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6. Rougeoyante accalmie

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Ils n'étaient plus ensemble. Une fois de plus. Dean ne se souvenait même plus si cette fois, c'était lui ou Castiel qui avait décidé que ça suffisait et était parti en disant que ça ne servait à rien après une énième dispute, mettant un terme à une relation qui s'était reformée seulement deux ou trois semaines plus tôt. Il savait juste que c'était fini entre eux. Sauf que ça n'était jamais vraiment fini. Ils ne mettaient jamais un point, se contentaient d'un point-virgule, voire d'une simple virgule parfois, on pourrait même dire que ces ruptures n'étaient qu'entre parenthèses, ou alors c'était leur relation qui l'était ; il préférait ne pas trop y penser.

Bref, ils n'étaient plus ensemble. Ce qui fait que Dean n'avait aucune raison pour frapper à la porte de la chambre de l'ange à deux heure et demi du matin, en espérant plus que tout que celui-ci soit là. Ce qui fait qu'il n'y avait aucune raison pour que le cœur de l'un comme de l'autre se serre d'anticipation lorsqu'ils se retrouvaient face à face. Ce qui fait qu'il n'y avait aucune raison pour qu'ils s'embrassent aussi fort et aussi passionnément en retirant les vêtements de l'autre. Aucune raison pour étouffer le cri du prénom de l'autre lorsqu'ils vinrent en même temps. Ni les caresses ou les tendres baisers qui suivirent, ni la tête de l'un enfoui dans le cou de l'autre ou la main qui caressait doucement les cheveux.

« On en est à combien de rupture ? » demanda finalement Castiel après un silence. Et Dean se demanda quand est-ce que l'un comme l'autre étaient devenus si détendus avec toute cette histoire pour qu'ils puissent poser ce genre de questions sans s'énerver.

« Je préfère compter ça en nombre de premier baiser, » lui avoua Dean et Castiel eut un léger rire.

« Et ça fait combien ?

- J'ai perdu le compte il y a deux mois environ, » répondit-il avec désinvolture et son ange rit doucement.

Puis, se relevant sur un coude, Castiel l'embrassa. « Tu peux en ajouter un à la liste, en tout cas. »

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Charlie fut la première personne à les découvrir. Cela ne se fit pas par une brillante déduction de la jeune fille, ni par l'interception d'un regard ou d'un tendre baiser entre les deux hommes. Cela était arrivé lors d'un matin tout ce qu'il y avait de plus banal, dans la cuisine du bunker. Depuis quelques temps maintenant, l'un comme l'autre avait développé la faculté de se disputer en chuchotant, ainsi que celle de lancer des mots cinglants sans les penser, sur un ton neutre comme s'ils étaient des vérités universelles, et enfin, la plus importante de toute, celle de pouvoir culpabiliser instantanément, mais d'en vouloir quand même affreusement à l'autre.

Ils se disputaient depuis plusieurs minutes maintenant, Castiel avait finalement décidé de laisser tomber. Et cela valait autant pour Dean que pour le plat qu'il tenait, qui tomba bruyamment dans l'évier alors que l'ange faisait volte-face en direction de la sortie de la pièce. Mais l'autre le rattrapa, le bloquant d'un bras en le passant sur son ventre et agrippant le côté de son corps, s'approchant assez pour lui faire presque face, assez près pour qu'ils puissent sentir le souffle l'un de l'autre. Sauf que cela n'avait rien d'attirant alors que les yeux céruléens étaient plus meurtriers que la tempête qui s'y déroulaient et que Dean s'en voulait autant à lui-même qu'à son ami.

« Attends, » dit-il tout simplement.

« Je ne vois pas vraiment l'intérêt de continuer à parler avec toi. On a eu cette conversation des dizaines de fois. Vraiment, laisse-moi juste partir.

- En même temps, si t'étais pas aussi borné, » lâcha Dean et la mâchoire de Castiel se contracta.

« Je suis borné ? Tu ne penses pas m'avoir confondu avec toi ?

