C3


Le lendemain fut compliqué. Booth me harcelait d'appels. Il voulait comprendre, il demandait, exigeait serait plus juste des explications. Je le laissais toujours sur messagerie vocale. Je ne voulais plus aucun contact avec lui. Il m'avait humiliée et détruite. Pourquoi voulait il m'enfoncer encore plus ? Selon Sweets, ce que je croyais était tout le contraire de ce que Booth ressentait. Pourtant, Booth avait été clair. Il aimait Hannah. Elle n'était pas une consolation. Cela faisait de moi la partenaire dont on ne voulait pas. L'anthropologue qui écrit des livres et qui est utile au FBI. Au delà de ça, je n'étais rien. J'avais été sa meilleure amie, presque une confidente. Une partenaire pour qui il aurait mit en danger sa vie et pour qui j'en aurais fait de même. Après une bonne douche, je décidais qu'il était temps. Je pris mon véhicule et me dirigeais vers le Jefferson. Lorsque j'entrais, Sweets me fit un signe pour me dire bonjour. Je continuais ma route jusqu'au bureau de Camille, où elle se trouvait.

- Je démissionne. Annonçais je brutalement sans un bonjour.

Camille me regardait l'air choquée.

- Quoi ? Comment ça vous démissionnez ?

- Je pars docteur Saroyan.

- Mais...

Avant qu'elle n'est le temps de finir, je tournais les talons et quittais son bureau. J'entrais dans ce qui désormais était mon ancien bureau et mis dans un carton mes affaires. Je me dépêchais, sachant pertinemment que Camille allait appelé Booth pour le prévenir de mon départ du Jefferson.

- Tu l'as bien mérité Booth. Soufflais je en quittant mon bureau.

Par chance je ne croisais personne. Je pu rejoindre ma voiture et rentrer à l'appartement. Je contactais par téléphone une amie avec qui j'avais conduit des recherches au Guatemala. Il me fallait récupérer toutes mes affaires et partir. Je décidais de n'emporter que le strict minimum et de laisser dans l'appartement la plupart de mes affaires. Avec l'argent que j'avais, je pouvais garder l'appartement et vivre ailleurs en même temps. Je pris ma valise et éteignis toutes les lumières de l'appartement. Je partais pour un hôtel dans lequel j'avais réservé une nuit. C'était décidé. Le lendemain, je partais.

Arrivée à l'hôtel, je remarquais le nombre d'appels manqués. Bien décidée a tourner la page, je décidais que seule Angela aurait droit à des messages, qu'elle n'avait pas le droit de communiquer à Booth. J'avais d'ailleurs changer de numéro.

Angela,

Tout va bien. Sweets t'expliquera en détail pourquoi je devais partir. Je ne pouvais pas te dire au revoir, je devais partir rapidement. Pour mon bien être. Je t'enverrai des messages régulièrement, nous pourrons parler autant que tu le souhaites. Mais je te demande de respecter une condition. Booth ne doit jamais savoir. Ni où je suis, ni pourquoi, ni comment je vais, ni simplement que l'on communique. Je te demande de respecter cela s'il te plait. Je reviendrai peut être jamais. Mais peut être pourra tu me rendre visite un jour. N'oublie pas, tout cela reste entre nous.

Tempérance.

Allongée dans le lit de l'hôtel, je ne pouvais dormir. Il était rare que je connaisse des insomnies, mais depuis l'enquête sur le docteur Eames j'avais beaucoup de mal a trouver le sommeil. Depuis... depuis que j'avais réalisé mes sentiments et que j'avais décidé d'en parler.

Le matin fini par arrivé et mon taxi aussi. A l'aéroport, l'attente pour l'avion était interminable. Je ne voulais qu'une chose : partir d'ici. Une fois dans l'avion, j'étais assise à côté d'une femme enceinte, côté hublot. Je ne sais pourquoi, voir cette femme me donnait un pincement au coeur. J'aurais pu donner cela à Booth. Une famille. Des enfants. De l'amour. Du bonheur. Au lieu de cela, je fuyais. Je vieillissais et je n'avais ni mari, ni compagnon, ni partenaire d'ailleurs. Je n'avais pas d'enfant, pas de relation fusionnelle avec mon frère. Je n'avais rien. Angela était une soeur, métaphoriquement. C'était tout. J'avais Angela.

Arrivée au Guatemala, Paula m'attendait.

- Tu as une sale tête Brennan. Dit elle en me voyant.

Je ne répondis rien. Paula me sourit, et m'aida a porter ma valise et mon sac jusqu'à sa voiture.

- Alors, qu'est ce qui t'amène ici ? Je n'aurais jamais cru que tu quitterais ton boulot au Jefferson.

- Les recherches. Voila ce qui m'amène Paula.

- Bien sur.

Elle savait que je mentais.

Je logeais dans un bel appartement où je me sentais déjà bien. Mais malgré cela, je me sentais toujours détruite.