Reminiscence 5 : Avant la dernière explosion.

Le temps passa. Sans et Papyrus pouvait paisiblement vivre avec les autres membres des sous sols. Gaster continuait ses recherches pour le roi Asgore. Sans passé entre la vie d'adolescent avec son frère. Pour s'amuser et tisser des liens avec les membres de la communauté. Puis, il se rendait chez son père adoptif, dans son laboratoire afin de continuer leur recherche. Rien ne semblait troubler leur bonheur. Cela pouvait bien resté ainsi pendant une éternité. Malheureusement, un bonheur ne vient jamais seul.

C'était quelques jours avant Noël. Tout était calme et paisible dans les souterrains. Papyrus attendit avec impatience l'arrivée de Santa. Le squelette ne savait pas que c'était son père adoptif qui lui préparait des cadeaux. Sans lui le savait, il gardait le secret, car il aimait beaucoup voir son frère être heureux et sourire niaisement. Il voulait préserver leur bonheur. Leur amour fraternel. Leur cocon familial.

Gaster était entrain de travailler sur ses recherches, sur la synthése de la détermination afin de la produire et d'ouvrir le portail, sans tuer d'humain. Sans s'éveilla avec beaucoup de mal. Il avait toujours autant de mal à se réveiller et surtout à être actif, contrairement à son frère qui était déjà au fourneau, préparant des spaghettis pour repas.

"Sans ! Réveille toi ! Le petit déjeuner est prêt ! Viens manger."

Sans ouvrit les yeux et avança lentement avant de s'étaler contre la table, prêt à s'endormir à nouveau.

"Allez Sans ! Reste éveillé ! Je t'ai préparé ma spécialité. Des spaghettis à la bolognaise. Tu vas m'en dire des nouvelles." souriait Papyrus.

Sans observait le plat qui lui était servi devant elle. Le squelette rondouillard planta sa fourchette dans les pattes, il les entortilla pour les mettre a disposition, puis ouvrit sa bouche pour avaler ce plat. La première bouchée donna des nausées. Les pates étaient dures. Le goût affreux. La viande impossible à dévorer. Le visage de Sans se figea tandis que Papyrus semblait attendre un commentaire de son frère. Une approbation de ce dernier.

Sans ne savait pas comment avouer à ce dernier que la nourriture était... AFFREUSE.

"Alors, c'était bon hein ? Tu as aimé hein ? Tu en veux encore."

"Eh bien je... Ah ! j'ai oublié que je devais allez rejoindre notre père ! Je dois y aller. A tout à l'heure !" souriait Sans avant de partir en courant de la maison sous les cris de Papyrus.

Le petit squelette se tourna vers le laboratoire de son père. Et brusquement une énorme explosion retenti non loin de lui. A l'entrée du Laboratoire. Sans fut prit de panique. Il courut en direction de l'intérieur du laboratoire. La fumée envahissait étouffant les voies respiratoires de ce dernier. Il senti alors une grande détresse. La peur hanta le cœur de ce petit squelette. Il craignait que son bonheur, celui de son frère, celui de cette famille qu'il composait allait être détruit. Par une expérience. Alors qu'il se dirigeait vers l'origine de l'explosion. Sans se rappelait se que Gaster et les autres scientifiques travaillaient sur un dossier sensible. Une force qui était difficile à maintenir. Une puissance qui certes pourrait les aider. Mais les calculs étaient trop complexe.

Sans failli se vautrer à plusieurs reprises. Il du reprendre son équilibre et tenter de rester droit. Il arriva enfin à destination. La peur se lit sur son visage, quand il vit l'horreur dans le laboratoire. Tout était détruit. Tout sans exception. Les vestes des assistants étaient présentes mais aucune trace d'eux. Comme s'ils avaient disparu. Alors qu'il cherchait du regard son père adoptif, il senti que quelque chose disparaissait dans son esprit. Quelque chose d'important. Quelque chose de crucial. Et tout d'un coup, il mit le doigt dessus. Il comprenait. Il s'était rendu compte que le nom des assistants de Gaster. Qu'il les a oublié. Leur visage également. Leur voix, leur intonation.

"Non...Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que ce serait...Une conséquence de..." souffla Sans avant de trouver son père allongé au sol, gémissant.

Il se mit à courir en direction de Gaster, se posta à genoux à ses côtés. Il le prit par les épaules et le souleva légèrement pour observer sur son visage une cicatrice sur un de ses côtés. Il entrouvrit les yeux pour regarder son fils adoptif.

"Sans...Désolé...Nous avons joué avec le feu. Nous avions pensé que nous pourrions y arriver. Mais... Ce n'était qu'une illusion."

"Qu'est-ce qui s'est passé ?" Souffla-t-il avant de voir que son père adoptif devenait transparent.

"Le cours du temps... A été modifié. Nous... Je vais disparaître. Je vais partir dans un autre espace temps."

"Qu'est-ce que je peux faire ?" pleurait Sans.

Gaster attrapa dans sa veste une photo avant de la tendre vers Sans.

"Je sens que je vais disparaître. Mais s'il te plaît...Ne m'oublie pas."

"Père...NON ! JE T'EN PRIE NE T'EN VA PAS ! NE DISPARAIT PAS !"

Gaster souriait en prenant dans l'une de ses mains le visage de son fils adoptif.

"Je veillerai sur toi du mieux que je le peux. Ne m'oublie pas."

Puis, plus rien. Juste une blouse qui s'étendit sur le sol. Sans aucune forme. Sans aucune présence. Plus que les flammes qui l'entouraient et qui le menaçaient tandis que les larmes s'écoulaient sur son visage. Et les souvenirs commençaient à s'effacer dans sa mémoire.

"Non...Il ne faut pas que je l'oublie. Il faut que je me rappelle. Il faut que je le garde en mémoire. Je ne dois pas être influencer par ce pouvoir. Je trouverai le moyen de te ramener." pleura Sans en sortant du laboratoire.

Une fois à l'extérieur, il reprit ses esprits. Il respira difficilement avant de remarquer les gardes royaux. D'entendre les voix des gardes royaux.

"Que s'est-il passé ici ? Et puis que faites vous ici ? C'est un territoire sécurisé, que faites vous ici. C'est le laboratoire de... De..." Brusquement un blanc se passa entre les différents gardes. Comme si aucun ne se rappelait du nom de Gaster et des autres assistants.

Sans voulu leur répondre, mais il senti que quelque chose avait changé dans ce monde.

A suivre...