Alors cette rentrée ?
Voilà le nouveau chapitre pour vous donner un peu de courage avec les cours !
Guest : Oui je confirme, Blaine est un monstre. Je voulais faire une fiction où c'était un méchant insensible. C'est réussi. Klaine ? C'est quoi ? Jamais entendu parler ! Haha non je plaisante, mais espère toujours pour le Klaine on ne sait jamais. Mais n'espère pas trop non plus, vu les circonstances c'est peu probable…
BemyCoffeeOrder : Allez je ne t'en veux pas pour ton petit oubli va… Mais que ça ne se reproduise plus ! Je rigole, ça ne fait rien on a tous beaucoup de choses à penser en ce moment. Ouh là quel questionnaire ! Hum Niff est-ce que c'est pour bientôt ? Euh qui a dit qu'il y aurait du Niff dans cette fiction ! La fille du Trois (Rachel) qui a été tuée, il me semble bien que c'était Blaine son agresseur. Je ne suis pas sûre qu'on reverra Kurt, je ne parlerai plus trop du Capitole. Haha les autres couples tu verras par toi-même j'espère que ça te plaira ! Merci pour ta review j'ai beaucoup aimé (et désolée encore pour faire incarner à Blaine un personnage assoiffé de sang).
Merci pour les autres reviewers et les lecteurs en général, même les discrets !
Je t'aime à mourir
Chapitre 5 : Le Sauveur.
JEFFREY
Lorsque je me réveillai, je fus surpris de voir qu'il faisait déjà jour, et qu'il devait être à peu près midi. Je rangeai toutes mes affaires et sortis, aux aguets, pour aller faire un feu et manger l'écureuil. Après mon repas, je décidai d'explorer un peu plus les environs, pour voir si je pouvais trouver des baies ou des racines comestibles. Pendant plusieurs heures, je tournai en rond et je finis par tomber sur un buisson pourvu de tout petits fruits bleu foncé. J'en cueillis une douzaine et les fourrai dans ma poche. Un peu plus loin, je trouvai des racines de katniss, qui étaient comestibles.
Ravi de ma cueillette, je m'installai près d'un arbre pour manger une ou deux baies. J'étalai ma récolte sur mon anorak et lorgnai les petits fruits. J'allai en mettre dans ma bouche quand j'entendis des bruits de feuilles et de branches. Apeuré, je laissai mes baies et mes racines sur le sol et grimpai dans l'arbre sur lequel j'étais adossé plut tôt. Je m'étais à peine assis sur une branche plutôt solide que je vis un tribut arriver.
Elle était asiatique, et il me semblait qu'elle venait du District Sept. La jeune fille d'environ quinze ans regarda aux alentours, furetant de partout, puis tomba sur mes baies. « N'y touche pas ! » fulminai-je intérieurement. « Elles sont à moi ! » L'asiatique tourna la tête à droite et à gauche pour voir s'il n'y avait personne, puis s'approcha de l'arbre. Je priai pour qu'elle ne lève pas la tête. Quand elle vit les racines et les baies, elle sourit de toutes ses dents et prit quelques fruits dans sa main, ainsi que deux petites racines.
Elle s'en alla en mangeant son butin volé. Je grognai. Quelle sale voleuse ! Avant que j'aie pu penser quoi que ce soit d'autre, l'asiatique tomba. Un coup de canon retentit et je hoquetai. Etait-elle vraiment morte ? Prudent, je descendis de mon arbre, ramassai mon anorak et ma récolte, puis m'approchai de la fille. Elle avait les yeux ouverts et fixait un point au-dessus de ma tête. Dans sa main gisaient quelques baies et les deux racines.
Soudain, je compris et reculai. Des baies de sureau mortel. Comment avais-je pu être aussi stupide ? Je déglutis, pris les racines de la fille, son sac à dos, et son petit couteau, seule arme qu'elle possédait. Je soupirai, d'une part désolé pour la fille, et d'autre part soulagé de ne pas avoir mangé ces baies. Je les gardai quand même au cas où j'aurais à empoisonner quelqu'un de la même façon. Parce que oui, d'une manière, j'avais tué cette fille. Même si je m'étais promis de ne tuer personne une fois dans l'arène.
