Bonjour à tous ! Bon, cela fait à peu près un mois que je n'ai pas posté mais à vrai dire avec le Bac Blanc c'était un peu compliqué, et il y avait aussi le fait que j'ai continué mon projet sur une autre fanfiction, donc je m'excuse du retard !

Juju.15 : Coucou ah bah c'est bien la Suisse ! Je sais que leur relation est rapide mais pour tout dire, dans les Hunger Games il vaut mieux que ça aille vite, et les deux garçons ont tout intérêt à accélérer les choses parce que les Jeux ne laissent pas de temps pour des prémisses ou des rencards, on ne sait jamais ce qui peut leur arriver dans l'arène, donc... Rapidité et empressement justifiés ! Et pour Quinn, je suis contente que tu te réjouisses de sa mort, en vérité j'aime ce personnage mais j'avais envie d'en faire une méchante antipathique ici ! Apparemment, c'est réussi. Bonne lecture !


Je t'aime à mourir

Chapitre 11 : La dispute.

JEFFREY

Le douzième jour, nous explorâmes un peu la forêt, nous enfonçant un peu plus loin que les fois précédentes. En réalité, je savais bien que Nick cherchait les autres tributs pour les tuer. Je le voyais bien dans son regard, il voulait que ça se termine au plus vite. Il voulait rentrer chez lui.

Nous étions sur un gros rocher entouré de verdure, surplombant le bois, avec une vue sur le lac, moi dans ses bras. Nous souriions gaiment, savourant le plaisir d'être ensemble. Nick se pencha alors vers l'herbe et cueillit une fleur de couleur rouge. Je le regardai sans comprendre et il mit la fleur dans mes cheveux en riant.

– Tu es tellement beau, souffla-t-il.

Nous nous sourîmes et je posai ma tête contre ma poitrine. Après plusieurs minutes, je mis ma main dans la sienne et demandai, même si je savais que nous avions déjà eu cette discussion :

– Nick, si on gagne-

– On va gagner. Je te le promets.

– Oui, oui. Mais si on gagne, est-ce que tu es sûr que ce soit une bonne idée de venir vivre dans mon district ?

Le brun leva les yeux et regarda la ligne de l'horizon. Il semblait chercher une réponse dans le paysage.

– Jeff, finit-il par dire en tournant la tête vers moi. Je t'aime. Je ferais n'importe quoi pour toi. Si on gagne, je te suivrai jusqu'au bout du monde. Et puis, je ne t'encombrerai pas. Je pourrai t'aider avec ta mère et tes frères, et comme nous serions riches, nous n'aurions pas besoin de travailler. Crois-moi, ce sera la belle vie.

– Tu es sûr ? Tu ne regretteras pas ton ancienne vie ?

– Mon père et mon frère me tueraient s'ils savaient ce que je suis. Je n'ai jamais osé leur avouer que j'étais gay. Autant m'enfuir. Ils ne m'ont jamais aimé, de toute façon.

– Et tu penses peut-être que les gens de mon district nous apprécieraient plus ? lâchai-je sèchement.

– Pas forcément. Mais ta famille doit être plus ouverte que la mienne, non ?

– Ma mère s'en fiche complètement de moi. Et mes frères sont trop jeunes pour comprendre. Ils penseraient que tu es seulement mon meilleur ami.

Nick posa sa tête sur mon épaule et soupira.

– Pourquoi est-ce que la vie est si difficile ? Pourquoi est-ce que nous n'aurions pas pu nous rencontrer à un autre endroit et dans d'autres circonstances ? C'est tellement injuste.

– La vie est injuste, Nicholas.

Il allait répliquer quelque chose quand un grand cri déchira l'air. Aux aguets, je relevai instinctivement la tête.

– Des serpents d'eau ! Par centaines ! s'écria une voix féminine, horrifiée.

Je me levai, imité par mon petit ami. Nous nous cachâmes derrière un grand buisson et regardâmes près de la Grande Rivière. L'alliance des carrières, qui se baignait un instant plus tôt et que je n'avais pas remarquée, s'agitait maintenant en poussant de grands hurlements. Il y avait les deux du Quatre, et Sebastian. Hunter et son amie du District Un devaient être restés au camp. Dans l'eau claire, je distinguai de petites bêtes noires, longues d'une trentaine de centimètres.

Sebastian, le plus fin et donc le plus rapide des trois sortit en premier de l'eau. Mais le garçon du Quatre, plus massif, eut plus de mal. La blonde cria de nouveau et se jeta sur la berge. Son mollet était rouge sang. Son partenaire hurla de douleur et ne put remonter sur la rive. Sept serpents d'eau se jetèrent sur lui. Ils le dévorèrent en laissant des trainées de sang dans l'eau. Les cris du garçon du Quatre cessèrent et alors que le coup de canon retentissait, Sebastian jura. Il parla à la blonde qui cria de nouveau en se touchant le mollet. Elle essaya de se lever mais retomba sur le sol. Le châtain leva les yeux au ciel.

– On va se rapprocher, peut-être qu'on aura une chance de tuer le garçon, chuchota Nick près de moi.

Avant que je puisse rétorquer quelque chose, il m'entraina par la main. Nous étions à une dizaine de mètres de Sebastian quand celui prit son couteau et s'approcha de la blonde du District Quatre. Elle hoqueta et demanda, énervée :

– Sebastian, qu'est-ce que tu fous ? Aide-moi !

– Kitty, susurra-t-il, n'as-tu pas encore appris que je n'étais pas quelqu'un de confiance ?

