Hello !

C'est de nouveau moi ! Et bien voilà : la suite m'est venue plus vite que je n'osais l'espérer. Je la poste donc sans trop attendre, et espère pouvoir garder un rythme de publication relativement soutenu. Je tenais aussi à vous dire que je fais un énorme effort lorsque je vous écris, car j'ai davantage l'habitude de composer des chapitres de plus ou moins 2 000 mots. Or, cela fait plusieurs fois que mes chapitres font plus de 3 000, ce qui est un petit exploit pour moi. ^-^

Je vous souhaite donc une bonne lecture. On se retrouve en bas.

Disclaimers : Rien n'est à moi hormis les personnages d'Elisabeth, d'Edward et de James. Le reste est à Ubisoft.


Décembre 1781, Londres

Mort. Père est mort. Ces trois mots virevoltent dans mon pauvre crâne et viennent se heurter à ses parois avec une violence indescriptible. Non. Non, c'est forcément un mensonge. Père est un homme fort, il est le grand Maitre de l'Ordre ! Il ne peut pas mourir des mains de son fils ! Il ne peut pas mourir tout court ! Mais à la fois...Je ne vois pas ce qu'Edward et ma tante auraient pu tirer comme profit à me raconter des histoires. Non ! Ils ont du se tromper ! C'est ça : une simple erreur dans la transmission du message ! Père est donc bien vivant, à New-York, et il doit en ce moment-même être en train de m'attendre.

- Elisabeth ! Elisabeth ! Mon Dieu !

C'est la voix d'Edward, je la reconnais. Après trois mois de vie commune avec ce jeune templier, je reconnaitrai sa voix entre mille. Seulement, là, je n'ai pas envie de l'entendre. Et pourtant, tout se ligue contre moi, car mon compagnon de voyage semble, si ses pas précipités ne me trompent pas, s'approcher de moi en courant. Et mes suppositions sont exactes car quelques instants plus tard, je sens deux mains tremblantes se poser sur mes épaules pour me retourner avec délicatesse. C'est alors que mon regard croise celui de mon gentil protecteur.

- Elisabeth ! Mon Dieu !

Apparemment, aucun autre mot ne lui vient à l'esprit en cette situation. Ses yeux naviguent machinalement de mon visage à chaque parcelle de ma peau pour vérifier que je ne me suis pas blessé trop sérieusement au cours de ma chute. Je n'en ai que faire, moi, sincèrement, mais ce ne semble pas être le cas d'Edward. Ainsi, lorsqu'il se saisit de mes mains pour les examiner, je les retire brusquement en cherchant à le repousser. Je n'ai mal à nul autre endroit qu'au cœur. Mon cœur saigne, et le reste, je m'en fiche.

Ce que je suis bien loin de m'imaginer, c'est l'état pitoyable dans lequel je me trouve. Le visage meurtri où le sang se mêle à la boue, les habits déchirés et les mains dans un bien sal état. Mais je ne m'en rends pas compte. Je me relève très difficilement avant de me rendre compte que ma cheville me lance affreusement. Edward fait de même, et tente un geste pour poser sa main sur mon épaule. Mais même blessée, je parviens à l'esquiver et commence à aligner quelques pas maladroits en direction du port.

- Mais qu'est-ce que tu fais ? Me questionne le pauvre templier, étonné par ma réaction.

- Je veux...Retrouver l'Atlantide... Pour retourner...Voir Papa...En Amérique. Je réponds entre deux hoquets, les sanglots rendant mes paroles presque incompréhensible.

- Elisabeth...Soupire le jeune Edward, la voix à son tour tordue. Ma belle, tu ne peux pas.

Et disant cela, il s'avance lentement pour me rattraper et parvient cette fois ci à poser sa main sur mon épaule.

- Cela ne sert plus à rien. Me confie t-il doucement. Il n'y a plus rien à faire.

