Ohayō mina!!!

Pour ce chapitre, petite... Surprise...! Âmes sensibles s'abstenir, même si ce n'est pas bien méchant. Désolées si ce chapitre est arrivé trop tard à votre goût! Bonne lecture!

Uta est arrivé vers 22h45, suivi de près par Yomo. Le temps pour Itori de placer le panneau «fermé» sur la porte et c'était parti pour une tournée générale de sang! J'ai beaucoup de respect pour Yomo, mais un peu moins pour Uta, c'est plutôt un bon copain. Par contre, c'est la goule la plus stylée que je connaisse! Avec son tatouage et ses boucles d'oreilles, il fait beaucoup plus jeune. Yomo et lui viennent 1 voir 2 fois par semaine. La soirée commence par des retrouvailles enjouées -qui se font plus longues entre Uta et Itori- puis c'est le tour des potins, pendant que je prépare à manger pour tout le monde. Ce soir, j'entends:

«-Vous savez que le chef du 16ème est mort? ,annonce Yomo. Après avoir volé la valise d'une colombe, il a voulu s'en servir mais l'a ouverte du mauvais côté et la quinque à l'intérieur est venue se loger directement dans son cœur!

-C'était un idiot! Je l'ai toujours dit., souffle Uta.

-D'un côté, c'est bien pour nous: les inspecteurs du CCG vont finir par croire que les goules sont bêtes et se feront moins menaçants., réplique Itori. Enfin, vous pouvez nous dire merci, ma petite Mori et moi n'avons jamais fait de gaffes!»

...Et etc,etc,... À un moment, ils ont même parlé de Shu en disant qu'il avait trouvé une nouvelle piste du nom de Matsuoka Rin. Ce ne fut qu'après leur troisième bouteille qu'ils commencèrent à faiblir. Ils se firent plus discrets. C'était normal: ils étaient bourrés. Enfin, pas tous: Uta n'avait pas touché un seul verre, ce qui en théorie est impossible. Il faisait semblant, et personne ne parlait. Un ange passa, puis deux. Ça commence à devenir gênant, là... Je me dépêche de finir la vaisselle avant de rentrer dans ma chambre. Pour combler le silence toujours aussi pesant, je met la musique à fond et je m'allonge sur mon lit. C'est une musique douce... Je ferme les yeux. Presque aussitôt, l'image du jeune garçon de ce matin s'impose à moi. Qu'est ce qui à bien pu se passer dans ma tête pour que je me sente si proche de lui? J'étais comme dans une bulle ; je l'ai même tutoyé. Je lui ai fait un compliment. Je lui ai souri. Je lui ai fait un cadeau. Bref, tout ce que je ne fais jamais. Je ne me suis pas reconnue. Juzo Suzuya... C'est un joli nom. ...Et voilà! Encore un compliment! Mais qu'est ce que je fais? Énervée contre moi même de ne pas me comprendre, je finis par m'endormir. Il hante mes rêves...

Je n'ai pas dormi longtemps, à peine trois quarts d'heure. Je décide d'aller voir ce que font Uta, Yomo et Itori. Pour aller dans la salle du bar, il y a un couloir à traverser, séparant le côté privé du public. Je m'y engage, en longeant le mur de droite comme à mon habitude. Il n'y a pas de porte qui sépare le public du privé, juste un rideau rouge (sang). «Ça amène les clients dans une atmosphère de convivialité», paraît-il. Mais là, j'aurai préféré une porte. Au moment où ma main rencontre la bosse annonçant le milieu du couloir, je vois une lumière filtrée par le rouge du rideau. Une lumière accompagnée de petits cris. Ceux d'Uta, de Yomo et d'Itori. La lumière sur le sol reflète des ombres qui ondulent. Dans la fente à droite du rideau, j'aperçois des vêtements éparpillés y compris (quoi??) des sous-vêtements ... C'en est trop pour moi, et j'attrape le rideau. Je tire. Ce que je vois me traverse lentement, sûrement, jusqu'à atteindre mon cerveau. ...Non...Non! Disons que... Yomo, Itori (toujours aussi bourrés) et Uta font quelque chose de... pas très catholique... sur la table n32... Et puis là, subitement, un grand sourire éclaire mon visage. Uta vient de me voir. Lui n'est pas bourré. Loin de là. Il se rhabille en vitesse.

«-Pas un mot, me dit-il avec un air rageur. Sinon...

-Contre un masque gratuit. Je me tais si tu m'en fait un! »

Ma spécialité: tirer profit des situations les plus incongrues!