnelles. Elle souriait tout le temps et riait beaucoup. Encore cette fichue stratégie, songeai-je.
– Quinn, dis-moi. Toi qui es si jolie, tu dois bien avoir un petit ami, là-bas, dans ton district ?
Elle rit aux éclats puis reprit, un peu plus sérieuse :
– Pas vraiment. On va dire que je l'aime, que je suis presque sûre qu'il m'aime aussi, mais nous ne sommes pas ensemble.
Je fronçai les sourcils. Si Quinn savait un garçon amoureux d'elle, elle allait directement le voir pour sortir avec lui, en général. Enfin, c'est ce que j'avais compris en seize années à vivre dans le même district qu'elle. Mais pourquoi mentait-elle donc ?
– Comment ça ? Nous voulons plus de renseignements, n'est-ce pas ?
La foule lui cria « Oui ! »
– Eh bien… J'imagine que ça ne sert à rien de vivre une histoire d'amour avec lui en ce moment.
– Ecoute-moi, Quinn. Tu vas entrer dans l'arène. Et tu vas gagner pour lui. Puis tu rentreras dans ton district et je peux t'assurer que vous vivrez la plus belle des histoires d'amour.
Elle rit de nouveau puis répondit :
– Je ne pense pas, Rod.
– Pourquoi ?
– Jeffrey est venu ici avec moi.
Mon cœur rata un battement. Quinn prétendait m'aimer. Et elle prétendait que je l'aimais aussi. Will, qui était près de moi et qui allait bientôt rejoindre le public, me dit :
– Ne t'inquiète pas, Jeffrey. Elle fait ça pour le jeu. Elle veut attirer les sponsors. Tu fois faire comme si tu l'aimais aussi.
– Mais je ne l'aime pas du tout !
– C'est juste que le public doit y croire.
– Je ne veux pas qu'il y croie ! m'énervai-je.
– S'il te plait. Ne gâche pas toutes tes chances d'avoir des sponsors.
– Je me fiche des sponsors ! m'écriai-je presque. Je ne veux pas avoir affaire avec elle !
J'étais hors de moi. L'interview se termina et j'entrai plutôt énervé sur le plateau. Je me concentrai puis redevint calme. Je serrai sans conviction la main de Rod.
– Bonsoir, mon garçon !
Après plusieurs questions anodines, celle qui me préoccupait vraiment arriva :
– Alors ? Est-ce vrai, ce que ton amie Quinn racontait ? Vous êtes vraiment des amants ?
Je regardai dans le public, cherchant Will des yeux. Mais ce fut le regard d'Adam que je croisai. Il était perçant et calme. Le styliste haussa les épaules comme pour dire « Fais comme tu le sens ». Je hochai la tête et répondis très posément, me concentrant pour que les mensonges suivants paraissent le plus vrais possible :
– J'aime bien Quinn. Elle est vraiment très belle et elle est gentille avec moi. Je ne savais pas qu'elle m'aimait. J'en suis touché. J'aimerais beaucoup sortir avec elle, seulement… Il y a cette personne dont je suis amoureux et je ne suis prêt à offrir mon cœur qu'à elle seule.
Le public fit des « Oh… » déçus ou attendris. Rod hocha la tête, compréhensif, et dit :
– Ah, l'amour… Aussi beau que complexe !
Il posa sa main sur mon épaule et poursuivit :
– Ne t'inquiète pas, Jeffrey. Je suis sûr que tout va s'arranger. Cette fille que tu aimes, tu l'auras, ne t'en fais pas.
J'acquiesçai et me levai, vu que l'interview était terminée. J'allai dans nos appartements. Quinn, Will, Terri et Adam étaient là. Je lançai un regard assassin à la blonde et filai dans ma chambre. Je m'allongeai sur mon lit et m'endormis, plus en colère que jamais.
– Jeffrey ? murmura une voix.
Mon cœur battit plus vite à la pensée que ça pourrait être Quinn. Mais les intonations étaient celles d'un homme, alors j'ouvris les yeux. Adam était assis près de moi et il me caressait les cheveux.
– Adam ? fis-je.
– Oui. Ça va ?
– Ça peut aller…
– Ce que tu as dit à l'interview n'était pas trop mal. Mais je ne vois pas pourquoi tu n'as pas suivi Quinn dans son jeu.
– Je déteste cette fille.
Adam soupira et me caressa les cheveux.
– Moi non plus, je ne l'aime pas. En vérité… Je n'ai jamais aimé les filles.
Je levai les yeux.
– Qu- Quoi ?
– Tu vois ce styliste du District Trois ? Kurt.
– Oui.
– On est… plus que de simples amis, si tu vois ce que je veux dire.
Je déglutis et clignai plusieurs fois des yeux. Adam et Kurt étaient… ?
– Vous êtes ensemble ?
Adam regarda aux alentours, comme s'il craignait qu'on nous entende, et hocha lentement la tête.
– Alors… Tu es gay ?
Il acquiesça.
– Ne parlons plus de ça. Je veux que personne ne soit au courant.
– Je me tairai. Tu peux me faire confiance.
– Je sais. Je te fais déjà confiance.
Je souris. Je ne savais pas pourquoi, mais j'adorais Adam. Plus qu'un simple ami, c'était comme un frère à qui je pouvais me confier.
– Toi et moi, on a plus de points communs que tu ne l'imagines, dit Adam, mystérieux.
De quoi voulait-il parler ? Avant que j'aie pu le questionner sur ça, il changea de sujet :
– Allons affronter Quinn !
Il me prit la main et me guida jusque dans le salon. Terri, Will et Quinn discutaient de stratégie. Quand la blonde me vit, elle me jeta un regard de tueuse. Je m'assis sur un fauteuil et restai muet.
– Pourquoi ? demanda Quinn, énervée. Pourquoi tu n'as pas fait ce que Will t'a dit ? Ça aurait pu nous rapporter des sponsors ! M'embrasser une ou deux fois, ça t'aurait tué ? Les sponsors, c'est tout ce qu'on a, une fois dans l'arène. Et tu viens de gâcher toutes nos chances d'en avoir !
– Je ne veux pas faire équipe avec toi. Je ne veux faire équipe avec personne. Je veux être seul.
– Je ne parlais pas d'une alliance ! Juste, nous retrouver si un de nous deux a besoin de quelque chose, nous faire un câlin, échanger des mots doux, peut-être s'embrasser une fois, pour avoir des parachutes !
Je détournai les yeux de la furie qui se tenait devant moi.
– Je ne veux rien faire avec toi.
Choquée et vexée, elle croisa ses bras sur sa poitrine et releva le menton. Elle se leva et partit.
– Ne compte plus sur moi pour te venir en aide pour quoi que ce soit, dit-elle avant de claquer la porte de sa chambre.
Will et Terri levaient les yeux au ciel. Adam souriait et hochait la tête, réjoui.
Fini pour aujourd'hui ! Dîtes-moi ce que vous en avez pensé !
