Réminiscence partie 11 : Maladie

Piégé dans la glacé, inconscient et insensible à tout se qui l'entoure, Sans rêvait de son passé. De se qu'il avait vécu entant qu'enfant. Après tout, il n'avait pas la possibilité de faire autre chose. Il était pris au piège d'une manière si stupide. Il ne pourrait pas sauver ses amis. Pas sauver son frère. Il ne pourra pas respecter la seule promesse qui l'importait : Celle de retrouver son père : Gaster.

Pris dans la glace, Sans se rémorer son passé.

Quand lui et son frère avait enfin trouvé le repos et la quiétude dans ce monde. Que les cauchemars ne prenaient plus le dessus sur leur vie quotidienne. Quand il formait une véritable famille.

Tout semblait être parfait. Gaster s'occupait des deux petits squelettes à la manière de ses deux fils. Papyrus s'épanouissait dans ce petit monde, s'alliant avec Undyne pour s'entrainer à se battre. Sans valsait entre la découverte de ce monde, les blagues et les recherches de son père.

Alors que Noël venait d'arriver, Sans senti une forte fièvre prendre le dessus. Le petit squelette cacha son état et avança comme à son habitude vers la cuisine. Papyrus était déjà plus grand que lui. Le petit frère était entrain de préparer des pates pendant que son père savourait son café.

« Bonjour Sans ! Le petit déjeuner sera bientôt servi. » souriait Papyrus.

« Merci Pap' ! Mais je n'ai pas trop faim. On se rejoint dehors tout à l'heure. » entama le petit squelette avant de prendre ses affaires et de partir au plus vite de la maison.

Papyrus hurla le nom de son grand frère sous les yeux étonnés et interrogateur de Gaster. Papyrus était sur le point de pleurer, face au départ précipité de son grand frère. Le cuisinier amateur espérait que ce ne soit que son esprit qui lui joue un tour.

Sans marchait paisiblement sur la blanche neige. Il avait traversé toute la ville sans tenir compte des autres. Même Alphys qui lui avait fait signe, n'eut pas de réponse à son appel. Sans se dirigea vers la forêt, où personne n'allait. Là où une grande porte était présente. Sans avait prit l'habitude de s'y rendre quand quelque chose n'allait pas bien. Quand il se sentait seul. Il avait un petit rituel. Il tocquait à la porte. Faisait sa blague habituelle, puis se mettait à raconter à cette porte les angoisses et les peurs qu'il avait sur le cœur. Y compris celle quand il était malade. Il avait prit cette habitude, car personne ne répondait à cette porte. Sans ne savait pas se qui se trouvait à l'extérieur. Mais peut l'importait. Il pouvait décharger toutes ses émotions dans ce lieu froid et solitaire.

Une fois encore, il toqua à la porte. Il pensait n'avoir aucune réponse et de devoir parler pour lui-même. Seulement cette fois, une voix féminine lui répondit doucement :

« Qui est-là ? »

Le petit squelette fut surprit d'entendre une voix derrière la porte. Etonné et pensant qu'il s'agissait d'un effet de la fièvre et que personne ne pourrait l'entendre, Sans répondit à la voix par une blague.

Et derrière la porte, la voix riait à la blague avant d'en proposer une à son tour.

Sans était charmé. Il se demandait qui pouvait bien habitait derrière la porte. Il avait à la fois envie de la découvrir et en même temps, il appréciait le mystère de cette porte.

Sans aurait voulu continuer à discuter avec cette voix, mais il senti que la fièvre prenait le dessus. Une toux vient couper toute possibilité de discussion.

« Est-ce que ça va ? » demanda la voix.

« Oui, ne vous inquiétez pas. C'est juste un rhume. Je vais rentrer chez moi pour aujourd'hui. J'essayerai de passer bientôt pour que nous puissions nous reparler. »

« D'accord. Bon retour à vous. Portez vous bien. »

Sans salua la voix par une petite blague avant de partir, la mine sèvére dans les bois. Il marchait calmement. Il ne voyait pas qu'il marchait en zizag. Sa vision était entrain de se troubler. Sa respiration était difficile. Il senti ses jambes devenir aussi môle que du coton. Plus aucune force ne l'aida à continuer son chemin.

Il tomba dans la froide neige. Sans fut surprit de cette chute. Il était toujours conscient, mais quelque chose le rendait si…Fatigué. Il essaya de se relever et de se mettre sur ses jambes. Les bras tremblaient et refuser de soulever son corps squelettique.

Sans savait que son frère et son père ignorait l'endroit où il était. Allait-il passé toute la nuit seul en ce Noël ? Allait-il rendre triste à nouveau son frère et rompre sa fameuse promesse de le protéger envers et contre tous ? Les larmes coulaient légèrement sur ses joues, tandis que le sommeil l'appelait. Il ne résista pas fort longtemps avant de s'endormir dans cette forêt froide et sombre.

