Chapitre VIII : Le loup-garou
Il n'y avait plus que deux semaines qui séparaient Penny de sa rentrée à Poudlard et Remus ne lui avait encore rien dit. Elle avait fini par perdre espoir, elle devrait s'habituer à vivre sans savoir. Malgré tout, elle était beaucoup moins obsédée par le secret que son oncle refusait de lui révéler. En effet, ils avaient commencé à apprendre des sorts de deuxième année qui lui demandait beaucoup plus de temps et d'énergie. Elle devait également lire tous les nouveaux livres que Teddy lui avait donné. Autant dire qu'elle n'avait plus tellement le temps pour penser à autre chose qu'à ses cours de magie. Cela ne la dérangeait pas de travailler, les livres de magie étaient si passionnants en comparaison avec les livres de maths ou d'histoire moldu. Très souvent, quand tout le monde se retrouvait dans la chambre de Fred et George, elle se mettait dans un coin pour lire. Son oncle qu'en à lui paraissait très satisfait des progrès qu'elle avait fait ! Un mardi, ils s'entraînèrent au sortilège d'expulsion, Remus avait une mine grave et il semblait préoccupé. Elle était sûr qu'elle n'était pas la seule à l'avoir remarqué, car Ginny lui lançait des regards inquiets. Vers la fin d'après-midi, Remus se tourna vers Ginny et dit :
- Ginny est-ce que tu pourrais nous laisser quelques instants, j'ai quelque chose à dire à Penny, dit-il l'air embarrassé.
- Oui bien sûr, dit Ginny en partant.
Son oncle ferma la porte et alla s'asseoir sur le lit de Bill.
- Je crois que tu devrais t'asseoir Penny, j'ai quelque chose d'important à te dire.
Penny sentie l'excitation monter en elle, il allait enfin lui dire. Elle allait enfin savoir ! Malgré tout, elle ne savait pas du tout à quoi s'attendre… Elle s'assit à côté de lui et il commença :
- Je vais essayer de ne pas passer par quatre-chemins, c'est assez difficile comme ça. Quand j'avais 5 ans, un loup-garou m'a attaqué, il ma ...mordue, commença-t-il doucement.
- Quoi ? Mais c'est affreux, dit Penny horrifiée, mais qui ne comprenait pas trop où il voulait en venir.
- Ce qui est encore plus affreux, c'est ce qu'il m'a transmis…
- Je ne suis pas sûre de comprendre, dit Penny avec précaution.
- Ce que j'essaye de te dire Penny, c'est que… bon sang ce n'est vraiment pas facile a dire ! Ce qu'il faut que tu sache, c'est que je suis un loup-garou. Voilà, avoua t il enfin.
- Un loup-garou ? Est-ce que c'est comme dans les histoires moldu, tu te transforme en loup à la pleine lune ? Demanda-t-elle perdue.
En effet Penny ne s'attendait vraiment pas à ce genre d'annonce, elle pensait que ce serait bien pire en réalité. L'attente de la révélation lui avait laissé le temps d'imaginer tous les types de scénarios horribles.
-Oui, à chaque pleine lune, je me transforme et je deviens incontrôlable, je ne suis plus conscient, le loup-garou prend le dessus sur moi.
- Oh tonton, je suis désolée ...
- Tu n'as pas à l'être, c'est moi qui suis désolé. Tu étais dans un orphelinat et voilà que la seule personne de ta famille qu'il reste est un loup-garou. C'est pour cela que tu ne pouvais pas venir chez nous, parce que c'était la pleine lune, il y a une semaine.
- Arrête, je préfère mille fois être avec toi qu'être à l'orphelinat. Ça n'a vraiment pas d'importance. Et il n'y a rien à faire, dit Penny qui avait plus l'air inquiète qu'effrayé.
- Oh si, il y a une potion, c'est une potion tue-loup, elle me permet de rester conscient pendant ma transformation et je suis inoffensif. J'espère que je ne te fais pas peur… Malgré ce que je suis, je te promets que je ne te ferais jamais de mal, tu m'entends jamais !
- Je n'ai pas peur, j'ai confiance en toi !
Bizarrement, elle n'avait pas peur, elle avait tellement d'affections pour son oncle qu'elle n'avait pas songé ne serait-ce qu'une seconde qu'il puisse lui faire du mal. Elle savait qu'il ferait tout pour qu'elle soit toujours en sécurité.
- Merci ma grande, merci beaucoup pour ta compréhension !
- Merci de me l'avoir dit. Je me suis senti en sécurité avec toi dès que tu es venu me chercher à l'orphelinat, et maintenant que tu me dis ça ...
- Je comprendrais que tu aies peur, ce serait une réaction totalement normale ! Coupa son oncle.
- Et maintenant que tu me dis ça, je me sens aussi en sécurité avec toi ! poursuivit-elle.
