Moi, en retard ? Je sais même pas si c'est possible ! Je suis l'incarnation de l'assiduité. Allez, régalez-vous avec ce peu de choses qu'est ce chapitre (très, très pauvre). Merci aux reviewers !


Je t'aime à mourir

Chapitre 12 : Lucky.

JEFFREY

Le matin du treizième jour, je me réveillai seul. J'avais espéré que Nick revienne pendant la nuit. Mais apparemment, il était encore fâché. Je sortis et fit cuire une demie proie. Alors que j'allai rentrer, une pluie torrentielle s'abattit sur l'île toute entière.

Mon premier geste fut de rentrer m'abriter. Mon second fut de penser à Nicholas, tout seul dans le bois. Est-ce qu'il avait froid ? Est-ce qu'il avait assez à manger ? Il me manquait.

Je restai roulé en boule toute l'après-midi en attendant le retour du brun. J'avais un peu d'espoir de le revoir. Il m'avait promis de revenir, de toujours revenir. Je lui avais dit que je l'attendrai. Je me remémorai tous mes souvenirs passés avec lui. Il y en avait eu tellement que je ne me rappelais pas d'avoir été triste pendant les quatre derniers jours. J'avais l'impression que ça avait duré quatre mois.

Mes yeux se fermèrent et je m'endormis, bercé par le bruit de la pluie.


Lorsque je me réveillai, il devait être à peu près dix-huit heures. Et toujours pas de Nicholas. Peut-être que le coup de canon avait retenti pendant que je dormais ? Et s'il était mort de froid, ou que quelqu'un l'avait tué ? Je commençai à stresser et reculai contre la paroi. Je fixai l'entrée de la grotte avec espoir. Pendant près d'une heure, je restai là sans bouger.

Alors que mes paupières se faisaient lourdes, j'entendis un bruit au-dehors. Je me crispai et arrêtai de respirer. Et si c'était un des carrières ? Mais peut-être était-ce Nick ? Je gardai les yeux fixés sur le trou qui servait d'entrée. Quelqu'un sauta dans la caverne, se réceptionnant parfaitement. La personne était dégoulinante d'eau. Elle trempa toute la grotte. Ses cheveux courts et bruns étaient eux aussi mouillés. Je vis des yeux marron aux reflets verts me fixer. L'homme grelottait et claquait des dents. Je savais parfaitement qui c'était.

– Nick, murmurai-je. Tu es revenu.

Il s'approcha de moi et dit :

– Je t'ai dit que je reviendrai toujours.

Il enleva sa veste détrempée et la jeta un loin. Même son t-shirt était mouillé.

– Tu as froid ?

– Non, ça va aller.

Il éternua et s'assit près de moi.

– Enlève ce t-shirt et prends mon anorak. Tu vas tomber malade.

Il obéit. Nous faisions comme si nous ne nous étions jamais quittés. Quand il eut mis mon anorak, je le regardai longuement.

– Quoi ? demanda-t-il doucement.

– Tu me pardonnes ?

– Je t'ai pardonné à l'instant où je suis parti.

– Pourquoi être parti, dans ce cas ?

– Il fallait que je prenne un peu l'air. Je suis désolé pour notre dispute. Je ne voulais pas t'énerver. Mais j'ai fait ça pour nous.

– Je comprends, Nick.

– Tu veux bien me pardonner toi aussi ?

– Jamais je ne pourrais supporter d'être loin de toi. Je ne m'étais jamais senti aussi seul que hier soir.

Il baissa la tête et murmura :

– Pardon.

Il releva les yeux vers moi et souffla :

– Tu m'as tellement manqué.

– Toi aussi.

Il se pencha vers moi et me prit dans ses bras. Je le serrai contre moi et enfouis ma tête dans son cou. Il prit mon menton dans sa main et m'embrassa passionnément. Qu'est-ce que ça m'avait manqué, l'embrasser. Nous nous séparâmes et je restai allongé dans ses bras.

– Tu as faim ? Il me reste un peu d'écureuil. Moi, j'ai assez mangé.

– Merci.

Je lui donnais l'animal qu'il engloutit rapidement.

– Tu n'as pas mangé hier ?

– Non, avoua-t-il. Tu avais toutes les proies et j'avais trop sommeil pour aller chercher à manger.

Je levai les yeux au ciel et collai ma tête contre sa poitrine. Quelques longues minutes après, il me demanda :

– Tu aimais chanter, dans ton district ?

– Oui, murmurai-je. Je le faisais quand j'étais seul et que personne ne pouvait m'entendre.

– Quand ma mère était encore vivante, elle me chantait une ballade venue du Capitole. Je suis sûr que tu la connais. Tout le monde la connait.

Je me redressai pour m'asseoir à ses côtés, l'interrogeant du regard.

– Elle s'appelle Lucky.

– C'est ma chanson préférée, répondis-je.

Il baissa les yeux et chuchota en rougissant :

– Tu- Tu aimerais qu'on la chante ? Je veux dire, je n'aurais sûrement pas d'autres occasions de chanter avec toi.