Ses paroles sont un véritable coup de massue sur ma pauvre tête, le coup de grâce qui m'achève derechef. Je sens alors toute forme d'énergie me quitter : mes multiples blessures un peu partout me font soudain un mal de chien, ma cheville ne me supporte plus et je me serais écroulée si Edward ne s'était pas jeté sur moi pour me rattraper dans ses bras. Puis, me tenant comme un prince tient sa princesse dans ses bras, il commence à reprendre le chemin inverse, me murmurant toutes les paroles de réconfort dont il est capable :

- Je suis là, ma grande. Tu n'es pas seule. Courage, ma belle.

Mais moi, je n'ai pas envie de lui répondre, ni même de l'écouter. Je me sers juste très fort à sa chemise que j'inonde de mes larmes. Des larmes de chagrin, de peur et de désespoir.


- Madame croit-elle que la petite s'en sortira ?

- Votre question m'embarrasse, mon bon James. Elisabeth semble tenir de son père, et en cela, je sais qu'elle possède assez de force morale pour se remettre de cet évènement tragique. Mais elle est jeune et semblait n'avoir que lui, aussi...

Quinze jours. Cela fait maintenant quinze jours que...Je suis au courant pour mon père. Les blessures physiques, les bleus et les plaies sanguinolentes ont disparu grâce aux soins attentionnés de James, mais la blessure intérieure continue de saigner. Quelque chose en moi est irréversiblement détruit et continue de crier à l'injustice. Et pour cause, un nouveau sentiment est né au plus profond de mon cœur : la colère. La colère contre mon père, qui m'avait dit que tout s'arrangerait. La colère contre mon frère qui a osé m'arracher tout ce que j'avais de plus cher.

Car si dans un premier temps, j'avais tout bonnement refusé de croire au destin tragique du Maitre de l'Ordre, les jours passants ont fini par me faire une raison. Jamais je ne reverrai mon père tant adoré. Après avoir perdu ma mère, je l'ai perdu lui aussi. Cette pensée crée au fond de moi un insupportable sentiment de solitude. Et personne ne peut en saisir la portée autre que moi.

Ainsi, cela fait quinze jours que je demeure enfermée dans la chambre que m'a gracieusement prêtée ma tante. Je ne la quitte pour aucune raison, à aucune heure du jour ou de la nuit. Assise sur le lit qui m'avait semblé si douillet quelques temps auparavant, je me fiche maintenant éperdument du contact soyeux des draps et garde le regard perdu dans le vide, comme si dans le vide pouvait de nouveau m'apparaitre mon Père.

Chaque jour, mon ami Edward et le majordome James viennent me rendre visite. Ils me parlent, tentent d'obtenir de moi que j'en fasse autant. Mais il n'en est rien. Pas que leur compagnie me soit désagréable, mais je n'ai pas envie de parler. Quoi leur dire, de toute façon ? Comme l'a si bien dit Edward il y a quelques temps : "Il n'y a plus rien à faire".

C'est ce même Edward qui vient trois fois par jours m'apporter à manger. Mais il voit bien que je ne touche à rien, et me voir ainsi me laisser dépérir le met dans un état proche de la crise de nerfs. Je comprends sa situation. Père a du lui faire promettre, avant de partir, qu'il prendrait soin de moi comme de la prunelle de ses yeux. Il veut simplement honorer sa promesse. A moins qu'il m'apprécie et que ce soit ce qui le pousse à bout lorsqu'il voit l'état dans lequel je suis.

Dans un premier temps, j'ai aussi refusé de boire. Mais un tel mal de tête est venu s'ajouter à mes maux que j'ai fini par céder à la tentation. Il en va de même pour le sommeil. Dieu sait que je l'ai fui durant plusieurs nuits mais que, tombant finalement de fatigue, j'ai du y céder pour quelques heures. Quelques heures de torture, rythmés par des cauchemars incessants.

- Bonjour ma grande.