Dans la soirée, la récapitulation des morts me confirma que l'asiatique venait du District Sept. Cela faisait donc dix morts. Plus que quatorze tributs en vie.
Je mangeai quelques racines et la moitié d'un lapin trop cuit, puis m'endormis dans le froid de la grotte.
Lorsque je me réveillai, il faisait encore sombre dans ma grotte. J'ouvris les yeux et soupirai. Combien de temps encore avant la fin de Jeux ? Je finis le lapin trop cuit de la veille et bus les dernières gouttes d'eau de ma gourde. Je mis mon sac à dos – où j'avais rangé le contenu des affaires de la fille morte du Sept – et pris mon arc. Je me dirigeai vers la Grande Rivière.
Après une dizaine de minutes à savourer le contact de l'eau sur mon corps, je remplis mes deux gourdes.
Alors que j'allais sortir de l'eau, j'entendis des rires et des bruits d'eau, un peu plus loin. Effrayé, je commençai à tenter de sortir de l'eau. Les tributs se rapprochaient. J'entendais maintenant ce qu'ils disaient.
– Hé, Hunt' ! fit la voix d'une fille. Cap' de plonger du haut de ce rocher ?
– Trop facile ! dit celui-ci, sûr de lui. Brody, Seb, vous venez ? Histoire de montrer à ces dames que nous sommes de magnifiques plongeurs.
– J'arrive ! lança Sebastian.
– Attendez-moi ! rit celui qui devait être Brody.
J'étais sorti de l'eau, quand je vis les trois garçons escalader un gigantesque rocher. Les trois filles étaient en bas et souriaient. Tout ce à quoi je pensais était fuir. Je voulais partir le plus loin possible de l'alliance des carrières. Alors que j'allais m'enfuir à toutes jambes, j'eus le temps de voir Hunter exécuter un plongeon remarquable d'environ sept mètres de haut. Sebastian suivit, ainsi que Brody. Les filles les huèrent et rirent.
Je courus le plus vite possible à ma grotte. Et arrivé près de celle-ci, je ne m'arrêtai pourtant pas. Je continuai jusqu'à ce que je sois hors de portée des carrières.
Après cinq longues minutes de course, je me retrouvai dans un endroit inconnu, où je n'avais jamais été. Je me demandai si j'arriverai à retrouver la caverne, plus tard. Soudain, une pensée m'effleura l'esprit. Peut-être que d'autres tributs, potentiellement dangereux, avaient élu domicile dans le coin…
Effrayé par cette idée, je reculai d'un pas. Lorsque je levai la tête vers le ciel, je découvris qu'il était à peu près midi, et que je n'avais plus de gibier. Je soupirai et montai ans l'arbre, pour plus de sécurité. Je mangeai une racine, et trois de mes précieux biscuits. La chasse serait pour cette après-midi, voir demain matin.
Quand j'eus fini mon repas, je remarquai tristement que mon ventre continuait de gargouiller furieusement.
Il devait être treize heures et je n'osais toujours pas descendre de mon arbre. J'avais comme l'impression d'être observé, comme si un tribut m'avait remarqué et qu'il attendait le bon moment – c'est-à-dire quand je descendrai de l'arbre – pour me tuer.
Comme ce sentiment d'insécurité se renforçait à chaque seconde, je tournai la tête dans tous les sens pour voir s'il n'y avait pas quelqu'un en bas, caché dans les fourrés, ou derrière un arbre. Mais non, visiblement il n'y avait personne. Un peu rassuré, je commençai à descendre de l'arbre. Pour y remonter directement. Effectivement, je venais d'entendre quelqu'un courir. Je restai le plus immobile possible tout en observant le sol.
C'était un garçon du Onze. Plutôt baraqué. Il venait de là où je m'étais enfui. Il se retourna brusquement et regarda derrière lui. Il plongea dans de grosses fougères et se tapit contre le sol. J'entendis d'autres bruits de personnes qui courent. Les six carrières étaient apparemment à sa poursuite.