Il ne senti rien d'autre que la froide neige et la chaleur de ses os. Il n'entendait aucun son aux allentours. Ni même la brise du vent dans la nuit. Le jeu des feuilles dans les arbres. Les rares animaux qui veillaient aux allentours. Rien ne parvenait à ses oreilles. Ses yeux étaient clos. Son cœur battait au rythme de sa respiration rapide. Une sorte de liquide perlait sur ses os. De la sueur ? Peut être, nul ne savait réellement si un squelette pouvait transpiré ou non.

Sans resta allongé. Il senti soudain quelque chose lui léchait le visage. Il aurait voulu ouvrir ses orbites pour apercevoir l'origine de cette langue ripeuse et dégoulinante de salive. Mais son corps ne répondait pas à sa demande. Il n'entendait toujours rien. Seul le toucher semblait encore répondre à son commandement.

Il senti que le froid contre ses faucettes était entrain de disparaître. Il paraissait être soulevé. Qu'on l'enveloppait dans quelque chose. Il était peut être transporté. Alors qu'il essayait à nouveau d'entrouvrir les orbites pour essayer de voir se qu'il se passait autour de lui, il ne vit que de la brume. Son regard fatigué n'arrivait pas à distinguer les formes et les couleurs. Il ne pouvait pas mettre de mots à ce qu'il voyait. Son ouïe revient légèrment. Sans comprit que trois mots : « Retour. Repos. Protection. »

Le noir fut total. Pendant un temps indéterminé pour le petit squelette. Il n'avait plus aucune emprise sur tout se qui l'entourait. Ses sens étaient totalement absent. Une nuit sans rêve. Sans cauchemars. Avant qu'une légère voix ne vienne lui sussurer à l'oreille, d'une manière triste et suppliante :

« Sans… Réveille toi… S'il te plaît. »

Doucement, difficilement mais surement, le petit squelette rondouillard entrouvrit les yeux. L'esprit et la vue embrumée, Sans du prendre quelques minutes avant de reconnaître en face de lui la forme et la voix familière. Il senti une main se posait sur son front.

« Grand frère, je t'en supplie. Ne me laisse pas. Ne pars pas… »

Sans reconnu immédiatement la voix de Papyrus. Il n'arrivait pas à distinguer de visu les larmes qui perlaient sur ses joues. Cependant au son de sa voix, Sans eu un pincement dans son cœur. Il s'en voulait d'avoir fait pleurer Papyrus. De l'avoir rendu triste. De ne pas lui avoir parler de son état fièvreux. Il aurait voulu lui dire que ce n'était rien. Que ce n'était qu'une poussée de fièvre et que tout allait rentrer dans l'ordre d'ici quelque jours. Mais son esprit et sa bouche ne lui obéissait pas. Même ses yeux, qui se remplissait de larmes en entendant cette voix suppliante. Et d'avoir provoqué l'inquiétude chez ce petit frère. Surtout en ce jour de Noël.

« Sans ! Ca va aller ! Je te le promet ! Moi le grand Papyrus, je vais faire tout en mon possible pour te soigner. »

Sans sentait que Papyrus essayait de contrôler ses larmes afin de rassurer son grand frère. Alors que sa silhouette allait disparaître de son champ de vision, surement pour aller chercher le nécessaire pour le soigner, la main de Sans attrapa le bout de l'écharpe de Papyrus. Le grand squelette stoppa sa course. Il tourna la tête vers son grand frère et entendit :

« Ne… Me laisse pas… Papyrus. Reste… Avec moi… »

Les larmes coulaient sur le visage de Sans. Il ne pouvait plus rien contrôler. Les émotions avaient prit le dessus sur la raison. La silhouette du petit frère semblait montrer qu'il venait de s'asseoir auprès de son grand frère. La main du petit squelette senti celles de son frère qui l'entourait chaudement. Et la voix douce de Papyrus qui lui sussurer :

« Je reste avec toi grand frère. Ne t'inquiète pas. »

« Par…Pardon… » pleura Sans.

« De quoi veux-tu que je te pardonne ? » s'étonna le petit frère.

« Je… J'ai… J'ai gaché notre Noël. Je suis parti…Sans rien dire. Héhé…Et pourtant…Pourtant…Tu as toujours été là pour moi. Tout comme Gaster. »

« pourquoi je devrais t'en vouloir ? Je m'en fiche de tous les cadeaux de Santa ! Cela n'aurait aucun sens si tu n'étais pas là grand frère. Je suis mille fois plus heureux quand tu es là. Que tu fais des blagues, parfois douteuses. Que tu reste allongé dans un coin d'une pièce. Que tu essaye de nous faire rire papa et moi… Alors, ne t'inquiète pas pour cela. Tu es toujours là pour moi ! Je serais toujours là pour toi ! Tu peux t'endormir tranquillement. Je resterai à tes côtés. »

Sans se senti comme soulagé d'entendre ses paroles dans la bouche de son petit frère. Les yeux commençaient à se refermer.

« Merci Papyrus… Je vais…Juste faire un somme…. »

« Repose toi bien. Grand frère. » souriait Papyrus en tenant toujours fermement la main de Sans.

A suivre...