– D'accord.

Il prit son inspiration et commença à chanter. Et il avait vraiment une très belle voix.

Do you hear me? (Est-ce que tu m'entends ?)

I'm talking to you (Je te parle)

Across the water, across the deep blue ocean (A travers l'eau et le grand océan bleu)

Under the open sky, oh my baby I'm trying (Sous le ciel ouvert, oh bébé j'essaie du moins)

Je lui répondis avec un sourire :

Boy I hear you in my dreams (Bébé je t'entends dans mes rêves)

I feel your whisper across the sea (Je sens ton murmure de l'autre côté de la mer)

I keep you with me in my heart (Je te garde dans mon cœur)

You make it easier when the life gets hard (Tu me rends la vie plus facile quand elle devient difficile)

Nous chantâmes ensemble pour le refrain, et il passa un bras autour de mes épaules :

I'm lucky I'm in love with my best friend (Je suis chanceux, je suis amoureux de mon meilleur ami)

Lucky to have been where I have been (Chanceux d'être allé là où je suis allé)

Lucky to be coming home again (Chanceux de revenir à la maison)

Ooohh ooooh oooh oooh ooh ooh ooh ooh

Je chantai la voix principale, et il interpréta l'écho à mes paroles :

They don't know how long it takes (Ils ne savent pas combien c'est long)

Waiting for a love like this (D'attendre pour un amour tel que le nôtre)

Everytime we say goodbye (A chaque fois que l'on se dit au revoir)

I wish we had one more kiss (J'aimerais qu'on s'embrasse une fois encore)

I'll wait for you I promise you, I will (Je t'attendrai, je te le promets, je le ferai)

Nous reprîmes le refrain en nous regardant intensément dans les yeux :

I'm lucky I'm in love with my best friend (Je suis chanceux, je suis amoureux de mon meilleur ami)

Lucky to have been where I have been (Chanceux d'être allé là où je suis allé)

Lucky to be coming home again (Chanceux de revenir à la maison)

Lucky we're in love in every way (Chanceux d'être complètement amoureux)

Lucky to have stayed where we have stayed (Chanceux d'être restés là où nous sommes restés)

Lucky to be coming home someday (Chanceux de revenir à la maison un jour)

Il fit le couplet suivant, et je chantai les fins de phrases avec lui :

And so I'm sailing through the sea (Et je navigue sur la mer)

To an island where we'll meet (Vers une île où on se rencontrera)

You'll hear the music fill the air (Tu entendras la musique se mêler à l'air)

I'll put a flower in your hair (Je mettrai une fleur dans tes cheveux)

Though the breezes through the trees (Malgré la brise à travers les arbres)

Move so pretty you're all I see (Tu bouges si joliment, je ne vois que toi)

As the world keeps spinning round (Alors que la Terre continue de tourner)

You hold me right here right now (Tu me tiens fort dans tes bras en cet instant)

Finalement, pour le dernier refrain, il glissa une main dans la mienne et posa sa tête contre ma joue :

I'm lucky I'm in love with my best friend (Je suis chanceux, je suis amoureux de mon meilleur ami)

Lucky to have been where I have been (Chanceux d'être allé là où je suis allé)

Lucky to be coming home again (Chanceux de revenir à la maison)

Lucky we're in love in every way (Chanceux d'être complètement amoureux)

Lucky to have stayed where we have stayed (Chanceux d'être restés là où nous sommes restés)

Lucky to be coming home someday (Chanceux de revenir à la maison un jour)

Ooohh ooooh oooh oooh ooh ooh ooh ooh

Ooohh ooooh oooh oooh ooh ooh ooh ooh

La chanson se termina et nous nous sourîmes.

– Tu as une voix sublime, murmura-t-il dans mon oreille.

– C'est toi qui chantes le mieux.

Après un long débat sur qui chantait le mieux, je finis par me recroqueviller sur moi-même, ma tête posée sur la poitrine de Nick. Il caressa mes cheveux et je me redressai légèrement pour demander :

– Tu ne me laisseras plus, hein ?

– Plus jamais.

– C'est une promesse ?

– Oui, c'en est une.

– Merci.

Il m'embrassa sur le front.

– Je t'aime, Nicky.

– Moi aussi, moi aussi.

Je posai ma tête sur son ventre et fermai les yeux pour dormir.


Je sais. C'est pauvre. Mais c'est pas mignon ? Dites au moins que c'est mignon ! Mais, je le concède, ça ne vaut pas des mois d'attente… Je n'ai plus aucun moment à moi, aussi, avec le bac et tout, puis un weekend de quatre jours me permet de poster c'est déjà pas mal… Bref, on sait tous que la fiction mêle Glee et Hunger Games, mais dans HG il y a bien la chanson du pendu, non ? Alors j'ai le droit d'insérer une chanson aussi, non ? Et les paroles sont assez adaptées… Voilà ne m'en voulez pas, je m'excuse pour ce chapitre tout nul ! A bientôt… ou pas bientôt !