Bonjour à tous et vous voilà servis pour un nouveau chapitre de «Je t'aime à mourir» qui a eu un peu de mal à arriver ! Mais vingt jours d'attente ne sont rien lorsque comme moi nous avons une vie de vacances bien remplies.
Juju.15 : Eh non, on ne parle pas encore trop de Sebastian, même s'il a été mentionné une fois dans les premiers chapitres, tu l'oublies. Dans la suite, tu verras qu'il sera plus présent, mais pas vraiment pour l'instant. Sois patiente, cela en vaut la peine !
DoctorLoveRose : Ta patience est récompensée, jeune lectrice pas si inconnue que ça à mon égard ! Bref oui je sais je sais que de Niff haha, mais patience pour une autre rencontre entre eux ! Ouais le Bain de Sang était assez sanglant, mais ça me paraissait logique, puis comme tu dis, un peu d'action ne fait de mal à personne dans ce monde assoiffé de violence. Bonne lecture à toi, ma chère.
AGRAPHEUSe (je sais pas si le « e » minuscule était fait exprès mais bon je recopie tel que tu l'as écrit) : Bien le bonjour madame ! Ou monsieur, car je ne m'y connais pas trop en distinction de sexe d'agrafeuses et autres matériaux de bureau. Merci pour avoir lu mes chapitres et surtout pour avoir commenté, ça me fait grand plaisir ! Surtout si tu as aimé. Huntbastian ? Je ne sais pas si tu verras cela dans ma fiction mais garde espoir, peut-être que je serai d'humeur à de petites surprises !
Je t'aime à mourir
Chapitre 4 : Premiers jours.
JEFFREY
Le lendemain matin, je chassai essentiellement. J'avais besoin de viande pour avoir des forces. Mais ma chasse fut dure, plus que dans mon district. J'étais perché sur un arbre, pour que s'il y avait un problème, les autres tributs ne me trouvent pas j'étais sans cesse sur mes gardes, j'avais peur de ne pas voir arriver les autres tributs et je devais tout faire pour rester discret, pour ne pas alerter les autres. Je ne voulais pas me faire tuer dès le deuxième jour.
J'étais dans un gros arbre, à environ cinq mètres en hauteur, mon arc bandé, une flèche prête à être tirée dans la main, scrutant en même temps le sol, les arbres et le ciel. J'espérais trouver un gros lapin, même si un écureuil ou un oiseau ne m'aurait pas dérangé.
Soudain, quelques pas feutrés me firent baisser la tête. Un petit animal courait dans la forêt. En quelques secondes, je tirai. La flèche fusa et vint se planter dans l'œil du lièvre. Il roula dans la terre et arrêta de vivre un instant après. Je souris et descendis de l'arbre. Je pris l'animal, enlevai ma flèche que je rangeai dans mon carquois, puis mis le lièvre dans mon sac à dos. Ensuite, je remontai dans l'arbre, attendant un autre lapin inconscient ou peut-être un autre animal.
A la fin de la journée, je m'en tirai avec trois lapins et un écureuil. Pas mal. Pas mal du tout, même. J'allais monter plus haut dans l'arbre pour aller chercher l'écureuil et ma flèche, quand un bruit d'en bas me fit baisser la tête. J'entendis des voix joyeuses et optimistes. Elles se dirigeaient vers moi. Je montai très haut dans l'arbre, tout près de mon écureuil, faisant le plus silencieusement possible. J'étais caché par le feuillage mais de façon à ce que je puisse distinguer les personnes.
– Vous savez où elle est partie ? demanda une voix de fille. J'ai cru la voir courir dans cette direction.
– Possible, fit un garçon. De toute façon, tu l'as eue à la jambe avec ton couteau, elle ne doit pas être loin.
Je plissai les yeux pour essayer d'apercevoir quelque chose. La première fille qui avait parlé était brune à la peau mate. Sûrement la fille du Deux. Et le garçon qui lui avait répondu, grand, châtain, le teint plutôt blanc, c'était le garçon de son district. Il y avait également les deux tributs du Un, dont Hunter, mon ennemi juré. Ça devait être l'alliance des tributs de carrière. Par contre, je ne voyais nulle part les carrières du Quatre. Peut-être avaient-ils décidé de faire bande à part ?
