Le combat d'Undyne :
Les livraisons des courriers d'invitations continuaient leur tour. Frisk tenait fermement la main de Papyrus. La chaleur des gants du squelette venait réchauffer les petits doigts de l'humain. Ce dernier observa l'endroit où il se trouvait. Ils étaient non loin de la demeure d'Undyne. La générale d'Asgore. Une personne qui aimait le combat. Qui voulait prouver sa valeur par la force et la détermination. Elle ne dénigrait cependant pas les gens plus faible physiquement. Elle appréciait même la compagnie de certains d'entre eux. Tant qu'ils étaient à fond dans leur passion. Dans leur activité, ils méritaient tout son respect.
Undyne ouvrit la porte à ses derniers. Elle observa le carton et sourit.
Oui, elle accepterai de participer à cette fête. De fêter ensemble Noël. Elle appréciait beaucoup l'humain, mais également Papyrus. Cet ami qui voulait lui ressemblait.
Elle n'ignorait pas qu'il n'avait pas la force, et que sa candeur lui empêcherait de devenir un soldat royal. Mais, cet aspect de sa personnalité faisait plaisir à voir dans les yeux d'Undyne. Peut être parce qu'elle cherchait également d'autre moyen de résoudre les conflits que par la violence.
Les combats, elle aimait cela. Cependant, elle préférait un duel amical. Une bataille où la sueur et les coups étaient échangés et où la mort ne serait pas un but. Un combat comme un sport. Une bataille pour l'amusement et pour se défouller et non pour vaincre et dominer.
Undyne se souvenait toujours de cette journée en hiver, où on lui avait offert son arme. Ce métal qui s'illumine dans le ciel, quand elle utilise sa magie et son envie de combattre.
C'était Asgore qui le lui avait offerte alors qu'elle n'était qu'une adolescente. Elle était jeune et fragile. Elle ne portait pas d'armure mais surtout, elle avait la rancune envers ceux qui avait tué ses parents. En plein hiver, alors que la neige essayait de prendre sa place dans Snowdin, Undyne observait le ciel. Elle tentait d'attraper ses flocons, mystérieux et magique. Les larmes coulaient sur ses joues, car à chaque tentative d'approche de ses cristaux d'eau gelée, cela se solder par un échec. Par la disparition de ces derniers. Comme ses parents. Disparu à jamais.
La colère enflammé son cœur. Elle aurait voulu être plus forte pour avoir pu les protéger. Elle aurait voulu être une arme pour les défendre. Mais elle n'avait qu'été spectatrice d'un horrible massacre.
Les larmes de son cœurs s'éveilla sur son visage. Quand elle entendit des bruits de pas derrière elle.
Elle se retourna vivement, pour voir le roi Asgore devant elle. Ce souverain qui n'avait rien fait pour les aider lors de cette difficulté. Qui n'avait pas pu soulager sa douleur. Elle vouait aussi une rage envers lui. Car elle n'avait aucun moyen de trouver les vrais coupable. Parce qu'on ne lui donner pas l'occasion de mettre en mot se qu'elle pensait. Se qu'elle ressentait. Se qu'elle avait subi. Elle avait un regard noir, les poings serrés et prête à se battre.
Asgore s'approcha, sans trop de peine. Il ne semblait pas avoir peur. Il n'était ni menaçant, ni affligé. Une expression sereine était visible sur son visage. A quelques pas de la jeune Undyne, ce dernier posa un genou à terre et sorti de sous sa cape une feuille d'algue noire.
Undyne se demanda se qu'il faisait, avant de voir les flocons se dessiner sur le commestible.
« C'EST MAGNIFIQUE ! » se mit à hurler Undyne.
« N'est-ce pas mon enfant. » souriait Asgore.
Pendant plusieurs minutes, Undyne et Asgore observaient les flocons de Neige qui tombaient du ciel pour se faufiler sur la feuille d'algue séchée. La douceur de ce spectacle calma légèrement la haine de l'enfant contre le roi et le monde.
Soudain, la demoiselle se mit à trembler légèrement. Un frisson parcourait son corps. Le temps devenait de plus en plus froid.
Avec douceur Asgore retira sa cape pour envelopper la jeune demoiselle.
« Il ne faut pas que tu attrape froid. Se serait dommage pour une grande fille comme toi. »
Undyne observait ce roi, si compatissant, si doux, si apte à discuter avec des plus jeunes que lui et prêt à aider son prochain. Cela contrastait rééllement avec l'image qu'elle s'était faite de lui après la mort de ses parents. Elle se mordit la lèvre inférieure. Les larmes commençaient à montrer à nouveau le jour. Et la petite Undyne se mit à craquer.
Elle derversa toute sa rancune, toute sa douleur. Ses peurs et sa tristesse d'avoir perdu sa famille et de ne pas avoir pu la protéger. Asgore resta calme, à l'écoute de l'enfant qui pleurait devant lui. Il ne répondit rien, écoutant simplement les mots. Et quand elle eu fini, il l'a prit dans ses bras et de son autre main attrapa une lance étrange et ésotérique.
« Regarde, ma petite Undyne. Je t'offre cette lance. Entraine toi avec cette dernière. Apprend à combattre pour devenir plus forte. Mais n'oublie jamais de respecter ton adversaire. La force est bien un grand pouvoir. Mais il n'est rien sans la raison de se battre. Le combat ne doit pas être une raison à part entière. Il faut que tu sache pourquoi. Pour défendre quelqu'un ? Pour se protéger d'un grand danger ? Pour se maintenir en forme ? Et un jour, tu sera peut être dans la garde royale. »
La petite ouvrit des grands yeux à ses mots. Elle si maigre, frêle et fragile…Devenir une membre de la garde royale. Elle ne pensait pas pouvoir atteindre cet objectif un jour. Mais en tenant la lance, elle se demandait, si elle ne pourrait pas y arriver. Si elle ne pouvait défendre les opprimés comme elle.
« J'y arriverai. Je vous le promet ! Je vais devenir une grande guerrière pour défendre les plus faible et ceux dans le besoin ! »
A suivre...