- Je suis vraiment soulagé, tu n'as pas idée ! Maintenant que je t'ai dit ça, tu pourras venir à la maison, pour la prochaine pleine lune, je serais à Poudlard !
- Oh se serait vraiment super ! Quand est ce que je pourrais venir ?
- Et bien, je ne sais pas, quand tu veux même ce soir si tu veux, je demanderais à Molly de me prêter un matelas.
- Oh merci, ce sera parfait, s'écria Penny en prenant son oncle dans ses bras.
Elle avait dû crier un peu trop fort car Tonks accourra à toute vitesse.
- Oh, dit elle en les voyants, je vois que tu as plutôt bien pris la nouvelle.
- Bien sûr ! S'exclama Penny.
- Qu'est-ce que je t'avais dit ! Tu l'aurais vu Penny, ça fait 3 jours qu'il ne dort presque plus, dit Tonks.
- C'est vrai ?
- Oh, bah tu sais, j'avais très peur de ta réaction tout le monde n'est pas aussi compréhensif que toi, la plupart de gens réagissent plutôt mal à ce genre d'annonce.
- Sinon tu lui as annoncé la bonne nouvelle ? Demanda Tonks
- Ah oui bien sûr.
- Ça te plairais de venir habiter chez nous ? c'est un peu petit mais ... Dit sa tante.
- Ce serait vraiment parfait, coupa-t-elle.
Penny avait hâte. Dormir au Terrier était très plaisant, mais vivre avec sa nouvelle famille était comme un nouveau rêve qui se réalise. Elle se fichait bien de la taille de leur maison, ou même du fait que son oncle soit un loup-garou. Après 14 ans dans un orphelinat, se faire adopter par une famille aussi merveilleuse allait déjà au delà de toutes ses espérances, et elle n'était pas du genre a rechigner pour des details aussi insignifiant.
- Super, depuis le temps que j'attendais d'avoir une fille avec moi ! Oh ne le prends pas mal chéri, mais toi et Teddy vous n'êtes pas très bavard, déclara Tonks.
- Non, c'est vrai, je ne peux pas te contredire sur ce point-là, dit il en souriant. Bon Dora, tu peux rappeler Ginny, on va continuer à s'entraîner.
- J'y vais.
Tonks revint quelque minutes plus tard avec Ginny.
- Tu restes avec nous ? Demanda Remus à sa femme.
- Bien sûr ! tu sais, je ne suis pas si mauvaise en défense contre les forces du mal, pour une aurore.
- Je sais, tu es merveilleuse ma chérie, dit il en lui déposant un baiser sur le front. Allé on va commencer, il nous reste qu'une heure, on va faire un récapitulatif des sorts de défense que tu as apprit, on commence par expelliarmus.
- Je le fais avec qui ? Demanda Penny
- Tiens, fias le avec Dora puisqu'elle est là.
- Ok vas-y, je suis prête, déclara Tonks.
- Expelli...
Avant qu'elle est pu finir de prononcer le sort, Tonks l'avait désarmé.
- Euh Dora, tu n'étais pas censé la désarmer… Dit Remus en ramassant la baguette, ce n'était pas un duel.
- Ah bon ? je croyais désolée. Mais avoue que ce n'est pas une mauvaise idée pour la faire progresser, ça lui ferait réviser pleins de sorts !
- Oui tu as raison, c'est une bonne idée, mais vas y doucement, et interdiction de stupefixier !
- Remus ! Tu me prends pour qui ?
- Je le précise au cas ou, on ne sait jamais.
Penny rassembla tous les sorts qu'elle avait apprit jusqu'à présent. "Je n'aurais qu'a utiliser un sort de protection"
- Tu es prête, lui demanda Tonks.
- Oui vas-y.
- Je fais doucement pour que tu puisses lancer ton contre sort ! Expelliarmus !
Au même moment Penny s'écria « Potego ». Elle sentait que sa baguette voulait s'échapper, ce qui lui indiqua que son sort n'avait qu'a moitié fonctionné. Elle serra fort sa baguette, déterminée à ne pas la laissé partir et tenta « Expelliarmus ». La baguette de Tonks tomba. Penny savait bien que sa tante avait fait exprès de ne pas se défendre.
- Bravo, très bon réflexe, la félicita son oncle.
Penny jeta un regard complice a Tonks qui lui fit un clin d'œil.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce que vous vous moquez de moi ? Dit Remus qui les avait vus.
- Oh non pas du tout, je n'oserais pas ! Dit Tonks avec un air faussement indigné.
- On a pas le temps pour ça allé ! Continuons, poursuivit il en essayant de se donner un air sérieux.
Après avoir passé divers sorts en revu, ils descendirent. Ils mangèrent avec les Weasley, puis se mirent en route pour aller chez son oncle et sa tante.