Je ne tourne pas la tête vers la porte qui vient de s'ouvrir : je me doute bien qu'il s'agit de mon ami Edward. C'est le seul à m'appeler "sa grande".

- Je suis venu t'apporter à manger. James t'a fait des pates au fromage, tes préférées, si je ne m'abuse.

Il est vrai. Un instant, je me demande d'où mon protecteur sait cela, mais réalise tout compte fait que cela m'importe peu. Je n'ai pas faim, je ne mangerai pas.

Face à mon mutisme inébranlable, mon compagnon pousse un soupir ennuyé et s'autorise à s'approcher de moi jusqu'à s'assoir à mes côtés sur le lit. D'une main habile, il dépose le plat encore chaud sur la table de nuit près de nous avant de me regarder avec compassion.

- Ecoute, ma grande, tu ne peux pas continuer de te malmener ainsi. M'explique t-il tendrement de sa douce voix persuasive. Tout le monde ici est très affecté par la mort de ton père, mais il faut continuer d'aller de l'avant. Te voir ainsi ne lui ferrait certainement pas plaisir.

Comment peut-il savoir cela, lui ? Il ne connaissait Père que de part leur travail commun. Il connaissait Maitre Kenway, et non Haytham. Il n'était que son larbin.

- Te voir ainsi ne fait plaisir à personne ici, ma grande. Reprend t-il avec sa gentillesse habituelle. Alors par pitié, mange un petit peu, sors prendre l'air. Ne te laisse pas dépérir en pensant que personne ne t'aime. Je t'aime, moi.

Fondamentalement, les paroles de mon protecteur sont gentilles. Autant que l'homme qui les prononce. Il y a quelques semaines de ça, elles m'aurait fait sourire, peut-être même les lui aurais-je retournées. Mais depuis ces quinze malheureux jours, il s'agit bien de la dernière chose que je désire entendre. Car quand bien même ses dires seraient vrais, ils n'arrangeraient en rien la situation. L'amour est source de malheurs, l'amour fait du mal. La preuve : j'aimais Père, et...Je souffre aujourd'hui. Alors pour me prémunir contre toute forme de douleur, je préfère m'enfermer dans une épaisse carapace. Mieux vaut un cœur de pierre qu'un cœur brisé, et c'est pourquoi je m'entends déclarer d'une petite voix faible :

- Je ne t'aime pas, moi.

Mes paroles, prononcées pourtant tout bas, semblent faire l'effet d'un coup de tonnerre sur Edward. Son sourire encourageant qu'il m'adressait en me débitant ce petit sermon n'a pas disparu, mais s'est figé dans une expression de gêne. Je vois bien que ces lèvres hésitent un instant ; ne sachant pas trop quoi dire, elles tremblent imperceptiblement, cherchant les mots exacts. Je m'attendais en disant cela à un déchainement de colère, mais il n'en est rien. Le jeune templier se contente de se relever lentement, évitant soigneusement de croiser son regard avec le mien.

- Je... Je te laisse les pates. Mange un peu, et n'hésite pas à m'appeler si tu as un problème. Me dit-il d'un air à peine vexé tout en ressortant de ma chambre.

Une fois mon camarade ressorti, je sens une pointe de culpabilité me serrer le cœur. Pardonne moi, Edward, mais je n'ai pas le choix. Je ne peux pas être quelqu'un de fort et d'aimant.


La date tant redoutée de Noël est finalement arrivée. Trois semaines. Cela fait trois semaines que Père est décédé. J'imagine qu'en Amérique, il doit être enterré, et déjà oublié. Cette pensée me révolte. Mais que puis-je y faire ? J'ai neuf ans et je suis coincée à l'autre bout de l'océan. Cela ne m'empêche cependant pas de me dire que lorsque je serai plus grande -et templière, n'oublions pas-, je retournerai chez moi pour venger mon cher Père. Et cet abruti de Connor regrettera amèrement d'avoir osé s'approcher de lui.