- Il y a un seul mot que je pourrais dire qui ne t'énerverait pas instantanément ?

- J'en doute, donc laisse-moi partir.

- Non, » fit Dean en haussant légèrement le ton. « T'es pas censé te barrer dès que ça devient compliqué ! »

Castiel explosa en un rire amer. « Dean, c'est exactement ce que tu fais, tout le temps ! »

Dean soupira, en posant une main sur l'arrière de la tête de Castiel alors que celui-ci se détournait. Il obligea l'ange à le regarder - même s'il savait qu'il n'y arrivait que parce que celui-ci se fichait de le regarder lui ou un mur, et dans un sens cela faisait presque plus mal que si ses yeux bleus l'ignoraient. « Okay, » commença-t-il sur un ton plus calme, dans l'espoir qu'ils ne se quitteraient pas encore une fois fâchés pour plusieurs jours. « Je sais que je –

- Euh … hey ? »

Les deux hommes se glacèrent sur place, leurs yeux s'écarquillant de la même façon alors que la voix de Charlie les heurtait de plein fouet. Puis ils firent tous deux un pas à l'écart de l'autre et se retournèrent vers la jeune rousse en pyjama qui venait prendre son petit déjeuné. Sur son visage, de la surprise, beaucoup, mais aussi un petit sourire d'excitation qui bordait le coin de ses lèvres.

Elle ouvrit la bouche mais il fallut un instant pour que les mots sortent, « Si je dérange je vais –

- Tu ne déranges rien, » la coupa Castiel d'un ton froid. Sa colère contre Dean transparaissait même s'il ne voulait pas qu'elle ressorte sur Charlie. Celle-ci fut prise de court par son ton et fronça les sourcils, ses yeux passant de l'un à l'autre comme si elle procédait à une nouvelle analyse de la situation. Mais Castiel ne lui laissa pas le temps de l'observer et franchit rapidement la distance qui le séparait de la sortie de la cuisine. « Vraiment rien.

- Cas ! » appela Dean alors que l'autre disparaissait dans le couloir, puis dans un grognement, « Putain ! » Il se passa une main sur le visage et évita le regard de Charlie alors qu'il se dirigeait vers la table, prenant d'un geste brusque sa tasse de café pour la vider de son contenu dans l'évier. La colère l'avait rassasié plus que n'importe quel repas.

« Eh … euh … ça va ? » demanda la jeune rousse, le regard perdu et légèrement inquiet sur son frère d'adoption.

Dean soupira avant d'ouvrir le robinet, décidé à laver le peu de vaisselle sale pour ne pas faire face à Charlie, mais celle-ci s'approcha et s'appuya contre le meuble alors qu'il commençait juste à passer l'éponge sous l'eau.

« Toi et Cas vous …

- C'est – c'est galère – compliqué, » bafouilla-t-il avant de soupirer.

« Vous vous êtes disputés, » tenta-t-elle, détournant même son regard pour lui donner l'intimité dont il avait besoin.

« N'en parle pas à Sam, s'il te plait, » demanda-t-il pour toute réponse.

Elle rit légèrement. « Je pense que je ne saurais même pas quoi lui raconter. Sérieusement, j'ai rien compris à ce qu'il vient de se passer. » Elle lui jeta un coup d'œil, mais le visage du chasseur était fermé et concentré sur le plat. Il passa et repassa l'éponge dessus alors qu'il était déjà propre et elle dut se retenir de ne pas soupirer. « Je suppose que tu ne veux pas en parler.

- Pas vraiment.

- Okay, » souffla-t-elle. « Bon, clignes deux fois des yeux pour oui et une fois pour non. Toi et Cas … vous êtes ensemble ? » Dean cligna trois fois des yeux et Charlie lui lança un regard blasé. « Trois c'est pour peut-être ? » Il haussa les épaules. « T'es vraiment pas coopératif, » lâcha-t-elle en basculant la tête en arrière.

