Réminiscence partie 10 : Les secrets de Santa

Papyrus et Frisk venaient de se séparer pour un petit moment. Papyrus était parti à la recherche d'un chien, qui lui avait volé un de ses os. Frisk, auprès d'un magasin s'était rendu à l'intérieur, visiblement pour acheter un présent au petit squelette et à tous ses amis. L'enfant était plus mature que le grand Papyrus. Puis qu'il semblait savoir que c'était les personnes qui s'offraient des cadeaux et non le Santa.

Mais cela rappela également à Sans son premier Noël à lui et à son frère.

Ils avaient tout juste fini d'emménager dans l'Underground. Sans était toujours un peu inquiet par tout se qui l'entourait. Tandis que Papyrus aidait activement leur bienfaiteur et s'assurer que tout soit en ordre. La nuit était tombé et les deux petits squelette étaient parti se coucher. Du moins, Papryus arrivait à dormir sans aucun soucis. Heureux de s'être échappé de l'enfer dont ils venaient. Sans avec quelques difficulté à trouver le repos. Les stimagtes et les cicatrices étaient encore trop fraiches. La sueur perlait sur son front tandis qu'il observait son frère dormir paisiblement. Il avait peur qu'en fermant les yeux, tout disparaîtrait devant lui. Que ce ne soit qu'un rêve et qu'il se réveillerait dans une dure réalité. Qu'il retournerait dans les laboratoires avec ces scientifiques. Le retour de ces expériences abominables.

Encore perturbé par tous ses souvenirs, le petit Sans s'échappa de l'entrave de son frère. Il aurait voulu rester avec lui, se réchauffer dans ses bras réconfortant. Mais le petit squelette voulait s'assurer que tout se qui l'entourait soit bien réel. Que cela n'était pas un cauchemar.

Sans descendit les escaliers prudemment. Il vit une légère lueur dans le salon et s'étonna. Il pensait que Gaster était entrain de sommeiller dans son coin. Il marcha à taton, faisant attention de ne pas faire de bruit. Il arriva au salon, où il ne vit personne. La lueur qu'il avait observé venait d'un grand arbre posé au centre du salon. Décoré de grandes guirlandes pailleté, de lumières colorées et de boules étincellantes. Pendant quelques minutes, le petit squelette resta époustouflé par la décoration de cet arbre. De le voir si majestueux. Si incroyable. Cela était l'une des plus belles découvertes de sa vie. Cet arbre, ce sapin d'apparence si banal dans la vraie vie, s'était transformé en l'espace d'une nuit en un magnifique objet de décoration. L'enfant s'étonna de l'arrivée d'un tel sapin. Avant de se coucher, il n'y avait rien de tel. Et Sans l'aurait remarqué si le sapin était présent, ou caché dans la maison.

Soudain, la porte de la maison s'ouvrit délicatement. Sans se cacha derrière le fauteuil pour apercevoir Gaster avec des sacs en main. Le scientifique royal semblait être ravi de l'arbre qu'il avait devant lui. Gaster avança vers l'arbre sans se douter que Sans était proche. Le petit squelette observa silencieusement le scientifique ouvrir les sacs. Il déposa au pied du magnifique arbre, des petits cadeaux, où l'on pouvait lire : « Pour Papyrus. Pour Sans. De la part de Santa. »

« C'est qui Santa ? » souffla Sans en sortant de sa cachette pour aller voir les présent.

« SANS ! » fut surprit Gaster qui tenta de ne pas élever la voix afin de laisser dormir Papyrus. « Tu étais censé être au lit à cette heure. »

« Je n'avais pas sommeil. Je n'arrivais pas à dormir. Qui c'est Santa ? »

Gaster soupira. Il allait devoir révéler son secret au petit squelette. Dans un premier temps, le scientifique essaya de faire croire à Sans qu'il s'agissait d'un homme barbu avec un habit rouge qui venait généralement dans chaque maison, la veille de Noël pour délivrer les cadeaux aux enfants sages. Malheureusement, il arrivait qu'il ne puisse pas déposer lui-même les cadeaux et que lui Gaster, tout comme tout les parents, ils devaient aller les chercher pour les ramener au pied du sapin.

« Ca n'a pas de sens. » sourit Sans. « Si un tel bonhomme existait, il serait très riche. Il ne dépenserait pas autant pour tous les enfants. Et comment il sait qu'ici, il y a des enfants. Et puis, il sait comment se que l'on souhaite. Moi je crois que c'est toi qui a acheté nos cadeaux pour Noël. »

« Ah bon ? Et pourquoi ce serait moi ? » sourit Gaster, un peu triste de voir que son excuse ne fonctionne pas.

« Tu as le ticket de caisse qui est tombé de ta poche. »

Gaster rougit avant d'attraper le petit papier qui trainait à terre. Sans haussa légèrement les épaules et finit par demander :

« Tu veux que je raconte la même histoire à Papyrus demain matin ? Tu veux qu'ils croient que Santa existe. »

« Oui…Je voulais juste…Vous donner un peu de joie… »

Sans s'installa dans les bras de son paternel adoptif. Il se lova au creux de son torse. Et tout doucement, il murmura :

« Moi aussi, je veux qu'il soit heureux. J'espère juste…Que tout ceci n'est pas un rêve. Que l'on ne va pas retourner dans les laboratoires. Je veux juste… Vivre heureux avec Papyrus et toi Gaster. »

Gaster caressa le haut du crâne de son petit protégé avant de lui sussurer :

« Je te promets que ce n'est pas un rêve. Tout se que tu vois est bien vrai. Alors, ne pleure plus. Tout va bien se passer. Tu peux rester auprés de moi autant que tu voudra. »

Sans sourit et s'installa confortablement dans les bras de Gaster. Rassurer par cette présence apaisante, par ses lumières rayonnant devant ses yeux, Sans senti les bras de morphée venir l'emporter.

A suivre...