Mais d'ici là, je vais devoir vivre ici. Et, dans l'immédiat, passer ces affreuses fêtes de fin d'année que j'avais l'habitude de célébrer avec Père. Je ne sais pas trop comment cela va se passer. J'imagine que dans ces moments-là, on est censé bien manger en riant tout au long de la soirée. Mais je n'ai pas envie de rire, moi. Enfin ! Je vais tout de même tenter de faire le minimum, ne serait-ce que pour ma tante, qui semble tout faire pour moi depuis le tragique évènement. D'ailleurs, à ce sujet, je l'ai récemment entendu s'entretenant avec James. Apparemment, il serait question que je reste définitivement chez elle, car elle est ma seule famille. C'est gentil de sa part, mais je n'ai pas encore réussi à la remercier.

Cette semaine, je suis un peu ressortie de ma chambre. J'ai aussi mangé, quelque peu, juste pour éviter d'inquiéter la maisonnée. En effet, James a eu l'air fort soulagé de me voir me sustenter un petit peu, tandis que Jennifer m'a dit que c'était une bonne chose. Seul Edward m'évite et n'adresse pas un mot de trop en ma présence. Au début, j'ai cru qu'il m'en voulait pour ce que je lui ai dit l'autre chose, mais j'ai vite réalisé qu'il était davantage...Triste qu'énervé.

J'espère que personne ne m'en voudra, mais je n'ai rien trouvé à offrir à qui que ce soit pour Noël. Les années passées, je bricolais toujours quelque chose pour Père, mais avec les évènements derniers, j'ai oublié -et, il faut le dire, un peu volontairement-. Ce n'était pas le temps qui m'a manqué, mais l'envie.


Janvier 1782, Londres

Et bien nous y voilà. Une nouvelle année qui commence. Je dois bien confier que cela me fait bizarre car jusqu'ici, il me semblait qu'il restait quelque chose de mon Père dans cette année 1781. Maintenant, une page s'est tournée. Une page où le nom de mon père ne figure plus.

A l'inverse de ce que craignais, personne ne m'a tenu rancœur de mon absence de cadeau à offrir à Noël. Jennifer s'est contentée de me dire que ma présence lui faisait déjà très plaisir, tandis que James a ajouté que j'étais la plus agréable petite fille qui n'eut jamais vécu dans cette maison. Edward a acquiescé, un fin sourire aux lèvres. Il ne semble d'ailleurs plus être peiné de notre vieille discussion, et cela me soulage.

Ce Noël a été très particulier pour moi. Déjà parce qu'il s'agissait du premier que je vivais sans Père, mais à la fois parce qu'il s'agissait du premier que je vivais avec ma nouvelle famille. Nouvelle famille qui se résumait à une tante fort gentille, un majordome prévenant, un ami toujours présent et...Un petit chiot du nom de Puceron. Un cadeau de la part de toute la maisonnée. Malgré la carapace que je m'étais forcée, je n'avais pu m'empêcher de montrer à quel point j'étais heureuse d'accueillir cette petite boule de poils. Je comprends maintenant la démarche de mes protecteurs quant à me proposer un ami à qui me confier.

Les fêtes de fin d'année sont maintenant passées. Je mange de nouveau comme auparavant, et n'hésite pas à vadrouiller dans la maison, ainsi que je le ferais chez moi. Jennifer est très gentille là-dessus, m'affirmant que je peux me comporter dans cette bâtisse comme dans ma propre maison. Cependant, même si je me fais violence pour ne pas trop montrer mon chagrin, je dois bien avouer que ce dernier est loin d'avoir disparu. On n'oublie pas son Père en l'espace d'un mois. Il m'arrive encore de me heurter à de nombreux quarts d'heure de blues. Et ce moment précis en fait partie.