– On va t'avoir, Onze ! jubila Santana, la jeune hispanique du Deux.
– Ça ne sert à rien de te cacher, de toute façon, tu es mort ! ajouta Marley, la brune du Un.
Ils passèrent devant le gros buisson sans voir le garçon du Onze. Environ cinq bonnes minutes plus tard, le noir sortit des fourrés et regarda de partout. Comme il ne voyait personne, il se décida à prendre la route.
A ce moment-là, je sentis mon pied glisser de la branche. Je me retins comme je pus contre l'arbre, mais je poussai quand même un petit cri de surprise. Le garçon dut m'entendre car il leva la tête. Toujours les pieds dans le vide, et les bras accrochés à l'arbre, je fixai désespérément le noir baraqué avec une expression terrifiée.
Il prit son propre arc et le banda, visant ma tête. Je me rappelai qu'il avait obtenu un huit aux épreuves avec les Juges. Pas très impressionnant, comparé à moi. Il ne devait pas être très fort comme archer. Sauf que je n'étais pas dans une position avantageuse. J'essayai de me repositionner, en vain.
Au moment où le garçon aux cheveux noirs très courts et bouclés allait tirer, quelque chose fendit l'air et vint se planter dans sa gorge. Il suffoqua et détendit son arc. Il chercha l'air, ouvrant et refermant la bouche comme un poisson hors de l'eau, et finit par porter sa main libre à son cou. Il saignait abondamment et une petite arme tranchante était plantée dans sa gorge. Un shuriken.
Apeuré, je tournai rapidement la tête vers la droite, là d'où provenait l'arme ninja. Sur l'arbre voisin au mien, un garçon était accroupi sur une branche. Il observait le garçon du Onze mourir, avec un petit sourire satisfait sur les lèvres. Je le reconnus aussitôt. Petit, brun, yeux noisette. Le garçon du District Trois. Mon sauveur.
Ma peur du garçon du Onze passée, je me repositionnai normalement. Le tribut tourna la tête vers moi. Une nouvelle fois effrayé d'être tué, je reculai d'un centimètre. Le garçon brun, dont j'ignorais toujours le nom, pencha la tête sur le côté. Je me demandai ce qu'il voulait. Pourquoi ne me tuait-il pas tout de suite ? Pourquoi attendait-il autant de temps ?
Je déglutis difficilement. Finalement, le brun me sourit doucement et sauta de l'arbre. Je fus impressionné par ce saut d'au moins cinq mètres, très bien réceptionné. Le garçon leva une dernière fois la tête vers moi, acquiesça brièvement dans ma direction, et s'en alla en marchant.
Je restai hébété. Pourquoi m'avait-il laissé en vie ? Pourquoi m'avait-il de nouveau sauvé ? Trop de questions se bousculaient dans mon esprit. Je secouai la tête et tentai de remettre de l'ordre dans mes idées.
Le garçon du Trois m'avait sauvé trois fois, dont deux d'une mort certaine. Je ne l'avais jamais remercié. Je ne lui avais même pas souri, ou quoi que ce soit. Lui qui aurait pu me tuer dès le Bain de Sang, ne l'avait pas fait. Pourquoi ? Quel était l'intérêt de me garder en vie, si c'était pour me tuer plus tard, peut-être dans le face à face final ?
Je repoussai cette pensée. Je n'arriverai jamais jusqu'en finale. C'était impossible. Une peur terrible me prenait à chaque fois que l'idée de tuer m'effleurait l'esprit. Je ne pouvais pas gagner.
Finalement, je descendis de l'arbre et regagnai le plus silencieusement possible ma grotte. Je la trouvai sans trop de peine, maintenant que j'étais habitué à l'arène et que j'avais pris quelques repères. Je finis tous mes biscuits et bus la plus grande partie de ma deuxième gourde.
Alors ce sauveur ? Aucune idée de qui ça peut être ?