– Et si on se séparait ? proposa la fille du Un. On se retrouvera à la nuit tombée. De toute façon, Brody et Kitty gardent le camp.
Brody et Kitty. Les deux tributs de carrière du Quatre. Ils s'étaient donc alliés.
– Ok, dit Hunter en hochant la tête. Marley, tu viens avec moi. Sebastian et Santana, vous allez par là-bas. Si on entend un coup de canon, on se rejoint au camp.
Il fit signe à la brun de son district de le suivre, tandis que ceux du Deux partaient dans la direction opposée.
Je soupirai de soulagement en voyant qu'ils ne m'avaient pas remarqué. J'attendis deux longues minutes dans mon arbre, pour être sûr qu'ils ne reviennent pas sur leurs pas, et allai chercher mon écureuil. Je décidai de passer la nuit dans cet arbre, et de m'en aller le plus loin possible de cet endroit le lendemain matin.
Pendant plusieurs minutes, je me demandai si je devais allumer un feu pour faire cuire mon gibier, mais je me dis que les carrières étaient trop proches et qu'ils me verraient tout de suite. Je mangeai donc un de mes lapins, cru. Ça n'avait pas mauvais goût, mais ça aurait été mieux cuit. Néanmoins, je préférais manger froid que mourir.
A la fin du repas, je constatai que ma gourde était toujours vide, et que je n'avais toujours pas trouvé d'eau. « Demain », me promis-je.
Environ deux heures et demie après l'apparition des carrières, j'entendis un coup de canon. Ils avaient dû réussir à tuer cette fille. Ce qui nous faisait neuf morts en deux jours. Lorsque le sceau éclaira la nuit, je vis que celle qui avait été tuée était la blonde du District Huit. Je nouai la corde autour de l'arbre et de mon ventre, pour ne pas tomber quand je m'endormirai, et m'accordai plusieurs heures de répit.
Le lendemain matin, je défis la corde et la rangeai précautionneusement dans mon sac, mangeant au passage les restes du lapin de la veille. Je descendis silencieusement de mon arbre et me mis en marche. Je faisais tout pour être discret, regardant où je mettais les pieds, faisant attention de ne pas écraser les branches ou les feuilles mortes. Je marchai comme ça pendant une heure environ. Mes pieds me faisaient souffrir et je ne pouvais pas m'empêcher de regarder les entailles sur mon bras, faites par des ronces le jour du Bain de Sang. Elles avaient arrêté de saigner, mais restaient encore rouges et béantes. Dommage que je n'aie rien dans mon sac me permettant de me soigner…
Je levai les yeux vers le ciel. Je me rendis soudain compte de l'importance des sponsors. Et si jamais je me faisais gravement blesser ? Personne ne viendrait à mon secours. J'avais peut-être fait mon impression aux épreuves individuelles avec mon dix, mais on ne m'avait sûrement pas remarqué pour autre chose. J'avais été désagréable avec tous les membres du Capitole – à part peut-être Adam – et après l'interview de Quinn, ça avait été encore pire.
« Quinn. », pensai-je soudain. Elle, elle aurait pu me rapporter des sponsors. Une histoire d'amour avec elle, ça m'aurait distingué des autres. Peut-être que là, des gens se seraient intéressés à moi… Je chassai cette idée de ma tête. Non, je me fichai de Quinn et de ce qu'elle aurait pu m'apporter. Elle n'était qu'une petite fille égoïste et manipulatrice.
Alors que l'heure de manger approchait, mon ventre se mit à gargouiller. Je soupirai et continuai à marcher pendant quelques minutes encore. Puis la faim devint insoutenable et cette fois je m'arrêtai dans un coin tranquille pour faire un feu avec une de mes précieuses allumettes. Les flammes commencèrent à monter dans le ciel et je fis cuire un deuxième lapin, que je mangeai à moitié. Comme ma soif devenait de plus en plus ardente, je mangeai ma pomme qui, de toute manière, allait finir par pourrir. J'éteignis ensuite mon feu en le piétinant et en mettant des pierres sur les braises, pour que personne ne voie que j'étais passé par là.