Je suis à la fenêtre de ma chambre, bien droite devant le carreau au travers duquel j'inspecte la rue en contre-bas. La vie grouillante près de moi me fascine autant qu'elle me révulse. Ma curiosité naturelle ne peut s'empêcher de se demander qui est tel ou tel inconnu qui passe devant chez nous. Mais bien vite, je me dis que cet inconnu est peut-être papa d'une petite fille de mon âge. Et cette idée me met dans un état de colère peu croyable.

Préférant donc me soustraire à cette vision plutôt que d'y succomber, je me retire de la fenêtre et me met à faire les cent pas dans ma chambre. La plupart de ma vie ces dernières semaines se résume à ces quatre murs, et pour cause, malgré les instances de ma tante pour l'accompagner en ville, j'ai toujours poliment refusé. Je ne veux pas voir le monde. Je préfère rester seule pour m'enfermer dans les souvenirs qui peuplent ma mémoire, et y retrouver mon Père.

Marchant d'un pas vif et cadencé, je remarque soudain que j'ai laissé traîner mon manteau dans un recoin de la chambre mal rangée. Automatiquement, je me dirige vers mon vieux morceau de tissu usé, et le prend à deux mains pour le mettre à sa place. C'est alors que choit sur le sol un papier que j'avais complètement oublié. La lettre de mon père. Celle qu'il m'avait donnée ce soir où nous nous sommes quittés, pour que je la transmette à sa demi-sœur.

La lettre de mon père. Un instant, j'hésite à l'ouvrir, à la lire, à m'enivrer de son écriture et de ses mots. Mais je me souviens soudain de ses indications concernant le fait que je devais la remettre à mon hôte sans la lire. Après quelques minutes d'hésitation, je finis tout compte fait par m'en remettre aux ordres de mon défunt père, et me dirige vers la porte.

Retrouver ma tante n'est plus une affaire compliquée maintenant que je sais m'orienter dans la maison. Très vite, je la rejoins dans le salon où je sais qu'elle y lit, et m'approche d'elle tout en lui tendant le bras qui tient la lettre. Je regretterais bien de ne pas avoir succombé à la curiosité, mais il est maintenant trop tard pour faire marche arrière. Je me contente donc de dire :

- J'ai retrouvé ceci, Jennifer, dans mes affaires. Père me l'avait donné avant que l'on se sépare dans l'objectif que je vous la remette.

Ne comprenant pas trop où son frère cadet voulait en venir, ma tante se saisit néanmoins du papier, et arbore un léger sourire pour me déclarer :

- Je t'en remercie, Elisabeth.

Je hoche la tête et fait demi-tour, prête à retourner faire mes affaires. Ce n'est que lorsque j'atteins la sortie du salon que je fais volte face. Une folle idée vient de me traverser l'esprit.

- Dites, ma tante, j'avais une demande à vous faire.

- Oui, bien sûr, je t'écoute. Me répond Jennifer, toute ouïe.

Je ne sais pas trop comment le formuler. J'ai peur qu'elle songe que je lui fais un caprice. Mais tant pis, je me lance.

- Je voulais savoir...Si vous accepteriez que je m'entraine en vu de devenir templière. Je lui avoue, regardant honteusement mes pieds.

Dans cette position, je ne peux pas remarquer la grimace que ma tante effectue malgré elle à cette demande. Je ne peux qu'entendre sa voix, qui me dit finalement :

- Elisabeth...Elisabeth, tu es encore très jeune. Tu n'as pas encore dix ans. Ecoute...Attendons encore un peu. Lorsque tu fêteras ton seizième anniversaire, nous reconsidérons la question.

Ce n'est pas un oui, mais ce n'est pas un non. Et rien que cette perspective d'un oui à venir fait gonfler en moi une sorte d'espoir. Je souris sincèrement -la première fois depuis un mois- et remonte dans ma chambre.


Voilà pour aujourd'hui ! J'espère que cela vous aura fait plaisir. N'hésitez pas à me laisser une p'tite review, c'est toujours très apprécié. Je vous dis à bientôt

XXX
Snape02