– Alors quoi ? Tu vas me tuer ?

– Bien sûr. De toute façon, tu es déjà morte. Considère ça comme un acte de bonté de ma part. J'abrège tes souffrances.

– Je te hais ! J'ai toujours su que ce serait toi ou ces ordures de Hunter et Marley qui me tueraient !

– Je t'interdis de parler comme ça, menaça-t-il.

– Oh, mais pourquoi je m'en priverais ? dit-elle avec un énorme sourire, malgré la douleur dans son mollet. Tu crois que je ne vois pas comment tu les regardes ? Tu penses que je ne remarque pas que tu es triste quand Marley et lui rient ensemble ? Tu imagines vraiment que je ne vois pas que tu es jaloux ?

– Je ne suis pas jaloux ! feula-t-il en mettant son couteau sur la gorge de la jeune fille.

– Oh mais si, tu l'es.

Il appuya légèrement sur l'arme, laissant couler un peu de sang sur la peau pâle de Kitty. Elle déglutit, tentant de rester fière, mais elle gémit quand même de douleur.

– Je pourrais te faire taire tout de suite si je le voulais.

– Alors tue-moi ! dit-elle.

– Non. Je veux d'abord te voir souffrir. Je ne t'ai jamais aimée. Encore moins maintenant.

– Maintenant que j'ai découvert que tu étais amoureux de-

Elle ne termina pas sa phrase. Le couteau de Sebastian se planta dans sa gorge et sa bouche se remplit de sang. Son regard resta fixé sur le châtain et son corps retomba sur le rocher quand Sebastian retira son arme de son cou. Le coup de canon couvrit le bruit du cri de rage que poussa le grand châtain. Il donna un grand coup de pied dans le corps de Kitty et se retourna vers l'endroit où nous étions cachés. Je frémis en espérant qu'il ne nous voie pas. Nick avait déjà préparé son couteau.

– Tu ne vas quand même pas le tuer, murmurai-je.

– Bien sûr que si.

– Mais il est comme nous…

– Et alors ? Tu crois que sous prétexte qu'il aime aussi une personne dans l'arène, je vais le laisser en vie ? S'il savait que nous étions là, il nous tuerait sans hésiter.

– Peut-être qu'il a juste besoin de compassion. Un amour à sens unique, ça fait toujours mal, tentai-je de le raisonner.

– Jeff, laisse-moi le tuer. Si je ne le fais pas maintenant, je n'aurai peut-être aucune autre chance.

– Nick, s'il te plait, non…

Mais avant qu'il ait pu choisir, Sebastian ramassa le sac de Kitty et s'enfuit à travers la forêt.

– Merde ! lâcha Nicholas. Tout ça c'est de ta faute !

Ma faute ? répétai-je, indigné. Tuer n'est pas anodin ! Tu veux vraiment avoir toutes leurs morts sur ta conscience ?

– Jeffrey, je t'en prie, fit-il en levant les yeux au ciel. C'est leur vie ou la nôtre. Plus tôt ils seront morts, plus tôt on pourra rentrer chez nous !

– Mais quand est-ce que tu comprendras enfin ? explosai-je. Jamais on ne rentrera chez nous ! Nous venons de deux districts différents ! On ne peut pas gagner !

Il se leva et me dit d'un ton sec :

– Franchement, je voulais de tout mon cœur gagner avec toi. Mais si tu n'y crois pas, alors je ne vois pas pourquoi je devrais y croire moi aussi. Tu viens de m'enlever tout espoir de gagner à tes côtés.

Je pris alors conscience de ce que je venais de lui dire. J'avais dit tout haut ce que nous pensions tous les deux et que nous n'osions pas avouer. Nous ne pouvions pas gagner ensemble. Et maintenant j'étais en train de perdre Nicholas. Je le sentais.

– Nick…, murmurai-je. Pardon, je ne voulais pas dire ça… Je ne le pensais pas…

– Oh que si tu le pensais. Ne me mens pas, je sais que tu le penses depuis le début. Tu ne crois pas à notre victoire. Tu n'y as jamais cru. Tu me déçois, Jeffrey.

Je me mis debout à mon tour et baissai les yeux plus par honte que pour regarder Nicholas.

– Désolé.

Le brun soupira et secoua la tête.

– J'ai besoin de rester seul.

Il me tourna le dos et commença à partir.

– Nicholas, attends !

Il me regarda et m'interrogea du regard.

– Tu reviendras ?

– Toujours.

Il s'approcha de moi pour me donner un dernier baiser sur les lèvres.

– Je t'attendrai, chuchotai-je.

Il opina et partit en courant dans la direction opposée à notre grotte. Quant à moi, je soupirai et regagnai la caverne. Je mangeai sans trop d'appétit une de mes proies et m'allongeai sur le sol. L'hymne des Hunger Games retentit et les morts s'affichèrent devant moi. Nous n'étions à présent plus que six : Hunter, Marley, Sebastian, celui du Douze, moi, et Nick. Nick… Je poussai un soupir et m'endormis une heure plus tard.


Alors mes chers lecteurs ? Oui, je sais, c'est court. Mais le contenu est plutôt riche : une dispute, des morts sanglantes, une confession... Que de suspens pour la suite. Dîtes-moi tout ce que vous en avez pensé ! Et je tiens à remercier tout particulièrement Juju.15 et DoctorLoveRose pour leur support et leurs commentaires fidèles depuis le tout début ! Merci les filles.