Elle attendit un peu. Elle s'attendait à ce que Dean rince le plat, le pose et parte, mais il continuait de passer l'éponge sur la surface plane et déjà propre et elle prit ça comme le signe qu'il voulait, ou avait besoin, de parler de toute cette histoire à quelqu'un, qu'il n'y arrivait juste pas. Foutus Winchester.

« Définis compliqué, » dit-elle alors.

Dean resta silencieux quelques secondes, mais Charlie avait toute la patience du monde lorsqu'il s'agissait de le faire parler. Après un moment, il dit, « Bordélique.

- C'est un synonyme, pas une définition. »

Il y eu un autre silence et il reprit. « Ça ne marche pas. »

La douleur dans le ton de sa voix surprit la jeune femme. Elle le dévisagea pour trouver une sorte de résignation sur son visage, celle de ceux qui s'avouent finalement vaincus, celle des perdants, celle de ceux qui voient leurs rêves exploser en mille morceaux juste sous leurs yeux, alors qu'ils pouvaient le toucher, le sentir, et qui croient l'avoir brisé de leurs propres mains en le frôlant.

« Pourquoi ? » demanda-t-elle doucement, comme si elle parlait à un enfant.

« Entre les engueulades et le manque d'honnêteté … franchement, regarde-nous et réfléchis cinq secondes, c'est évident pourquoi ça ne marche pas. » Il fixait l'évier, ne voulant pas rencontrer le regard argent de Charlie même si ses mains avaient cessé de s'agiter. Un filet d'eau clair tombait sur sa peau pour y exploser en dizaines de gouttes, et il observait ce phénomène avec une fascination qu'il ne comprenait pas.

« Je sais qu'il y a beaucoup de merdes dans ce que vous avez vécu, et c'est normal que vous ayez … une sorte de mur qui bloque, mais … va falloir que vous défonciez ce mur. Et pour ça va falloir que vous parliez.

- On peut pas parler, » soupira Dean.

« Pouvez pas ou voulez pas ?

- A un certain niveau, ça revient au même. »

Charlie regarda à nouveau en direction de l'entrée de la cuisine. « Ça fait combien de temps ?

- Trois, quatre mois … plus ou moins. » Charlie le regarda en haussant les sourcils pour l'encourager à développer. « C'est pas vraiment quelque chose de stable, » fit-il en haussant les sourcils sur le dernier mot en un geste de rejet, comme s'il le répugnait d'une certaine façon. Charlie ne savait pas si c'était parce qu'il ne voulait pas que ce soit stable ou, au contraire, parce qu'il en mourait d'envie et n'arrivait pas à l'atteindre. « Je … je le veux près de moi. Je le veux avec moi. Et je fais tout pour. Mais une seconde plus tard, je me barre ou je le repousse ... parce que la dernière chose que je veux c'est - c'est celle que je viens d'avoir. »

Charlie le regarda un instant sans comprendre qu'elle était cette chose qu'il ne voulait pas avoir, et puis soudain, elle sentit une ampoule s'allumer au-dessus de sa tête : de l'amour.

« Ça te fait peur ? » demanda-t-elle alors, et un rire, presque nerveux, s'échappa aussitôt de la gorge de Dean.

« Evidemment. T'aurais pas peur toi ? » Charlie haussa une épaule pour toute réponse. « Il pourrait juste me détruire s'il le voulait, évidemment que je ne veux pas de ça. Et je veux pas qu'il me donner l'occasion de le briser, non plus … parce que je sais très bien que je ferai clairement pas assez attention avec ça et que ça finira par arriver. »

Charlie resta silencieuse un instant, se mordant le coin de sa lèvre inférieure en pleine réflexion. « Et pourtant, » dit-elle, « t'es incapable de le laisser totalement te filer entre tes doigts. Maintenant que tu sais ce que ça fait d'être avec lui, tu peux pas t'empêcher de tout faire pour que ça reste comme ça. Même si tu foires en le repoussant de temps à autre pour être sûr que toute cette histoire n'aille pas trop loin.

