Reminiscence chapitre 3 :

Gaster était enfermé désormais avec ses petits protégés. Les deux êtres squelettiques tremblaient de peur. Leur seul allié était lui aussi prit au piège dans les cages des scientifiques. Meurtri et blessé, Gaster n'avait cependant pas perdu son objectif. Sauvez ces deux enfants de leur situation si inconfortable.
Les bras fatigués, le regard lourd, Gaster se releva vers la porte de la cellule. Ses mains tremblaient de douleur avant de s'effondrer douloureusement sur le sol, à la grande peur de Sans et Papyrus.
"Ça va aller. On va sortir d'ici. N'ayez pas peur."
Sans ne croyait pas un traître mot de cet individu. Comment pouvait-il croire qu'ils allaient sortir d'ici. Comment il pourrait les aider si lui-même était blessé. Rien n'avait de sens à ses yeux. Cependant, Papyrus était plus optimiste. Tout doucement, il demanda :
"Qu'est-ce que l'on peut faire ? Que peut-on faire pour vous aider ?"
Gaster souriait. Lui non plus n'avait pas perdu l'espoir de vu. Même si Sans était plus intelligent que son frère, il restait moins enclin à l'effort depuis cette foutue blessure.
"J'aurais besoin que tu soutiennes Sans. Ton frère, mon cher Papyrus."
Le regard étonné du petit squelette fin se tourna vers Gaster. Il pencha la tête sur le côté avant de demander innocemment :
"Sans ? Papyrus ? Qu'est-ce que c'est ?" "Ce sont vos noms, dès à présent. Je ne vous considère pas comme des expériences. Vous avez une âme, des émotions. Et nous devons vous respecter. Et pour commencer, nous devons vous appeler par des prénoms. Sans et Papyrus. Je trouve que cela vous correspond bien."

Une lueur d'espoir s'illumina dans les yeux des deux squelettes. Surtout dans celui de Sans. Il était vrai que cela ne pourrait pas les aider dans leur situation actuelle. Mais le fait d'être considéré comme des êtres sensés, lui plaisait. Il n'était plus un numéro parmi d'autres. Il était une personne. Un monstre capable de ses choix. Tout doucement, Papyrus et Sans se rapprocha de Gaster pour se caler à ses côtés. Le scientifique fut au départ surpris, puis attendrit par leur geste.
"Tu ne nous abandonneras pas. Alors, nous non plus on ne t'abandonnera pas." Souffla Papyrus les larmes au niveau de ses orbites.
"Je ne comprends pas pourquoi mes larmes coulent. Mais je sais que ce que je fais et juste et nécessaire." pleura Sans dans les bras de Gaster.
Le scientifique était heureux de sentir cette chaleur à ses côtés. Tout n'était pas perdu. Il y avait encore de l'espoir dans le coeur de ses créatures. Ils n'avaient pas pu créer ce qu'il souhaitait faire. Mais ils ont fait naître la vie et l'espoir dans le coeur de ses deux êtres.
Le sommeil emporta les trois individus, comme si une créature céleste était présente à leurs côtés. Comme pour les sécuriser. Ces derniers ne furent réveillé que par les supplications des scientifiques. Gaster fut le premier à se réveiller. L'esprit un peu embrumé, il essaya de comprendre les paroles prononcées. Il arrivait à distinguer quelques mots : Expérience, ne pas les arrêter, Roi, Asgore.
Une voix plus forte résonna dans la pièce.

"CA SUFFIT ! J'ai entendu des hurlements de douleur depuis mon château. Montrez-moi l'origine de ces cris ! Ou vous allez goûter au fourreau de ma lame !"
Les scientifiques semblaient pleurer, tandis que certains acceptaient la requête de la voix forte. Les pas résonnèrent dans les couloirs. Gaster serra près de lui les deux enfants squelettes. Ces derniers s'éveillaient dans les bras de Gaster. Ils sentaient la peur au fond de leur coeur. Leur battement allait au même rythme que le sien. Puis, un monstre d'une corpulence imposante, à la coiffure blonde les observa avec une grande horreur. Il leva sa lame.
"NON ! LAISSEZ LES TRANQUILLE !" hurla Gaster en resserrant son étreinte envers les enfants squelettiques.
La lame brisa le cadenas de la cage. Il dégonda la porte avant de tendre la main vers Gaster.
"Sortez. Vous et vos enfants. Ne vous inquiétez pas. Vous êtes désormais sous ma protection. Moi, Asgore, le roi de l'underground."
Dans le regard du roi, Gaster et les enfants purent voir de la compassion, une grande douceur et des larmes de tristesse. Symbole de sa sollicitude envers eux. Il semblait être triste de ne pas avoir pu agir avant pour eux. D'avoir fermé les yeux sur ce qui avait été fait dans son monde. Qu'il avait laissé ses scientifiques royaux jouant aux apprentis sorciers, sans se soucier de la vie d'autrui. En allant au-delà des limites.
C'est ainsi que le groupe de scientifique fut scindé et que Gaster reçut le titre de scientifique Royal. Sans et Papyrus n'étaient plus considéré comme des expériences et put commencer leur vie dans la ville de Snowtown.

A suivre...