Je me mis ensuite en quête d'un point d'eau. Après deux ou trois heures d'errance dans l'arène, je dus me résoudre à abandonner ma recherche. De toute évidence, l'eau était rare sur cette île. Je m'allongeai contre un arbre et touchai doucement mes lèvres gercées, desséchées par la déshydratation. Je passai une énième fois ma langue sur mes lèvres, tentant de les humidifier, mais ce fut vain. J'avais trop soif. Je mourais littéralement de soif.
Des bruits de pas me tirèrent de mon agonie et, sur le qui-vive, je me relevai d'un bond, l'oreille aux aguets. Les pas se rapprochaient de plus en plus, venant de la gauche. J'eus l'impression que la personne courait. Je pris mes jambes à mon cou et fuis. Heureusement, le tribut courait moins vite que moi, et je pus me réfugier dans une sorte de grotte. J'essayai de passer ma tête à l'entrée de la caverne pour voir ce qu'il se passait, espérant que mes cheveux plus blonds que le blé ne me dénoncerait pas. Quelques secondes après que je me fus caché, j'entendis une voix grave venue de nulle part :
– Ça ne sert à rien de courir, je t'aurai, Trois.
Je ne me rappelais pas de qui possédait cette voix. Je me tordis le cou pour voir qui c'était. Je vis enfin la victime, une brune de petite taille, trébucha sur une racine et tenta de se relever, mais quelqu'un arriva par derrière et la prit par le t-shirt. C'était un garçon, plutôt petit en taille, d'à peu près dix-sept ans, aux cheveux bouclés et aux yeux ambrés. Je me souvenais de lui, même si j'ignorais son district d'origine. Il rit et dit à la brune :
– Bonne nuit. Rêve de moi.
Il leva son sabre au-dessus de sa tête et l'abattit sur la jeune fille de quatorze ans. Je me cachai les yeux, mais je vis quand même le corps de la fille perdre la vie. Le garçon bouclé du Douze – je me remémorai maintenant son district – rit de nouveau puis partit par là où il était venu. J'observai la fille brune. Comme le canon n'avait toujours pas retenti, elle ne devait pas être encore morte. Je songeai à aller la voir dans ses derniers instants, mais je ne préférai pas risquer d'être à découvert. Cette caverne était très bien. Sauf que je n'avais toujours pas d'eau.
Après que le canon eut retenti et que l'hovercraft eut emporté le corps du tribut, je me décidai à poursuivre ma quête d'eau. Par chance, à à peine deux minutes de la grotte, je trouvai une gigantesque rivière. Je souris comme un illuminé et sautai dans l'eau, après avoir posé mon sac sur la rive. Le liquide limpide me faisait un bien fou. Il me permit d'enlever la crasse que j'avais sur le visage et le corps, et de laver le sang que j'avais sur le bras. Je pris ma gourde et la remplis, mettant un peu de teinture d'iode dedans pour rendre l'eau potable.
Après un quart d'heure à rester dans l'eau, je décidai de rentrer à la grotte, où j'avais élu domicile. Les deux minutes de marches passées, je rentrai dans la grande caverne aux parois rocheuses. J'installai le sac de couchage sur le sol sec et plat, puis mangeai les restes du lapin cuit de midi, avec un peu d'eau. Alors que j'allais rentrer dans mon sac de couchage, je me surpris à trembler de froid. J'étais presque sûr qu'ils avaient baissé la température exprès. Je soupirai et sortis mon anorak. Je l'enfilai en vitesse et me glissai dans mon sac de couchage.
Oui je l'avoue tout cela n'est pas très excitant. Mais le meilleur reste à venir, alors ne lâchez rien! A la prochaine, n'oubliez pas de laisser un petit mot.