- Maintenant que tu l'expliques comme ça, j'ai l'impression d'être un adolescent stupide d'une comédie romantique minable.

- Oui, c'est là où je voulais en venir ! » plaisanta-t-elle joyeusement et Dean sourit en secouant doucement la tête. Elle lui lança un sourire tendre en penchant la tête vers lui et murmura comme si elle lui confiait le plus grand secret du monde, « C'est l'amour de ta vie. »

Dean rit dans un souffle avant de la regarder droit dans les yeux. « Qu'est-ce qui te fait dire une connerie pareille ?

- Le fait que vous êtes tous deux incapables de lâcher prise et de laisser l'autre partir, et ce depuis des années, » décréta-t-elle presque solennellement. « Peu importe à quel point vous êtes décalés et incapables de faire le point, le fait est que vous vous voulez.

- Et si ça suffisait pas ? Si on était juste pas capable de faire en sorte que ça marche ?

- Vous y arriverez. Vous êtes juste pas encore prêts pour ça. » Elle le regarda, s'assurant que ses mots faisaient bien leur chemin jusqu'à l'intérieur de son esprit. Dean se demanda un instant comment il pouvait lui être aussi facile de lire en lui, comment elle pouvait juste 'comprendre' des choses et sembler tout savoir si rapidement. En reprenant le ton de la plaisanterie, elle ajouta, « Et puis, si on est dans une comédie romantique, c'est moi qui est le rôle de la meilleure amie pleine de sagesse qui réveille le héros en lui offrant courage et vérité » Dean rit à nouveau avant de secouer la tête et Charlie sourit satisfaite.

« Et donc, ton super conseil c'est 'on verra avec le temps' ?

- Ouaip'.

- C'est un conseil de merde.

- Eh ! » fit-elle d'un ton faussement offensé et il baissa la tête, rinçant le plat avant de poser l'éponge sur le bord de l'évier.

Il s'éclaircit la gorge après s'être passé les mains sous l'eau, attrapant un torchon pour les essuyer. « Honnêtement, ce qu'il y a entre lui et moi, c'est autant de fun que de hurlements. » Son ton était neutre, comme s'il donnait simplement une information, laissant à sa sœur la lourde tâche de savoir s'il était amer, triste, ou qu'il cherchait simplement à lui expliquer ce qu'il se passait réellement entre eux.

Puis, il reposa le torchon et traversa la cuisine pour sortir.

« Qu'est-ce que tu vas faire ? » demanda Charlie avant qu'il ne parte.

Il s'arrêta en haut des trois marches, une main sur le mur et se retourna vers elle, « Me disputer avec l'amour de ma vie … apparemment, » dit-il avant de disparaitre dans le couloir.

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« Sssshhh, » souffla Castiel contre la peau du dos de Dean et celui-ci cessa de marmonner. Il se détendit lentement alors que les lèvres de son amant touchaient affectueusement le haut de son dos, encore et encore, à chaque fois un peu plus bas, un peu plus à gauche.

« Qu'est-ce que tu fais ? » marmonna-t-il encore une fois, proche de s'endormir, frissonnant parfois sous les petits baisers.

Castiel s'approcha à moins d'un centimètre de son oreille et y chuchota, « Je compte tes taches de rousseur. » Puis, il descendit de nouveau sur la peau découverte de son dos. « J'ai perdu le fil, » ajouta-t-il avec un sourire dans la voix. « Je crois que je vais devoir recommencer.

- Je t'en prie, » répondit doucement Dean, souriant à son tour.

Et il se laissa bercer par les légers et doux baisers sur sa peau, les comptant comme on compte les moutons, et pour une fois, il était heureux de les avoir, ces petites tâches.

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Il était environs trois heure du matin et Castiel était dans sa chambre, il regardait les murs blancs, réfléchissant au fait que les frères lui aient donné un espace où dormir alors qu'il n'avait pas besoin de dormir. Il réfléchit sur la couleur blanche et dans quelle mesure le terme couleur était approprié, puisqu'il ne l'était pas pour noir, pourquoi le serait-il pour blanc, après tout. Il réfléchit sur la distance qui séparait sa chambre du sol, du nombre de pas qu'il fallait faire pour sortir du bunker depuis elle, de combien la chaleur du soleil pouvait l'atteindre de là où elle était sous terre. Il réfléchit à beaucoup de choses, pensa à beaucoup de choses, tout était mieux que de penser à Dean.

Pas qu'ils s'étaient disputés, du moins pas récemment. Celui-ci était juste rentré d'une chasse et était allé directement se coucher, exténué. Alors Castiel était juste allé ici, ne sachant pas quoi faire d'autre, n'ayant pas envie d'écouter Sam leur raconter ce qu'il s'était passé, n'ayant pas envie d'essayer de comprendre un des jeux de Charlie, ne sachant pas si Dean voulait ou non de sa présence. Il voulait aller dans sa chambre et le prendre dans ses bras et l'entendre s'endormir et peut-être s'endormir à son tour, ou bien réfléchir à la chaleur que produisait le corps du chasseur, à la vitesse des battements de son cœur selon le sommeil dans lequel il était, et – stop. Les murs. Blancs. Les murs sont blancs et –

Quelqu'un frappa à la porte et il se redressa immédiatement. Il fixa le bois brun et, après quelques instants, on frappa à nouveau. Seulement là, il se rappela de dire « Entrez, » et la poignée se tourna.

Dean entra dans la chambre et l'ange ne cacha pas son sourire. L'homme avait les cheveux en bataille et les yeux fatigués, il ne portait qu'un t-shirt et un boxer et marchait comme s'il fonctionnait avec un radar cassé. Il tendit la main dans la direction de Castiel tout en avançant vers lui, alors l'autre tendit sa main pour l'attirer doucement vers lui.

Le vert de ses yeux était presque entièrement caché derrière ses cils et ses paupières, et, à peine arrivé au pied du lit, il se laissa retomber sur l'ange. Celui-ci s'allongea sur le dos alors que les bras de Dean s'enroulaient autour de lui et que l'homme grimpait maladroitement sur le lit, s'y allongeant en travers en attirant son partenaire contre lui comme s'il était une énorme peluche. Castiel rit légèrement et après avoir posé un baiser sur le nez de Dean, il s'écarta.

L'autre grogna en tentant de le retenir, mais Castiel ne fit que rire doucement à nouveau. « Couvertures, Dean, » indiqua-t-il, mais ce ne fut accueilli que par un autre grognement.

Puis, Dean marmonna contre le matelas et ladite couverture, « Froid. »

L'ange le regarda avec un sourire attendri avant de se pencher vers lui et de le tirer doucement pour qu'il se lève, « Alors laisse moi étendre une couverture sur toi. » Dean se contenta de le tirer encore une fois vers lui.

« Pas utile, » marmonna-t-il comme agacé que l'ange ne le rejoigne pas simplement pour dormir. Et alors, Castiel comprit et sourit tendrement avant de suivre le mouvement de Dean retirant d'abord quelques-uns de ses vêtements pour être plus à l'aise et s'allongeant ensuite contre l'homme. Instantanément, Dean l'entoura de ses bras et ses jambes, comme une pieuvre autour de sa proie - en plus adorable. Castiel passa aussi ses bras autour du corps de l'autre et enfouit son nez dans ses cheveux.

Un des bras de Dean était au niveau de ses épaules et l'autre dans le bas de son dos, alors Castiel n'eut aucun mal à faire apparaitre ses ailes, les étirant entièrement une seconde comme pour les dégourdir avant de les entourer tous deux avec elles.

« Tu n'as pas trop chaud ? » s'amusa-t-il à demander. Pour réponse, Dean se rapprocha encore plus de lui, si c'était encore possible sans qu'ils ne fusionnent. Alors Castiel sourit, ferma les yeux et compta les battements du cœur contre le sien, écoutant l'homme qu'il aimait s'endormir contre lui, avant de forcer le sommeil à venir à lui.

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